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Sur le communisme. Il y a loin de la coupe aux lèvres....

vendredi 9 mai 2008

de La Louve

Il est quasiment impossible de réfléchir aujourd’hui à ce que doit (ou pour être modeste, à ce que devrait) être un parti communiste, sans réfléchir en même temps à ce que A. Badiou a fort justement dénommé "l’hypothèse communiste".

On sait (enfin j’espère...) que « le communisme » ne peut pas être imposé par un groupe ou une structure de prolétaires sur d’autres, que, s’il n’est pas mouvement global de la classe des prolétaires, accession par la lutte à un "au-delà" du capitalisme, il est nécessairement "autre chose" que le communisme ou le socialisme. Il peut être anticapitaliste, mais ça ne suffit pas à préserver des errements de tentatives historiques bien connues.

Le communisme, c’est bien cela que l’on vise par l’expression de "changement de société".

Ce qui peut être choisi, imposé (d’une classe sur une autre), c’est à la rigueur le socialisme, une forme de transition entre l’Etat capitaliste et l’absence d’Etat qui signera l’avènement d’une société communiste.

Le terme d’ « hypothèse » prend donc ici tout son sens. Car qu’est-ce qu’une hypothèse ? C’est une supposition à partir de laquelle on construit un raisonnement, c’est une possibilité. Cela sous entend qu’il est possible qu’après le capitalisme ce soit le règne du communisme, mais cela sous entend aussi (et même Marx, dans sa sagesse, n’a pas exclu cette possibilité) que cela peut ne pas être. Cela dépendra des conditions de la révolution, et donc, des conditions de la lutte des classes.

Le simple fait d’envisager cela, que le communisme puisse ne pas être, ne pas advenir, permet de penser plus rigoureusement le futur souhaitable, envisageable, et permet d’analyser les moyens qu’il faudrait mettre en œuvre pour que l’on ait une chance d’y parvenir.

Peut être donc qu’un parti, au sens moderne du terme (c’est à dire comme élément stratégique dans une démocratie bourgeoise dans des relations de pouvoir gouvernées par le capitalisme), ne peut pas être communiste à proprement parler.

Il ne peut être que socialiste, car il est encore dans l’Eta{}t.

Il est encore dans la gestion verticale et dans la prise de pouvoir d’une classe sur une autre. Il n’est pas possible qu’il soit dans « l’au-delà » du capitalisme.

Ce qui peut être communiste à la rigueur, c’est un rassemblement de personnes qui oeuvrent pour que le communisme ait le plus de chance possible d’advenir. Ce mouvement ou rassemblement est évidemment et nécessairement, en étroite liaison avec une forme de structure qu’on appelle parti, à laquelle il délègue le soin de gérer la phase transitoire entre l’Etat bourgeois et la société communiste de nos souhaits.

Ce mouvement, c’est celui qui rassemble les gens qui souhaitent qu’un jour advienne une société sans classe, sans Etat, une société d’hommes et de femmes libres, où chacun aura selon ses besoins.

Ce que nous pouvons faire, en tant que communistes, c’est cela, œuvrer, de toutes les manières possibles, et de toutes nos forces, au renversement du capitalisme (renversement qui est à la fois brutal et progressif car une fois que le pouvoir est pris la contre révolution capitaliste s’actionne et tout est fait pour nous tirer à nouveau en arrière), à la préparation de la Révolution, à la mise en place d’un gouvernement socialiste qui sera chargé d’organiser et de permettre, ensuite, la société communiste.

En cela, l’Etat socialiste est en soi extrêmement problématique et sans doute est-ce un des points d’achoppements de notre réflexion actuelle.

Car cet Etat devra être assez fort pour perdurer et se défendre contre l’inévitable réaction capitaliste, pour mettre en œuvre les structures nécessaires à un nouveau développement progressiste de la classe des prolétaires, et en même temps, ne pas devenir un Léviathan qui finira par rendre impossible l’avènement d’une société communiste.

C’est une tâche extrêmement ardue car il faut être à la fois un guerrier et un protecteur et ne pas tourner ses armes contre ses enfants.

Pour cela, il faut peut être que le mouvement communiste soit organisé de manière dualiste.

Une partie de ce mouvement, de ce rassemblement, doit être clairement identifiée comme ayant pour but de gérer la phase transitoire du socialisme. C’est là que les camarades sont les plus fragiles car ils sont encore dans les décombres (et donc, dans les pièges) de la société capitaliste, puisque, à ce moment, l’Etat bourgeois survit et subit les assauts transformateurs que nous voulons lui imposer et qui seront nécessairement violents.

Aussi, le parti politique, au sens moderne, ne peut être identifié que comme « parti socialiste » et il doit être contrôlé fortement par l’ensemble du mouvement communiste, des communistes réunis en assemblée délégante. L’objectif doit être clairement défini et les limites aussi. Les sanctions doivent être les meilleures gardiennes des camarades qui vont accepter cette charge de gestion, en étroite liaison avec l’ensemble des communistes. En d’autres termes, le parti socialiste ne peut être qu’un outil entre les mains du rassemblement des communistes. Un outil qui ne peut avoir qu’une durée de vie limitée et qui doit être gouverné par des règles extrêmement strictes en son sein, contrôlées "de l’extérieur" en quelque sorte

D’une certaine manière, c’est ce qui se passe déjà au sein de tout les partis dits « de gauche » (PCF compris), mais de manière non réfléchie, anarchique et donc, négative (c’est à dire dont on ne peut rien faire « de bon »), par le développement d’un « parti dans le parti », c’est à dire d’une caste de gens qui sont non pas spectateurs (ou acteurs indirects) mais acteurs directs de la relation de pouvoir. Cette « caste » comprend les élus et les dirigeants. C’est une réalité dont il faut tenir compte pour un projet de communisme pour le 21ème siècle.

Il faut en tenir compte et essayer de faire du « positif » de ce « négatif », donc, en effet, constituer officiellement cette caste en parti mais avec des règles et des objectifs nouveaux et théorisés.

C’est là aussi, dans cette dualité mouvement/parti, que l’articulation entre le Fait et l’Idée doit trouver sa place. Car l’être humain est aussi Idées, pensées. Elles déterminent également ses actions, autant que la nécessité et les contingences, les réalités, qui ont permis la naissance de ces idées.

Aussi, « pendant ce temps » pendant que certain-e-s d’entre nous seront "assignés" à la tâche de créer un Etat socialiste moderne de transition, le travail des camarades qui restent en dehors de la gestion d’Etat n’est pas moins grand ni moins important, et il est tout aussi fondamental ; c’est de travailler dans la société de façon permanente, pour aider à la prise de conscience individuelle et collective.

Il ne s’agit pas ici de faire naître de fausses conditions par la propagande, de devenir bêtement idéaliste, de remplacer la foi religieuse par la foi politique, non, il s’agit d’offrir aux gens, au plus grand nombre possible, les outils mentaux susceptibles de faire appréhender correctement la réalité, qui leur permettent de réaliser quelle est leur servitude et de décider ensuite, en conscience, s’ils ne préfèrent pas la liberté (et ses difficultés, mais aussi, ses bonheurs) à leur servitude actuelle et à toutes ses vicissitudes.

Seul l’état de conscience et la pratique de l’analyse peuvent favoriser la réalisation de notre souhait.

Avec cela, il n’est pas sûr que nous y parvenions, mais sans, il est certain que rien de ce que nous souhaiterions n’arrivera. C’est une autre manière de dire que la lutte des classes ne peut déboucher sur la victoire de la classe ouvrière, des travailleurs, que si cette lutte se fait avec les instruments appropriés. Et dans ces instruments, nous rangeons les Idées et l’analyse comme outils.

En d’autres termes, il s’agit aussi de permettre de développer l’espoir (et les conditions matérielles de cet espo{}ir) que l’homme n’est pas « un loup pour l’homme », et de démontrer historiquement que nous pouvons vivre libres. Cela ne repose nullement sur une idée chrétienne que l’homme serait bon par essence. Il n’est ni bon ni mauvais « en soi », mais son attitude vis à vis de ses semblables dépend des conditions dans lesquelles il vit et croît en fonction de ses intérêts immédiats.

On pourrait dire qu’on ne construit pas la même maison selon que l’on vit au Pôle Nord ou au soleil, on ne fait pas la même ouvrage avec un bon ou un mauvais outil.

Ce travail des communistes (de « ré-équipement intellectuel ») se fait par les actions sur les lieux de production, - c’est une grande partie de l’œuvre des syndicalistes, mais peut ne pas être leur apanage -, cela se fait par l’enseignement aussi, l’enseignement de toutes matières, et de toutes sortes. Par la création de médias indépendants du capital, par la propagation de livres qui ne reçoivent pas la publicité requise, par la création artistique, par la musique même, bref, par tout ce qui permet une large diffusion des idées, en tant qu’outils mentaux d’appréhension de la réalité ; ces idées, elles doivent être à même de faire sauter la gangue de peur et de conformisme dans laquelle nos esprits sont enfermés, et qui souvent nous aveugle, y compris (et il ne faut pas le nier car ce serait encore une erreur fatale) y compris chez nous, les communistes « conscients », ou « volontaires ».

La première idée, ou plutôt, le premier désir, à « promouvoir », donc, me semble-t-il, ou plutôt, celui dont il faut être à même de faire revenir le goût, non pas par des utopies, mais par une étude attentive des conditions de vie actuelles, c’est celui de la Liberté. Il faut que nous travaillions à lui redonner son sens véritable (que le capitalisme a dévoyé et parasité en liberté de commerce et d’industrie, liberté d’entreprendre) et, grâce à la force et à la beauté du désir de liberté, parvenir à faire envisager aux hommes leurs conditions de vie actuelles d’un autre point de vue que celui qui ne conçoit l’esclavage qu’infini et sans cesse.

Certes, la prise de conscience est amenée, de façon "primitive", par la relation au travail, par le vécu de l’exploitation, mais, sauf à souhaiter le retour de conditions de travail inhumaines, qui furent celles des serfs ou des ouvriers dans des temps pas si lointains, ou à ouvrir grand la porte aux sentiments misérabilistes ou compassionnels, on ne peut pas compter uniquement sur la tyrannie du capital pour que les prolétaires prennent conscience que, même à leur corps défendant, ils sont des sujets de la lutte des classes et sont des victimes, avérées, ou potentielles, du mode global de production capitaliste.

Il faut donc également trouver des « points d’appui » pour éveiller la conscience de la partie des prolétaires qui peut encore estimer se satisfaire de son sort (ce sentiment qui fait que les cadres, dans une entreprise, ne s’estiment pas dans « le même bateau » que les ouvriers ou le personnel technique par exemple…). Cela peut se faire de différentes manières, mais un de ces points d’appui peut être la prise à bras le corps par les communistes de la question environnementale, en tant qu’un des symptômes majeurs du capitalisme.

Un autre des points d’application tangible de ce désir de liberté peut être désir de se libérer de l’argent et de la possession matérielle des choses superflues. L’envie de trouver ailleurs et autrement que dans la jouissance du confort matériel et la consommation (une fois le nécessaire acquis, nécessaire qui n’est pas non plus nécessairement spartiate) , le plaisir, la joie, la satisfaction personnelle, tout ce qui nous permet de nous tenir debout et nous fait préférer à long terme les conditions du bonheur à celles du malheur.

De ce point de vue, les communistes agissent comme des « révélateurs » aux consciences de leurs semblables. Ils sont ceux qui démontrent que le capitalisme est une des formes les pires d’exploitation de l’homme par l’homme. Ils sont ceux qui permettent de rendre compte de la gravité des conséquences de ce mode de production et autorisent à rêver d’un « vivre-autrement ». De sorte que, enfin « autorisés » à penser le monde et l’histoire autrement que comme une fatalité dont ils ne peuvent rien faire, les hommes se sentent appartenir à la classe des travailleurs et des exploités, et entrevoient la possibilité de changer leur condition de classe.

Une fois cela fait, si le « travail » maïeutique a été bien fait, c’est presque "naturellement" que les hommes ne verront pas d’autre hypothèse juste que le communisme.

Disons qu’un prolétaire qui lutte contre ses intérêts est un travailleur qui n’a pas encore croisé le communiste susceptible de lui éclairer sa lanterne.

Le travailleur qui vote Le Pen ou Sarkozy le fait de bonne foi dans l’erreur, mais en tant que communistes, leurs erreurs sont avant tout les nôtres et on ne peut pas échapper à cette responsabilité. Nous aurons mal ou insuffisamment ou faussement démontré, analysé, expliqué les conditions actuelles.

En conséquence, nos propositions n’auront pu être qu’ erronées.

De même que l’esclavagisme, le féodalisme, n’ont pas été théorisés « ex ante » pour être ensuite « appliqués avec succès », de même pour le capitalisme, ainsi en ira-t-il également du communisme.

Pour être conforme à son essence, celui-ci ne peut, le cas échéant, qu’exister en tant que Liberté matérialisée pour le plus grand nombre. Ce qui ne signifiera d’ailleurs nullement que le communisme sera la fin de l’Histoire ! Il y a des projections qu’un marxiste ne peut raisonnablement faire car nos projections dépendent des circonstances données, passées et présentes et on ne peut inventer celles qui n’existent pas sans sombrer dans un dangereux idéalisme.

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas non plus ici de prôner qu’il faut « attendre le grand soir » les bras croisés, dans une posture somme toute messianique !

Non, il faut plutôt agir en conscience de ce que le communisme est une hypothèse dont la réalisation peut être enfin souhaitée par le plus grand nombre, c’est à dire, par une classe enfin en mouvement globalement. Le but du travail des communistes dans la société doit donc être aussi de mettre en mouvement cette classe, notre classe, celle des prolétaires, de tous les travailleurs (actifs et inactifs si on veut), en vue de permettre que la Révolution, qui adviendra nécessairement (car une chose est sûre, c’est que ce mode de production qu’est le capitalisme ne pourra se régénérer à l’infini ni durer perpétuellement, puisqu’il porte en lui, dès sa naissance, les conditions de sa propre mort), soit une Révolution qui conduise, in fine, à une société communiste (étant entendu par là que cette société ne pourra être que globale, mondiale).

Pour employer une image, il y a loin de la coupe aux lèvres, mais il faut au moins commencer par planter la vigne et apprendre à la cultiver.

Evidemment, de ma part il n’y a là aucune certitude, aucun dogme, juste des éléments de réflexion qu’il appartient à tout le monde de critiquer, de développer, de compléter. Y compris de manière très concrète, dans une réflexion sur ce que pourrait être ce "rassemblement binaire" ou "dualiste" des communistes, si l’hypothèse est juste.

En d’autres termes, il s’agit de trouver le moyen, non pas de soigner, car c’est impossible, mais d’utiliser à bon escient, la schizophrénie que le capitalisme inflige nécessairement aux communistes dans un Etat bourgeois.

La Louve

Messages

  • Chère camarade,

    Un bon texte qui va susciter des réponses.

    La mienne serait : L’anticapitalisme va comme un gant à tous les communistes

    L’anticapitalisme est le moyen que se donne, au temps du sarkozysme triomphant, les différentes couches du peuple pour réhabiliter "l’hypothèse communiste". E trange paradoxe ! En fait, sous le" contre" se déploie le "pour". Comme l’antimondialisation capitaliste se combine à la perspective d’un autre monde. L’anticapitalisme a vocation a rassembler largement mais il ne saurait se contenter de résistances qui sont bien évidemment nécessaires en plus de bien souvent constituer l’essentiel de l’intervention populaire. En plus du "contre" il importe de promouvoir un "pour" . Penser l’alternative c’est bien avancer sur un projet qui fasse autre chose que d’aménager l’existant à la marge sous couvert de "transformation sociale". Autrement dit la dite transformation sociale doit décliner des propositions de "ruptures franches" (comme le fait ATTAC dans son Manifeste) qui par convergences des luttes débouche sur une émancipation réelle de l’existant et ce dans toutes les sphères de la société. Autrement dit l’anticapitalisme est porteur d’un projet de libération globale de l’ordre existant. Ce ne sont ni les sociolibéraux ni même d’ailleurs les antilibéraux les plus timides qui peuvent montrer le trajet qui va de l’ordre existant à dominante capitaliste et impérialiste à la société socialiste et alterdémocratique. Ceux-là tôt pour les premiers ou tard pour les second abandonnent la lutte et laisse le pouvoir aux dirigeants chargés de gérer les affaires de la bourgeoisie.

    Ce projet altermondialiste conséquent a vocation a être porté par le peuple sous toute ses composantes. Il n’est pas le fait d’une élite mais il est l’expression revendicative du salariat, des paysans, des migrants, des femmes et de toutes les catégories sociales subissant exploitation du travail au sein des rapports sociaux de production capitaliste et toutes les autres formes de domination ou d’oppression.

    Reste la question de l’Etat et du socialisme : Le communisme c’est le mouvement réel qui vise à l’abolition de l’ordre existant. C’est aussi cela société sans classe qui fait suite au socialisme. Il y a bcp à dire sur le sujet et pourtant on est timide.

    Christian DELARUE

    Qlq réflexion perso :

    1 Transition, Communisme ?

    - ALTERCAPITALISME et/ou POSTCAPITALISME

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article43293

    - TRANSFORMATION SOCIALE : UN "DEPASSEMENT" VERS QUELLE SOCIETE ?

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article40416

    2 Général

    - UN POSTCAPITALISME ECOSOCIALISTE

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article36838

    - POUR UN AUTRE ETAT AU SERVICE DU SALARIAT

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article58605

    3 Exemple

    - LA SECURITE SOCIALE ET LE SOCIALISME

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63911

    - MAINTIEN DE LA SOCIALISATION DE LA SECURITE SOCIALE et ETATISATION DES FIRMES PHARMACEUTIQUES ET DES CLINIQUES PRIVEES.

    http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63901

    NB : Sylvie LARUE une camarade communiste unitaire active sur Rennes écrit avec d’autres camarades du PCF : " La construction d’une alternative politique ne peut à notre sens se limiter à décrire les politiques publiques à mettre en œuvre, ni même à revendiquer une démocratisation de l’Etat, ou un approfondissement de la démocratie par l’amélioration de la démocratie représentative et l’instauration d’une dose de démocratie directe. Il n’est pas suffisant de revendiquer plus d’Etat social, au lieu du développement en cours de l’Etat pénal. Il est nécessaire de reprendre la critique de l’Etat, de son rôle, de son pouvoir. Car en même temps que l’Etat et les politiques publiques sont des lieux de compromis social, et qu’ils garantissent nombre de droits sociaux conquis depuis la Révolution française, puis par le mouvement ouvrier, il est fondamentalement une arme au service des puissants, un instrument de domination. Il est donc nécessaire de réfuter le fétichisme de l’Etat. Sans verser dans le contresens d’une diabolisation, *c’est bien un dépassement de l’Etat qu’il faut* envisager.

    • En effet,Nous devons détruire l’Etat bourgeois très vite sinon les militants, portés par le mouvement révolutionnaire, risquent de s’amollir dans les bureaux laissés vide par les valets du capital qui prépareront la contre-révolution dés le lendemain de leur défaite comme nous le voyons aujourd’hui en amérique Latine .

      Remettre le pouvoir aux salariés dans toutes les entreprises et collectivités territoriales est la seule réponse immédiate pour éviter les "Nomenklaturas".Organiser des coordinations dans les processus de production pour satisfaire les besoins,encourager toutes les créativités sans en référer à quelques dirigeants que ce soit permettra l’horizontalité des pouvoirs partout sur le territoire national pour éviter le retour de la verticalité de la délégation de pouvoir .Ces nouvelles "habitudes" de collectivités des décisions permettront de sortir d’élections délégataires qui trompent le peuple à chaque fois comme en 1981,1988,1997 quand l’électorat donne une majorité à la soi-disant gauche .....Sommes-nous prêts à revoir nos schémas de pensée qui déléguent en toute confiance ? J’en doute encore malgré mon nihilisme idéaliste qui croit au Père Noël ........Mais je peux me tromper ......

      Mais pour cela il faut la rupture avec le PS bourgeois et l’isolement de ses dirigeants en les placardant par une lutte idéologique efficace soutenue par les masses populaires en mouvement de prise de pouvoir partout ......

      Sans destruction de L’Etat nous serons prisonnier dans nos décisions révolutionnaires.Il faut se libèrer de toute entrave qui freinera la construction de la socièté communiste nouvelle,création des citoyens en mouvement constant ...Le temps des leaders est révolu,chacun d’entre nous doit devenir "charismatique" sans forfanterie et avantages ....Mais est-ce possible dans un monde de "brutes" ou de "délinquants" légué par la socièté capitaliste en perdition ? Pourtant c’est possible ,alors faisons confiance aux masses exploités pour trouver le chemin idéal .............

      bernard SARTON,section d’Aubagne

    • En effet,Nous devons détruire l’Etat bourgeois très vite sinon les militants, portés par le mouvement révolutionnaire, risquent de s’amollir dans les bureaux laissés vide par les valets du capital qui prépareront la contre-révolution dés le lendemain de leur défaite comme nous le voyons aujourd’hui en amérique Latine .

      "L’état bourgeois" n’est bourgeois que tant qu’il est au service de la bourgeoisie. Son "dépérissement" (plus d’armée, d’impôt, etc...) ne peut s’envisager qu’à partir du moment où la contre-révolution bourgeoise (rapport de force) est devenue impossible.

      CN46400

    • Le mouvement permettant d’arriver au communisme a été défini par Marx comme "le mouvement autonome de l’immense majorité dans l’intérêt de l’immense majorité". C’est de là que nous devons partir.

      Là où je suis moins d’accord, c’est sur la distinction entre communisme et socialisme. On ne trouve pas ça chez Marx.
      En fait la phase où les Etats existent encore est la dernière phase du capitalisme, les classes sociales n’ayant pas encore disparues. Ce n’est donc pas le socialisme (socialisme et communisme étaient synonymes avant 1914).

      Ca peut paraître un peu abstrait, mais cette confusion - qui a été une vraie plaie pendant le 20e siècle - sous-tend une grande partie de ce texte, par ailleurs stimulant, dont je dirai que c’est la faiblesse.

      * Communisme.

    • PArdon mais je ne partage pas votre avis. Il me semble bien au contraire que l’on trouve tout à fait cette possibilité cette MArx et en plein - peut être ne le dit il pas aussi explicitement que moi mais je cite un passage parmi d’autres où la notion de "transition" entre la révolution qui amène la dictature du prolétariat et la dictature du prolétariat qui amène ensuite à une société sans classe :

      lettre de Marx à Weydemeyer, en date du 5 mars 1852. Cette lettre renferme entre autres la remarquable observation que voici :

      "... en ce qui me concerne, ce n’est pas à moi que revient le mérite d’avoir découvert ni l’existence des classes dans la société moderne, ni leur lutte entre elles. Longtemps avant moi, des historiens bourgeois avaient exposé l’évolution historique de cette lutte des classes et des économistes bourgeois en avaient décrit l’anatomie économique. Ce que j’ai apporté de nouveau, c’est de démontrer : 1) que l’existence des classes n’est liée qu’à des phases historiques déterminées du développement de la production [historische Entwicklungsphasen der Produktion] ; 2) que la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat ; 3) que cette dictature elle-même ne représente que la transition à l’abolition de toutes les classes et à une société sans classes..."

      C’est Lénine qui reprend le mieux cette théorie (pour y apporter sa contribution également) dans "l’Etat et la révolution" si je ne m’abuse.

      Par ailleurs, si penser avec MArx est un préalable nécessaire il ne me semble pas que nous devions penser selon Marx et retomber dans les vieux travers dogmatiques non ? L’essentiel me semble de ne pas être contre révolutionnaire ou anti communiste (en résumé...)

      LL

  • C’est quoi ce dualisme au sein d’un Parti ?

    Pour ma part, j’aime bien le concret !

    ET le concret pour moi, c’est de créer une force alternative de gauche,
    que l’on nomme ou pas communiste ( cela ne m’empêchera pas de le
    rester ! ), qui soit majoritaire face au PS, donc que la force anticapitaliste
    doit dominante à Gauche. Est ce que le PCF peut être le noyau de cette
    volonté ? le congrès le dira ! mais de nombreux communistes seront
    déterminés à chercher d’autres constructions si tel n’était pas le cas !

  • Le but du travail des communistes dans la société doit donc être aussi de mettre en mouvement cette classe, notre classe, celle des prolétaires, de tous les travailleurs (actifs et inactifs si on veut), en vue de permettre que la Révolution, qui adviendra nécessairement (car une chose est sûre, c’est que ce mode de production qu’est le capitalisme ne pourra se régénérer à l’infini ni durer perpétuellement, puisqu’il porte en lui, dès sa naissance, les conditions de sa propre mort), soit une Révolution qui conduise, in fine, à une société communiste (étant entendu par là que cette société ne pourra être que globale, mondiale).

    "enfoncer une porte ouverte" :
    énoncer une banalité en la présentant comme une découverte ou une nouveauté.

    • @8384
      Je penserais volontiers que tu fais une erreur si tu n’étais pas aussi agressif/ve. En réalité, je pense que ton post est simplement agressif. Je n’ai nulle part prétendu avoir "découvert" quoi que ce soit ni "révéler" une Vérité que tout le monde ignorait "avant MôA" !!! Comme l’a dit un camarade ailleurs "est ce que tu ne ré-inventes pas le fil à couper le beurre" ?!! C’est bien probable ! Mais ce n’est pas tout à fait sur non plus. Ce qui est important est d’essayer de traduire son expérience de la réalité avec ses mots et ses formules et de ne pas se réfugier dans le "cela a été dit" ou "cela a été fait" (à voir...) pour ne pas se confronter soi même aux problèmes. Cela s’appelle créer un débat, une discussion.

      "Cent fois sur le métier remettre l"ouvrage".

      Quant à René (le Bris), fan zélé de Clémentine Autain :), qui me dit "quoi de concret" dans cette proposition de "dualisme" (l’idée est probablement mal énoncée je veux bien en convenir) j’ai envie de te répondre : René, assez vulgairement mais pas méchamment, "sors toi un peu les doigts" comme on dit dans le sud....n’en reste pas aux réactions épidermiques. Soit tu as une idée sur la question, pour ou contre et dans ce cas là, développe et argumente. Soit tu n’as aucune idée et dans ce cas, ne fais pas de provocation inutile.

      Mais ne fais pas reproche à celles et ceux qui essaient de réfléchir en commun, de proposer (y compris si ce sont des choses simples ou sans intérêt ou de erreurs) de ne pas te livrer du "prêt à penser" ! Que penses tu toi RLB ? Si tu n’as pas compris dis le , j’essaierai de ré-expliquer ma proposition pour que nous puissions commencer à discuter.

      Donc, je reprends, ce que j’avance est une hypothèse, une intuition, une piste, elle est peut être mauvaise. Il faut en discuter. Alors ce "dualisme communiste", "concrètement" c’est quoi ? C’est que "concrètement", le PCF assume enfin ce qu’il est devenu (ce qu’il ne peut qu’être, comme tout "parti communiste"), à savoir qu’il est le seul parti socialiste restant en France et qu’il agisse en conséquence c’est à dire arrête de prétendre détenir la "Vérité du Communisme". Cela implique de ne pas tyranniser la pensée communiste qui existe hors de lui et de pouvoir travailler avec tous les communistes, y compris celles et ceux qui ne ont pas ou plus au PCF, dans le mouvement. Qu’il devienne vraiment un parti socialiste et qu’il travaille (que nous travaillions) à cela, avec l’idée que ce ne sera pas tout.

      Le communisme ne peut être "qu’ailleurs" que dans les partis, peut être faut il envisager cela. Mais il ne peut non plus exister sans un vrai parti socialiste qui assume de permettre la transition entre la révolution- dépassement du capitalisme et le communisme .

      J’espère que c’est plus clair...

      Mais quand je lis la suite de ton message je me dis que ta première proposition était une formule de style pour introduire quelque chose de bien précis qui est "la création d’un nouveau parti de gôche pour faire échec à la droite". Et là je te dis, (je ne développerai pas sur ce sujet je l’ai assez fait et je n’ai pas changé d’avis, tout au contraire depuis les calamiteuses élections italiennes et anglaises) non René, ce n’est pas cela qu’il faut faire ; ce qu’il faut faire, c’est construire ENFIN un VRAI parti socialiste et républicain dont l’objectif soit révolutionnaire (et communiste) et j’ai la faiblesse de penser que cela ne peut être construit que à partir du PCF, de son expérience, de son histoire ,de ses militant-e-s et de son idéologie, toute son idéologie y compris la plus "mauvaise" .

      Fraternellement.

      LL

      Ps : Désolée pour le texte "en gras" c’est la mise en page qui a buggé et pas moi qui hurle ni tape du poing sur la table....

    • Effectivement, cela me semble un peu plus clair ; autrement sur Clémentine,
      c’est vrai que j’aime bien son physique mais cela s’arrête là, je n’ai pas
      d’icône pour avoir des idées ; nous avons vécu ensemble une période de
      collectifs, avec des hauts ( le non au référendum ) et les bas ( les égos
      de chaque courant ). A la fin de cette période, je me suis retrouvé sur les
      positions de Clémentine et plus précisément de Gauche autrement.
      Mais revenons au débat.
      Ne sommes nous pas à l’aube d’une troisième période de l’histoire
      communiste ?
      Le première serait celle qui commence avec les idées et les actions de
      Marx et Engels jusqu’à la fin de la première guerre mondiale avec l’inter-
      nationale communiste (3éme Internationale) et la création un peu partout
      de partis communistes ( congrès de Tours en France ).
      Puis deuxième période qui irait de la dénégérescence de cette 3ème
      internationale avec le stalinisme ( et l’idée du parti unique ) et la défense
      première des intérêts de l’Union Soviétique ( avec le partage des zones
      internationales - Yalta ) jusqu’à la révolution chinoise ( et son actuelle
      dégénérescence dans sa transition capitalisme ).
      Puis troisième période que nous pourrions dater dans les années 60
      avec un premier soubressaut en 1956 en Hongrie. Bien sûr, chaque
      période a encore des traces de l’ancienne. Ainsi nos générations viennent
      de courants issus de la deuxième période, PCF, troskystes, maoistes,
      guévaristes etc... ;
      Le PS en fait est plutôt lié à la première période, de même à mon avis
      le courant anarchiste.
      Dans cette nouvelle période, de nouveaux courants apparaissent =
      altermondialistes, attac, fondation copernic, gabriel péri, communistes
      unitaires, les alternatifs etc ... ;
      Toutes ces forces ont un but commun = en finir avec le vieux monde,
      c’est à dire le capitalisme ; mais aussi tirer le bilan des expériences du
      passé et affronter les défis de notre temps = la faim dans le monde,
      le réchauffement climatique, lutter contre l’intégrisme religieux, dévelop-
      per la culture de la paix etc .... sans oublier ce qui m’apparait fondamental
      éclaircir quel niveau de propriété sociale ( local, national, par continent ... ).
      Est-ce que le dualisme dont tu parles serait de regrouper dans un parti
      dit socialiste ( et qui n’aurait rien à voir avec l’actuel ) toutes ses forces
      avec en son sein une composante communiste, tous courants confondus ?
      Y compris donc la LCR, LO, etc ... ?

    • Pour être encore plus claire dans mon propos, je crois que sans parti socialiste (au sens strict du terme) digne de ce nom (et qui n’a évidemment absolument rien à voir avec le PS que nous connaissons en France ni même avec aucune expérience "de gauche" essayée ailleurs ou proposée ici actuellement, et dont même le PCF actuel n’est qu’une pâle copie) nous irons toujours dans le mur.

      Parce que ce qui est actuellement proposé "pivote" sur la notion (bourgeoise) de "gauche" qui, plus j’y pense, ne me paraît pas compatible avec le socialisme en tant que moyen ni avec le communisme en tant qu’horizon.

      A mon avis si un "mouvement" ou un "rassemblement communiste" est une expression qui représente, traduit, une réalité, le terme de "parti communiste" est une sorte de chimère, et sans doute qu’il serait plus juste alors de la traduire par "Parti socialiste comme parti politique des communistes (c’est à dire des prolétaires qui ont pris conscience de la lutte des classes, s’y livrent et souhaitent une société communiste)".

      Ce n’est pas juste une "question de mots", "d’intellectuels", non. Car je me demande si le fait de se définir comme "parti communiste" (et non comme "parti des communistes") ne nous prive pas d’avancer en donnant pour acquis ce que nous sommes bien loin d’être et dont nous devrions chercher à révéler l’existence ?

      Si il y a une rupture à opérer ,en effet, avec le PS, c’est cella là et pas une rupture purement formelle "d’alliance", de "stratégie". C’est ce que je m’efforce d’exprimer depuis des mois et des mois, et c’est parce que j’ai pris conscience de cela (que, pire que de promulguer des lois anti sociales, le PS était le meilleur obstacle à la constitution des prolétaires en classe et à la naissance d’un socialisme véritable) que je me suis barrée et que j’appelle au combat contre, tant la notion de "gauche" que contre la fausse idée qu’existerait en France un parti SOCIALISTE. Non, il n’existe même pas cela ni au PS ni au PC, ni à la LCR, nulle part à ce jour n’existe le parti ,la structure permettant d’assurer "la domination politique de la classe ouvrière".

      Ce que nous avons se sont des offres fallacieuses qui proposent de transformer le prolétaire pauvre en prolétaire plus ou moins riche, et point de le délivrer de toutes les chaînes bourgeoises, bien plus subtiles que nous ne sommes parfois à même de l’analyser. On en revient au nécessaire travail sur la place et le rôle d’un parti socialiste œuvrant pour le communisme dans une société mondialisée capitaliste, de un, et de deux, au travail permanent sur la Liberté , non comme utopie mais comme réalité et facteur de transformation sociale....

      LL

    • MMMMMmmm.... Non ce n’est pas cela René.

      Il ne s’agit pas de "regrouper des forces de partis existants" dans un "parti dit socialiste".

      Il s’agit de créer un véritable parti socialiste, autour d’ un projet socialo-communiste, et pas une énième structure qui va faire "la queue d’un gouvernement bourgeois" et singer qui le Péhèsse, qui le parti de la Gauche arc en ciel italienne, qui Die Linke...etc.

      Il faut SORTIR DE LA CAVERNE René :) et je ne crois pas que les "penseurs patentés actuels" et autres "Maîtres ès communisme" qui nous filent du mou pour chat (comme si nous n’avions plus de dents, alors qu’on a les crocs grave !), au lieu de nous aider à nous nourrir substantiellement (ils font d’ailleurs au niveau intellectuel de nous ce qu’ils font au niveau matériel c à d assurent une survie de qualité très médiocre et dont personnellement je ne peux pas me contenter...) soient les plus à même de nous permettre de réaliser cela.

      "Rien n’est trop beau pour la classe ouvrière" (ajouter : "du caviar pour le ventre et pour la tête, pour tous !") :)

      La Louve

    • Un toubib m’a dit un jour que l’agressivité était la conséquence parfois de problèmes gastriques ou sexuels,et que dans les cas les plus aigus cela se traduisait par une perte complète de la réalité dans laquelle le "malade"évolue.

      La porte est tellement ouverte,et les propos de LA LOUVE si évidents,que nous avons le pouvoir politique que nous souhaitions.

      Cher anonyme,je ne saurais trop te conseiller de consulter rapidement.

      LE REBOURSIER

  • Ooouuufffffff,

    Le Parti de la Liberté....

    C’est bon ça,

    Cop.

  • Texte intéressant,cependant une chose : Il me semble, il faudrait que je le retrouve dans les écrits de Marx, que celui-ci n’a jamais évoqué le socialisme comme étape transitoire pour passer au communisme.

    Quand à l’anticapitalisme développé par un camarade, Marx décrit et analyse les fondements du capitalisme et travaille à son dépassement.

    Ce que nous avons besoin aujourd’hui, c’est comme LL le développe, de débattre des méfaits du capitalisme et de sa propension à obscurcir cette réalité, et d’aider des hommes et des femmes à saisir pourquoi, dans cette société
    capitaliste qui a pu apporter pendant un certain moment du progrès en dépassant la phase précédente de la féodalité, l’homme est aujourd’hui pris dans les contradictions de ce type de société qui engendre maintenant que du négatif pour les peuples de la planète et qu’il n’arrive pas a établir une vraie alternative.

    Marx n’était pas anticapitaliste, en le décrivant ce capitalisme et en le portant jusqu’à sa phase de mondialisation il nous invitait au communisme ; il voulait plus : le dépasser à partir de ses contradictions et donc de ces injustices et inégalités flagrantes qu’il produit maintenant à profusion, à partir de son besoin absolu de lutter contre la baisse tendancielle du taux de profit.

    C’est pourquoi aujourd’hui, nous avons besoin de cet outil communiste qu’est le PCF pour travailler ces contradictions que Marx percevait et imaginait déjà à l’échelle de la planète.

    Chaque contradiction du capitalisme est à travailler et offrir à chaque fois du communisme et non du "socialisme étatique" dérivatif social-démocrate ou stalinien comme solution.

    Par exemple, la santé, le mécontentement est à son comble dans la population, la sécurité sociale est attaqué dans ses principes fondamentaux ; la question que nous devons nous poser, nous communistes, c’est comment mettre du communisme dans chaque acte pour contrer et dépasser ce qui est régressif par exemple les franchises : comment les éliminer et comment proposer que l’acte médical dans tous ses aspects devient gratuit.

    Pas de médecine lucrative ; la maladie ne doit pas être source de profit.
    Quelle campagne la dessus et les communistes peuvent être rassembleur.
    Certains objecteront que c’est de la récupération ; arrêtons de nous torturer la-dessus, agissons avec notre identité avec d’autres et soyons nous-même car les autres sont eux-mêmes.

    BABEUF42

    • Et non !

      C’est l’inverse :

      "Pour nous, le communisme n’est pas ni un état de choses qu’il convient d’établir, ni un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses."

      C’est cela qu’il faut se mettre dans la tête surtout quand on est membre du parti qui porte ce nom.

      Le communisme est le mouvement de la négation du capitalisme.

      Il n’est que cela, un anticapitalisme.

      Il n’est pas une "mondanité".

      Il est une nécessité pour la construction du socialisme comme monde.

    • « Mais dans ces défaites, ce ne fut pas la révolution qui succomba. Ce furent les traditionnels appendices prérévolutionnaires, résultats de rapports sociaux qui ne s’étaient pas encore aiguisés jusqu’à devenir des contradictions de classes violentes : personnes, illusions, idées, projets, dont le parti révolutionnaire n’était pas dégagé et dont il ne pouvait être affranchi par la victoire de Février, mais seulement par une suite de défaites.

      « En un mot : ce n’est point par ses conquêtes tragi-comiques directes que le progrès révolutionnaire s’est frayé la voie, au contraire, c’est seulement en faisant surgir une contrerévolution compacte, puissante, en se créant un adversaire et en le combattant que le parti de la subversion a pu enfin devenir un parti vraiment révolutionnaire. »

      Salut Michel ! Comment va ?

      J’ajouterai cet extrait à ta contribution, issu de "Les luttes de classes en France", du même.

      Il s’agit bien en effet de "libérer les éléments de la société nouvelle que porte dans ses flancs la vieille société bourgeoise "...

      J’ai commencé à mettre mon nez dans le recueil de texte "Le parti de classe" publié sur la mine d’or que constitue "Marxists.org"

      Je livre cet autre extrait d’un texte issu de ce recueil intitulé "Sur l’action politique de la classe ouvrière".

      "Cependant, la politique qu’il faut faire doit être celle du prolétariat : le parti ouvrier ne doit pas être la queue de quelque parti bourgeois que ce soit, mais doit toujours se constituer en parti autonome, ayant sa propre politique et poursuivant son propre but.

      Les libertés politiques, le droit de réunion et d’association, la liberté de la presse telles sont nos armes. Et nous devrions accepter de limiter cet armement en faisant de l’abstention, au moment même où on essaie de nous en priver ?

      On prétend que toute action politique signifie reconnaître l’ordre existant. Or, si ce qui existe nous donne les moyens pour protester contre l’état existant, dès lors l’utilisation de ces moyens n’est pas une reconnaissance de l’ordre établi."

      On n ’a pas fini de commenter Marx et Engels, non pas pour le plaisir de la glose de spécialiste, ni pour la répétition béate et dogmatique (et cela je pense que ici au moins nous en sommes tous d’accord et c’est peut être notre seul point commun indubitable, cette recherche de l’analyse et du débat) mais pour progresser toujours vers notre but.

      Pour moi c’est bien un des plus gros pb qu’ait traversé le PC depuis les années 50 c’est qu’il a adopté une lecture basiste de l’oeuvre marxiste, une lecture ouvrièriste. Il s’est concentré sur les lois sociales et a abandonné la pratique des lois politiques qui permettent le développement des lois sociales.

      Il a laissé tomber complètement la politique, la philosophie politique, la réflexion politique, etc. ou plus exactement il a contribué à leur dévoiement avec les forces bourgeoises qui en ont fait à la fois un objet de consommation et un "totem" vidé de sens.

      C’est, je pense, ce que nous avons en conclusion du 4 février 2008 et de l’absence totale de participation du PCF au mouvement (car je maintiens que le pseudo "front unitaire pour le référendum" tel qu’il a été conçu était une manière de participer sans participer, juste pour la façade - les dirigeants coco n’auraient pas du être uniquement sur leurs estrade à pontifier mais aux grilles de Versailles - on devra revenir sur cette expérience...). Je pense que là il y a eu la révélation d’une grosse ligne de fracture (déjà sous jacente) au sein des communistes et au sein du PCF et qu’elle va s’exposer encore davantage au prochain Congrès.

      C’est là à mon avis ce qui fait une partie du sel de la Ligue, c’est qu’elle a encore une réflexion politique au sens marxiste du terme, même si cette réflexion est critiquable, alors que nous l’avons majoritairement perdue au sein du PCF et que les voix qui souhaitent l’exprimer sont inaudibles ou presque.

      Un camarade m’a envoyé hier un texte intéressant d’A. Jappe sur la question, qui s’appelle "La politique n’est pas la solution". Intéressant parce que, à mon avis totalement dans l’erreur et démontrant parfaitement les travers dans lesquels il ne faut pas tomber, parce que ses prémisses sont fausses et qu’il assigne une définition à des concepts fondamentaux qui ne me semble pas "juste" et qu’il a une conception totalement bourgeoise de la politique... Lis le si tu as 5 min (à moins que ce soit déjà fait...) et on peut le mettre en confrontation avec un autre texte de Marx issu du même recueil "De l’indifférence en matière politique".

      Nous devons déclarer aux gouvernements : nous savons que vous êtes la force armée contre les prolétaires. Nous agirons pacifiquement contre vous là où cela nous sera possible, et par les armes quand cela sera nécessaire.

      Je note aussi une chose intéressante sur le "parlementarisme" dans ce recueil de textes. Pour Marx, ce qui est important c’est que des PROLETAIRES (et non des représentants des prolétaires, -fussent-ils issus du PCF ou de la LCR - subtile nuance) puissent avoir des tribunes. Y compris au Parlement.

      Fraternellement

      LL

    • Salut BABEUF42,si ,si,je confirme K.Marx a bien parlé de transition en parlant de socialisme.Il a dit (je cite de mémoire) :"à supposer que la révolution se fasse aujourd’hui pour demain au niveau de toute la planète il faudrait attendre cent ans,dans certains pays, pour voir un début de vrai socialisme.Le socialisme étant une transition visant au communisme".

      Par contre je ne sais absolument pas dans quel bouquin on trouve ces écrits de KM mais je suis absolument affirmatif.J’ai appris cela dans les années 60 en formation communiste révolutionnaire et je me souviens très bien l’avoir lu et même relu.C’était d’ailleurs très important car à l’époque nous étions un paquet de jeunes très empressés qui pensions pouvoir obtenir tout tout de suite...

      Si je retrouve le bouquin en question je ne manquerais pas de te le communiquer.

      A plus

      François

    • Salut BABEUF42,si ,si,je confirme K.Marx a bien parlé de transition en parlant de socialisme.Il a dit (je cite de mémoire) :"à supposer que la révolution se fasse aujourd’hui pour demain au niveau de toute la planète il faudrait attendre cent ans,dans certains pays, pour voir un début de vrai socialisme.Le socialisme étant une transition visant au communisme".

      Merci pour ta recherche en cours :
      Je te fais part sur quoi je me base pour affirmer ce que j’ai dit ; j’ai repris la critique de Marx du programme du gotha ; à aucun moment il ne parle d’une société de transition socialiste.Je cite un passage :

      "Mais ces défauts sont inévitables dans la première phase de la société communiste, telle qu’elle vient de sortir de la société capitaliste, après un long et douloureux enfantement. Le droit ne peut jamais être plus élevé que l’état économique de la société et que le degré de civilisation qui y correspond.

      Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l’asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l’opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel ; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital ; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement l’horizon borné du droit bourgeois pourra être définitivement dépassé et la société pourra écrire sur ses drapeaux « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ! »

      Je te fourni aussi d’autres élèments puisés dans le livre de Lucien Sève "commencer par les fins" il indique : " Le socialisme, dans sa théorie et sa pratique stalinisées, a cessé en profondeur de se reconnaitre période de transition et phase inférieure.Dès lors, qu’a été abolie dans un sens étatiste la propriété privée des moyens de production et d’échange, il se pose comme une forme sociale achevée en elle-même, le communisme en son contenu de tout ampleur et exigence étant renvoyé aux calendes à titre de simple idéal rhétorique.

      Plus loin, il cite encore Marx : " c’est Marx qui, dans sa critique du programme de Gotha, a introduit la distinction d’emblée classique entre phases inférieure et supérieure de la société sans classes.Seulement il n’y appelle pas du tout la première socialisme, mais phase inférieure " de la société communiste"- pour lui, l’avenir n’a de façon générale qu’un nom:communisme.Si donc on entend demeurer fidèle à l’esprit comme à la lettre de la conception marxienne, il ne peut être un instant question de penser cette première phase, sous une appélation autre que celle du communisme, comme inférieure par le niveau des ses exigences est par exemple aussitôt à l’ordre du jour pour lui la nécessité de briser la machine étatique bourgeoise et d’engager le dépérissement de l’état en tant qu’instrument d’oppression de classe".
      Un autre article du même Sève montre que beaucoup de monde ont été abusé par une lecture stalinienne de Marx et y compris l’intéréssé quand il dit "dans penser Marx aujourd’hui" à propos de la transition : " d’abord le socialisme, plus tard le communisme : "je l’ai longtemps cru moi-même, je l’ai écrit, je l’ai enseigné dans les écoles du PCF".
      Tu trouveras aussi dans le manifeste communiste la somme des critiques adressées à toutes les formes préxistantes du socialisme avant le manifeste .

      Amitiés BABEUF 42

  • “La première idée, ou plutôt, le premier désir, à « promouvoir », donc, me semble-t-il, ou plutôt, celui dont il faut être à même de faire revenir le goût, non pas par des utopies, mais par une étude attentive des conditions de vie actuelles, c’est celui de la Liberté.

    Il faut que nous travaillions à lui redonner son sens véritable (que le capitalisme a dévoyé et parasité en liberté de commerce et d’industrie, liberté d’entreprendre) et, grâce à la force et à la beauté du désir de liberté, parvenir à faire envisager aux hommes leurs conditions de vie actuelles d’un autre point de vue que celui qui ne conçoit l’esclavage qu’infini et sans cesse.

    le capitalisme a dévoyé et parasité en liberté de commerce et d’industrie, liberté d’entreprendre,hier et en liberté de tuer et de detruire aujord’hui.”

    Cet devoiement de la liberté formelle promue depuis des siecles,se heurte a la realité vecue de tous qu’il n’existe plus, vue la crise globale, qu’une realité du capital s’auto valorisant : la mort generalisée et le nihilisme permanent.

    La defaite du capital est bien la,et notre tragedie aussi,puisque ces conditions objectives inimaginables encore il y quelques années par les anticapitalistes les plus critiques, ne se sont pas traduites encore par une resistance generalisée et visible a la hauteur de cette realité renversée.

    La force du capital est encore de parvenir a occulter ici,sa realité et l’alternative,le reve et l’espoir qui emerge de partout.

    La puissance mediatique fait encore la difference subjective, nous sommes majoritaires mais nous ne le savons pas .
    Notre liberation du capital ne fait que commencer .

    La premiere des libertés est deja de le vivre !!!

  • Ce texte est interessant parce qu’il provoque des réactions de différentes origines. Dans les stimulés on trouvera aussi bien celui qui veut conserver le parti existant, aussi bien que celui qui veut revenir en arrière ou bien celui qui veut reverser la bassine. En ce sens ce texte est positif parcequ’il tend à les unir tous dans la critique objective. Pourtant, c’est normal, il y a, pour moi, du plus mais aussi du moins.

    Dans le moins je citerais :

    -La lacune induite par la négligence, courante dans les analyses politiques actuelle, y compris communiste, qui consiste à ne plus raisonner en terme de lutte de classes, même si, ici ou là, on cite la formule, plus, je ne parle pas de LL, pour éviter la critique que pour la stimuler. Parler de lutte de classes sans définir, ni, parfois même, citer, les classes en opposition, est symptomatique de la dérive social-démocrate. C’est pas en essayant de faire plaisir à tout le monde qu’on est efficace. Oui il faut ravir à la bourgeoisie (ceux qui vivent du travail d’autrui) aussi bien le pouvoir d’état que le pouvoir financier. Oui, à la face de tous, il faut dire et répéter, que notre action, en tout lieu , et à tout moment, n’a qu’un but : assurer la prééminence des intérêts du prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre).

    Dans les plus je noterais :

    -L’ode à la liberté, qui est la valeur N°1 du prolétariat.

    -La dimension mondiale du communisme.

    -le lien égal à tisser entre les révolutionnaires de l’interieur de l’état, et ceux de l’extérieur (élus et militants ou militants élus)

    Ma critique est d’autant plus limitée que mon temps l’est aussi.

    CN46400

    • *1 - Il y a besoin d’une critique de l’Etat mais plus sur son versant de classe à mon avis que sur la critique abstraite de tout Etat en soi. Je préfère - celle de David MANDEL à celle de Patrice MIGNARD - celui de La tentation de l’étatisme - (qui me parait différent de L’Etat libéral) que j’ai lu comme étant radical et ne permettant pas le passage révolutionnaire au socialisme, d’ou ma critique sur le coopérativisme

      - David MANDEL : UNE CRITIQUE DE L’ETAT DEMOCRATIQUE

      http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article55814

      - LA TENTATION DE L’ETATISME Par Patrick Mignard

      http://anarchie23.centerblog.net/3566735-L-etatisme

      - L’ÉTAT LIBÉRAL - Par Patrick Mignard

      http://www.pag69.org/article.php3?id_article=372

      - LA CRITIQUE RADICALE DE L’ ETATISME COMPLEMENT DE L’APOLOGIE BEATE DES COOPERATIVES

      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article61325

      2 - Le communisme n’est pas concevable d’emblée entreprise par entreprise sans outil de répartition, de coordination, de planification. La commune de Paris de 1871 ne peut être le modèle autogestionnaire d’un grand territoire . L’Etat et son appareil administratif ne disparaît pas d’un coup ! Et s’il est détruit radicalement il faut penser que ce qui peut advenir n’est pas nécessairement bon surtout en période de crise ouverte entre prolétariat et bourgeoisie. Bien sûr il y a le mouvement d’autogestion (et pas de cogestion) dans les entreprises ( comme LIP ou le Joint français à St Brieuc) mais cela n’est pas à décalquer tel quel dans les grandes firmes multinationales ou la division du travail est plus forte ni tel quel dans l’appareil d’Etat si la haute fonction publique couche d’appui du capital n’est pas neutralisée et remplacée à tous les niveaux par les meilleurs cadres révolutionnaires en lien étroit avec le mouvement de masse qui doit empêcher la formation d’une nouvelle couche bureaucratique spécialisée dans l’organisation administrative de l’Etat de transition au socialisme..

      - ALTERDEMOCRATIE / AUTRE DEMOCRATIE : LE TRAJET ET LE BUT.

      http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article58009

      - Contrôle ouvrier et stratégie révolutionnaire

      http://www.ernestmandel.org/fr/ecrits/txt/1969/controle_ouvrier_et_strategie_revolutionnaire.htm

      J’approuve ce que dit ici le/les camarades de La Riposte à propos du socialisme et de la planification ;

      http://www.lariposte.com/Pour-une-planification-democratique-et-socialiste-de-553.html

      Mais nous devons également leur expliquer qu’il ne sera pas possible d’en finir avec la régression sociale tant que les capitalistes conserveront la maîtrise des banques et des moyens de production. /La Riposte/ fait de la nécessité de mettre fin au pouvoir économique des capitalistes l’axe central de son programme. Elle revendique la nationalisation - ou « socialisation », si l’on préfère - de l’ensemble du secteur bancaire, des compagnies d’assurance, des grandes entreprises de l’industrie, de l’agroalimentaire, des services et de la distribution.

      Le socialisme se fixe pour objectif de remplacer les forces aveugles de la concurrence et de l’exploitation capitaliste par une planification rationnelle de l’économie. Par ailleurs, n’en déplaise à ce qui reste des apologues du stalinisme, le socialisme est inconcevable sans la démocratie. Pour que l’ensemble de l’activité économique du pays soit tourné vers la satisfaction des besoins de la population, elle doit être soumise au contrôle et à la gestion démocratique des travailleurs, à tous les niveaux. Il en va de même pour l’Etat et l’administration nationale.

    • Le Parti de la Liberté ? Avec parmi ses promoteurs QUILÈS, ancien ministre des PTT, co-auteur de la loi de séparation des Postes et Télécommunications prélude à la Privatisation, avec travail confié à un groupe de management américain de "refonder" l’organisation "industrielle des "exploitants ainsi créés et la gestion du Personnel : tout cela servira de modèle pour toutes les autres privatisations de services publics ! Quiliès ancien ministre de la "Défense"..? Avec GAYSSOT en prime ?
      Autre problème, comment règler le problème de pour ou contre l’Europe capitaliste et l’intégration forcée de la France dans cet amalgame supra-national ? A quel état bourgeois fait-on référence ?

    • Le Parti de la Liberté ? Avec parmi ses promoteurs QUILÈS, ancien ministre des PTT, co-auteur de la loi de séparation des Postes et Télécommunications prélude à la Privatisation, avec travail confié à un groupe de management américain de "refonder" l’organisation "industrielle des "exploitants ainsi créés et la gestion du Personnel : tout cela servira de modèle pour toutes les autres privatisations de services publics ! Quiliès ancien ministre de la "Défense"..? Avec GAYSSOT en prime ? Autre problème, comment règler le problème de pour ou contre l’Europe capitaliste et l’intégration forcée de la France dans cet amalgame supra-national ? A quel état bourgeois fait-on référence ?

      Ah et bien non justement surtout pas !!! et je ne crois pas une seconde ,connaissant un peu le "bonhomme" que ce soit ce que Copas ait sous entendu (mais il s’en tirera bien lui même :)). Pour ma part, je peux te certifier que ce n’est pas, évidemment, ce que j’ai signifié !!! C’est marrant de dévoyer les propos des gens comme ça. Bref.

      La question de la Liberté doit être traitée de façon marxiste. Nous vivons depuis des siècles avec une notion globalement bourgeoise de ce qui n’est pas seulement une Idée ( voire qui n’en est pas du tout une au sens où les utopistes la manient) mais qui est un état de fait que nous ne connaissons plus et que peut être même "nous" ne voulons plus connaître...

      LL

    • Merci de m’avoir fait connaître ce site.

      Je pense en effet que Mandel a été le grand penseur marxiste de la
      fin du 20ème siècle ; bizarre que la LCR n’en fasse pas la pub !

    • Ici je mets qques extraits de l’introduction de R. Dangeville (ok ok on va me casser du bois sur le dos parce que Dangeville n’était pas mb du PCf etc ... ET ALRS ?!) à ce recueil de textes de MArx et engels sur "le parti de classe", trouvé, toujours sur le site "MArxists.org" :

      "(...)Le mode d’organisation doit rendre le parti capable de remplir son rôle : s’élever au-dessus des catégories particulières, rassembler les éléments qui proviennent des diverses couches prolétariennes et de la paysannerie, ou qui désertent la classe bourgeoise, etc., unifier toutes les poussées individuelles et collectives, suscitées par la base économique, et les encadrer en vue d’atteindre les objectifs qui, pour être communs à toute la classe ouvrière et situés au terme de toutes les luttes successives, dépassent, en les intégrant, les revendications immédiates et les intérêts des groupes particuliers.

      L’une des caractéristiques premières du parti est donc la centralisation. Son type d’organisation doit lui permettre de dépasser les catégories particulières et d’organiser, en une synthèse féconde, les éléments qui proviennent des diverses catégories de prolétaires. Ce qui caractérise, en revanche, les organisations opportunistes ou contre-révolu­tionnaires, c’est qu’elles entretiennent le fractionnement de la classe ouvrière en groupes professionnels distincts, et embrouillent ainsi la vision du but et des intérêts communs de la classe. Ce fractionnement subsiste à plein dans les organisations de type fédéraliste, dans lesquelles l’adhérent singulier n’est pas directement relié au « centre » ou l’est d’une manière différente des autres adhérents, puisqu’il dépend en premier d’un organisme ayant sa nature et son unité particulières. L’appartenance à tel organisme particulier classifie et distingue les adhérents de l’organisme général. Les syndicats qui regroupent les différents corps de métiers sont fédéralistes, parce qu’ils sont une association d’associations dont chacune a son caractère distinct : la profession des associés ou autre chose dans certains cas. Le Parti travailliste anglais est une organisation de type fédéraliste. Ce réseau apparemment lâche de libres organismes fédérés, dont chacun est autonome et isolé, se révèle dans la pratique comme une pépinière de bureaucrates irresponsables. C’est une serre chaude pour la dictature des bureaucrates, le centre ne faisant jamais face directement à la base.(...)"

      Cela me semble une présentation, une interprétation intéressante et assez analytique sur laquelle on peut également travailler.

      Et encore, le même :

      "(...)C’est d’abord dans la perspective de tout le mouvement historique, donc du programme et du but suprême, que Marx-Engels ont toujours inséré chacune des règles d’organisation, et tout parti de classe doit faire de même. La fameuse formule de Marx selon laquelle « la révolution (ou le parti) n’est pas une question d’organisation » signifie qu’il n’existe aucun « principe » ou règle préjudicielle, dont il faudrait partir obligatoirement pour résoudre le problème. Une telle vision serait métaphysique, car elle utilise des idées a priori, sortes de moules sur lesquels se modèlerait la dynamique réelle.

      Dans la pratique, l’organisation fait charnière entre l’action et le but historique de la classe entière, celle-ci n’étant pas entendue comme la somme des volontés, intérêts ou besoins immédiats des individus qui la composent, mais comme une collectivité agissante, ayant une spécificité propre, des moyens d’action collectifs et un but historique déterminé par tout le cours de l’économie et de la société. Cette collectivité ou classe se définit le mieux comme un seul et même corps aux membres différenciés. L’organe indispensable de la classe révolutionnaire en est le parti politique, qui regroupe dans son sein la partie la plus avancée et la plus consciente du prolétariat, unifie les efforts des masses travailleuses qu’il amène de la lutte pour les intérêts de groupes ou les résultats partiels à la lutte pour l’émancipation complète du prolétariat, et du même coup de l’humanité.

      Le fait que le parti soit l’organe de conscience par excellence du prolétariat, et même qu’il en soit le centre de coordination et de direction, ne permet pas de l’assimiler au seul cerveau de la classe. Ce serait, en effet, limiter ses fonctions et son rôle à un plan trop théorique et subjectif, et oublier son action concrète, physique, par exemple dans l’insurrection et la lutte révolutionnaire.(...)

      "

      Et je termine par cette interprétation qui me semble parfaitement démontrer que la bouillie idéologique que se plaisent à nous donner nos "grands chefs à plume" est une hérésie (pour parler comme une véritable orthodoxe :)) voire comme dit R Ferrario ailleurs, du "révisionnisme" pur et simple :

      "(...)Une organisation de parti solide et centralisée, ainsi que Marx-Engels la définissent, ne se réalise pas par des procédés artificiels, mais par la meilleure coïncidence entre principes et action, et par une politique originale de classe. Les organismes prolétariens agissent révolutionnairement sur les situations par des voies et des moyens que l’on ne peut assimiler à des règles d’encadrement organisatif, des recettes : syndicats, coopératives, conseils d’usine, cellules, comités d’ouvriers et de paysans, etc. Ce ne sont là que des formes. Or, ce qui importe, c’est le contenu des intérêts sociaux en jeu, les forces en lutte, la direction prise par le mouvement. Le parti prolétarien se distingue de tout autre parti par la classe dont il résulte, donc par le programme de sa lutte et par les méthodes de son action. Le caractère révolutionnaire du parti est déterminé par les rapports de forces sociales et par les processus politiques qui en découlent.

      Cette conception permet de comprendre la position pratique de Marx-Engels vis-à-vis du parti de classe à travers tout son devenir, et même dans les périodes où ils ont purement et simplement dissous l’organisation formelle du parti.

      Le parti doit établir ses règles d’organisation en sorte qu’elles permettent une liaison continue et efficace entre l’action au sein de la classe ou de la société en général, et la conception théorique ou communisme du prolétariat. La condition première est donc que toutes les règles organisationnelles expriment actuellement le but du mouvement tout entier, en vue d’assurer selon l’expression du Manifeste « le véritable résultat de la lutte, qui n’est pas le succès immédiat, mais l’union grandissante des ouvriers », gage de succès plus grands et décisifs.

      En conséquence, toute la conception de l’histoire et de l’économie, avec leurs phases d’avance et de recul, leurs hauts et leurs bas, nie, par exemple, l’idée qu’il faudrait organiser le parti, en sorte que, dans n’importe quelle situation, il doive être une organisation de masse, c’est-à-dire posséder toujours des effectifs très nombreux et une très large influence sur le prolétariat au moins égale, sinon supérieure, à celle des autres partis soi-disant ouvriers.

      Ce qui ne contredit en rien le fait nécessaire que, pour conquérir effectivement le pouvoir, il ne suffit pas d’avoir un véritable parti de classe ; il faut encore qu’il soit numériquement puissant et ait acquis une influence prédominante sur le prolétariat.

      Il est des situations objectivement défavorables à la révolution, où le rapport des forces est loin de lui être propice (bien qu’elles ne soient pas forcément éloignées de situations favorables, puisque l’histoire évolue à des vitesses très différentes, comme l’enseigne le marxisme). Vouloir alors à tout prix un parti de masse, un parti majoritaire, vouloir exercer une influence politique prédominante, ce serait, comme Marx-Engels l’ont répété cent fois, notamment aux dirigeants de la social-démocratie, renoncer aux principes et aux buts du mouvement au profit d’une politique petite-bourgeoise.

      Il faut dire hautement que, dans certaines situations du passé, du présent et sans doute de l’avenir, le prolétariat ou une fraction de celui-ci a été, est et sera sur une position non révolutionnaire, d’inaction ou de collaboration avec l’ennemi, selon les cas, et qu’il n’en reste pas moins, partout et toujours, la classe potentiellement révolutionnaire, dans la mesure où, dans son sein, le parti sans jamais renoncer à la moindre possibilité de se manifester et de s’affirmer avec cohérence sait ne pas s’engager dans la voie apparemment facile de la popularité immédiate qui le détournerait de sa tâche et priverait le prolétariat d’un point d’appui indispensable, non seulement à son action, mais encore à son existence comme classe autonome.

      Certes, on a dit que précisément quand le parti est solide sur les principes et possède une organisation saine, il peut se permettre toutes les acrobaties dans les manœuvres politiques. Mais c’est oublier, d’une part, que le parti est à la fois un facteur et un produit du développement historique et, d’autre part, que le prolétariat est encore plus étroitement modelé par l’histoire.(...)"

      LL

    • - "il ne sera pas possible d’en finir avec la régression sociale tant que les capitalistes conserveront la maîtrise des banques et des moyens de production."

      - "pour ou contre l’Europe capitaliste ?"

      Si c’est "pour" et non CLAIREMENT "contre", non seulement les "capitalistes" conserveront la maîtrise des banques et des moyens de production, mais aussi celle des ARMES, c’est à dire qu’ils auront les moyens de tout imposer par la FORCE.

      Cette question semble chaude, voire brûlante, mais de la réponse qui y sera apportée dépendra peut-être la crédibilité de formations politiques qui souhaitent rassembler ceux qui luttent contre le "capitalisme".

    • CD 86---241

      Mais nous devons également leur expliquer qu’il ne sera pas possible d’en finir avec la régression sociale tant que les capitalistes conserveront la maîtrise des banques et des moyens de production. /La Riposte/ fait de la nécessité de mettre fin au pouvoir économique des capitalistes l’axe central de son programme. Elle revendique la nationalisation - ou « socialisation », si l’on préfère - de l’ensemble du secteur bancaire, des compagnies d’assurance, des grandes entreprises de l’industrie, de l’agroalimentaire, des services et de la distribution.

      Le socialisme se fixe pour objectif de remplacer les forces aveugles de la concurrence et de l’exploitation capitaliste par une planification rationnelle de l’économie. Par ailleurs, n’en déplaise à ce qui reste des apologues du stalinisme, le socialisme est inconcevable sans la démocratie. Pour que l’ensemble de l’activité économique du pays soit tourné vers la satisfaction des besoins de la population, elle doit être soumise au contrôle et à la gestion démocratique des travailleurs, à tous les niveaux. Il en va de même pour l’Etat et l’administration nationale.

      Je suis de votre avis, quand vous dites que tant que les capitalistes conserveront la maitrise des banques et des moyens de production on ne pourra pas arrêter la régression, qu’il faut nationaliser ( ou socialiser ) le secteur bancaire,des compagnies d’assurances, des grandes entreprises de l’industries,et de l’agroalimentaire, j’ajouterais ce qui me paraît aussi primordial de contrôler et obliger les médias de faire une information impartiale, c’est là le gros problème parce que les médias sont pratiquements tous aux mains des oligarques,et ils sont tenus de faire de la désinformation pour être en phase avec leurs patrons ,voyez les problèmes qu’il y a en Amérique latine,surtout dans les pays qui veulent vraiment changer la vie et se heurtent aux riches avec évidemment l’aide des Etats - Unis qui essayent de les balcaniser,et même D’organiser la division de ces pays,il faut que le peuple puisse participer a toutes les transformations de la société à tous les niveaux, mais là les oligarques crieront à la destruction de la démoctratie,et il est probable qu’il pourraient lancer des mouvements violents comme ils se sont produits au Chili.AL de TOULOUSE

  • Je pense que La Louve (et elle n’est pas la seule) se trompe ici de problème. Au risque de choquer, je dirais que le débat sur le communisme, en termes politiques, ne sert strictement à rien.

    Il est malhereusement probable que ni moi, ni aucun de ceux qui peuvent lire ces lignes ne connaîtra le communisme de son vivant. Oui, je sais, vous allez me dire que les choses peuvent changer vite, qu’en 1916 personne n’avait prévu la révolution de 1917, etc. Mais il faut bien comprendre que le "communisme", du moins tel qu’on le conçoit ici ("une société sans classes, sans exploitation ni domination", "de chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins", "société sans Etat") ne nécessite pas seulement un changement de l’ordre social ou du mode de production. Pour fonctionner, ce "communisme" a besoin d’un changement des mentalités. Une société sans Etat, sans mécanisme repressif, sans domination, nécessite de la part des individus l’internalisation d’un certain nombre de comportements : la solidarité plutôt que la compétition, la discipline spontanée plutôt que celle imposée par la société, la philantropie au lieu de l’égoisme... en somme, pas de communisme sans un "homme nouveau".

    Mais dès qu’on parle de changer les mentalités et "d’homme nouveau", on parle d’un horizon de temps très long. On ne parle plus en années ou en décennies, mais de générations. Dès lors, essayer d’imaginer le communisme aujourd’hui revient à imaginer comment fonctionnerait une société dont les conditions économiques, technologiques, sociales nous sont inconnues, et ou les mentalités des individus seront complètement différentes. Un peu comme si les hommes de l’époque de Jeanne d’Arc avaient essayé d’imaginer le fonctionnement du capitalisme mondialisé. On voit bien la futilité de l’exercice. Marx lui même l’avait compris, lui qui a consacré l’essentiel de sa vie à analyser le capitalisme, mais qui a finalement très peu réflechi au fonctionnement d’une société communiste.

    C’est pour cette raison que les penseurs communistes du XXème siècle ont préféré plutôt que de travailler sur le communisme, de réflechir à une société qui pourrait être construite immédiatement sur les ruines du capitalisme. C’est ce qu’on a appellé "socialisme". Penser le socialisme a un sens en termes politiques, parce que le socialisme fournit un objectif atteignable dans un horizon de temps compatible avec la vie humaine. On peut mobiliser les gens sur un projet pour demain, pour après demain ou pour dans trente ans. Mais on peut difficilement mobiliser politiquement les militants sur un projet qui verra son aboutissement (si tant est qu’il aboutisse) dans dix générations, et encore, sous une forme qui nous est probablement aussi inconcevable qu’une société laïque était inconcevable pour un paysant du temps de Saint Louis.

    Le débat sur le "communisme" n’est donc pas un débat politique. Il ne peut être un guide pour l’action, parce qu’il n’y a rien que nous puissions y faire à ce sujet. L’utilité de ce débat n’est pas politique mais theologique. Le "communisme" joue le même rôle dans l’idéologie du PCF que le Paradis jouait dans la théologie chrétienne : c’est la recompense ultime promise aux fidèles et le lieu ou les bons seront recompensés et les méchants punis. Mais seulement après leur mort...

    C’est pourquoi les débats sur le communisme ressemblent furieusement aux débats sur le Paradis des églises byzantines, ou l’on essayait de savoir combien d’anges il pouvait bien avoir et s’ils avaient un sexe, ou si le bienhereux qui peuplaient le paradis pouvaient jouir des plaisirs de la chair, ou si au contraire ils devaient se résigner à ne rien faire d’autre que de jouer de la harpe pour l’éternité. Ces débats ne sont pas inutiles. L’homme ne peut se passer totalement de trascendence, et dans un parti communiste, qui n’a plus le recours d’une trascendance divine, le communisme joue le rôle de transcendance laïque. Ce qui est dangereux, c’est de croire qu’on est en train d’avoir un débat politique alors qu’en fait on est en train de discuter théologie.

    Ce n’est pas d’ailleurs un hasard si, depuis quelques années, le travail sur le "socialisme" est rejeté au nom d’une réhabiitation du "communisme". Peut-être celui qui a le mieux formulé cette position est Lucien Sève, dans son livre "Commencer par les fins". Ce glissement du "socialisme" vers le "communisme" est en fait la conséquence de la perte d’influence sur le réel qu’éprouve la gauche en général et le PCF en particulier. Lorsqu’on percevait le changement comme possible, on comprenait bien que l’urgence était de réflechir à ce qu’on pouvait faire dans le court et le moyen terme. Lorsqu’on se perçoit comme impuissant à changer les choses, la réaction naturelle est de fuir dans le rêve et dans les avenirs imaginaires. La "société communiste" joue aujourd’hui ce rôle au PCF : elle constitue une échapatoire par rapport à la réalité.

    Il faut d’urgence inverser ce processus. Comprendre que la discussion sur le "communisme", qui a son importance, n’est pas, et de loin, la priorité d’un parti politique. Au contraire, il nous faut aujourd’hui construire une vision cohérente et crédible du socialisme de demain et d’après demain. Savoir comment dans une société socialiste seront produits les biens, quel rôle devrait jouer le marché dans la fixation des prix (et quelles seraient les alternatives), comment pourraient être organisées les institutions... est bien plus important que réflechir à une "dualité" du Parti pour dans quinze générations.

    Cordialement

    XXX

    • Salut VicTHOR :)

      Et bien dis donc pour une fois, (et tu le constateras si tu ne veux pas faire d’excès de mauvaise foi :)) nous sommes presque tout à fait d’accord.

      Bon, "presque" parce que, en effet, je crois que si ta description du communisme comme "PAradis" de la CHapelle PCF est assez exacte, il ne faut pas pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain comme tu as l’air de le conseiller à un moment.

      Comme tu le dis c’est un"guide pour l’action" d’un parti ...socialiste. C’est toujours ce que j’ai défendu. De même que sans doute nous ne verrons pas la société communiste. A mes yeux c’est une évidence. Qu’on voie encore des révoltes,des soulèvements, pourquoi pas, peut être. Sans doute.

      J’ai toujours parlé de "planter des graines" (excuse moi c’est très trivial, mais c’est mon côté "bonne femme"..)

      C’est cela que Mitterrand a réalisé comme subterfuge pour créer le PS ex nihilo (ou quasi) il avait besoin de la "caution communiste", mais surtout de ne pas l’intégrer comme "guide pour l’action" dans "l’idéologie" de son pseudo parti socialiste, car ce qu’il cherchait n’était évidemment pas le socialisme, l’eût-il cru de bonne foi à ses débuts (laissons lui le bénéfice du doute...)

      Autrement dit, il a ainsi fait coup double : il a privé le PCF du socialisme en se le revendiquant et il a capté le vernis du "communisme" au profit de son seul parti bourgeois. Cela évidemment parce que nous l’avons laissé faire et que nous sommes tombés dans le travers que "dénonce" Dangeville dans sa présentation du texte de MArx.

      Ce qu’il importe de défaire aujourd’hui c’est "l’oeuvre" tissée par Marchais/Mitterrand.Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons "faire le socialisme pour le 21ème siècle".

      LL

    • Communisme selon SEVE = commencer par les fins ! D’accord avec le camarade ci-dessus . Cela a autorisé tous les compromis avec le socialibéralisme, cela a débouché sur un cours tactique sans ligne stratégique. Et une schizophrénie partidaire entre un basisme qui oublie l’Etat bourgeois pour certains et un investissement acritique dans les institutions pour d’autres

      cd

      POUR UNE ALTERDEMOCRATIE ,

      BESOIN D’UN ETAT ECO-SOCIALISTE !

      http://krismondial.blogg.org/date-2007-12-30.html

      Le trajet vers l’alterdémocratie est long, plus long que le pense certains camarades. En tout cas, ce n’est pas de l’existant rabiboché. Surtout "l’autre démocratie" n’est pas compatible avec l’Etat capitaliste même en voyant en lui des contradictions sur lesquelles les citoyens producteurs pourraient prendre appui. Il n’est pas fait pour une démocratie radicalement différente.

      Cf. « autre démocratie / alterdémocratie : du trajet au but »

      http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58009

      IL FAUT ALLER PLUS LOIN

      Pas plus que les "mesures de ruptures" du Manifeste d’ATTAC la théorie de la souveraineté-commission ne suffisent à montrer clairement l’importance de ce qui est nécessaire notamment pour une démocratie qui se déploie aussi dans le champ économique dans et hors l’entreprise (plan).

      « La souveraineté-commission, une théorie transitoire vers l’alterdémocratie ? »

      http://www.france.attac.org/spip.php?article7308

      POINT PREALABLE : La mise à l’écart des analyses de Mandel et Samary sur la transition au socialisme( )

      Parler d’Etat socialiste c’est faire l’impasse sur les analyses d’un courant marxiste qui a pourtant beaucoup enrichi la problématique à une certaine époque. Il ne s’agit donc pas de dire qu’elles sont fausses. Il n’est pas certain qu’elles doivent absolument se vérifier pour l’avenir. Mais au lieu et place d’Etat socialiste ou éco-socialiste nous pourrions dire "en altermondialiste", "un autre Etat - non capitaliste/postcapitaliste - adapté à l’alterdémocratie" . Catherine SAMARY insiste sur un principe fort : "Si l’avenir socialiste n’est pas présent dans la société immédiatement post-capitaliste, il n’y aura aucun avenir socialiste". Je m’en tiens là.

      - Une période entre capitalisme et socialisme.

      D’après Ernest MANDEL, la société post-capitaliste issue de la rupture avec l’Etat bourgeois ne peut pas être ‘socialiste’ dans un seul pays . En conséquence il s’agit simplement une société de transition entre le capitalisme et le socialisme. Le concept de "transition au socialisme" ( introduit après la révolution d’Octobre) différe de la notion de socialisme comme ‘transition au communisme’ que l’on peut trouver chez Marx.

      - Les implications théoriques de la notion de transition

      - S’agissant de la SOCIETE : La transition au socialisme implique une réalité ‘ni capitaliste ni socialiste’. La principale caractéristique que Mandel mettait en avant pour illustrer le caractère non-socialiste des sociétés de transition au-delà du déni absolu de tout pouvoir de décision des travailleurs, était la persistance de l’argent et des catégories marchandes. Symétriquement, il voyait la preuve du caractère non-capitaliste de ces sociétés dans les limites mêmes de la domination de la loi de la valeur et dans la substance non marchande de la planification soviétique.

      - S’agissant de l’ETAT : L’État en transition’ a un contenu de classe contradictoire. Le seul fait ‘certain’ est que la bourgeoisie n’est plus dominante, car si elle l’était, ou si elle le redevenait, la société ne serait plus ‘en transition’. Mais des ‘aspects bourgeois’ de l’État de transition existent bien. Relèvent d’un État ‘bourgeois’ selon Trotsky l’existence-même d’un appareil d’État séparé, et le droit égalitaire ‘formel’. En outre, dans la transition, l’État devra protéger certaines formes de propriété privée, etc..
      Catherine SAMARY : Les Conceptions d’Ernest Mandel sur la Question de la Transition au Socialisme

      http://www.ernestmandel.org/fr/surlavie/txt/samary.htm


      L’ETAT ECO-SOCIALISTE comme Etat non capitaliste/post-capitaliste adapté à l’alterdémocratie

      Il ne s’agit pas d’’un changement de forme de l’Etat ou de régime du type passer de l’Etat capitaliste social (Etat providence) à l’Etat policier . Il ne s’agit pas de réformes (à mener durant la phase prérévolutionnaire) mais d’un changement de nature de l’Etat. On l’a dit l’alterdémocratie ne va pas s’épanouir avec l’Etat démocratico-libéral actuel (1) que l’on connaît mais avec un autre appareil d’Etat est néanmoins nécessaire, largement transformé par l’introduction des syndicats et des associations de consommateurs. La richesse et même accrue de la vie syndicale et associative est un gage contre le totalitarisme.

      I - UN « ALTER ETAT » COMME OUTIL D’UNE ALTERDEMOCRATIE

      Avant le dépérissement final de l’Etat un autre Etat doit advenir : un Etat prolétarien ou un Etat populaire à dominante salariale. Car ainsi que l’indique B Friot, le salariat exploité, dominé, opprimé a vocation à s’ériger en classe universelle et avec lui les autres couches sociales dominées. Ce faisant, au fur et à mesure de la disparition de la bourgeoisie du moins du capital comme rapport social, le salariat libéré modifie les institutions, les institutions politiques et administratives. Une certaine division du travail subsistera mais fort différente de celle appliquée ici et maintenant.

      Cela suppose de multiples dépassements sectoriels donc des conquêtes partielles avec effets cliquets ici et là mais aussi au terme d’une période longue de l’établissement de l’hégémonie salariale une rupture révolutionnaire opérant le basculement dans l’autre société et la constitution d’un Etat éco-socialiste articulant la « centrité » (J Bidet) pour la planification éco-socialiste et l’autogestion à la base, les « soviets » dans l’entreprise, les « conseils » dans les quartiers, les assemblées régionales de la planification démocratie des choix de production durables. Car il y aura besoin d’une croissance minimale (alter croissance car productrice de valeur d’usage et non de valeur d’échange liée à une décroissance de la production des armes lourdes) pour assurer le développement des écoles, des transports publics, des logements dignes et spacieux pour tous, des hôpitaux,

      Pour cela il faut se battre sans discontinuer pour l’appropriation publique et sociale, pour la démarchandisation de la société sous de multiples aspects. Il faut aussi engager en même temps que la répartition des richesses une force réduction hebdomadaire du temps de travail pour laisser place aux activités citoyennes de construction d’un « autre monde »

      II - UN « ALTER ETAT » QUI RECONNAIT LA CONFLICTUALITE DE LA SOCIETE CIVILE

      Un Etat laïc éco-socialiste respectera la société civile et sera contre le totalitarisme.


      A) Le gage de la reconnaissance de la diversité de la société civile : sans sexisme ni racisme

      Dans les dictatures réactionnaires les femmes et les étrangers voient leurs droits réduits. Le sexisme et le racisme se répandent aisément. La laïcité ne sera pas confondue avec la guerre aux religions qui pourront toujours se pratiquer mais en respectant le cadre laïc. On ne peut guère se lancer en conjecture sur le point de savoir si les croyants vont on non s’inscrire dans la dynamique d’émancipation en créant une théologie de la libération. Reste que les éléments réactionnaires faisant le jeu du capital déchu seront contestés comme tous les autres.

      Revenons à la société civile : Voici la définition de K MARX : « La société civile embrasse l’ensemble des rapports matériels des individus à l’intérieur d’un stade de développement déterminé des forces productives. Elle embrasse l’ensemble de la vie commerciale et industrielle, d’une étape et déborde par là même l’Etat et la nation, bien qu’elle doive par ailleurs s’affirmer à l’extérieur comme nationalité et s’organiser à l’intérieur comme Etat » in L’idéologie allemande (p 104)

      La société civile est clivée par de multiples rapports sociaux dont le plus central est le rapport capital / travail. Les dictatures ont pour point commun de détruire ou « couper les ongles » des organisations de défenses et promotion du salariat. Ecraser la société civile revient en fait à interdire les syndicats et les partis de gauche pour laisser place aux grands patrons influents, aux religions et à leur « dignitaires » à la famille. L’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar, la Grèce des colonels, l’Italie mussolinienne, la France de Pétain ont procédé ainsi avec des variations qui tiennent à leurs histoires spécifiques.

      B) Contre le totalitarisme

      L’Etat éco-socialiste ne reproduira pas le modèle stalinien au sens de l’Etat parti totalitaire.

      Il ne s’agira pas de l’Etat d’un parti ni d’un homme. Des mesures seront prises pour contrecarrer la concentration des pouvoirs au sommet de l’Etat. La durée des mandats et leur renouvellement limité après élection (ex : 3 x 3 ans maxi) ne sont qu’une des garanties. Même la Haute Noblesse d’Etat (cf Bourdieu) perdra ses privilèges bureaucratiques.

      Il n’y aura pas d’idélologie d’Etat officielle même si une idéologie dominante aura probablement supplanté la « pensée unique » néolibérale. Il n’y aura pas de presse d’Etat unique.

      Il s’agira d’un Etat politique qui laissera place au droit (2), un Etat politique expression de la démocratie et instrument de celle-ci ne recouvrira pas la société civile d’une volonté disciplinaire (y compris contre les anarchistes). Il y aura certes des enjeux de pouvoir autour des médias, autour des polices privées du capital « finissant » comme de la police d’Etat. En fait l’Etat socialiste se construira sur une voie à la fois pacifique (solidarité accrue, plus d’égalité, beaucoup moins d’oppression, répartition des richesses) et conflictuelle. Mais il s’agira d’une conflictualité qui bridera les couches dominantes victimes du partage des richesses.

      C) De quelques distinctions

      Philippe DUJARDIN in « 1946, le droit mis en scène » distingue (p114) l’Etat total ou totalitaire de l’Etat tutélaire et de l’Etat totalitariste. Son propos concerne les Etats capitalistes.

      Tutélaire est l’Etat qui s’érige en négation des corps intermédiaires traditionnels tout autant que des classes sociales et de leurs organisations. Cet Etat instaure entre le sujet individuel et lui une vacuité qui se donnera pour la garantie de la sûreté personnelle, qui sera, en fait, le lieu où s’abîmeront sûreté, liberté individuelle et collective « sitôt que le souverain le demande » (JJ Rousseau)

      Totalitariste : se dit d’une forme caractéristique de l’Etat capitaliste, ou l’on prétend faire pièce à la « frammentarieta » de l’Etat libéral et du syndicalisme libre (Gentile) ou faire retour à l’unité supposé des temps « prépluralistes » (C Schmitt) en abolissant la distinction société civile/ Etat.

      Christian DELARUE

      Notes :
      1) David MANDEL : UNE CRITIQUE DE L’ETAT DEMOCRATIQUE
      http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=55814

      2) Lire « L’Etat de droit en question » in « L’Etat de droit » : Travaux de la mission sur la modernisation de l’Etat publié sous la direction de Dominique COLAS - PUF nov 1987 Notamment :
      De l’Etat de droit à l’Etat politique par Dominique ROUSSEAU
      Le retour de l’Etat de droit. Le débat en France par Michel MIALLE

    • C’est vrai, le communisme n’est pas derrière la porte, mais au bout de la ligne ! Et l’important aujourd’hui n’est pas de dessiner le paradis mais de choisir la bonne stratégie pour s’en approcher. Qui a intérêt au progrés social ? le prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre). Qui s’y oppose ? la bourgeoisie (ceux qui vivent du travail des autres). Le problème ? unir les uns, isoler les autres !

      C’est, à mon avis, à sur ces objectifs qu’il faut se polariser. Et pour se bien faire comprendre, employer les mots les plus juste. Prolétariat, salariat, classe ouvrière, bourgeoisie, exploiteurs, exploités, dominant, dominés, etc...autant de notion qui ont besoin d’être revisitées.

      CN46400

  • Des vrais post, un vrai débat en profondeur...

    comme tout ca évolue bien, comme je suis heureux que tu es rejoins les franc tireurs et les coeurs vaillants, tu redonnes de l’espoir et de l’ardeur merci soeur loba.
    un ami dans l’ombre
    fraternellement

  • Bonjour à tous
    Je ne remettrai pas en cause la vision généreuse de notre Camarade Maîtresse Tuaillon car son article a le mérite de proposer de reconsidérer le comment se sentir communiste et comment sentir l’utilité d’un rassemblement ou d’un parti.

    Ce qui m’inquiète est la question du rapport au peuple toute classes sociales confondu. Une donnée, par rapport à ce que l’on connaissait il y a encore 50 ans, a changé : les classe sociale sont plus ou moins unifiées dans leur rapport à l’existence par l’uniformisation pratique de la culture consumériste par l’intermédiaire de la télévision.

    Je m’exprime souvent comme un adversaire méthodologique radicale contre la télévision. Ici c’est pour des raison d’uniformisation des potentiels d’analyse politique, de conscience politique et donc d’essence de citoyenneté.

    Platon comme Voltaire, deux grands fondateurs de l’esprit de république chacun à sa façon on expliquer que la liberté sociale dépendait de l’instruction, de l’information, du potentiel de l’individu à traiter de son rapoort de connaissance de l’environnement.

    Or en explorant autour de nous les représentations de nos contemporains, toute classe confondu, ce qui domine c’est l’incapacité à concevoir l’intérêt global, à concevoir l’interdépendance de chacun dans le tout, à pratiquer une observation à une échelle locale pertinente et à différencie une autre ananlyse à une échelle plus large, plus global pour par la suite s’ouvrir à une synthèse souvent très conflictuelle en apparence entre les observations locales et initiale.

    Autrement dit, ce qui m’inquiète c’est la perte généralisée et "démocratisée" du regard et de la conscience citoyenne, au profit de l’esprit d’égoïsme qui est le mauvais versant de l’individualisme.

    Encore une fois, je pense que quelque soit vos intentions, si vous ne remettez pas en cause l’unité culturelle qui est la nouvelle donnée de conscience populaire acquise à l’égoïsme et au consummérisme, si vous n’attaquez pas le droit de tous à cet égoïsme par l’intermédiaire de pouvoir d’achat au détriment de la reconaissance du pouvoir de production, du pouvoir de connaissance, vous ne pourrez rien faire bouger dans les conscience.

    J’appelle donc à remoraliser l’instruction, l’effort d’acquisition des savoir, la revalorisation des capacités de production.

    J’appelle aussi la remoralisation culpabilisante de ml’avarice, la possessivité, et l’usure et la criminalisation des rémunérations de capitaux donc la criminalisation de l’usure et du système financier.

    Paul

    paaulriluma@gmail.com

    • Encore une fois, je pense que quelque soit vos intentions, si vous ne remettez pas en cause l’unité culturelle qui est la nouvelle donnée de conscience populaire acquise à l’égoïsme et au consummérisme, si vous n’attaquez pas le droit de tous à cet égoïsme par l’intermédiaire de pouvoir d’achat au détriment de la reconaissance du pouvoir de production, du pouvoir de connaissance, vous ne pourrez rien faire bouger dans les conscience.

      Salut Paul, ce que tu dis est tout à fait juste même si, comme souvent, ta manière de présenter les choses me laisse un poil perplexe. Mais la question est comment fait on cela aujourd’hui sans que cela vire à "la religion" justement comme disait qq"un plus haut et sans retomber dans des travers idéologistes qui ont déjà été mortifères au mouvement communiste à plusieurs reprises ?....

      Elodie

    • Par des mesures pratiques de réorganisation de la distribution des rôles en fonction des potentiels de chacun.
      Par des mesures pratiques de revalorisation des contenus de connaissances et de l’instruction de chacun de sorte qu’il ne soit plus possible comme dans l’actuelle situation de systématiquement mépriser les savoirs au prétexte du droit d’être servi en tant que consommateur roi !

      ça veut dire des mesures concrêtes de nationalisation des administrations financière de sorte que seul le travail soit rémunéré et jamais le capital.

      à partir du moment où on valorise le potentiel de production ou de participation active par la rémunération de cette participation active et par la réorganisation de la distribution équitable du travail on dévalorise le consumérisme qui consiste à fonder la dignité sur la fierté de consommateur et non plus de production.

      bon entre autre

      donc pour cela aussi contrer le mensonge culturelle de la démocratie bourgeoise qui est une démagogie.
      Et contrer la diffusion des messages hypnotique d’endoctrinement culturel par les mass média privé et les production mythologique visant à glorifier l’individualisme égoîste etc...

      ben si

      il faut reconstruire une idéologie pratique et des croyances, des rêves identificateurs : redonner aux mains leurs dignité !

      Vous avez raisons d’être perplexe camarade : je ne suis pas démocrate en constatation de ce qu’est la démocratie pratiquée.

      Les humains sont de pauvres bêtes angoissées ayant besoin de certitudes religieuses pour supporter les tensions démographiques, le rétrécissement des distances sociale ; l’angoisse de l’imprédictibilité du moment : il leur faut une nouvelle religion car celle de l’égoïsme individualiste narcissique est autodestructeur.
      Le vrai misanthrope n’est donc pas à mon orgueilleux avis celui que l’on croit.

      paul

  • J’en profite pour balancer ici une ou deux petites "idées" qui tournent autour de ce même sujet....

    D’abord, c’est d’envisager de ne plus confier aucun pouvoir que ce soit à quiconque qui ne commencerait pas pour nous assurer la possibilité effective et immédiate de contrôler ledit pouvoir. Et donc de le contrôler "lui" ou "elle". C’est à dire ne pas élire au prochain congrès des personnes qui, certes drapées dans le Communisme et la vulgate marxiste, se contenteront simplement de prendre la place d’une caste pour en mettre une autre. J’en réfère à nos discussions, nombreuses ici et ailleurs, sur les notions de "chef" de "responsable" de "délégation de pouvoir" de "contrôle" de "leader" etc....(je précise que j’ai une ou deux personnes à l’esprit et que ce n’est pas "nécessairement" A Gérin comme certains ont essayé de me le faire dire parfois... il y a bien plus "subtil" au PCF comme "animal politique" -genre serpent ou coucou - et donc plus dangereux que ce que nous essayons de quitter, et je ne pense pas qu’on puisse reprocher à A Gérin son inaction ou des intentions malhonnêtes, même s’il n’est nullement exempt de critiques ou de questions....)

    C’est quand même "amusant" que la seule question qui se pose quand on parle du contrôle est celle de l’exclusion des militants non dirigeants !!!!

    Ensuite, une suggestion plutôt : ne plus jamais appeler le Péhèsse "Parti socialiste" quand on est communiste (l’appeler PS ou le parti libéral de M. Hollande ou ce genre de chose me semble plus approprié), et s’efforcer de prendre ses distances par rapport au concept bidon de "la gauche".

    "On ne peut pas plaire à tout le monde " comme disait l’autre...

    Salutations du soir

    LL

    • Ooooohhhh... Si cela était possible !!! Je ne suis pas "encarté", mais je trouve ce débat fort intéressant... Cependant, ce qui me fâche sérieusement, ce sont quelques élus, que je perçois comme au service ... de leurs intérêts. Et non du ^peuple qui les a élus.

    • Mmmmfff.... Vraiment ? Il n’y aurait que les élus du PS ? NON ! De plus, il y a des élus du PS (pas beaucoup, OK) qui valent bien ceux... d’autres partis...

    • Ce que dit LL je le pense depuis longtemps ...Mais le PCF,embourbé dans un centralisme démocratique paraît-il révolu depuis le congrès de martigues,ne peut se débarasser de la délégation de pouvoir,du terme "tête de liste","chef de file","leader",secrètaire ....pourquoi ?

      La raison essentielle est qu’il veut prendre le pouvoir dans les arcanes "hièrarchiques" du pouvoir ,institutionnalisé par la bourgeoisie, pour "maîtriser" les masses en mouvement au nom d’une révolution "ordonnée".Les dernières élections municipales ont exprimé ce choix stratégique avec le paramètre trompeur de "démocratie participative" .Le PCF n’a pas encore rompu dans les faits avec la conception Etatique du PC union Soviètique .Les militants du PCF,dont je fais parti, cherchent désespérément une nouvelle façon de militer plus en phase avec les mécontentements populaires pour être plus efficaces dans l’option communiste d’une nouvelle socièté .La rupture avec le PS est rejetée majoritairement dans toutes les instances du Parti au nom d’une "fausse" union de la gauche ou de ne pas rompre avec l’électorat socialiste dominant dans le poids électoral actuel .

      Nous sommes donc le cul entre deux chaises comme passerelle entre l’extrème-gauche et le social-libèralisme tiré vers la droite à cause du pont d’or qu’offre nos bourgeois aux politiciens pseudo-socialistes.Il faut donc couper ce cordon ombilical qui nous empêche d’accoucher une révolution absolument nécessaire pour satisfaire les besoins matériels et culturels des masses populaires encrassées dans la pauvreté .Nous avons tous les textes théoriques et pratiques pour construire cette nouvelle socièté,mais nous avons une mauvaise stratégie pour y parvenir par la faute de dirigeants bureaucratisés ou tout simplement en attente d’un mouvement social porteur de colères consécutives à la politique antisociale de la droite sarkhozienne ......Pourtant tous les grands mouvements sociaux de ces dernières années de 1995 à 2003 en passant par 2005,2006 et aujourdhui n’ont pas été exploités pour enclancher la mécanique de la prise de pouvoir populaire...La cause principale c’est la peur de l’aventure,la peur de la réaction de la bourgeoisie aux affaires,la peur de l’innovation révolutionnaire,la peur de perdre nos quelques avantages électoraux,la peur en définitive de changer quoi que ce soit du système bourgeois.

      Et pendant ce temps la mondialisation capitaliste fait des ravages,la soldatesque US et Européenne se déploie en IRak,Afghanistan,Liban,Ex-Yougoslavie et autres lieux en perspective pour mater les rebellions en germe.
      Les communistes sont au pied du mur de l’histoire,après l’échec de L’URSS.Ils doivent se remettre en cause et emprunter un chemin révolutionnaire autre que celui des Bolchéviks au 21 ème siècle.La destruction de l’Etat bourgeois ne doit pas être remplacé par une Nomenklatura,même bien intentionnée au début,mais plutôt par cette autogestion citoyenne en mouvement permanent sous des formes appropriées en fonction des possibilités créatrices du peuple .

      Les rivalités de personnes,les contradictions d’idées ou les oppositions stratégiques ne sont là que pour freiner le mouvement populaire qui veut en finir avec le capitalisme .Alors soyons audacieux comme nos camarades latino-américains....Les communistes européens se sont-ils embourgeoisés après la chûte du Mur de Berlin ??????????????

      Bernard SARTON,section d’Aubagne

    • Sur pratiquement tout ce que tu viens de dire, Bernard, je souscris à 150% !

      Il nous faut un rassemblement sur cette base, qui ne se laisse pas enfermer par les règles du capitalisme.

      Les remarques que tu fais sur les grands mouvements sociaux de ces dernières années sont extraordinairement vraies .

  • article intéressant . le problème de transition ;de la société capitaliste vers la société communiste est un vieux débat ; et en même temps très actuel .

    MARX a partir de 1847 avec le manifeste ;et après 1870 l’expérience de la commune aidant ;entreprendra de penser le rapport du prolétariat a la politique ; désormais ; c’est la conquête du pouvoir politique par le prolétariat ; sa constitution en classe et en nation ; et vient logiquement son organisation en parti politique . vu la contradiction de classe entre le prolétariat et la classe dominante la bourgeoisie ; il n’est plus question de ramener la révolution communiste a un acte soudain . d’ou la pensée de la transition politique au communisme ; et l’utilisation de l’état au travers de la dictature du prolétariat ; d’ou la nécessitée pour celui-ci de se constituer en parti . j’ai essayé de résumer schématiquement la pensée de MARX sur la transition politique du moment et de son contexte .

    qu’en est-il aujourd’hui ? le contexte a changé que ce soit au niveau national ; ou international ; le système capitaliste aussi s’est mondialisé ; et est devenu impérialiste tendant a vouloir intégrer tous les pays sous son joug. dans le même temps les forces productives ont évoluées ; la classe ouvrière loin de disparaitre s’est au contraire élargie par le fait que les ingénieurs et techniciens sont de plus en plus impliqués dans le processus de production ; c’est aussi le cas pour les services ; ect ....... . donc soumis de plus en plus au mêmes critères d’exploitation ; même si tous sont loin d’en avoir conscience . a par tir de là peut -on dire que sur les fondamentaux de l’exploitation capitaliste les changements ait été radicaux ; au point d’en arriver aremettre en cause l’existence du pcf comme certains le font ; et de chercher d’éventuels changements de société au travers d’un parti qui serait constitué de gens qui auraient du mal a se mettre d’accord sur l’éssentiel qui reste les critères d’exploitation du système ; et a partir de là a proposer la perspective de société en rupture du capitalisme . certes les repères de classe sont brouillés par la droite ;mais aussi par la gauche ( ce mot que je hais ) ainsi que par certains de nos (amarades ) .

    dans ce contexte je pense indispensable l’éxistence du parti communiste ; qui retrouve ses fondamentaux dans le cadre de la préparation du congrès en réfléchissant bien sur sur l’évolution du système capitaliste ; sur l’évolution également des forces productives ; de la notion de classe ouvrière et salariat ;sur les mentalités aussi engendrées par le système ; sur le contexte international ; ou le pcf a tendance a se fourvoyer de plus en plus avec l’idée dominante . ce ne sont que quelques éléments . quand a la dualité parti /mouvement ; non seulement je n’en vois pas la nécessité mais en plus je la trouve néfaste ne serai-ce que pour la clarté politique du parti . pour ce qui est des camarades qui seraient éventuellement amenés a construire l’état socialiste ; il faudrait qu’ils restent sous contrôle et rendent des comptes au parti ;plus largement au mouvement populaire . nous n’en sommes pas là ; allons a l’éssentiel ; de mon point de vue ;la préparation du congrès qui permettra du moins je l’éspère la reconstruction du parti communiste digne de ce nom . sam 82 .

    • Bonjour Sam

      On espère tous la "reconstruction d’un parti communiste"... mais peut on envisager cette reconstruction autrement que dans une véritable perspective ? Je crois que ce sont nos exigences en tant que "prolétaires conscients" et "volontaires communistes" (et acteurs principaux au fond) qui doivent être le critère de toute transformation du parti (car i ls’agit de cela). Je suis assez circonspecte quant à une reconstruction qui ne verrait pas au delà de l’urgence de "sauvegarder" car cela laisserait subsister à peu près tout ce qui nous a détruits à ce jour...Je crois qu’il faut être ambitieux pour nous , les travailleurs, pour ce parti, demander ce qu’il y a de "meilleur" en somme, demander et donc, proposer, faire oeuvre créatrice et ne pas avoir peur. J’ai l’impression qu’on nous demande de travailler à la transformation de la société avec une pétoire du XVIIIème siècle alors qu’il nous faut impérativement un outil vraiment moderne et à la mesure de nos désirs.
      Quant à la dualité mouvement /parti c’est vrai exprimé comme je l’ai fiat ce n’est pas satisfaisant et ça ne retranscrit pas exactement ce que je pense. Bien sûr il ne peut ni ne doit y avoir de frontière entre les deux, et en fait ce à quoi je pensais était plutôt une sorte de "parti à deux étages"...bon c’est pas forcément plus clair mais sur la nécessité que celles et ceux qui doivent construire l’état de transition soient strictement contrôlés, rendent des comptes etc... évidemment je suis mille fois d’accord. Il faut sortir de l’idolâtrie et de la déférence "due au rang" !!!.
      Fraternellement

      LL

    • salut LL.

      effectivement on ne peut pas envisager cette reconstruction sans perspective politique ;entièrement d’accord . je pense que cette perspective ne pet être en toute conscience qu’a partir pour faire vite du capitalisme a abolir ; transition socialiste incontournable ; vers le communisme . en lien avec le mouvement populaire . bien sur avec les vastes questions du contenu politiques ; du pouvoir ; du pouvoir des travailleurs au sens large ; des questions de propriétés sociales et nationales ;etc etc ....... . pour l’assise de ce mouvement nous avons notre mot a dire ;cela passe par un pc sur des positions de classes en toute autonomie ; a mon avis .pour finir il y avait une bonne dizaine d’années que je n’avais pas mis les pieds dans une réunion du pc ; j’y suis revenu ces temps derniers pour participer a l’entame du débat en vue du congrès . alors bon on verra . salutations sam 82

  • Il faudrait déjà rompre avec l’Union européenne ultralibérale et antidémocratique de Bruxelles.

    Sinon rien de faisable.

    Il faut ensuite clarifier les clivages : d’un côté la gauche de transformation, au milieu le Système UMPS Modem, et le pôle national enfin.

    voilà un travail indispensable.

    Changeons, enfin.
    www.levraidebat.com

    • Un article du 7 mai 2008, dans l’Humanité , nous fait part de l’existence d’un "club de réflexion" : "Gauche Avenir" qui plaide pour "une gauche fidèle à son histoire" (à lire sur le site du journal)

      Ce "club" promoteur d’une unité de la Gauche basée sur une "redéfinition des valeurs de la Gauche" lance une série de banquets pour faire avancer cette unité "face à une Droite décomplexée."
      Rien de nouveau sous le soleil du bipartisme me semble-t-il, sinon la citation de Marie-Noëlle Lienemann rapportée par le journaliste 0. Mayer :"la dureté des temps et la crise vont imposer à la Gauche des discours forts" Discours, certes, mais au delà ?
      C’est cet article qui m’a mis en rage en plus des participants à ce club, qui nous en ont rebattu des discours de Gauche quand ils étaient au pouvoir.

      De plus en lisant cela, j’ai en mémoire la langue de bois en cours dans les hautes sphères de mon parti.
      Que LL m’excuse, mais sans remettre en cause les fondements de son analyse, je songeais dans ma réaction au "populisme" (mot favori dans les mêmes sphères pour désigner les expériences de gauche qui échappent à leurs schémas réformistes de dépassement du Capitalisme, notamment en Amérique Latine) "populisme" mot horrible qu’on pourrait retourner à MN Lienemann et ses comparses... JdesP

  • 1)

    Je note quelque chose que je ne connais pas avoir été tenté c’est la séparation entre les élus et membres d’appareil (un exécutif ?) avec un rassemblement communiste (un parlement exceptionnellement large ?) qui sanctionne et dicte à l’exécutif .

    Est-ce bien l’idée avancée ?

    Je ne suis pas sur que cela tienne la route . Je crains en effet une puissance supérieure de cet exécutif sur le rassemblement des communistes.

    Mais l’idée est nouvelle pour moi.

    2)

    Je me rends compte que j’ai des divergences de fond avec la louve. Je pense que la fonction principale d’un parti révolutionnaire communiste (j’ai inversé pour ne pas faire confusion : pour la révolution et le communisme) c’est d’aider la classe ouvrière à s’auto-organiser et aboutir à diriger au concret la société. Le parti communiste n’est pas la classe ouvrière.

    Au delà j’ai essayé de repasser dans ma tête les plus puissants mouvements sociaux et révolutionnaires dans les pays à grosses classe ouvrières (ou régions à grosses classes ouvrières) pour essayer de voir ce qui se fit au concret comme modes d’organisations des travailleurs,le type de relation et l’influence des partis de travailleurs et si ces partis étaient puissants ou pas.
    Mais j’avoue que j’ai besoin d’aide là dessus.

    Ce que je veux dire par là, c’est qu’on doit s’attacher au concret , à bien regarder ce que l’histoire nous a fourni comme expériences révolutionnaires dans des classes ouvrières puissantes, en apprécier la diversité comme les points communs.

    Et la tendance à l’auto-organisation (au soviet, au conseil, au comité , à la coordination, ...) est une tendance importante des mouvements révolutionnaires du 20eme siècle des pays industriels (ou régions industrielles). Ce n’est pas la seule mais elle a une place considérable. Elle ne vient pas de nulle part et a souvent été encouragée et construite par le travail de courants communistes.

    Mise au gout du jour et enracinée en tenant compte des évolutions du prolétariat, elle est pour moi une partie de l’avenir du mouvement ouvrier et l’avenir de la bataille pour le socialisme.

    Hors la place du parti communiste dans la gestion de la société me parait dangereuse et disproportionnée dans les propositions d’Elodie. Du moins je le ressens ainsi. La place d’une organisation sociale, construite sur l’auto-gestion, disposant de ses organisations centralisées afin de centraliser ce qui doit l’être, est pour moi l’essence même de l’ascension organisée des travailleurs, du renversement du capitalisme et du cheminement vers le socialisme.
    Je ne place donc pas le parti communiste comme gestionnaire.

    3)

    Le poids des mots : La liberté, les libertés démocratiques, les droits de l’homme doivent porter regards concrets et ne pas servir de rhétorique (là je ne critique pas Elodie) pour les jours de banquet. Cette bataille c’est du concret en même temps que du stratégique.
    Ca a toujours été la bataille du mouvement social (et seuls ceux qui veulent se la jouer petits-bourgeois plus durs que durs ignorent à quel point la liberté et le désir de liberté tenaille les travailleurs), seul un détour théorique auto-justificatif d’une caste disproportionnée, pendant une période bien précise, a permis de s’écarter de cet aspect fondamental de la bataille politique : il en est resté des dommages considérables, affaiblissants.

    • Le communisme c’est la défense de la liberté de l’immense majorité contre les privilège d’une minorité, ce qui ne va pas de soi !

      1 - Ethique du profit - M HUSSON

      http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article66001

      Michel HUSSON reprend la question d’ AndreComte-Sponville : Le capitalisme est-il moral ? pour lui donner une réponse claire et incisive contenu dans le titre.
      http://www.evene.fr/livres/livre/andre-comte-sponville-le-capitalisme-est-il-moral--20089.php

      Le capitalisme est-il moral ? Nul ne peut se soustraire à la question puisque aucun d’entre nous n’échappe ni à la morale ni au capitalisme. On parle d’un ’retour de la morale’, y compris dans les entreprises. Mais cela ne va pas, le plus souvent, sans beaucoup de confusions. Si ’l’ éthique paie’, comme on dit outre-Atlantique, en quoi cela relève-t-il encore de la morale ? Et si elle ne paie pas, en quoi cela concerne-t-il l’entreprise ? Prétendre marier le marketing et l’éthique (ce que certains appellent le markéthique !), n’est-ce pas confondre des ordres différents, et escamoter le problème au lieu de le résoudre ?

      2 - Ethique de la liberté des libéraux

      L’économie du profit comme l’économie de marché ont besoin d’une éthique, celle de la liberté. D’ Adam SMITH à HAYEK il n’y a jamais eu d’éthique de l’égalité (sauf la très mystificatrice "égalité des chances") ou de la solidarité (sauf celle de la haute bourgeoisie). Quand à l’éthique de la liberté, c’est celle du renard dans le poulailler et non la liberté de vivre des poules face aux renards . Le libéralisme néo-hobbesien, pour conserver l’imagerie animale accepte que "l’homme est un loup pour l’homme (et la femme)" dans de nombreux domaines dont celui de la vie économique (liberté contractuelle) mais pas dans le domaine de la sécurité des biens et des personnes ce qui justifie l’Etat Léviathan de Hobbes mais pas l’Etat social . Encore que là aussi les inégalités soient fortes : la police libérale ne protège pas pareillement le possédant et les "sans" (sans emploi, sans toit, sans papiers etc...)

      3 - Ethique de la lutte pour la vie

      Le retour des politiques policières néo-conservatrices s’accommodent d’une vision spenciérienne de la lutte pour la vie ; ce que Darwin réservait aux animaux mais pas aux humains. En fait l’économie capitaliste tend à faire reculer "les instinct sociaux" et à réduire le politique au sécuritaire et à la protection de la libre entreprise contre la force de travail la plus soumise possible . Les"instincts sociaux" militent pour la RTT sans perte de salaire, à la sécurité sociale du travail , l4extention des services public, la nationalisation des activités économiques portant sur des biens communs ou des besoins sociaux .

      Christian D.

      LA STRATEGIE DE LA PUNITION DES FONCTIONNAIRES
      LA REFORME DE L’EVALUATION POUSSEE AU TERME DE SA LOGIQUE INTERNE, NEOLIBERALE ET SPENCERIENNE

      http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article65702