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Contre la servitude volontaire

lundi 23 mai 2005

de Michel Onfray

L’Europe est morte et bientôt enterrée, voilà pourquoi les professionnels de la politique politicienne s’évertuent à bricoler leur fiction. [...] Cette Europe n’a jamais caché son jeu et paraît un monument de philosophie politique à ceux-là seuls qui croient Tocqueville vérité du siècle à venir.

Depuis ses limbes, elle veut la communauté des marchands, la liberté du commerce, la facilité des échanges, sans aucun souci du citoyen transformé en consommateur à séduire par le producteur.

Maastricht le disait assez et seuls les gogos, abusés par la perfidie de Mitterrand, appuyé par son parti comme un Grand-Timonier, ont pu croire aux bobards d’alors : voter « oui », c’était choisir le progrès, s’inscrire dans le sens de l’histoire, créer un nombre d’emplois considérables, donc supprimer le chômage, réaliser le plein emploi, augmenter la consommation et le pouvoir d’achat, et autres fariboles bonnes pour les enfants. On a vu... Qui voudrait voir encore ?

Le projet de cette Constitution est simple : ruiner la spécificité républicaine nationale au profit d’un modèle communautariste de type américain. Cessons de croire que cette Europe gênerait les États-Unis et permettrait de mieux les combattre ! Nationalisme à deux balles... Cette Europe accélérerait le processus d’américanisation de notre société et du continent européen. Sur le principe de Gribouille se jetant à l’eau pour éviter que la pluie le mouille, il faudrait vouloir le libéralisme pour éviter et combattre... le libéralisme ? Se faire Américain pour éviter la mainmise d’Oncle Sam sur notre culture, nos mœurs, notre mode de vie ? Allons, soyons sérieux : le libéralisme européen ressemble à s’y méprendre à celui des USA, car il n’y a que différence de forme dans cette logique politique. Et c’est le fond qu’il faut refuser.

Je rentre d’une semaine de conférences aux États-Unis et trouve ce voyage intéressant, non pour ce qu’il me montre de ce pays, mais pour ce qu’il me dit du mien : la France a généré, avec la Révolution française, un modèle sans pareil. Il est en péril avec cette contre-révolution libérale européenne. La conversion de Mitterrand au libéralisme en 1983 a montré comment on pouvait saper ces héritages de 1789 en injectant dans l’école, l’université, les hôpitaux, les usines, les ateliers, les bureaux, les médias, les productions culturelles, et dans tant d’autres endroits, une domination des seuls principes du marché. D’où une éducation minable, une santé malade, un monde du travail ruiné, des télévisions, des journaux, des films, des livres indigents formatés pour l’audience maximale elle-même garantie d’une pérennité, voire d’une augmentation des budgets publicitaires. Veut-on plus encore ? Plus loin ? Plus fort ? Si oui, votons pour cette Constitution qui propose d’en inscrire le principe en lettres de marbres : la « libre concurrence non faussée », voilà ce qui remplace « Liberté, égalité, Fraternité ». Concurrence entre les biens, certes, mais aussi entre les idées, les hommes, les pensées. Que le meilleur gagne ! À savoir celui qui dégagera le plus de bénéfices. Dans cette compétition-là, les joueurs de foot, les présentateurs de télévision, les chanteurs du top 50 remplacent les peintres, les dramaturges, les chorégraphes, les écrivains, les philosophes, pendant que ceux qui travaillent pour un Smic - voire moins... - et que d’autres pointent au chômage, touchent le RMI, tâchent de survivre une journée avec l’équivalent du pourboire laissé par les machinistes de cette Europe libérale dans les restaurants où ils formatent le monde à leur main. Les services publics ? Inutiles, pas rentables. La santé ? Avez-vous cotisé assez pour la mériter ? La retraite ? Même rengaine : où sont vos bas de laine ? La laïcité ? Pour quoi faire ? Vive « la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques ou l’accomplissement des rites » (II-70). Exit la laïcité... L’avortement ? Le « droit à la vie » (II-62), rengaine papiste depuis un demi-siècle, voilà bien plus moderne ! L’écologie ? Tâchez bien plutôt « d’accroître la productivité agricole » (III-227). Les écologistes qui n’auraient pas compris... Et passim.

Et puis, et puis, il y a plus grave. Et ce, dès le début de ce traité : « La Constitution et le droit adopté par les institutions de l’Union, dans l’exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment le droit des États membres » (I-6). Ce qui veut clairement dire que la France abandonne sa souveraineté au profit d’une instance supranationale ayant des compétences induites par le renoncement à soi. C’est le principe de la servitude volontaire.

Or une politique de gauche, réellement de gauche, et non socialiste sur le mode Jospin, paraît déjà bien difficile dans un seul pays : comment la croire possible ou pensable dans plus de vingt simultanément ? Le mouvement naturel des pays membres va plutôt vers la droite dans sa version libérale, autant dire dans le sens inverse d’une réelle politique de gauche. Tout contrat passé avec cette Constitution rend impossible une pratique effective de gauche en France.

Deux mots sur cette souveraineté qui génère le souverainisme. Car le personnel politique dominant et leurs domestiques médiatiques prononcent ces deux mots comme autant d’insultes ! La souveraineté populaire est un acquis de la Révolution française. Avant elle, le souverain, c’était le représentant de Dieu sur terre, le roi. Après elle, avec cette Constitution, le souverain deviendrait la bureaucratie européenne qui, seule, dispose (« compétence exclusive », I-13) du droit d’établir les règles de concurrence, de mener la politique commerciale et de conduire la politique monétaire.

Etre souverain, c’est pouvoir décider, choisir, trancher. Or, nous perdons notre souveraineté : comment dès lors mettre en place une politique digne de ce nom si la maîtrise de la monnaie et des échanges nous échappent ? Qui le pourrait désormais ? Rappelons que l’antonyme de souveraineté est dépendance... Le choix paraît dès lors bien simple : la souveraineté pour une politique (française) de gauche ou la dépendance à l’endroit d‘une politique libérale (européenne). La France, la nation, la république ont été confisquées par la droite bien que grandement produites par les Jacobins. Et l’on comprend pourquoi les Girondins d’aujourd’hui souhaitent leur revanche et désirent liquider ce qui reste encore des formes politiques héritées de 1789. Pour conclure : l’empressement de Chirac à dissocier ce référendum d’un plébiscite montre bien l’inscription de ses mandats dans une pure logique de politique politicienne. Comme Mitterrand, auquel il ressemble par plus d’un point. Ces deux-là, tant qu’ils é taient dans l’opposition, faisaient du référendum une occasion de dire « oui » ou « non » au président qui le demandait. L’un et l’autre, d’ailleurs, ajustèrent leur tir en 1969 pour déloger le général de Gaulle des affaires. La régionalisation fut, comme chacun le sait maintenant, un prétexte.

On peut dès lors assumer aussi cette dimension d’un référendum plébiscitaire qui permettrait, certes, de dire « non » à Chirac, mais aussi et surtout, de dire « non » aux libéraux qui, droite et gauche confondues, se partagent le pouvoir depuis Mai 68 : de Pompidou à Chirac, en passant par Mitterrand, Rocard et Jospin, la politique fut libérale, avec changement de degré, certes, mais pas de nature. Il est temps de vouloir moins modifier l’emballage que de changer le paquet-cadeau. Le libéralisme fait l’unanimité contre lui. Faisons de cette unanimité moins une sensibilité vague qu’une force active.

Le « non » de gauche fédère la gauche, la gauche de gauche. Et c’est heureux. Que des socialistes fidèles à l’esprit de Guesde, des communistes tournant le dos aux Matignons sociaux-démocrates, des écologistes fatigués de l’écologie mondaine des ministères, des souverainistes de gauche, la LCR, ou cette gauche libertaire dans laquelle je pense évoluer, se retrouvent unis, voilà déjà une victoire extraordinaire. L’union de la gauche sur un programme de gauche reste une utopie concrète - pour parler comme Ernst Bloch, une idée de la raison fédérative. Pas d’ennemis à gauche si la gauche est réellement de gauche. Et je me réjouis de voir que le désir manifesté par Olivier Besancenot, depuis un certain temps, d’un grand parti de gauche non libéral paraisse de moins en moins utopique et de plus en plus concret.

Messages

  • Je suis d’accord qu’il faut rejeter cette europe libérale à 25. A 25 cela ne peut pas être autre chose qu’un marché. Encore si il n’y avait pas une telle disparité, heterogeneité ; mais là avec ce libéralisme constitutionnel c’est l’alignement vers le plus bas assuré pour les peuples, pour les profits les plus hauts pour les capitalistes, sans qu’on puisse rien faire, justement parcequ’on aura perdu notre souveraineté nationale (vraie fille de 1789), on l’aura échangée contre du vent.

    Donc il faut tout revoir et repartir à zéro, après avoir éliminé l’idée que le libéralisme puisse avoir son mot à dire, puisque par définition-même, il dépouille les peuples, et les livre avec l’Etat (réduit au maintien de l’ordre), aux puissances financières, industrielles, et au marché.
    Il faut se débarasser de tout ce qui est libéralisme, néolibéralisme et les libéraux avec bien sûr.

    Il peut y avoir une union plus réduite, plus homogène sur le plan économique, mais avec la barrière des langues, il faudra des services publics communs, au moins, pour servir de ciment entre les peuples. Et ni acquis, ni souveraineté ne doit être sacrifié, toute modalité de transfert de celle-ci doit être débattue publiquement.

  • merci Michel Onfray pour votre analyse lucide et digne et qui a le mérite d’être claire.

    mary

  • Surtout ne pas entrer dans ce ring géo_économique déja bien ficelé et arrangé aux petits oignons par les puissants. Et que dire de l’entente americano-européenne ? de cet impérialisme débridé
    qui soumet touts les peuples de la terre aux ordres du liberé capitalisme ?
    si j’ai une prière ( hein michel !) à faire c’est au peuple de cette terre, c’est à l’homme sournoisement pris dans les rets serviles du libéralisme, réveillons-nous, amenons la Vie sur cette terre ! bordel !!

    bien à vous, dans la lutte !

    • Je partage votre point de vue. Même si parfois je souris à votre "intégrisme" anti-religieux.Cependant je suis idéologiquement et philosophiquement de votre côté.La Francemontre actuellement qu’elle est leader dans un débat politique que les autres pays n’ont pas.En cela elle dit dejà non à l’immobilisme des idées que le conservatisme favorise.Elle a illuminé l’Europe en disant Non en 1789 et beaucoup de pays l’ont imité.Elle a initié le concept de république universelle et la marseillaise est devenu un hymne de liberté pour beaucoup de peuples oprimés. Aujourd’hui elle doit à nouveau montrer aux peuples européens quelle est le pays de la liberté révolutionnaire , que 1789 est plus important que l’A380 car cette date marque le début de l’Europe des progressistes. La gauche de Jospin et consorts trahit les idéaux trompe la classe ouvrière dont elle n’ose même plus prononcer le nom. M. Lang invite ses fidèles dans un grand hôtel parisien pour starifier le oui.Il n’est pas allé devant une usine, face à des salariés chômeurs, dont il demande les votes. Il a choisi son camp.Cette gauche est inaceptable.Elle conduit au suicide des forces de progrès.Aujourd’hui le mot le plus européen,c’est non ! le plus porteur de libertés c’est non ! le mot victorieux c’’est non ! et M. Jospin dimanche aura une nouvelle fois perdu. Qui s’en étonnera son programme national n’était pas socialiste, son europe non plus.

    • A 23h59 : moi ce qui me fait sourir (mieux vaut en rire qu’en pleurer) ce sont ces amnésiques frappé-es d’une cécité foudroyante qui continuent de faire du lèche-bottes aux religions malgré tout ce qu’elles nous ont fait et nous font encore aujourd’hui) en s’attaquant aux athées sous couvert de tolérance. Et bien c’est bien, 23h59 : sois servile. Sois même la descente de bain ou le paillasson du rat Zinger et de l’Opus Dei et ses copains, si tu le souhaites, mais aies au moins la descence de ne pas t’en prendre à celles et ceux qui ont de la mémoire et qui voient.

      A bon entendeur ...

      Eïnte.

    • Vos sites (patloch, le journal de l’an zero...) et vos discours ("critique" du "démocratisme radical" etc.) sont ennuyeux à mourir, mal écrits, symptomatiques d’un pathos "réactif", "ressentimental", jargonneux et pédants. Régulièrement sur le site bellaciao (coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste : rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de lénine sur le clavier d’un piano steinway ou Bosendorfer...), des "spams" publicitaires invitent le lecteur vers ces sites sinistres... On dirait les vendeurs de journaux du type "le bolchevick" (de la "tendance spartaciste internationale" ou "la forge" (diffusé par un improbable ouvrier pro-albanais en bleu de chauffe) le long d’un cortège CGT du premier mai à l’heure cybernétique ! C’est à la fois pathétique et d’un ridicule achevé. D’autant que tous ces petits cons finiront ternes professeurs d’université ou secrétaire de rédaction d’un torchon publicitaire, continuant leur vie durant à crachoter leur bile "théoriciste" radical sur tout ce qui bouge...
      Misère de l’ultragauche.... Allez voir papa quadrupanni et tonton simon, et foutez-nous la paix tristes puceaux de l’esprit.

    • Ce message est remarquable, un modèle du genre : comparaisons fielleuses, images dégradantes, insultes ( parce que les métaphores, ça va bien deux minutes, ca n’est pas suffisamment violent pour exprimer toute la haine ). Evidemment, pas la queue de poil d’un argument. Mais après ça, il aurait quand même fallu être convaincu de voter oui. Allez, encore un petit effort intellectuel !

  • Bravo et merci pour votre formidable article, enfin nous revenons à la lumière !!!!!!!!!!

  • Michel Onfray verse assez bien dans le lyrisme, et sa plume se veut alerte (à défaut d’être en alerte). Le caractère universalo-démocrato-réformiste de son propos n’en fait pas un nouveau La Boetie pour autant. Notons que ce texte ne contient pas une seule fois le terme Capitalisme.

    « Nous pouvons nous faire plaisir mais ce ne sera jamais un bulletin de vote qui remettra quoique ce soit de fondamental. Pour lutter contre le capitalisme, il n’y a rien d’autre que la lutte des classes qu’elle s’exprime directement sur les lieux d’exploitation ou qu’elle donne un contenu à des luttes contre cette société patriarcale, capitaliste qui détruit et asservit tous les fondements de la vie ».

    C.A Mai 2005, extrait de l’éditorial.

    Stan

    • Vision porno-mystique :

      M’apparaît, de ci de là, sur les murs de la ville,
      une Bernadette de cire en extase devant la virginale Europe.

      Elle pense :
      "Sainte Europe qui nous voulez tant de bien,
      Que VOTRE volonté soit faite.
      Et donnez-nous vite des miracles !"

    • "courant alternatif" nous fait chier, à répéter vingt cinq fois par page de son canard "capitalisme". Ses leçons de catéchisme (capitalisme : pas bien ; libertaire : bien) qui ennuyerait même un enfant de huit ans nous font chier. Allez voir tonton jean pierre, qu’il aille dire à son ex-pote dany la rousse, tout le mal qu’on pense de lui. Et cessez vos spam publicitaires ineptes. Merci

    • A l’attention de 62.**.229.*** qu’apparemment le Capital ne fait pas « chier » contrairement à C.A comme il le dit avec une élégance largement argumentée (c’est vrai quoi, non ?), un simple petit proverbe Mélancho-Buffeto-OBiste : Gérons bien nous mourrons gras au paradis du plein-emploi

      NB : C.A est loin d’être mon « catéchisme », il se trouve simplement que ce texte a pour moi l’avantage d’être concis et clair. Meurci de votre attôntion.

      Stan

    • Capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital - capital ......
      (pour stan)

  • L’article de Michel Onfray développe son argumentation autour d’une série d’antithèses : révolution (1789) / contrerévolution, souveraineté / dépendance et servitude volontaire, laïcité / religion monothéiste , Politique / économisme libéral, jacobin / girondin etc. le non au TCE étant le fil d’ariane du premier terme, le oui du second.
    Certes c’est un procédé rhétorique un peu facile, peu dialectique, dont les réferents sont excessivement liés à notre imaginaire national "franco-français". Cependant dans le débat actuel, qui est une bataille, et une bataille frontale ("classe contre classe" aurait-on dit naguère ou jadis), je dirais que c’est de "bonne guerre", et que cela se déroule avec talent et audace. Le rapport à la "technique", tel qu’un philosophe contemporain comme Bernard Stiegler (mécréance et discrédit 1. la décadence des démocraties industrielles - De la misère symbolique - La technique et le temps) a pu le développer, la question du cosmopolitisme, des migrations de masse, des interpénétrations culturelles, du droit international et de la guerre ( abordée par des historiens marxistes comme Immanuel Wallerstein ou Eric Hobsbawn, ou en France par Etienne Balibar, aussi bien que très présentes philosophiquement chez Jacques Derrida - particulièrement dans : Spectres de Marx, Politiques de l’amitié, Le monolinguisme de l’autre, Voyous, ou chez Giorgo Agamben), la réactualisation de la problématique marxienne du "Capital"( Robert Kurz/ Anselm Jappe et le groupe Krisis) sont certes - à titre de simples illustrations parmi d’autres - absentes de cet article, et plus généralement - à mon humble et très modeste connaissance de son oeuvre - des travaux de Michel Onfray. Cependant que sa praxis philosophique "populaire" et propédeutique, touchant un assez large public, la fraicheur et l’acuité de ses raisonnements, participent d’un renouveau salutaire d’un philosopher authentique ("philosopher c’est apprendre à penser par soi-même" avait écrit, je crois, le vieux Kant) "s’emparant des masses", si je puis risquer un tel énoncé.
    Et donc moi aussi, je dirais "merci Michel", avec une pointe d’ironie, certes, mais aussi avec beaucoup de sincérité et d’admiration.

  • Merci pour cette analyse.
    Pour en finir avec les combines politiciennes, que pensez-vous de l’idée d’un Parlement (français ou Européen) élu sur la base d’un tirage au sort de citoyens candidats se portant volontaires pour devenir député (par exemple un mandat de 5 ans non renouvelable, pour toute personne agée de 25 à 65 ans, assorti d’une formation préalable d’une année...) ?

    Ramon Vasquez

  • Ah bon le libéralisme fait l’unanimité contre lui ?
    Le niveau de vie dans les pays capitalistes a moins progressés que dans les "démocraties populaires"
    A moins que ce soit la liberté d’expression qui soit meilleure dans les pays des travailleurs ?
    Ou alors le respect de l’environnement ?
    Pour le RMI pas de souci les pays collectivistes n’ont pas les moyens de l’assurer à leurs citoyens
    Un Rmiste russe gagnerait plus qu’un "travailleur" russe .
    Alors vaut-il mieux un systéme imparfait ou une utopie au pouvoir ?
    LA religion opium des peuples a été remplacé par des dogmes tout aussi contraignants sauf à risquer d’être "contre-révolutionnaire" .