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IL FAUT REVOIR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS !

dimanche 11 février 2007 - Contacter l'auteur - 104 coms

LE DECRET DE 1950 EST VRAIMENT TROP VIEUX !

de Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble.

Actuellement, le temps de travail d’un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C’est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par une décret datant de 1950. Rendez-vous compte ! Ce qui détermine ce qu’un enseignant doit à la nation date de 56 ans. Il est vraiment temps de se pencher sur un problème aussi lourd de conséquences.

18 heures par semaines ! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d’aussi bons salaires ?

Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ? Il faut peut-être y regarder de plus près. En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu’un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l’époque s’il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité de environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.

Mais que s’est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien ! Alors que pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congés payés en 1956, puis quatre en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteintes au début des années 70 (elle était un droit depuis 1936). Mais ce n’est pas fini, il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service.

C’est au moins un enseignant qui écrit cela vous dites vous, en lecteur éclairé ! Certes je l’avoue, je fais partie de ces privilégiés. Car, comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances ? Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons. D’abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c’est pour les petites vacances (Toussaint, Noël…). Car les vacances c’est pour que les élèves se reposent. Donc notre temps de travail était annualisé. Mais, et les deux mois d’été alors ? Là, c’est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d’ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaire, puis le résultat a été divisé par 12. (Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 € par mois il recevra 24 000 € par an, mais pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais sur 10 mois, soit 20000 € par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 € par mois.) Et oui chers lecteurs les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances.

Oui bon d’accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre ! Eh bien soit, comparons. Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu’on nous prouve le contraire). Mais l’exemple le plus frappant pour moi de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant. Le salaire de départ d’un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd’hui, il n’est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement dit si comme le PS l’a écrit dans son projet le SMIC augmentera de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l’UMP l’a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC. Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation ?

Alors oui le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants ! Mais dans quel sens ? Est-ce en faisant en sorte que devions travailler plus pour gagner autant comme veut le faire M de Robien ?

Mots clés : Ecole-Université / Emploi-chômage /

Messages

  • Super cet article !
    Je suis prof de physique en lycée ; si ce décret est validé plus de 300 euros manqueront (environ 2000 francs pendant neuf mois) sur mon bulletin de salaire à la rentrée prochaine pour une même répartition de classes(heure de première chaire supprimée et heure rajoutée pour cause de classes dédoublées en TP).12,5% de salaire en moins !!
    Je pensais faire partie des gens privilégiés ...comme le pensent beaucoup de personnes.
    4000 EUROS mensuel comme le pense le ministre du budget, on en est loin, même très loin après 30 ans de carrière(tant mieux pour ne pas payer l’impôt selon la Ségolène !...)
    Il faut continuer l’action et mobiliser plus de collègues car visiblement beaucoup d’entre nous semblent satisfaits de leur situation.
    Un vieux prof désabusé

    • Le décret de 1950 devait etre conservé.

      Il vient d’etre détruit par Robien.

      Les grands medias, chiens de garde du capital, ont réussi a dresser une large partie de la population contre les enseignants.

      Le temps de travail des enseignants est a l’instar des temps de travail de tous les salaries, une question de lutte entre l’employeur et les salaries.

      Le problème est que les syndicats enseignants ont "oublié" la lutte des classes, et que cette large partie de la population, complètement abrutie par TF1, est en train d’assister sans réagir à la mise a mort de l’ecole publique.

    • Le problème des syndicats est de convaincre qu’il faut se syndiquer et suivre les mots d’ordre de lutte. Comme responsable syndical, je vois de plus en plus de jeunes qui ne se syndiquent pas et de plus en plus de jeunes et moins jeunes qui ne font pas grève, ne serait-ce qu’une journée, pour ne pas voir leur salaire emputer parce qu’ils n’en ont pas les moyens. Laurent explique très bien la situation qui ne cesse de s’agraver. Et encore, il ne parle pas de l’agravation des conditions de travail en zône difficile. Nos gouvernants, de "gauche" et de droite ont réussi à faire croire à la majorité des français que nous étions des nantis. Et puis, il y en a que ça défoule de taper sur les profs...

      JMH

      NB : Malheureusement, je n’ai pas pu mettre en ligne les deux graphiques de son article original qui résument bien ce qu’il dit.

    • Veuillez m’excuser à l’avance, mais les enseignants se trainent une certaine réputation qui a la vie dure, dont je voudrais sans langue de bois que vous me disiez si c’est vrai ou faux :

      on dit que vous utilisez d’une année sur l’autre les mêmes cours, pour une même classe d’âge (les 6 è, ou 5è, ou seconde,... etc), que donc votre travail consiste seulement en heures de cours et corrections des copies. Que répondez-vous à ces gens ??? Comme vous l’avez écrit dans votre article, la durée totale de vos vacances est mise à dure épreuve aussi.

      Je découvre vos salaires, et la façon dont c’est calculé, c’est pas cher payé. Je comprends votre morosité. Et en plus votre métier a changé, notamment dans le relationnel avec les élèves. Je retournerais bien à l’école.

      C’est quand même bien d’en parler, pour faire tomber les idées reçues, et faire découvrir un très beau métier, malmené par des gens qui ont quelque intérêt à pratiquer cette casse.

      Je suis toujours émerveillée de voir en Afrique, des enfants boirent les paroles du maître. Il y a quelque chose de magique dans l’enseignement. Merci à vous.

    • "on dit que vous utilisez d’une année sur l’autre les mêmes cours, pour une même classe d’âge (les 6 è, ou 5è, ou seconde,... etc), que donc votre travail consiste seulement en heures de cours et corrections des copies."

      Je ne dis pas que certains ne le font pas mais ils sont minoritaires. Les cours sont revus en fonction de ce qui a "marché" ou pas "marché" l’année précédente et vu avec les collègues de la même matière. Pour les matières expérimentales, les TP sont améliorés d’année en année, on en crée de nouveaux, etc. Nous avons de plus en plus de réunions de tous types et notamment à caractère pédagogique, d’harmonisation... Les programmes changent tous les 5 ou 6 ans et sont remodelés presque chaque année.

      Bref, si ceux qui cassent du sucre sur les enseignants faisaient ce métier rien qu’une semaine, je crois qu’ils changeraient vite d’avis.

      Non, il ne faut pas croire, on bosse...

      JMH

    • Il est vrai que le ministre, depuis des mois, s’évertue à mettre en cause le professionnalisme des enseignants : et je te définis la méthode de lecture (« Non à la méthode globale », beaucoup de bruit pour rien, cette méthode n’étant nulle part mise en pratique), on remet ça avec le calcul mental, puis avec la grammaire… tout cela pour tenter de faire porter aux enseignants la responsabilité des carences de l’Education Nationale, et aussi (surtout ?) pour discréditer les enseignants aux yeux des parents : diviser pour régner.

      P.S. aux profs qui interviennent : pouvez-vous être plus rigoureux sur l’orthographe, vos contributions n’en seront que plus crédibles…

      Francis G de Quincy

    • CHER FRANCIS...

      ...ne te montre pas trop sensible aux questions d’orthographe et concentre toi sur l’essentiel... Je sais que c’est le sujet du week end pour les médias, après le duo Ségo/Sarko. Est-ce que çà empêche de se comprendre que de mettre un "t" à abri ou d’écrire souterrain avec un seul "r" ?

      Les trucs de batteleur du sieur Robien ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir...
      Les conservateurs continueront de faire leurs petites collections de "travail mort"...

      Mais nous qui vivons et nous exprimons, serons encore sujets aux traitrises du "s" placé trop prés du "z" sur le clavier, ou d’une machine qui va plus vite que nos vérifications, ce qui fait qu’on s’aperçoit toujours trop tard qu’on a commis des erreurs...

      Allez ! Une ’tite coupe de Rosé des Riceys pour toi et à te lire !

      NOSE DE CHAMPAGNE

    • quasiment impossible d’utiliser les memescours d’une années sur l’autre car finalement peu d’enseigant ont un poste définitif donc ils changent de niveau assez souvent.

      de plus les programmes évoluent au rythme des ministres de l’éducation national et des décrets donc les contenus changent réguliérement ... ainsi que la façon d’aborder les apprentissages.

      les bulletins trimestriels actuels ne sont sont pas non plus fidèles au souvenir que nous en avons ... toutes les compétences y sont détaillés et décortiqués.

      les bulletins que ma femme élabore comportent 4 pages et en 2 exemplaires différents puisque ell a deux nieveau ( cm1 cm2 ) ( et se n’est pas un exces de zéle c’est ce qu’on lui demande ) par contre ces bulletin doivent êtres élaboré par l’enseignant .... le rectorat ne fourni pas de modèle !

    • Cher Nose,

      Une vielle déformation professionnelle héritée de mon premier métier, bien que je l’aie quitté il y a plus de trente ans !...

      Mais on est bien d’accord, personne n’est à l’abri, l’essentiel est le fond… et mon P.S. ne méritait pas tant d’attention…

      Avec ce qu’on nous prépare, notamment en matière de réduction des effectifs des fonctionnaires, de « salaire au mérite »,… y en a qui vont en ch… des ronds de chapeau… a moins que Marie-George ne soit élue présidente !

      Et si je parle des divisions entretenues à coup d’élucubrations de Robien, c’est qu’en tant que « vieux jeune parent », je me rends compte du boulot qu’on a devant nous pour faire comprendre aux parents et aux enseignants leur communauté d’intérêts.

      C’est avec plaisir que je m’en vais trinquer avec toi, mais je resterai sur le trottoir : depuis hier soir (pb technique certainement dû aux 400 et qq commentaires), il m’est impossible de passer la porte du Fou de Bassan – pourtant j’entends qu’on y discourt encore -.

      P.S. Tu ne sembles pas avoir eu mon commentaire sur ton blog chez MGB (suite à l’article sur la fiscalité).

      A tout de suite,

      Francis G de Quincy

    • "ne te montre pas trop sensible aux questions d’orthographe et concentre toi sur l’essentiel"

      Cher NOSE,

      Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il faut, avant tout, s’attarder sur le fond et que tout le monde fait des fautes d’orthographe ou de frappe. Mais un texte bourré de fautes décrédibilise quelque part son auteur. On ne voit que difficilement ses propres fautes. Alors, on peut, soit se faire réviser par quelqu’un d’autre ou utiliser un correcteur orthographique. Et c’est tout de suite mieux.

      JMH

    • EFFECTIVEMENT...

      Je n’ai pas eu ton commentaire et je n’arrive d’ailleurs pas à trouver les commentaires sur mon blog-MGB... peut-être parce que je n’ai pas installé de liens, ou quoi... Mais dans ce type de blog, on devrait nous "livrer tout équipé", parce que moi, ces questions techniques çà me dépasse...

      En tout cas, bien fraternellement

      NOSE

    • "on dit que vous utilisez d’une année sur l’autre les mêmes cours, pour une même classe d’âge (les 6 è, ou 5è, ou seconde,... etc)"
      Je ne sais pas si vous suivez bien les réformes ! Mais il est rare qu’un même programme soit appliqué plusieurs années de suite !
      Cela fait la fortune des Editeurs. De beaux bouquins neufs qu’on ne pourra revendre à la fin de l’année aux copains car le programme sera obsolète, vieux et périmé. Hop !poubelle !
      De plus les Profs sont sensés faire 18H, comme hurle la Télévision. Mais, cette fausse information oublie d’abord que ce sont 18 h de cours. plus les réunions, les concertations parfois jusqu’à 21h.
      En physique chimie suppressions des préparateurs, les Profs font aussi la vaisselle du matériel. Et des tonnes de copies à corriger, des préparations bien sûr.
      RESULTAT 44H de travail effectif. MAIS CA PERSONNE NE LE CLAME.
      CLAUDETTE

    • S’il fallait refaire tous nos cours tous les ans, le temps de travail serait à calculer autrement.

      D’ailleurs serait-il utile de tester du nouveau sur chaque cohorte ?

      Mais rassurez-vous : rien n’est jamais réutilisable tel quel. Ne serait-ce que parce que maintenant, on va de surprise en surprise concernant les niveaux et besoins réels des élèves

      NB : J’exerce en collège !

    • ça c gentil Laurent faut dire les CRS se prennent pour des humanitaires, et peu ont idée aujourd’hui de la traversée du désert dont le pire est la surdité au manque d’absolu, aujourd’hui c comme ça, ne désespérons pas le rézo est là, on est là

    • La disparition de certaines heures de 1ère chaire est un coup bas porté au moral des enseignants qui militent pour une juste reconnaissance de leur investissement auprès des élèves.
      L’éducation nationale ne peut faire l’économie d’une réelle prise en compte du travail réalisé hors du temps de vis à vis pédagogique et de son évolution à travers les années (1950 c’est loin ! ).
      Bientot le syndicat d’enseignant auquel j’appartiens (il y en a qui se préoccupent des conditions de travail même dans l’enseignement !) fera un état des lieux assez précis et réel (environ 10000 enquêtes auprès de collègues). Les résultats seront communiqués dans la presse nationale dans le second semestre 2007.
      Dans ce domaine on peut voir le tout et son contraire, seule une réelle enquête fiable et portant sur un panel significatif donnera des éléments d’appréciation de nos pratiques si contestées.
      Pierrick777

    • Bonjour,
      Il faudra relire les bulletins officiels de l’histoire géographie car il me semble que vous avez oublié au moins deux changements de programme dans toutes les classes du lycée depuis 1995. Sans compter les modalités de l’épreuve du bac qui pour la même matière ont déjà été modifiées deux fois. Désolé.

    • Bonjour. Où en est cette enquête ? il ne me semble pas en avoir eu l’écho dans la presse... ni dans les revendications syndicales lors des journées d’action.
      NS

    • Bonjour,

      je suis un prof d’origine arabe maghrébine au milieu de l’afrique du nord en dessous de Marseille un peu vers la gauche, alors je vais essayer de pas faire trop d’erreurs d’orthographe, parceque j’ai fait mes études là-bas au bled. Aujourd’hui je suis prof depuis 20 ans déjà en France. Je n’ai pratiquement pas de vacances car ma discipline traite de la technologie, de l’évolution, des enjeux, des impacts du monde technique entre autres et nous, profs de techno, devons personnaliser, adapter, recycler, recalibrer, rectifier, réviser, améliorer, enrichir, updater, mettre à jour, mixer, jauger, reformater ... en permanence nos cours, nos supports, nos ressources. C’est pas loin du 24/24 et 7/7 sans éxagération (si mais vraiment pas grand chose), seuls l’usure, la désillusion et le réalisme nous remettent sur la voie du travail légalement exigible (la passion du prof technologue nuit gravement à sa santé et aux grilles d’horaires à respecter selon le salaire perçu). Je rigole bien entendu, mais pas tand que ça, je peux avoir des semaines à 40 heures effectives de travail (18 face aux élèves le reste au bahut, chez moi ... à faire les magasins pour le taf, à surfer sur internet pour le taf, à faire des réunions pour le taf, à corriger, synchroniser, sauvegarder, agencer, installer, désinstaller, réinstaller, programmer, plannifier, synthétiser, me faire xxx etc.) On ne compte plus ou pas, et si on comptait pour s’en tenir à ce que l’on doit, la m...e dans laquelle nous sommes aujourd’hui paraitrait un havre de paix par rapport à là où nous en serions, croyez le ou non.

      Faut arréter ... heureusement que vous nous avez ! Vous ne savez pas votre chance.

    • "décrédibilise quelque part son auteur" ...
      N’y a pas que les fautes d’orthographe ! qui sont svt pures étourderies ou fautes de frappe. Ce "quelque part", c’est où au juste ? Je n’y vois, moi, qu’une faiblesse d’écriture, donc d’esprit, de celui qui répète les formules à la mode sans se demander une seule seconde ce que cela signifie. Je précise : rien.
      Quant au verbe ’décrédibiliser’ ... no comment !

    • Merci pour ce message ! j’enseigne en LP industriel depuis plus de 20 ans ; votre semaine de travail ressemble assez à la mienne : biotechnologies : des programmes qui changent régulièrement, des cours à remettre à jour ; des élèves différents qu’il faut apprivoiser à chaque fois ! bref ! peu de repos de septembre à juin ! juillet, août, un peu de relâche mais la rentrée s’annonce vite ! on recommence !
      Le mépris croissant de nos concitoyens pour notre profession ne doit pas prendre la place de la passion et de la foi que nous mettons à chaque heure de cours au service de nos élèves !

  • Bravo pour cette article que j’aimerai pouvoir diffuser dans mon collège un de ces jours ! Je suis représentant syndical SNES-FSU et j’apprécie vraiment le travail d’explication fait par Laurent Tarillon.

    Alors puis-je faire du copier-coller ?

    Un prof qui ne renonce pas

    PS : un prof qui ne renonce pas non plus à voter...... pour Marie Georges Buffet car c’est de loin la candidate la plus engagée du côté des enseignants (je lui ai serré la main jeudi lors de la manif parisienne, j’ai aussi serré celle de Besancenot mais j’ai vraiment un faible pour cette candidate qui tranche avec la manière spectacle de faire campagne des autre candidats).

  • aujourd’hui on casse l’école publique et les enseignants, il y a pas si longtempts on cassait la poste et ses fonctionnaires, je ne me souviens pas du nom du ministre qui l’a fait mais je crois bien qu’il était socialiste ! dommage et on continue avec les autres services public, les hopitaux, les impôts EDF GDF ect ...et bientôt il n’y aura plus aucun service public et que feront nous la révolution
    c’est vrai lorsque je vois que dans l’école de ma petite fille les enseignants ne font pas grève ou alors 2 sur 12 , les anciens qui se sont battus au risque de leur vie doivent se retourner dan s leur tombe
    il faut se lever , "les seuls hommes vivants sont les hommes debouts"

  • Vous oubliez de compter les 2 semaines de repos tous les 6 semaines de travail.
    Regardez aussi les salaires des personnes de l’industrie avec des professionnels qui se retrouvent au SMIG. Vérifiez aussi les salaires des "bac + 3" dans ces entreprises.

    • Niveau de recrutement minimum : licence (3ans) + concours (un an au minimum) + stage de formation (un an), soit bac + 5...

      PS Le calcul sur dix mois ne valait que pour les heures sup ; depuis il est encore moins avantageux. Un heure sup de prof revient à l’employeur environ la moitié d’une heure normale !!!
      Contre 125 % en général pour une entreprise.

    • Bac + 5, pour un prof, non tout de même. Il n’a pas le niveau master ou DEA.

      Mais quoiqu’il en soit, on assiste effectivement à la casse de l’Education nationale, par une stratégie pourrie : monter les parents et les jeunes contre les profs...ça m’écoeure bien que je ne sois pas prof.

      Ils avaient utilisé le même principe pour casser la Sécu et tous les services publics : monter les usagers contre le public.

      Alors, une seule solution : l’EGALITE entre TOUS les salariés, contre la finance et les vendus au libéralisme.

      A toute la gauche de faire un travail pédagogique en démontant le mécanisme qui nous veut du mal.

    • 2 SEMAINES TOUTES LES 6 SEMAINES ?!

      Calendrier 2007 :
      - septembre-octobre : 8 semaines -> 11 jours de congés-élèves, parmi lesquels 2 samedi-dimanche pour la Toussaint ;
      - novembre-décembre:6 semaines -> 16 jours de congés-élèves, parmi lesquels 3 samedi-dimanche pour Noël ;
      - janvier-février : 7 semaines -> 15 jours de congés-élèves, parmi lesquels 2 samedi et 3 dimanches pour "Mardi Gras" ;
      - mars-avril : 5 semaines -> 15 jours de congés-élèves, parmi lesquels 2 samedi et 3 dimanche pour Pâques ;
      - avril-mai-juin-juillet : 10 semaines et demi.

      La réalité, c’est donc un rythme moyen de 7 semaines de travail pour 10 jours de congé.

      Mais la charge mentale que représente des classes de 23-24 élèves en moyenne, avec un esprit toujours occupé y compris pendant les vacances où on se documente, constitue des dossiers ou des "collections" à présenter aux élèves au retour, etc. tout cela pendant 38 à 40 ans qui le chiffre ?
      C’est autre chose que la responsabilité de parent d’un, deux ou trois enfants...
      C’est autre chose que la responsabilité d’une équipe à qui il suffit de définir des objectifs de production...
      C’est une préoccupation incessante pendant toute une carrière... et une usure, d’autant plus grande que les jeunes nous arrivent dans un état de plus en plus abimé par la société actuelle.

      Essayez de comparer des "échantillons" réellement comparables et vous comprendrez, si vous avez vraiment le souci de comprendre, que le temps de travail des enseignants est beaucoup plus considérable que ce que l’on chiffre en général !

      NOSE DE CHAMPAGNE

    • tres exactement .... pour etre enseignant c’est bac +5

      le salaire de base est de a peu pres 1500 euro en debut de carriere avec pour seul espoir d’evolution : une inspection tous les 4 ans ou le salaire augmente en fonction de la sacro sainte note ... en moyenne d’une quinzaine d’euros.

      je suis moi meme créateur d’entreprise et ma femme est enseignante et je peux vous dire qu’elle travaille autant que moi, car en plus des corrections que vous évoquez il faut monter des projets pédagogiques et recevoir les parents voire rencontrer les psychologues et autres assistantes sociale qui suivent les enfants (malheureuseent cas de plus en plus frequent )

      bref à la vue de tout ça ... on peut considerer que les enseignants n’ont plus un statut privilegié loin de là.

      Nous ne nous etendrons pas sur le fait que les jeunes diplomés sont envoyés directement dans des "zones sensibles" avec en plus un poste de directeur puisque l’attribution des poste se fait à a note d’inspection et qu’un jeune sortant démarre avec une note de 10/20 et que les anciens ne veulent surement pas s’encombrer d’une direction ni d’un travail dans un millieu désagréable ...voire dangereux .

      à mon sens ... le seul "avantage " que les enseignants ont c’est le fait d’etre sur d’avoir un salaire " à vie " ... comme tous les fonctionnaires. Ceci dit de plus en plus de jeunes enseignants quittent l’education nationnal pour rentrer dans le privé ce qui, il y a quelques temps était impensable !

      enfin être devant 30 élèves 6 heures par jour ( pour les enseigants du primaire ) en "représentation" puisque c’est le professeur qui anime la classe est assimilable à un travail d’acteur à qui on demanderait de jouer sur scène 6h par jour ( impensable ).

    • Formidable, je viens de découvrir que je suis Bac+8 !

      Jugez plutôt : Bac + un an en Math Sup’ + deux ans en Math Spé + un an au service militaire + un an de préparation d’un concours pour entrer dans une administration (ouf ! sauvé) + deux ans en IUT + un an de formation professionnelle (à la fin, il faut bien apprendre un métier) ... CQFD

      Informaticien, je bénéficie souvent de formations dans le cadre de mon travail, mais je vous en fais grâce, sinon je risque de dépasser Bac+12...

    • qu’importe le flacon, mais l’ivresse, l’ivresse, et jeunesse à cent pour cent de tes chevaux hénissants... BAC + 8, avec ou sans assurance vie ?
      Histoire belge : à la douane, au dessus de Dunkerque : "vos diplômes, alors ? ", Plômes, dit plom...
      Amitiés aux renégats, c notre boulot !

    • Bonjour,
      De mon point de vue (informaticien, formateur d’adulte, toujours dans le privé et dans la prestation de services aux entreprises, donc à leurs dirigeants, cadres et employés administratifs) je pense qu’il est impossible de comparer les métiers de cadre dans la fonction public : l’enseignant est cadre mais n’encadre pas, et les cadres dans le privé : ils encadrent une équipe et sont souvent responsabilisés sur le résultat de celle-ci, avec les avantages et inconvénients qui vont avec.
      Une très grande différence à noter entre privé et public est le statut : un enseignant en fin de carrière aura obligatoirement évolué d’échelon (et j’en suis heureux pour lui !) maintenant dans le privé les contextes économiques font que de nombreux salariés auront subi quelques accidents de parcours qui auront souvent remis en cause son évolution de salaire : comparer le salaire de départ du privé et du public n’est donc pas opérationnel : nous vivons depuis longtemps un contexte de chomage de masse qui casse de nombreuses personnes.
      Une très grande différence encore à noter entre privé et public est le type ’d’entreprise’ : le public est une administration comparable à la grande entreprise ; le privé c’est d’un côté la grande entreprise, avec des syndicats, des ce, des avantages acquis (rtt, etc.)) et d’un autre les pme voir tpe et là plus de syndicats, plus de rtt, et des salaires très inférieurs. Ce qui ne veut pas dire que ce type d’entreprises soit obligatoirement un calvaire, mais de toute évidence rien de comparable ! même si ses composants sont bac+5 !
      tout cela pour dire que :
      Le débat ne devrait jamais s’engager sur ce terrain : un service public d’enseignement se doit de ne pas être soumis aux containtes du marché ; ne pas être soumis à la rentabilité qui en matière d’éducation est une catastrophe : le statut public est nécessaire à votre fonction.
      La charge de votre métier est lourde elle est mal considérée. Il faut défendre votre statut. Mais ne vous comparer pas au privé. Cela n’a pas de sens !

    • Beaucoup d’etudiants qui passent le capes, et a fortiori l’agrégation, ont déjà un master 1 (maîtrise), voire un master 2 (dea)....

    • En effet de plus en plus d’enseignants ont un Bac +5 Master ou DEA. Pour ma part DEA et 3 années en qualité de thésard (allocataire de recherche et moniteur d’enseignement supérieur) devenu enseignant du secondaire (CAPET) faute de postes en université.
      Arno

    • Concernant la personne qui prétend que les enseigants n’ont pas le niveau Master ou DEA, c’est mon cas. Je suis professeur certifié et titulaire d’un DEA.
      Et si je n’ai pas l’agrégation, c’est précisément par MANQUE DE TEMPS LIBRE !
      Désolée de casser encore vos a-priori.

      C’est vrai que lorsqu’on est taillée pour la recherche, que l’on fait des cours réactualisés chaque année, et que l’on supporte tous les jours des propos globalisants et diffamatoires du genre : vous ne vous renouvelez pas, vous n’avez tout de même pas le niveau BAC = 5, que vous avez trop de temps, que vous avez trop de vacances.. ça devient un peu lourd.
      Il est temps que les clichés tombent et que l’on nous paye correctement et que l’on reconnaisse les difficultés de ce métier.

      Comme dit un des internautes, je crois fermement que la société fait payer aux enseignants actuels les diverses frustrations générées par les générations qui nous ont précédées (ils aiment bien ça taper sur le prof) certains enseignants ont en effet suscité à une époque des jalousies qui sont hors-de-propos aujourd’hui compte tenu de la réalité de notre quotidien. Mais les a-priori ont la vie dure.
      ML Boulogne.

    • Désolée de contredire ce monsieur, mais les enseigants n’ont pas de RTT.

    • TOUS les étudiants qui passent l’agreg externe ont bac + 4 : c’est, si je me souviens bien, la condition pour pouvoir s’inscrire à l’agreg. Et comme la préparation de l’agreg, c’est une année pour le moins intense ... on commence à atteindre bac + 5

  • La réalité est bien différente :

    le métier d’enseignant est le seul qui permette d’avoir deux activités voire trois.
    donc le salaire doit être multiplié par deux ou trois pour faire une comparaison ou le temps de travail réel calculé sur l’année.

    Aucun enseignant honnête ne peut prétendre qu’il travailler plus de 45 h par semaine sur l’année.
    Au maximum un enseignant consciencieux et débutant travaille 45 h pendant les 28 à 38 semaine de cours à 18 heures par semaine soit 504 à 684 heures devant élève ou en ajoutant copie préparation réunion pédagogique, décharges diverses 1260 à 1710 h .
    c’est cela la réalité et même si le stress, les classes surchargées... comptent les enseignants sont avec les religieux ceux qui vivent les plus longtemps qui peuvent le plus s’occuper de leurs enfants, avoir de nombreuses activités parallèles. Pour finir en souriant j’ai moi même (enseignant pendant 20 ans ) toujours apprécié de savoir que M Lang était resté ministre et enseignant à temps plein.
    B Mellac

    • Lang était prof dans l’enseignement supérieur, et là, effectivement, c’est une autre paire de manches, je crois qu’un agrégé de droit a 5 heures de cours par semaine. Rien à voir avec un prof de techno dans un collège, par ex, 18 classes, 18 à 21 heures par semaine.

      Faites en plus le calcul des heures pour les préparations et les corrections de copies, les sujets de copies se multipliant avec le nombre de classes, n’est-ce pas ?

      Mettez-y aussi la recherche en labo, la disposition des salles de travaux pratiques, l’organisation éventuelle de déplacements en PME ou grandes institutions.

      Ajoutez la préparation et la présence en conseils de classe, le soir après les cours, bien sûr, parfois avec la responsabilité desdits conseils.

      Quant à moi, les précisions de Laurent Tarillon sur le décret de 1950, je les trouve à tous points de vue, tout simplement remarquables. Monique renouard.

    • Une précision : un agrégé enseignant dans le supérieur (PRAG), "doit" 384h par an, soit 12h par semaine.
      Les charges administratives étant ce qu’elles sont (mise à jour des programmes, relation entreprises, stages, responsabilités de formations, ...), 12h par semaine à la fac, si on fait bien son boulot, valent très largement 18h par semaine (ou 15h) en collège-lycée. Il suffit de demander l’avis de ceux, nombreux, qui sont passés du lycée au supérieur.
      Mathias.

    • Il est vrai que certains enseignants peuvent être un peu plus près de leurs enfants. Pas de jalousie. Ce devrait être le cas de tous les travailleurs.

      Le couple Mitterrand-Maurois en 81 avait promis d’alléger et d’aménager le temps de travail de tous pour se rapprocher du rythme des enfants. Toutes choses étant égales par ailleurs, stabilité, rémunération, etc.

      Le capitalisme galopant nous a bien ri au nez. Alors, de la lucidité, camarades.

    • Unknown,

      Je suis une enseignante "honnête" et je ne connais AUCUN enseignant qui ait deux ou trois activités. Alors si vous commenciez par montrer l’exemple ?

      La réalité est que vous ne savez pas ce qu’est enseigner. Enseigner implique de s’informer, de lire (beaucoup, énormément), de se tenir au courant de l’état de la recherche dans sa discipline, de visiter pendant les prétendues vacances des lieux, des musées, des châteaux, etc. à faire ensuite visiter aux élèves, de digérer tout cela et de le transmettre pour que ce soit compris et assimilé.

      Enseigner est un métier épuisant. 30 élèves durant 18 heures c’est comme si un acteur donnait 18 heures de représentation par semaine. C’est tout simplement impensable. Mais en plus il faudrait que cet acteur explique au public ce qu’il dit et que le public comprenne.

      Si vous pensez réellement qu’on ne fait rien dans nos classes, alors, rejoignez-nous !

      La réalité est qu’on oublie souvent que pour pouvoir enseigner, il faut en savoir beaucoup. Et pour en savoir beaucoup, encore faut-il avoir le temps de s’instruire. Si les parents, les politiques, etc. ne nous laissent pas ce temps là qui nous permet d’accéder à la connaissance, alors il ne faut pas qu’ils s’étonnent de voir arriver des élèves ignorants. Depuis que j’enseigne (plus d’une décennie), mon temps de travail n’a cessé d’augmenter (tâches administratives, réunions multiples, augmentation du temps passé dans les transports entre deux ou trois établissements, etc.), heureusement qu’il y a les vacances pour lire des livres et des revues dans ma discipline !

      Causette.

    • L’agrégation de Droit est différente des autres, c’est l’aboutissement de la carrière du supérieur, alors que les autres en sont plutôt le début.

    • Curieux ce type de raisonnement ! Les enseignants peuvent s’occuper de leurs enfants : il serait juste de les en empêcher ; les enseignants peuvent prendre quelques jours de vacances : il faut y mettre un terme ; les enseignants vivent âgés : il est urgent de faire baisser leur espérance de vie ; ils ont une relative sécurité de l’emploi : finissons-en lau plus vite. Et j’en passe !
      Pourquoi chaque point positif excite-t-il une telle haine et un tel esprit de revanche ? Au contraire, il devrait en être de même pour tous les travailleurs. Pourquoi vouloir aligner tout le monde vers le bas ?

      Cela dit, je travaille plus de 40 h par semaine (chronométré montre en main sur plusieurs semaines, histoire d’en avoir le cœur net).
      Quant aux petites "vacances", pour ne citer que les prochaines, elles seront en partie consacrées à la correction d’examens blancs que les élèves effectuent les trois derniers jours avant leurs vacances. C’est sûr, je les corrigerai face à la Méditerranée dans mon mini fourgon camping car ! avant de m’attaquer à des préparations (dans mon camping car toujours !). Voilà ce qu’est une vie de prof ! avec des avantages et des contraintes qui sont de plus en plus lourdes.

      Murielle - Enseignante.

    • l’année n’est certes pas terminée, mais au premier trimestre, j’oscillais entre 62 et 65h. Cela ne pouvant pas durer, j’ai levé le pied au maximum, mais je ne parviens pas à descendre sous les 45h...et oscille entre 45 et 50h . Je suis PE (instit) en première année. J’ai aussi bossé dans un magasin à 50h semaine, c’était beaucoup moins fatiguant.
      J’ai demandé à tous mes collègues, les jeunes entrants dans le métier sont logés à la même enseigne, quant aux anciens, ils tournent à environ 40h hebdo minimum.
      Pour avoir vécu les deux, il me semble que le décalage est trop grand pour pouvoir être compris. Il faut l’avoir vécu pour s’en rendre compte.
      c’est pas demain la veille !!!

    • Tu as bien raison
      Les enseignants, y’a rien de pire

      Z’ont trop de privilèges
      Une bonne vingtaine de gosses qui z’ont tous jour, c’est pas un boulot, c’est rien que du plaisir... sont tellement mignons

      Plein de vacances, trop bien !
      En plus, z’ont même pas besoin de les poser... leurs vacances ! En même temps que les gosses ! Tout plein tarif !

      Font des horaires de choix, 9h00-12h00, 14h-17h
      Rentrent chez eux, et se la coulent douce, ils n’ont jamais de réunions, ni avec les parents, ni avec les collègues, ni avec les élus locaux.

      Ben oui, y bossent (enfin, "bossent", bien grand mot !) avec des gosses, rien à préparer, ça se passe tout seul une journée de 6 heures, c’est bien connu.

      Et puis, ils sont seuls dans leur classe, ils font ce qu’ils veulent, personne pour leur dire ce qu’ils ont à faire : pas de programmes, pas de hiérarchie pour donner des ordres et contre-ordres, pas de parents, pas de pression... pas de stress ...d’aucune sorte.

      Donc du coup, sont franchement pas à plaindre au niveau salaire... ni à aucun niveau d’ailleurs... à rien faire comme ça, c’est pas humain !

      Ah ! Si je n’étais pas déjà enseignante, eh bien je choisirais ce métier-là.
      Maintenant que je le suis, hum... tout bien pesé, je ferais bien autre chose.
      Le mépris, ça va un temps mais, c’est usant à la longue.

  • Dans une entreprise : le privé , il y a une obligation de résultat puis si l’entreprise va mal c’est le licenciement.

    • Chère Madame ou cher Monsieur du message sur l’entreprise, le privé, l’obligation de résultat et le licenciement, bel amalgame !...

      Une obligation de résultat n’a de sens en français qu’avec un complément :

      - une obligation de résultat, oui, mais de QUOI ?

      - autre exemple de formule creuse : il est interdit d’interdire sans complément d’objet direct, n’a aucune signification.

      Monique Renouard.

    • Bonjour,

      Et que dire des enseignants du supérieur ?
      Maitre de conférences, bac+8 ou 9 plus généralement 1 à 3 ans de stage postdoctoral, ceux qui ont la chance de décrocher un poste avec la pénurie de moyens actuelle, s’ils ne "perdent" pas de temps, se retrouvent fonctionnaires 10 ou 12 ans après le bac...
      Le salaire des MC ? Plus élevé que celui des agrégés, certes... au départ... mais, la thèse et les postdocs ne sont pas bien considérés, voire pas considérés du tout, pour le calcul de l’ancienneté... ce qui fait que, à bac + 10 ans, un MC est souvent moins bien payé qu’un agrégé...
      La charge de travail ?
      Du côté recherche comme du côté enseignement, une charge administrative de plus en plus lourde... fastidieuse... je ne développe pas, j’y passerai des plombes !
      On a choisi notre métier, chacun ses raisons, la sécurité de l’emploi, l’autonomie, l’enseignement, la recherche... mais de plus en plus, on se pose la question : plus de travail, plus de travail administratif, moins de pouvoir d’achat, ... : comment les jeunes peuvent encore être attirés par le métier d’enseignant chercheur ?
      Mathias.

    • Bonjour
      Avez compris le sens du message de votre interlocuteur ?
      si oui : pourquoi ne pas répondre sur le fond : il y a matière.
      si non : je pense que ce n’est pas la qualité de son français qui est en cause mais plutôt votre incapacité à essayer de comprendre son point de vue et de là à répondre sur le fond plutôt sur la forme.
      Une question personnelle : vous êtes enseignante ?
      si c’est le cas votre pédagogie est à revoir !!!
      Cordialement
      Vous aurez compris que je n’ai rien à voir avec le messager précédent.
      Philippe Leroy

    • La PME qui n’a pas son carnet de commandes suffisamment rempli, ne fait plus de bénéfices, etc. peut être amenée à de véritables licenciements ECONOMIQUES. C’est un vrai problème et un vrai défi pour les années à venir que de le résoudre.

      En revanche, les grandes entreprises cotées en bourse, n’ont pas les mêmes soucis. Les profits sont tels et dans une logique d’immenses transactions, que licencier ou délocaliser, n’est plus directement en rapport avec ce que l’on peut dénommer une obligation de résultat.

      A l’instar du réchauffement climatique, je pense que si on ne trouve pas de solution, pour d’une part, préserver l’emploi dans les PME, d’autre part, le garder dans les grandes entreprises, on peut frémir de quoi demain sera fait.

      Monique Renouard.

    • Dans une entreprise on vous paye vos heures supplémentaires, vous pouvez toucher un treizième mois et si vous être productif vous pouvez avoir des primes intéressantes etc... Nous on a pratiquement rien de comparable. On n’a pas de tiquets resto pour nos repas, on n’a pas d’arbre de Noël pour nos enfants. Vous voulez que j’en rajoute ?

      ML Boulogne

  • Bravo ! Voilà les choses dites clairement. Les syndicats feraient bien de s’inspirer d’une démonstration aussi claire.

  • Bonne mise au point.
    Il faut preciser que la plupart des salaries du ministere de l’education sont dans la meme galere : les chercheurs et enseignants du superieur debuteront eux aussi au SMIC ou a peu pres, d’ailleurs, apres 10 - 12 ans d’etudes et de CDD...
    Priorite a l’education...

  • Et puis, les enseignant font partie des rares (seuls ?) employés qui doivent acheter leurs outils de travail : stylos, cahiers, classeurs, carnet de notes, livres, documentation et mantenant ordinateur ... Le liste n’est pas close.

  • Et si on parlait des instits... (soit disant professeurs d’écoles...)

    27 heures / semaine avec les élèves
    Toutes les réunions en bénévolat (parents, équipe, projets multiples...)
    Multidisciplinarité, classes à souvent plus de 25, multi-niveaux...

    Il me semble qu’eux sont encore plus loin des ajustements dont vous parlez avec raison.

    • Justement : moi, instit, je dis haut et fort que je suis à plus de 57 heures par semaine !

      5 heures de préparation chaque soir ! Sinon le travail est mal fait et la prise en compte de chaque "cas" n’est pas effective. Et je dois me "dépêcher" pour finir en 5 heures !

      Inutile de vous dire que mes propres enfants sont négligés et que ma femme m’a quitté !!!

  • Bien bien mais tout cela est un peu corporatiste : pourquoi le temps de travail hors du lieu de travail officiel ne serait pas plus largement pris en compte ? Il n’y a pas que les profs qui travaillent à la maison... Et si on prenait aussi en compte les temps de transport ?

    Barsa

    • Le temps de transport est un réel problème à prendre en compte et croyez moi, Barsa, nous autres enseignants passons du temps dans nos voitures, dans les trains, les bus, etc. La plupart du temps nous travaillons à la campagne ou en banlieue. Il n’est pas rare que nous ayons 1 à 2 heures de transport par jour. Il n’est pas rare non plus que nous soyons nommés dans une région fort éloignée de celle de notre conjoint(e).
      Causette.

  • Des années et des années de rabachages de la célèbre phrase "les profs sont des feignasses qui ont 2 mois de vacances l’été et bossent 18h par semaine", reprise dans les débats et les grands médias ont préparé le terrain. Maintenant, si les profs demandent une augmentation ou une réduction du temps de travail (au combien nécessaire), ils se feront lyncher médiatiquement ! On dit merci qui ????

  • Bonjour,

    Article très clair. Néanmoins, l’auteur peut-il mentionner les textes législatifs légaux ou tout élément officiel juridique ou administratif donnant une preuve précise du paiement des enseignants sur douze mois au lieu de dix.
    Merci.
    Causette.

  • L’article est intéressant mais pour les commentaires qui suivent, quelle tristesse ! Voir cette opposition privé/public me désole ! "Non c’est vous lss mieux payés, les plus à envier ! Non c’est vous ! etc..." Mais on se croirait dans une cour de récré ! L’union, la solidarité, voilà ce qu’il faut pour que TOUS soient enviables ! Alors laissons de côté les débats stériles (comparer ce qui n’est pas comparable , à quoi ça sert ?) La seule solution pour que tous soient heureux, mieux payés etc. c’est combattre le fait que le système économique dans lequel on vit tend à concentrer l’argent : plus on en a, plus on en aura, et moins y’en aura pour ceux qui n’en ont déjà pas !! Avec un meilleur partage...Mais là, on rentre dans un débat autrement plus compliqué et profond....

    D.L (93)

    • ETRE PROF ? LAMINATION PAR LE FOND.....

      10 ans de ZEP
      10 ans d’énergie, de volonté
      10 ans à bosser dans des poubelles, à faire des remplacements, à aller là ou même les policiers ne vont plus.
      18 heures de cours ? 25 heures au moins au collège pour régler les problèmes de social, travail, violence, souffrance....
      18 h de cours ? même faire 3 photocopies ...faut se battre et on a plus les budgets
      18h de cours ? (qui se corrigent tous seul....et qui sont bien sur tous les ans pareils : de quoi mourir à la longue...)

      pour y arriver ? des années de travail, une formation minable, et bien sur des mutations non remboursées....on commence au smic...10 ans après je gagne 1800 euros par mois....
      je bosse environ 40h par semaine sur toute l’année.
      j’aime mon métier mais je suis obligée de payer mes craies, mon pc, mon transport, mon papier, mon voyage si j’encadre des jeunes (sic !!!) , je rentre épuisée en classe de ma poubelle ou souffrent des ados défavorisés
      l’école n’est plus une priorité, en France, et on pisse sur la jeunesse.
      J’ai honte , car ma génération de profs, encore jeunes, ont été piétinés par notre employeur.
      On a plus envie, on est dégoutés, on nous considère comme de la merde ;.....

      ....si seulement on croyait encore à l’EDUCATION....
      seulement on nous supprime tout : on vire la culture, le sport depuis la rentrée, on sucre des heures, on supprime les aides,on vire les conseillere COP, on baisse nos heures sup rémunérées, on ajoute une note de vie de classe honteuse

      bref.....qui souffre SINON LES JEUNES ??????

      et pour tous les autres, ceux qui nous font c....... à critiquer sans arret VENEZ DANS MON COLLEGE UN AN....et découvrez ce que c’est qu etre PROF EN 2007.

  • Je crois qu’il serait temps en effet de remettre à plat l’organisation du service des enseignants. Et pourquoi une véritable annualisation du temps de travail, ce qui a été fait pour les administratifs, sur la base de 1607 heures annuelles. Une pondération serait appliquée en fonction des niveaux, des effectifs , de la difficulté des classes, des projets mis en oeuvre etc : ex : 1 heure de cours en collège = 2 heures ; à moduler (pourquoi pas jusqu’à 3 heures ou plus pour les classes très dures )’ 1 heure de cours en lycée devant selon moi avoir une pondération plus forte...car quoi de commun entre un cours en 6è et en terminale !!! de même l’EPS devrait"peser" nettement moins que le français !!le problème est de savoir qui déciderait de cette pondération : le ministre, le recteur, les conseils d’administration ??? je crois qu’une telle réforme mettrait fin définitivement à la polémique sur le temps de travail .qui aurait le courage de la mettre en place ?
    quant à la grille indiciaire ; je ne suis pas du tout d’accord avec votre analyse, comparez votre grille avec la grille type de la catégorie A de la fonction publique, la votre(certifiés) s’est beaucoup améliorée avec la réforme Jospin sur la hors classe, par exemple le corps des attachés de l’éducation nationale vient juste depuis le 1er janvier 2007 d’être mis à votre niveau, avec cependant un examen professionnel à passer à Paris pour accéder à l’équivalent de votre hors classe....(indice terminal 783 comme le votre- certifiés).Le problème est donc celui de la dévalorisation de l’ensemble des salaires de la fonction publique, le combat doit donc être commun.....

    JLG

  • Juste un éclaircissement .

    Bravo, Laurent pour cet article !
    Mais analysons la situation d’une manière économique et synthétique jusqu ‘au bout et résumons. Si j’ai bien compris le salaire net pour un professeur qui a 20 ans de carrière, peut s’élever au maximum (sans les primes diverses et les heures supplémentaires à 2800 €uro net par mois). Soit 2800 * 12 = 33 600 par an
    Pour 35 semaines à 47 heures pour un professeur digne de respect et s’investissant dans son travail + 3 semaine à 18 heures (je prends dans mon calcul, que souvent les professeurs, ne sont pas surchargés de travail de correction dans les 3 dernières semaines de cours, avant les grandes vacances et que sur 52 semaines, il y a en 14 de vacances d’après le calendrier 2006-2207) soit 1699 heures de dur travail, souvent ingrat et mal reconnu par certains parents.

    Un cadre français d’après l’INSEE fait 47 heures par semaine durant 47 semaines (52-5) soit 2290 heures,
    Le salaire moyen de 3190 €uro net par mois (salaires des patrons salariés compris, sans compter, les inégalité sociale homme – femme, inégalité qui je l’espère a disparu dans le corps enseignant ) soit 3190 * 12 = 38 290 par an.

    Maintenant comparons des choses comparables :

    38 290 €uro pour un cadre pour 2290 heures productives. Soit 16,72 €uro / heure.

    33 600 €uro pour un professeur pour 1699 heures. Soit 19,77 €uro / heure.

    Soit - 15,42 % en défaveur du cadre français.

    Maintenant je fais appel au professeur Laurent TARILLON et aux autres, pour corriger mon calcul en toute transparence, je ne cherche pas la polémique, mais simplement à y voir plus clair.
    Par avance merci, avec tout le respect que j’éprouve pour certains des instructeurs, qui m’ont aidé à me construire et me donner cet esprit d’analyse.

    • Bonjour,
      En réponse à l’article du 23/02/07 à 19H44 : je précise,

      29 ans d’ancienneté, professeur certifié au 10 ème échelon,indice 612, sans heures sup et sans primes diverses je touche : 2780 euros BRUT soit 2250 euros NET.
      Je suis professeur dans l’enseignement privé sous contrat ( donc également payé par l’état sur des bases quasiment identiques).
      L’hypothèse de départ de l’article précédent (2800 euros net ) me semble très exagérée.
      Je remercie Laurent TARILLON pour son excellent article.
      M.B.

    • je suis l’auteur du texte initial.

      votre esprit d’analyse a manqué deux détails. Premièrement, vous comparez le salaire moyen des cadres à un salaire maximum que seuls 20 % des profs atteignents. Les autres finissent à 2450 € par mois. Par ailleurs les sources habitelles de la DARES chiffrent le temps de travail annuel moyen des cadres à 1980 heures. De quoi bien mofifier votre calcul. Quant à vos trois dernière semaines je ne vous ferai pas l’affornt de demander à ma femme de témoigner de ma disponibilité à ectte épouqe de l’année. Je ne lui demanderai pas non plus de vous expliquer pourquoi j’ai besoin de deux semaines de libre sans mes enfants en juillet pour finir tout ce que j’ai à finir à cette époque. sans parler des 4 ou 5 jours avant la rentrée...
      lors réduire mon temps de travail effectif à 34 semaines c’est un sacré tour de passe passe.

    • 2800 euros au bout de 20 ans de carrière. Voilà qui n’est vrai que pour les agrégés, qui ne représentent pas la majorité. Pour les capéiens c’est bien inférieur ! Donc revoir les calculs à partir de la réalité la plus large.

    • Juste un autre éclaircissement avec une remarque à apporter, mais moins quantifiable.

      J’enseigne dans le second degré avec un service hebdomadaire de 18 heures/semaine. Supposons que je sois d’accord avec ce calcul de 1699 heures annuel et payé à 19,77 euros/heures. Le cadre moyen est à 16,72 euros/heure, soit 15,42% de moins qu’un professeur. Rappelons qu’un professeur est lui aussi un cadre.

      Ce que l’auteur de cet article ne prend pas en compte dans son calcul (le –15,42%) c’est qu’il ne sait pas ce que c’est que de faire la classe devant au moins 24 élèves.
      Si c’était le cas, il serait que de faire 18 heures/semaines (sans compter le reste) devant au moins 24 élèves ça n’a rien de comparable avec des heures de « bureau ».

      Je propose au rédacteur de cet article pendant une année scolaire d’effectuer un service de 35 heures/semaine dans un établissement classé ZEP ( 35 heures de cours devant les élèves sans les corrections, les préparations, les recherches, la formation et auto-formation, les réunions, ……….., seulement 35 heures et pas 47 heures).

      Je pense que si l’auteur de cet article termine l’année scolaire entier, il aura certainement une vision différente de ce métier.
      Toujours sans polémique il reprendra son calcul. (le – se transformera peut-être en +)

      Les conseilleurs en calcul ne son pas les payeurs !!!

      COMPARONS CE QUI EST COMPARABLE

    • La contribution de M. Tarillon a le mérite de situer des faits exacts (chiffres, textes réglementaires) dans un contexte exclusivement subjectif, à savoir la représentation du travail de l’enseignant par ceux qui n’en savent rien.
      Le calcul est délicat. C’est une vraie gageure que de s’y atteler. Voilà 16 ans que j’enseigne. J’ai fait tout type d’établissements, dans 4 académies et 7 départements. Je ne constate qu’une chose : le niveau baisse effroyablement, puisqu"on"exige que toute une génération ou presque traîne à l’école jusqu’à plus d’âge ... enseigner ? J’essaie, entre les incivilités récurrentes, parfois violentes, l’éducation parentale, les plaintes à la gendarmerie, l’ASSR, la santé bucco-dentaire, l’éducation sexuelle, les voyages scolaires, les sorties pédagogiques, les réunions interminables sur le fonctionnement de l’usine à gaz ... et j’en passe. Alors le calcul du temps de travail là-dedans ? Je me lève depuis 7 ans à 5h30, au boulot à 7h50, 50 min pour manger, quelques trous dans mon edt pour souffler, pour corriger, pour me cultiver. Quand je rentre les magasins sont fermés, sauf le mac-do sur la rocade. Pratique pour manger rapidement et gagner sur les heures de sommeil. Effectivement 15 jours de vacances toutes les 7 semaines environs. Au 10ème échelon, avec 3 HSA + pp de Seconde, je gagne 2880 nets, sauf en septembre, juillet et août. Ce n’est pas si mal. Dans ma famille, il y a quelques cadres sup, mais quand je compare leur salaire horaire, je ne les envie pas. C’est sûr que j’aimerais que mon salaire grimpe, ne serait-ce que pour être traité à ce sujet à égalité avec mes concitoyens. Mais ce qui n’a pas de prix, c’est le regard des élèves, leur sourire, leurs discussions, leur rire, et la reconnaissance de certains parents. Quel pied !!! Et surtout, pas de chef. C’est pour moi - qui ai bossé dans le privé - un privilège exhorbitant. Alors je me concentre sur l’essentiel : mon métier, et chaque instant de ma vie je pense à mes cours, je m’engueule parce que j’ai raté ça ou ça, je rigole de la réponse d’un tel, je cherche à faire mieux et je veux trouver "le" document pour un thème, je m’enrichis intellectuellement, je n’ai pas un couillon de nazillon de chef qui me harcèle.
      A toutes celles et ceux qui ne comprendront jamais ce qu’est la formidable énergie d’une classe, l’envie de les passer par la fenêtre tellement ils sont insupportables, le regard de l’élève qui a compris, le silence de tous quand j’explique ou raconte quelque chose hors du commun, le rire de tous quand l’un sort une truculence, je leur dit cela :
      1. apprend à lire, écrire et compter pour passer ton bac, puis tu te tapes des années d’études, puis tu passes le CAPES, ou le CAPET, ou le PLP, ou le PE, ou essaye pour voir, tente l’agreg !!!
      3 on imagine que tu sois reçu
      2. alors tu te tapes l’IUFM, qui ne sert à RIEN ;
      3. puis tu dégages à Aulnay ou à Maubeuge, donc tu quittes ta chérie ou tu dépenses le tiers de ta paye dans des horaires SNCF bien pourries ;
      4. t’essaies de tenir le coup
      5 et là comme tu les apprécies trop les vacances !!!!!
      6. mais mince, avec ta paye (smic + 20%) tu peux pas partir en vacances !!!!!
      7 et là, outrage !!! ya un parent qui cause français 3ème langue et qui vient t’apprendre ton métier.
      Allez courage mon grand, dans 42 ans la quille.

      Certes, je me suis écarté du sujet, mais je suis pour un dépoussiérage du décret. Cest effoyablement nécessaire.
      Merci à M. Tarillon d’avoir osé aborder le sujet.
      Merci aux parents et à tous ceux qui ne connaissent RIEN au métier d’enseignant de se mêler de ce qui les regarde.
      On fait un métier formidable, et je n’en changerais pour rien au monde.

  • "Actuellement, le temps de travail d’un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine."

    La semaine s’achève. Qu’ai-je bien pu faire pour qu’elle passe aussi vite ? Nous sommes déjà samedi. Récapitulons.

    Lundi.
    3 heures de cours ont sauté, car mes élèves sont en stage. Après avoir téléphoné à leurs tuteurs, j’ai remplacé ces trois heures de cours par huit heures et quelques poussières de correction de copies, de plus en plus débordantes de fautes d’orthographe, avec toujours les mêmes erreurs montrant qu’ils n’apprennent toujours pas leurs leçons… Pour un Bac blanc, ils auraient pu faire un effort. Heureusement, j’ai entrecoupé ces corrections par la re-lecture du roman que je compte étudier l’année prochaine avec mes élèves de première. D’ailleurs, il faut que je n’oublie pas cet été de reprendre mon travail de l’année dernière : j’ai eu une idée pour le rendre plus motivant. Et surtout, je vais le présenter avec ordinateur et vidéoprojecteur : ça marche bien mieux avec les élèves, mais j’en ai plusieurs semaines de boulot.

    Mardi
    8 à 12h : 4 heures de cours le matin. Je suis satisfait, ils ont presque tous bien travaillé et semblent avoir compris ce que je leur apprenais. Même celui qui, au début, refusait de faire le travail demandé, m’a affirmé avoir compris. Nous verrons au contrôle, vendredi.
    Pause repas.
    13 à 16h : étude des dossiers des candidats pour la Commission VAE du lendemain.
    16 à 17h : cours en classe entière (30 élèves). Plus dur que ce matin : la fatigue, pour eux comme pour moi.
    17h30 : Commission permanente. Préparation du prochain CA. Ah oui ! la DGH. Il va falloir que je trouve un moment pour en parler aux collègues.
    20h00 : A la maison, enfin. Dîner. Préparation du cartable pour demain et correction des devoirs rendus en retard par les élèves.

    Mercredi
    Le matin, 4 heures en classe entière. Heureusement que j’ai pris de l’avance dans mes cours pendant les vacances de Noël. Ils râlaient tous à la maison, mais je constate aujourd’hui que c’était nécessaire.
    13h00 : Commission de Validation des Acquis d’Expérience. Heureusement, là aussi, que j’ai passé trois heures la veille sur mon temps libre à étudier les dossiers des candidats. Six entretiens successifs avant de passer au Jury d’examen. C’était très intéressant, mais épuisant.
    19h00 : maison. Pas la force de revoir les cours de demain. Zut, avec cette commission, j’ai oublié de faire les photocopies. Tant pis, je partirai plus tôt : il y aura certainement la queue au photocopieur.

    Jeudi
    Passage au lycée pour faire mes photocopies, puis visites de stages le matin. On enfile sa veste de VRP. Seulement deux élèves à voir pour cette fois, mais cela me prend toute la matinée (trajet, entretien, évaluation…).
    Juste le temps de passer à la maison, d’avaler un steak avec les enfants avant de repartir pour trois heures de cours. Ah ? cette fois, ils ne sont que 23 : 7 absents. Epidémie de gastro ? Non, les vacances approchent.
    17h : sortie des cours, et RV dans une entreprise pour un autre élève en stage. Cela se passe tellement bien pour cet élève, qu’après l’évaluation, le tuteur tient à complimenter le lycée pour la qualité de notre travail. C’est très gentil, j’en ferai part aux collègues, mais j’aimerais rentrer un peu plus tôt ce soir.
    J’ai trouvé deux circulaires dans mon casier. La sortie que je prévoyais avec mes élèves pourrait être prise en charge par la Région. Super, mais, bien sûr, il faut présenter un dossier à rendre avant demain soir. Belle soirée en perspective.

    Vendredi matin.
    Génial. Je rentre à 10 heures. J’ai le temps de préparer calmement mes affaires et de relire le dossier pour ma subvention avant de le présenter à mon Proviseur.
    Bon, je commence par le contrôle sur le cours de mardi dernier. Je vais en profiter pour corriger quelques copies pendant qu’ils travaillent. Ah, j’ai été trop optimiste. Il faut surveiller tous ces strabismes divergents qui les font loucher sur les copies de leurs voisins ventriloques. En plus, en ramassant les devoirs, je constate qu’ils ont vraiment moins bien compris qu’ils le croyaient. Ou alors, ils n’ont, encore une fois, pas révisé.
    A midi, je cours déposer mon dossier chez le Proviseur. Trop tard, il est allé déjeuner. Mais non, Madame la secrétaire, je ne pouvais pas passer plus tôt, j’avais cours, vous savez, le temps de faire sortir les élèves, de ranger mes affaires et de vérifier la propreté de la salle, de déposer à la Vie scolaire le cahier de texte oublié et la feuille d’appel… D’accord, je repasserai cet après-midi.
    Oui, mais j’ai parlé trop vite : cet après-midi, j’ai rendez-vous avec des tuteurs d’élèves en stage : l’un à 30 km au nord de la ville, l’autre à 20 au sud. Bon, je repasserai entre les deux visites vers 15h. Il faut pas que je la rate cette subvention, sinon tout mon projet tombe à l’eau.

    Samedi
    Eh bien, je l’ai ratée cette subvention. Quand je suis repassé au lycée, on m’a fait fermement comprendre que « nous étions le soir même en vacances », que « les secrétaires n’avaient pas que ça à faire », que « j’avais qu’à m’y prendre plus tôt » et que « de toute façon, la subvention n’aurait jamais été suffisante pour payer le bus ».

    Soyons positif. Je suis en vacances. Je vais avoir enfin le temps de lire mes mails, de surfer sur Internet, de ranger les cours qui s’entassent sur le côté de mon bureau, de corriger les six paquets de copies que je me suis offerts, de revoir ma progression pour les cinq prochaines semaines de cours, sans oublier d’adapter mes leçons à ces nouveaux moyens informatiques qui devraient, à terme, me permettre de gagner du temps… 

    Vivement ces semaines qui n’auraient, paraît-il, que 18 heures !

  • Beau résumé de notre situation et de l’opinion d’une majorité de français. Je crois en effet important de faire connaître l’immobilisme de nos statuts versés vers une détérioration continue au regard de l’évolution socio-professionnelle qui nous entoure. L’absence de relais dans les médias nous laisse pourtant peu d’espoir d’y parvenir. Seul le quotidien le monde publie un article (début février 2007) sur la dégradation des revenus des enseignants depuis 1980 : - 20%.
    Faut-il tous prendre une carte à la FNSEA ou organiser un salon porte de versaille pour nous faire enfin entendre ?
    Ce qui me choque le plus c’est le manque de connaissances sur ce sujet des collègues issus de l’IUFM dans lesquels il sont formés à l’apprentissage de nos statuts sans évoquer l’aspect historique de leur élaboration et sa mise en opposition avec l’évolution de notre société.
    Derniers chiffres source : "regards sur l’éducation 2006", OCDE : Site "LINETERNAUTE Savoir"

    Salaire annuel des enseigants début de carrière : France 19’ rang, Espagne 4’ rang, Italie 18’ rang.
    Nombre d’élèves par classe en secondaire : France 18’ rang, Espagne 16’ rang, Italie 7’rang.

    En début de carrière 1300 euros nets, c’est le traitement d’un élève gendarme logé sans diplôme.

    Bella ciao c’est une belle chanson !!!

    Arno !

  • Bonjour,
    J’apporte mon point de vue ayant reçu cet article et étant paniqué de revoir ce genre de réactions.

    1) Le temps de travail

    J’avoue avoir du mal à comprendre pourquoi les enseignants se justifient en permanence de ne pas faire autant d’heures théoriques que beaucoup d’autres professions... Etant fils de professeur et côtoyant quelques enseignants, je sais que c’est un métier qui demande plus d’heures que les heures passées à l’école, au collège, au lycée.

    Ceci étant, j’ai encore plus de mal à entendre que loin de critiquer les horaires des professeurs, il faut les plaindre.

    Compter 1,5 heures me semble délicat. Combien d’enseignants font plus en s’impliquant bénévolement dans des associations d’aide aux élèves ? Combien d’enseignants font moins ? Pour avoir une vision concrète de la situation, combien sont prêts à être contrôlés sérieusement (et pas pendant deux heures en cours en étant averti un mois à l’avance) ?

    Soit. Admettons que les enseignants travaillent de nombreuses heures.
    Il s’agit donc de comparer avec le monde du privé. Je vais parler de mon cas personnel, loin d’être isolé dans mon domaine et dans mes connaissances et probablement loin d’être le plus mal loti.
    Je ne travaille pas sur le mode "qui passe du temps au travail est performant" et je suis rémunéré "à la tâche et non au temps". J’ai pourtant rarement réalisé moins de 40 heures par semaine, étant officiellement rémunéré 36h40. Ces heures supplémentaires n’ont jamais été rémunérées, jamais été reconnues... et pourtant, jamais été médiatisées ou débattues.

    Que dire des commerçants (ceux qui sont cadres. Les autres ne nous intéressent pas dans le cas présent) travaillant du lundi au samedi du matin au soir ?
    Et je sais que ça n’a rien à voir mais que dire des bac+3 ou plus qui se retrouvent "en équipe" ? Je sais, travailler à la chaîne présente l’intérêt de ne pas continuer à penser à son travail en rentrant à la maison (le soir, le matin, ou la nuit, selon la semaine). Je n’ai travaillé en équipe que pendant 1 mois dans ma vie. Je souhaiterais que tout le monde connaisse cette expérience.

    2) La rémunération, le pouvoir d’achat, la suite...

    J’ai toujours du mal avec les documents présentant de beaux chiffres. S’il faut jouer avec les chiffres, pourquoi n’apparaissent pas dans le calcul des rémunérations les diverses primes qui peuvent être accordées aux enseignants ?

    Ceci dit, et ici encore, ce n’est pas tant la revendication d’un meilleur salaire que la crédibilité de la comparaison avec le monde du privé qui me pousse à réagir.

    Sur la comparaison avec le Smic, je ne peux qu’adhérer à la remarque. Moi aussi, dans mon domaine, j’attends avec impatience de voir la hausse promise du Smic par les politiques de tous bords pour voir tous les débutants toucher une augmentation inespérée.

    En ce qui me concerne, je ne peux envisager de réévaluation de mon salaire qu’en prenant la décision de changer d’employeur. C’est loin d’être simple de prendre un tel risque. Nulle mention n’est faite dans ce texte de la sécurité de l’emploi. Certes, c’est aussi un risque en ce sens que si cet emploi n’est pas à la hauteur des espérances, il est probablement difficile d’envisager une reconversion. A l’heure actuelle, je suis quand même convaincu que c’est une notion qui doit être prise en compte.

    Sur la forme, enfin, je ne peux pas laisser passer la phrase suivante : "Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu’on nous prouve le contraire)."
    Manger des nouilles au beurre est cancérigène (qu’on nous prouve le contraire)... J’attends avec impatience les preuves !

    3) Le reste : ce dont il n’est pas fait mention dans ce texte.

    Un sujet tout autant litigieux : la retraite. Nulle mention n’est faite du régime de retraite de l’enseignement.
    Pour ma part, je vais cotiser toute ma vie (professionnelle) mais je suis loin d’être sûr de pouvoir un jour toucher une retraite. Je pense que ce point doit aussi être pris en compte lorsqu’il s’agit de comparer enseignement et privé. Je comprends d’autant moins les revendications du type "salariés du privé, soutenez les revendications des enseignants pour le maintien de leur régime de retraite".

    C’est loin d’être LE sujet que j’aurais mis en avant à l’heure actuelle.

    Pourquoi n’entend-on jamais (ou très rarement, ou alors je regarde jamais au bon endroit au bon moment) de revendication sur la reconnaissance des enseignants ?
    En quelques décennies, le statut d’enseignant a été régulièrement décrédibilisé, détérioré et déresponsabilisé.
    Tous les enseignants conseillent un redoublement de l’élève, ses parents s’y opposent. A qui donne-t-on raison ? Aux professionnels expérimentés, experts sur le sujet ? Non.
    Un enseignant est mauvais, un autre est exceptionnel. L’un des deux va-t-il être aidé à s’améliorer et l’autre félicité ? Non.
    Un enseignant subit des comportements violents. Va-t-il recevoir le soutien de sa hiérarchie ? A ma connaissance, pas toujours... pour rester optimiste.
    La hiérarchie des enseignants est-elle responsable ? Leur donne-t-elle les moyens de réussir leur mission ? Je n’en suis pas convaincu. J’en suis même loin.
    Vaut-il mieux 80% de réussite à un bac sans valeur ou 50 à 60% à un véritable diplôme valorisant et des formations adaptées (loin d’être dévalorisantes, par ailleurs) aux 40 à 50% restant ?
    Est-ce utile de laisser tous les étudiants en bio (psycho/math/sport... la liste semble longue) faire 3 ans de fac, avant 10 ans de chômage et de se réorienter ?
    Est-ce normal de laisser rentrer en 6e des élèves qui ne savent pas lire et à peine compter ?

    Pourquoi ne parle-t-on pas de la formation des enseignants ?

    Pourquoi ne parle-t-on pas des moyens qui devraient être mis à contribution des enseignants pour ne plus envoyer énormément de jeunes sur des voies ne menant nul part ?

    Pourquoi ne parle-t-on pas (plus) de la situation des contractuels de l’éducation nationale ? De la situation des jeunes enseignants ?

    4) Concluons

    En premier lieu, j’ai pour habitude de na pas répondre à ce genre de texte qui, en s’appuyant sur des chiffres nous explique ce qu’il faut penser. D’autres courants politiques les utilisent à foison pour démontrer, par exemple, que "2 millions de chômeurs = 2 millions d’immigrés"...

    Ensuite, je pense que le débat est biaisé. La question est très complexe, très vaste mais je pense qu’il a été fait abstraction de bon nombre d’informations liées à ce sujet dans le texte d’origine. En particulier lorsqu’il s’agit de chercher à comparer enseignement et "les cadres du privé".

    Je pense aussi que ce débat est déplacé.
    A la fois parce que je trouve déplacé de venir se plaindre sans connaître la situation ailleurs.
    Aussi parce que je ne comprends pas pourquoi chercher à placer le débat dans cette direction alors que d’autres réflexions me paraissent autrement plus urgentes à mener et tardives à être amenées.

    • j’apporte quelques modifications à vos propos :

      - les enseignants ne reçoivent pas de prime. Définitivement. C’est quelque chose que j’entends trop souvent.

      - lorsque vous évoquez un contrôle "sérieux" des enseignants qui seraient prévenus 1 mois à l’avance ; j’ai été inspectée cette année, je l’ai su le lundi à 9h pour une inspection le jeudi à 14h soit 3 jours avant, et c’est ainsi la plupart du temps et dans la plupart des disciplines.(je ne me prononce pas sur le fait que ce soit bien ou pas)

      - dans votre 3ème paragraphe vous soulevez bon nombre de questions comme étant des questions que nous ne nous posons pas...alors il va falloir venir dans les cortèges de manifestations (ou salles des profs) pour constater qu’effectivement nous nous inquiétons du manque de reconnaissance, que l’échec de nos élèves nous préoccupe et que c’est la raison pour laquelle il ne nous semble pas judicieux de supprimer des postes d’enseignants et de personnel d’encadrement. Oui l’orientation est parfois un point délicat et l’équipe pédagogique fait toujours son possible pour mener l’élève dans la voie la mieux adaptée.

      - dans votre 3ème point toujours : "on" ne parle pas des contractuels, vacataires, jeunes enseignants dans les zones difficiles. Mais qui est ce "on" ?. Qui dit les choses ? Allez sur le site du SNES (ou autre syndicat) et je suis sûre que vous trouverez sans difficulté des articles sur la question, mais vous ne comptez quand même pas sur les médias (télé et même radio) pour faire passer les profs pour des gens qui se plaindraient pour de bonnes raisons ou des raisons autres que le salaire ?
      Et a-t "on" parlé des TZR(titulaire sur zone de remplacement) dont les situations sont souvent pénibles ?( beaucoup de route et des frais pas toujours remboursés, affectation sur plusieurs établissements=obligations d’avoir une voiture, transport en commun impossible...)
      Il n’y a pas un média pour relayer ce genre d’information.

      Il y a un point sur lequel je vous rejoints (peut-être pas pour les mêmes raisons) c’est qu’il est difficile de comparer privé et public dont les objectifs n’ont rien à voir. L’ Educ. Nationale doit-elle être productive ?rentable ?Les enseignants doivent-ils être mis en compétition ? Les établissements gérés comme des entreprises ?Et pourquoi pas une école cotée en bourse ?Non, soyons sérieux.Il ne s’agit pas de défendre des intérêts individuels, l’école est là pour aider la communauté.

      J’arrête ici mes commentaires qui pourraient être bien plus longs, le sujet est riche n’est-ce pas ?
      La missive est un peu longue...la lecture pas trop pénible j’espère.
      Laetitia.

  • Bonjour

    Quelles sont les références exactes de ce décret de 1950 ?

    Journal officiel, Bulletin Officiel ?

    Merci d’avance...

    Thierry Enseignant en Limousin...

  • je passe cette année mon Capes et mon mari (qui travail dans le privé) me dit sans cesse que vu notre taux horaire on a pas à se plaindre (ce que je ne fais pas d’ailleurs).

    C’est vrai, faites le calcul, même si les mois d’été ne sont pas payés (ce que j’ignorais) en divisant le nombre de jours de travail annuel(donc en enlevant toutes les vacances scolaires) par le nombre d’heures de travail et vous serez surpris du résultats, on est quand même bien payé ramené au taux horaire faut quand même pas pousser !!!

    • Avant la réussite au(x) concours ou l’embauche en suppléances, on est sur un petit nuage.

      Au bout d’un an on a appris le métier et là, peut-être que tu changeras d’avis et que tu comprendras mieux le décret de 1950.

      Je tiens d’un chef d’entreprise qui entendit le montant d’un salaire de prof débutant (autour du SMIC) à l’occasion des manifs de 2003 : "jamais je n’aurais cru avant aujourd’hui qu’un jeune prof fût aussi peu payé."

      Prof retraité.

    • "faut quand même pas pousser" ...
      en effet...alors toi jeune future collègue te permets,comme tout le monde, de juger notre métier sans le connaître car je te le dis tout de suite c’est pas à l’IUFM qu’on apprend la réalité du métier !Plusieurs possibilités t’attendent et voici quelques exemples croustillants :

      1) une ZEP ou tu goûteras au plaisir d’aller en cours avec la peur au ventre (mais la tête haute)

      2) jeune prof=pas de point= TZR souvent sur plusieurs établissements au mieux dans la même commune, au pire...non. J’ai enseigné dans deux collèges séparés par 16 kms et je faisait le voyage entre les deux au moins une fois par jour et deux fois, le même jour, une fois par semaine = VRP de l’éducation nationale.

      3) le super lycée de centre ville avec comme distribution possible : 1 seconde, 3 premières et 2 terminales. Etant donné le temps nécessaire de préparation/réactulisation des cours en lycée et celui des corrections (inutile de parler des conseils de classes, réunions diverses et variées, bulletins et autres livrets scolaires) on a doublé les 18 heures au moins. Sache également que tous mes collègues ont au moins 12 ans d’ancienneté et qu’ils sont débordés comme tout le monde.

      Vraiment je crois que tu ne comprends pas ce qui se raconte sur ce blog. Personne ici ne se plaint, simplement le système et l’opinion publique tapant sans cesse sur les enseignants, nous nous sentons obligés d’expliquer en long en large et en travers nos différentes tâches. Eh oui, il y en a plusieurs, le prof ce n’est pas juste quelqu’un derrière un bureau face à une salle comble...
      Comme tout le monde nous faisons le travail pous lequel on nous paye ni plus ni moins. N’en déplaise aux jaloux, OUI nous sommes en vacances toutes les 7 semaines, NON elles ne sont pas payées. Alors chers collègues cessons de nous excuser d’avoir des vacances non payées et de n’avoir "que" 18 heures de cours devant élèves.

      Je te souhaite jeune collègue une rentrée sans nuage.

      Bon courage à tous, LC de L.

    • Parce que vous n’avez pas encore commencé à travailler ? On en reparlera plus tard.
      Boulogne- Enseignante depuis 12 ans.

  • Tout à fait d’accord. Les profs devraient donc revendiquer le paiment de leurs heures réelles de travail soit 39h à 45 h selons les chiffres officiels du ministère lui même :

    "Pendant l’année scolaire, un enseignant à temps complet effectue, en moyenne, 39 h 47 de travail par semaine, dont 20 h 27 hors de la présence d’élèves. Hors enseignement, les enseignants sont occupés essentiellement à la préparation des cours et aux corrections de devoirs, pour respectivement, 7 h 40 et 6 h 10 par semaine. Ils consacrent en moyenne près d’une heure par semaine aux parents d’élèves et une heure au suivi des élèves. La documentation semble être aussi une part importante puisqu’ils y consacrent en moyenne 2 h 12 par semaine. Ils passent en moyenne 1 h 17 à travailler avec d’autres enseignants."

    Ou bien les profs devraient aussi revendiquer un 11ème mois ( comme d’autres ont le 13è voire le 14ème !!!)

    Cette profession si décriée, si "privilégiée" ne l’est donc plus. Quels salariés accepte de nos jours de travailler plus pour gagner moins ?

    Notre président actuel n’a-t-il pas promis de "travailler plus pour gagner plus" ? Donc le gouvernement se doit d’appliquer ses lois sur la réduction de temps de travail (pas encore appliquée aux profs) et se doit de tenir ces promesses ...

    Si cela était vrai, je pense que les enseignats vont d’un coup gagner 30% de plus de salaire !!! Un rêve ???

  • j’ai longtemps cru à la rémunération sur 10 mois , mais c’est faux : il suffit de confronter une feuille de paye de prof avec les indices de la fonction publique pour se rendre compte qu’en fait on touche bien 12 mois de salaire ; il n’en reste pas moins que notre pouvoir d’achat diminue et que notre charge de travail augmente , et que les 35 h sont pour nous une utopie , alors oui il faut revoir tout cela , mais en partant de bases saines et justes .S.G.

  • Voici une autre façon d’exploiter les résultats :

    Le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 21.67% et non de 25 %.
    PAssage de 50 semaines de 42h à 47 semaines de 35h ( de 2100h à 1645h)

    Mais les enseignants doivent toujours le même service.

    ACTUELLEMENT, voici les temps de travail comparés enseignant / privé

    ENSEIGNANT /
    nombre de semaines (S) de vacances : 7,5S de petites vacances et 8S de grandes
    vacances /
    nombre de semaines travaillées en 1 an (52S) : 52 - 8 - 7,5 = 36,5 /
    nombre d’heures hebdo 45h (pour 1h de cours il y a 1,5h de préparation) /
    nombre d’heures annuelles : 36,5 x 45 = 1642 /

    SALARIE DU PRIVE /
    nombre de semaines (S) de vacances : 5 semaines /
    nombre de semaines travaillées en 1 an (52S) : 52 - 5 = 47 /
    nombre d’heures hebdo : 35h /
    nombre d’heures annuelles : 47 x 35 = 1645 /

    cela signifie donc que la diminution de 21.67% a en fait permis aux salariés du
    privé de rejoindre le nombre d’heures annuels des enseignants !!!
    IL est donc totalement normal que les enseignants doivent toujours le meme service car ils etaient bien plus privilégiés !

    ceci sous reserve que l’enseignant fasse réellement 45h à chaque semaine
    travaillée.... (réutilisation des cours d’une année sur l’autre...)

    CAR un salarié, lui, fait réellement ses 35h et voire meme beaucoup plus.... et
    il est faux de croire que ces heures sont payées, il s’agit juste d’une question
    de productivité à respecter....
    quant aux cadres qui font bien plus que 35h (les heures d’un cadre ne sont pas
    comptabilisées mais sont de l’ordre de 45h REELLES !), ils méritent un salaire
    plus élevé !!!!

    il y a des profs du privé qui travaillent 18h et gagnent réellement à peine le
    SMIC....

    dans le privé, un salarié BAC + 3 débutant gagne moins que l’enseignant débutant !
    avec les 35h, les salaires à l’embauche ont diminué !

    il y a un point que vous n’abordez pas : c’est le travail à vie..... et cela a
    un prix ! qui est peut-être un salaire moins élevé mais garanti.....
    le salarié privé gagne plus mais est sur des sièges ejectables !!!

    les salaires du privé ne sont pas réajustés à chaque augmentation du SMIC...
    (peut-être ceux à l’embauche mais pas ceux des salariés déjà en poste) !

  • Je suis enseignante et je suis sans cesse en train d’expliquer à ceux qui m’entourent que c’est un métier difficile. J’ai entrepris depuis maintenant cinq ans de compter mon temps de travail tant j’étais agacée que l’on me considère comme une privilégiée, alors que je sais bien que ce n’est pas le cas.

    J’ai fais un calcul moyen car certaines semaines sont encore plus surchargées (périodes de conseils et de réunions). En moyenne je travaille :

    1 journée pleine de préparation de cours/évaluations : 9 heures. parfois 10- plus une demi-journée.(4 h).
    18 heures de présence/ cours face aux élèves.
    3 heures consacrées aux photocopies, déplacements divers en CRDP et préparations des documents.
    5 heures consacrées aux recherches (internet, lectures) pour mes cours.

    Je ne compte pas les réunions diverses.

    14+18+3+5 = 40

    Je sais donc depuis 5 ans que je travaille minimum 40 heures par semaine.
    Si on ajoute les réunions diverses non payées malgré les fameux iso qu’on nous brandit à tout va pour cacher le fait qu’on ne nous paye aucune heure supplémentaire... il est clair que les 35 heures sont pour moi un rêve qui est loin d’être une réalité.
    Si on ajoute les tâches annexes diverses que l’on ne manque pas de nous ajouter, car tout le monde pense que les enseignants ont "trop de temps" alors il faut le "combler"...
    Si on ajoute l’investissement personnel des enseignants qui font de la formation (conseillers pédagogiques etc...) Le temps de travail d’un enseignant devient vite un cauchemar.
    Ajouté à cela la désagréable impression que tout le monde nous envie notre temps .... Paradoxal, non ?

    Merci Monsieur pour cet article.

    Marie-Line Boulogne
    Un professeur normal qui fait simplement son travail mais qui a l’impression d’être
    le dindon de la farce sociale.

  • Pour apporter une pierre à l’édifice... (lu sur le site du Sénat)

    Les conclusions prudentes du rapport Roché :

    Le rapport de la mission interministérielle sur le temps de travail dans l’ensemble de la fonction publique (d’Etat, territoriale et hospitalière), rendu public en février 1999, dresse un état des lieux pour les personnels de l’éducation nationale.

    Pour le premier degré, la mission interministérielle s’appuie sur une étude de la direction de l’évaluation et de la prospective du ministère de l’éducation nationale de janvier 1995, qui évalue la moyenne hebdomadaire des heures d’enseignement du 1er degré à 24 heures, des heures de préparation à 6 heures et des corrections à 3 heures, temps auquel il faut ajouter des activités annexes dont le travail avec les collègues, les surveillances de récréation, de repas, d’études, les activités de soutien et les activités périscolaires.

    Le temps de travail hors école est plus difficile à chiffrer avec précision. La mission estime toutefois que " la durée annuelle du travail est évaluée à 1.368 heures avec une moyenne hebdomadaire de 38 heures sur les semaines travaillées ".
    Pour le second degré, le rapport de la mission se fonde sur une étude publiée en 1996.

    En base annuelle, les temps de travail s’inscrivent, pour 1994, dans une fourchette autour de 1.300 heures (1.241 à 1.324 heures). Pour les agrégés, la répartition du temps de travail hebdomadaire est passée, de 1988 à 1994, de 38 heures 53 à 38 heures 38, pour les certifiés des collèges de 37 heures 20 à 36 heures 47, pour les certifiés de lycées de 42 heures 15 à 39 heures 30, pour les PEGC de 41 heures 11 à 36 heures 52, pour les PLP de 41 heures 48 à 38 heures 18.


    Patrick ROBO
    patrick.robo@laposte.net -

    Site WEB personnel Éducation, Pédagogie, Formation : http://probo.free.fr
    Les derniers textes-amis de Patricia FONTAINE, Dominique SENORE

    Site WEB personnel Cadrans solaires : http://patrick.robo.free.fr
    De nouveaux cadrans en Provence Côte d’Azur, Espagne au Maroc… et de nouveaux liens…

    Site WEB collectif GFAPP : http://gfapp. org
    Un site sur l’analyse de pratiques professionnelles.

    • En tant que fils de profs et ayant ds ma famille nombre d’entre eux ainsi que dans mon ex belle famille je pense connaitre à peu pres les tenants et aboutissants

      Le metier d’enseignant est essentiel à la nation, la formation etant le pilier de l’economie d’un pays
      Il a toujours ete jalousé de par son temps libre et ses vacances

      Son evolution se marque par une devalorisation certaine.Il y a fort longtemps au sein du village il y avait le maire,le curé, le medecin et le professeur
      Mais voila la connaissance n’est plus le seul appanage du prof, les parents d’eleve ont voulu etre decideur ds le curcus de leur enfant et leur ont inculqué moins de respect et ce metier a ete devalorise

      Ce metier n’ayant plus le même aura les pretendant au poste ne sont plus les mêmes non plus.
      Des 8 prof et instit(je dis instit car prof des ecoles reste un instit, l’habit n’ayant jamais fait le moine) un seul d’entre eux a fait ce metier par conviction, sur les 7 autres 4 l’on fait car c’etait une bonne alternative apres differents echecs ds leur etudes ou pour trouver un boulot ds le privé et les 3 autres parce qu’ils n’ont jamais ete tres motivé par le travail et qu’il se sont dis cela devrait me convenir
      Je constate que ce n’est plus du tout les mêmes motivations que pour mes parents et la generation d’avant en general.Je ne dis pas que ds leur metier ils ne sont pas consciencieux, en general il font de leur mieux mais cela fait un peu froid ds le dos de connaitre vraiment les motivations de chacun qui sont en general:temps libre,vacance, pas de pression de resultat et sureté de l’emploi.

      Au niveau de la formation il suffit d’un bac+3 poue etre prof et rajouter les annees de stage ds le curcus et falacieux car ds tout metier on apprend sur le tas et on est pas lache du jour au lendemain(c’est comme pour les medecins contabiliser les annees en internat c’est un peu facile car ils sont deja remuneré)
      Il n’y a plus qu’a contabiliser les redoublements,les stages,les premieres années le temps de connaitre toutes les ficelles du metier et on est tous bac+8
      non non il est bien evident que des lors que l’on touche une remuneration, on est plus en formation en tant que tel.On apprend certe comme tous les jours de la vie.
      Dire aussi que les gens ont une formation de bac+5(dea et autre) là aussi ce n’est pas necessaire et si ces gens ont ces diplomes et qu’ils se retrouvent là c’est bien les cas d’echec ds d’autres branches et qui se rabatent sur le professorat(j’en connait qques uns helas)

      Au niveau des heures de travail c’est tres compliqué entre un prof certifie,un instit, un prof de français, un prof de sport des fois c’est tres different

      Il est evident q’un prof de sport n’a quasiment aucune preparation contrairement au prof de français ou l’instit
      Mes parents qui etaient profs de maths certifie ne croulaient pas non plus sous le travail de prepa.
      Apres les 5 premieres années ou la forcement il y avait certainement les 40h annonçées apres c’est un roulement et à part les copies les changements de programmes ne sont pas dramatiques(pas de changement ds les theoremes).Je ne me souvient pas d’avoir vu mes parents passer leur apm a coriger et preparer les cours et pourtant c’etait les 2 meilleurs prof de maths de la ville et reconnu comme tel.Et pendant les vacances si mon pere se refugie pour faire des maths c’etait à haut niveau et pour son plaisir personnel certainement pas pour reviser pythagore.
      Ce qui est certain c’est qu’en tant que prof certifie :18h de cours et pas plus de 2 apm par semaine de prepa et correction.Pour mes amis prof et instit on peut resonnablement dire pour un prof entre 25 et 30h par semaine max et pour un instit de 30 à 35h
      Ce qui pretendent faire plus c’est soit qu’ils exagerent soit qu’ils sont pas tres rapides
      Si il y a une telle opposition a faire ces heures au lycée ou college pourquoi à votre avis ?Parce qu’il faudrait vraîment les faire....

      Au niveau de la remuneration si l’on ramene le salaire sur le nombre d’heure

      debutant : instit:16e/h net(18600e pour 1150h) prof:19e/h net (18600e pour 980h)

      10 ans instit:22e/h net(22600e pour 1050h) prof:24e/h net (22600e pour 950h)

      fin carriere instit:34e/h net (36000 pour 1050h) prof:38 e/h net(36000e pour 950h)

      soit un doublement du salaire horaire sur la carriere

      Prenez votre salaire net, divisez le par le nombre d’heures travaillées et en fonction de votre formation comparez vous serez surpris.....
      exemple ingenieur debutant bac+5(obligatoire) 45h par semaine sur 47 semaine avec un salaire en moyenne de 2300e net soit 27600e /2070 soit 13e/h net.....
      et si cet ingenieur evolue bien en fin de carriere pouvant esperer 5000 à 6000e par mois mais surement au prix de plus de 50h par semaine alors il gagnera que 28 à 31e/h net

      Bien sur on ne parle pas de la retraite ou pendant 20 ans le prof touchera 70% de son dernier salaire soit environ 25000e net alors que l’ingenieur lui va toucher 60%de ses 25 dernieres années soit environ 50% de son dernier salaire soit environ 32000e net (no comment)

      Voila pourquoi ce metier loin d’etre deserté interesse encore bcp de jeunes et moins jeunes d’ailleur et ce malgré :

      1 la fatigue d’etre devant une classe de 30 eleves
      2 la devalorisation des enseignants
      3 le manque de respect des eleves
      4 la violence ds les ecoles
      sans parler des zeps

      voila c’etait un peu long mais il faut savoir etre juste, le reste n’est que palabre et literature

    • Je suis prof, j’ai commencé dans le métier en 1981 et depuis je vois petit à petit la charge de travail augmenter tandis que mon pouvoir d’achat et les conditions de travail se dégradent inexorablement. (je travaille dans le 93)

      Quand j’ai choisi ce métier avec un bac+5, je me suis dit (bêtement)
      que le fait de n’avoir que 37,5 annualités à effectuer pour la retraite pourrait compenser l’inconvénient d’avoir un plus petit salaire et que c’était un beau métier, une bonne cause......... Avec le recul........quel idiot !

      Toujours avoir ses vacances en période scolaire n’a jamais été pour moi un avantage, car c’est une période "haute saison" au niveau des tarifs
      Et quand on a pas de quoi partir, on a l’air malin à tourner en rond chez soi à perdre de l’argent...

      En 2003, on a changé "la règle du jeu" - terminé les 37,5 annuités !
      Depuis je me sens cocu car j’aurais pu faire autre chose dans le privé avec certainement un 13eme ou 14eme mois, une prime en fin d’année, peut etre une voiture de fonction, un comité d’entreprise, des vacances à prix "basse saison", une medecine du travail qui aurait peut etre detecté la tuberculose qu’un gamin m’a refilé, ................

      Aujourd’hui je fais tout mon possible pour que mon fils ne suive pas mon
      parcours. Quand je compare mon salaire et celui de mon plombier, ... quand je compare ses études et les miennes....... quel idiot je suis !
      (le nombre d’heures de travail ne m’a jamais fait peur quand la recompense est au bout)

      D’ici peu le recrutement va devenir difficile et ceux qui accepteront de devenir prof ce ne sera plus par vocation mais tout simplement alimentaire et provisoire.

      La nation n’aime plus et ne veut plus considerer ses profs, qu’elle se rassure, les profs ont reçu le message !

    • en tant que non fils de prof...

      prof d’ eps... cela m’aurait plu...

      pas de préparation...?
      vous connaissez bien mal ce métier... je signalerai simplement qu’il est loin, le temps où l’on donnait un ballon de foot aux jeunes et où on les faisait taper dans un ballon...

      Avez-vous déja demandé à des jeunes les activités abordées en EPS en collège ? vous seriez bien étonnés...

      ceci n’est pas de la palabre ni de la littérature ...

      Cordialement

    • Vous n’avez jamais vu vos parents profs corriger des copies pendant une am entière. J’ai été inquiète, ça m’arrive à moi-même assez souvent.
      Puis j’ai vu qu’ils faisaient des maths. Lors de corrections d’examens, j’ai compris : les profs de maths ne s’inscrivaient pas à la cantine, ils avaient terminé avant !
      Vous dites que les changements de programme, c’est pas la mer à boire. J’y consacre plusieurs heures par semaine à chaque fois.
      Puis j’ai vu que les théorèmes ne changeaient pas. Sans doute, mais de nouvelles œuvres littéraires, ce ne sont pas des théorèmes. Et pour la géo, les situations changent chaque année (j’enseigne lettres, histoire géo).
      Prof, ce n’est pas un seul métier. De la maternelle à la fac, du français à l’EPS. D’agrégé en fin de carrière à vacataire sur siège éjectable (paraît qu’il y a la sécurité de l’emploi, ah bon ?) Il me semble qu’il ne faudrait pas généraliser les propos.
      Murielle.

    • Ce sont donc eux les planqués, les profs de maths !
      C’est sûr, les théorèmes ne changent jamais, contrairement à l’histoire !
      Les mathématiques ne sont pas du tout liées aux technologies modernes, donc les professeurs n’essayent jamais d’adapter leur contenu pour expliquer les nouvelles technologies... Votre raisonnement ne vaut pas mieux que celui de certaines personnes du privé.

      Pour avoir corrigé le brevet durant de nombreuses années, j’ai pu observer que les professeurs d’histoire-géographie ne terminaient pas leurs corrections après nous loin de là !

      Par contre, vous oubliez peut-être un trait de caractère fondamental du professeur de mathématiques, c’est son côté cartésien et son sens de l’organisation : quand je corrige un paquet de copies en salle de profs, je ne m’arrête pas toutes les cinq minutes pour lire une perle à mes collègues ou aller me chercher un café... contrairement aux professeurs de lettres ? Je n’oserais le dire, ce serait avoir des idées préconçues liées aux disciplines enseignées, comme vous.

    • Je ressens la même chose. Il faut cependant reconnaître que la vie active est de moins en moins facile pour tous et dans tous les autres secteurs. Mais nous n’avons jamais été des privilégiés, contrairement à ce que tout le monde croit.

  • Bravo pour votre message.
    Mais ne nous en tenons pas aux seuls PLC ! Les Professeurs des écoles sont encore plus mal logés ! 26 heures de présence devant les élèves et nos heures de concertation pédagogiques ne nous sont pas rémunérées en heures sup. Et les préparations sont nombreuses, longues et les corrections s’y ajoutent sans souci, ave la charge pour des enfants de cet âge de surveiller régulirement tous les cahiers (et cela ne se fait pas sur le temps de présence face aux élèves vous vous en doutez ! Et non, d’une année sur l’autre on ne repend pas nos cours ! On les change car une classe n’est pas un modèle stable, mais d’une année sur l’autre on doit s’adapter aux élèves.

    Bref, quand est-ce qu’on parlera face au gouvernement de nos salaires, de nos différences également de traitement entre PLC et PE ? Et nos deux mois non payés, non indemnisés ?

    • Bonsoir je suis enseignante en SEGPA, 15 élèves 21 h par semaine +2 heures de synthèse. Ce n’est pas tous les jours drôles car enfants destructurés, laissés "à l abandon et encombrant ? avec problèmes de dyslexie ou hyper activité ou pre- délinquance. Mais je vous avoue que jamais je ne retournerais en primaire, c’est trop "prenant" on enseigne toutes les matières, on reçoit tous les partenaires on a pleins de réunions et même pas payées comme au collège, 30 élèves, des parents de plus en plus démissionnaires sauf pour défendre leur chéri ? le jour où il est puni !!!!beaucoup moins bien payé 300 euros de différence....Jamais de répit
      En collège on peut avoir des demis journées, échanger des heures avec des collègues etc... et enseigner une voire , seulement deux matières ! le rêve.
      même si c’est dur en collège c’est plus facile et mieux payé qu’en primaire. Sans parler des heures sup.

    • Je signale que j’ai enseigné 20 ans en primaire et 5 en en SEGPA

  • Bravo Laurent, il y a tellement à dire, je véhicule.

    Où peut-on trouver les textes de 1945 1946 1950 et 1983 nous concernant ? Je n’ai que des secondes-mains et j’ai quelques insupportables becs de vautours à clouer.

    merci

    Volte-ère

  • Très intéressant. Cela met bien les choses au clair. Par contre, je n’arrive absolument pas à trouver ce décret de 1950 sur internet. Comment peut-on se le procurer ? Merci de me le faire savoir.

  • Cette question des 10/12 est un peu folklorique, non par sa nature, mais parce que si elle a existé - ce dont je doute - la loi Aubry a réglé le problème en précisant que les fonctionnaires, tous les fonctionnaires, devaient 1600 heures annuelles de service.

    La question n’est donc plus, à mon avis, de savoir pour combien de temps on est payé. Par contre reste l’intéressante question de l’estimation (et pourquoi pas du contrôle) des heures de travail hors la présence des élèves. Rappelons, et je donne bien volontiers acte que ce n’est pas une décision des enseignants, que l’école fonctionne 140 jours par an (36 semaines). La durée de travail "organisée" est de 27 h hebdomadaires.

  • Très intéressant ce sujet ! Payés pour 10 mois sur 12 seulement !
    Ca faisait un bon moment que j’avais entendu parler de ça, mais sans vraiment m’attarder sur le sujet. Mais d’année en année, on grignote sur le mois de juillet et je commence à me demander si c’est vraiment légal...
    Je suis prof en Lycée Professionnel Privé (sous tutelle de l’Education Nationale et donc payé par l’Educ. Nat.).

    Hier, lors du Conseil d’Etablissement dont je fais partie, j’ai évoqué ce sujet, les réactions ont été assez surprenantes ! Mais mon chef d’établissement, ex-prof lui aussi est celui qui est resté le plus serein et le plus ouvert à la discussion.
    Car en fait ma question était : "sommes-nous tenus d’être présents en juillet (on nous demande d’être dispos jusqu’au 13, et donc de ne pas partir en vacances avant cette date) et de revenir au 31 août ?"

    Car en fait l’Administration nous IMPOSE de venir TRAVAILLER GRATUITEMENT pendant nos CONGES NON PAYES !!! De quel droit ? Non, mais !!!
    Bennnn.... moi qui croyais que le fouet et les pyramides c’était fini depuis 3000 ans et des brouettes !!!???
    Et mes camarades qui trouvent ça normal.... "Oui... mais tu comprends... tu vas pas te battre contre ça.... on peut rien y faire... (ah, bon ?).... etc, etc..."

    Impossible de trouver un texte de loi mentionnant quoi que ce soit à ce sujet, ni même sur les fameux 10 mois de salaires étalés sur 12 mois de paiement. Le décret du 25 mai 1950 n’est relatif qu’au travail hebdomadaire, 18 h/semaine de face-à-face élèves (15 pour les agrégés). Il paraît d’ailleurs que c’était 24 heures au lieu de 18. Que nous cache-t-on ......?

    Alors si Monsieur Laurent TARILLON, qui semble très au courant du problème, lit ce commentaire, ou quelqu’un d’autre qui pourrait me répondre (mitch1396@orange.fr), j’aimerais bien qu’on me dise où est la virgule que j’ai raté, où est l’entreligne qu’il faut savoir deviner, car bosser pour rien pendant mes congés, non merci, surtout si je ne suis pas tenu.... heu... pardon... si ne nous sommes pas tenus de le faire.

    Et je réponds d’avance aux détracteurs qui trouvent qu’on bosse pas tant que ça avec "tous" les avantages qu’on a, que lorsque, avant d’être prof, je commençais ma semaine de travail le dimanche soir à 22h00 pour la terminer le vendredi soir (quand je n’étais pas bloqué le week-end) avec des amplitudes d’au moins 12 heures par jour (ça c’est la réglementation des transports, quand un travailleur lambda n’en fait que 7,40), largement dépassées en réalité et pour un salaire de misère (surtout si on rabat le salaire mensuel par rapport au nombre d’heures, ça faisait très, mais vraiment très largement en dessous du SMIC), là, personne ne venait me plaindre, encore moins me jalouser. Alors maintenant que j’arrive à la cinquantaine... "Travailler moins pour me reposer plus".... J’achète !

    Ca fait un moment que j’ai remisé mon armure, mis mon cheval au pré et Sancho Panza en chômage technique, et donc ne compte pas reprendre ma bataille contre des moulins à vent. Je voudrais juste savoir ce qu’il en est OFFICIELLEMENT !

    Merci à toutes et à tous, et.... bonnes vacances !!
    Michel

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