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DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME

de : LA LOUVE
mardi 26 juin 2007 - 16h43 - Signaler aux modérateurs
19 commentaires
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de La Louve

1. LA DEMOCRATIE EXISTE T ELLE IC I ET MAINTENANT ?

Si la démocratie « réelle » implique notamment une participation éclairée et active du plus grand nombre de citoyens possible sans distinction de classe ou de revenus, alors, lorsque la participation du citoyen à la vie politique de son pays devient un luxe, c’est que nous ne sommes déjà plus dans une démocratie.

Tout indique que nous sommes bien dans un faux -semblant de démocratie, avec de fausses élections ( ce type de faux-semblant étant la spécialité du capitalisme).

D’une démocratie basée sur la représentation des citoyens par leurs élus, nous sommes passé à un système où nous avons, non plus une démocratie représentative, mais une représentation de démocratie.

Et cette représentation est nécessairement biaisée.

2. ESSAI SUR LES RAPPORTS ENTRE DEMOCRATIE CAPITALISME ET SOCIETE DE CONSOMMATION

Si l’énergie psychique et intellectuelle des citoyens est mobilisée entièrement par la question de sa subsistance et la quête de savoir comment boucler "au moins pire" la fin du mois, alors, non, nous ne sommes plus dans une démocratie et nous sommes revenus de fait à un régime censitaire où seuls les citoyens aisés peuvent voter, c’est à dire, voter valablement.

Voter valablement implique de pouvoir mettre en oeuvre une liberté réelle de choisir, ce qui nécessite notamment d’avoir eu suffisamment de temps, de calme et de moyens (matériels et intellectuels) pour exercer notre sens critique et notre libre arbitre.

Il faut vraiment préférer la douceur temporaire de l’aveuglement volontaire à la sauvagerie salvatrice de la lucidité pour ne pas se rendre compte que nous e n sommes à ce stade avancé de dépérissement de la démocratie, et que nous n’évoluons plus que dans un théâtre d’ombres chinoises.

Nous avons réintégré le "mythe de la caverne".

Cette quête des moyens de subsistance est aggravée ( car elle est pervertie) par le développement de la société de consommation, qui, par le biais de la marchandisation (des choses, des êtres, des idées), repousse sans cesse les frontières qui existent entre nécessaire et superflu.

Cette société de consommation, fondée sur, et en même temps gouvernée par, le marché, la loi de l’offre et de la demande, dont le seul maître est l’argent, est le bras armé du capitalisme dans la société.

La société de consommation est exactement comme une très belle personne, avenante, parfumée, mais qui aurait deux défauts : il faut la payer pour la toucher de près et elle est complètement vérolée...

Pris dans le filet de ce consumérisme, on court après du rêve à acheter (et non à rêver ce qui est quand même un sacré paradoxe en terme de désir - et plus il est cher plus il est réputé être "beau") et on pervertit nous-même à notre insu, le sens du travail.

Corrélativement, le travail, qui devrait ou qui pourrait être aussi une source de satisfactions personnelles et de gratifications, devient de plus en plus pénible et harassant car soumis à la loi terrible de la productivité - ce que l’on gagne n’est jamais suffisant pour acquérir les "gros rêves" que la société de consommation nous fait faire.

Plus ces rêves sont gros, plus le salaire est dérisoire. Et nous sommes comme des hamsters dans une cage, qui tournent à toute vitesse dans la petite roulette.

Le but du travail ne devrait pas être de "gagner plus" mais de "s’épanouir plus". Même si je sais qu’étymologiquement, travail vient de "torture" et que cette notion est fortement liée à celle de salaire...il y a des tortures symboliques qui peuvent être bénéfiques , et d’autres réelles, et néfastes, qui s’inscrivent dans la chair des salariés suicidés.

Pour ceux dont le salaire est carrément indécent, ces 17 % de la population qui gagnent le SMIC, (et qui sont en effet symboliques de toute la population prolétarienne), le rêve est tellement hors de portée qu’ils n’ont que deux choix : fermer les yeux à ce consumérisme et résister, prenant le risque de se "marginaliser", de "s’isoler", ou accepter le système jusqu’à en devenir cinglés, accepter la bouche ouverte de "travailler plus pour gagner plus", pour finir à la commission de surendettement, voter FN et voire pire, quand leur vie n’est pas mise en péril par les névroses que créent autant de contradictions manifestes...

Ainsi asservis, nous rentrons dans des rapports pervertis avec la démocratie, ce qui est le but du capitalisme.

Cette participation à la vie publique, par le biais en l’occurrence ,de la politique, devient un luxe quand, avant même de pouvoir penser à s’asseoir à une table sans rien à faire et avec encore suffisamment d’énergie pour réfléchir à la situation politique du pays ou du canton ou de la région, à travers son expérience personnelle et à travers ses lectures, la plupart des citoyens doit avoir résolu une somme de problèmes matériels conséquents.

Cette participation devient un luxe lorsque le citoyen n’a plus les ressources matérielles, morales et intellectuelles nécessaires à la prise de recul minimum qu’implique une réflexion et une décision politiques.

Aussi, la paupérisation du prolétariat, conjuguée à la valorisation de la consommation, précède l’appauvrissement du processus démocratique et prépare toujours l’arrivée de la dictature politique voire militaire, qui s’appuient sur les moyens capitalistes, pour conserver le capitalisme lui-même.

3. LE PIEGE CAPITALISTE POUR LE COMMUNISME

Et ce faisant, le capitalisme met en place un piège à double détente pour le communisme.

Paupérisant à l’extrême le prolétariat dont le communisme est un des défenseurs (sinon le seul), il place cette doctrine dans la logique de la double contrainte, puisqu’il lui commande avant tout d’augmenter les moyens de subsistance des travailleurs, mais ce faisant augmente leur « pouvoir d’achat ».

Oui mais voilà, une fois que le communisme a redonné cet "oxygène" nécessaire aux travailleurs, encore faut-il qu’il ne s’arrête pas là et qu’il rentre à fond dans la difficile bataille contre le consumérisme.

Renoncer à cette bataille, la traiter comme négligeable, c’est déjà renoncer à combattre le capitalisme.

Faute de mener cette bataille, qui implique d’avoir autre chose à proposer que de devenir calife à la place du calife (ce que j’appelle "transformer le prolétaire pauvre en bourgeois"), le communisme s’affaiblit, et commence à mourir, car il garde au sein de la société la pire partie du capitalisme et se rend perméable à la social-démocratie.

4. DE LA NECESSITE POUR LE COMMUNISME DE PENSER LE MONDE COMME UN TOUT ET DU TOTALITARISME CAPITALISTE

On reproche très souvent au communisme d’être "totalitaire" par nature. C’est une des critiques que j’entends le plus à notre encontre.

J’avais souvent tendance à répondre que cela était faux.

Mais à la réfléxion, je crois que c’est exact, dans la mesure où cela signifie que le communisme induit une systématisation, une manière de pensée qui est totalitaire, en ce sens qu’elle essaie de TOUT appréhender pour tordre définitivement le cou au capitalisme.

Je crois que c’est donc non seulement exact mais surtout hautement nécessaire, que le communisme soit "totalitaire" par nature, si cela n’aboutit pas à une dérive personnalisée et au totalitarisme.

Et c’est bien parce que le communisme a cessé de penser le monde comme un système et de livrer des combats sur tous les fronts où sévit le capitalisme, qu’il s’est affaibli et a échoué.

Il faut dire que certains prétendus représentants du communisme ont largement contribué à nous faire échouer, et servent encore de repoussoir... Voici une des raisons objectives pour lesquelles j’ai une détestation viscérale de Staline, par exemple, ou de Mao ( outre la répulsion que leurs crimes entraînent chez moi). Parce qu’ils ont usurpé le communisme et que leurs horreurs ont finalement servi de prétexte au capitalisme pour nous abattre ( comme si nous avions besoin de ça).

En revanche , je ne peux pas laisser dire que le communisme serait LE système produisant le plus de dictatures et de morts, si c’est cela qu’implique en effet ce jugement sur le communisme comme « totalitaire ».

Je crois que nous avons encore la preuve tous les jours que c’est bien le capitalisme, et tout ce qu’il véhicule ou tout ce qui l’appuie, qui a le record absolu en la matière dans tous les points du globe. Le plus criminogène, le plus pathogène, le plus mortifère, le plus indigne, le plus asservissant, le plus dégradant....

Communisme et capitalisme seraient deux versants d’une même médaille en quelque sorte, et non, amis socialistes, le communisme n’est pas nécessairement la face la plus sombre de cette médaille !

Je dirais même que c’est exactement pour cette raison, parce qu’en effet c’es t un système de pensée "totalitaire" ou plutôt "totalitarisant" ( dans le sens où il tente de penser un "tout"), que c’est bien le communisme qu’il faut choisir comme voie pour abolir le capitalisme et transformer la société , et rien d’autre.

Car le capitalisme est également un système totalitaire par essence, bien pire que le communisme car fondé sur une logique de faux semblant, de fausse(s) liberté(s) et de représentations qui servent d’alibi notamment, à la répression la plus sournoise, à l’esclavage le plus absolu, et qui est celui que l’Homme s’inflige à lui-même en croyant ainsi être libre.

5. LA PLACE DES COMMUNISTES DANS L’ACTUELLE DEMOCRATIE CAPITALISTE

Toute la question pour les communistes aujourd’hui est de savoir si nous ne sommes pas devenus des représentations dans le théâtre capitaliste, si nous ne sommes pas en train de servir d’alibi à ce pouvoir capitaliste.

Je dirais que oui, bien-sûr , et hélas, nous sommes aujourd’hui devenus "alibi du capitalisme".

C’est une des raisons de notre grande faiblesse. Nous sommes corrompus ou plus exactement, comme me le disait un camarade l’autre soir en AG de section, nous sommes "altérés". --- Notez bien que je dis faiblesse et pas disparition...

Si nous en sommes réduits à ce stade où nous sommes aujourd’hui, c’est justement pour cela - le système capitaliste a gagné un maximum de terrain et nous lui servons d’alibi, comme des tas d’autres choses.

Nous lui servons à maintenir l’illusion que le capitalisme est libéral, c’est à dire favorise, promeut, la liberté, y compris celle d’avoir des communistes, supposés être, pourtant, les plus farouches opposants du capitalisme lui-même.

Aussi bien le discours finit même par se retourner contre nous ! Comment prétendre en effet que le capitalisme est une dictature permanente et sournoise, la pire de toute, alors que NOUS "existons" encore !

C’est une des raisons pour lesquelles je m’oppose fortement à privilégier une bataille de "l’antilibéralisme" par rapport à une bataille contre le capitalisme.

Il ne faut pas nous tromper de combat - le libéralisme n’est qu’un symptôme, un pet de lapin sur une toile cirée divertissant, par rapport à la racine de nos maux, qui est reste et sera toujours le capitalisme.

Nous sommes, nous communistes, ( ou "nous, PCF" plutôt) actuellement totalement dépendants de la bonne volonté du capitalisme, qui a depuis longtemps la main sur notre gorge, prêt à la serrer autant qu’il le faudra, pour nous faire tenir tranquilles, puis, pour nous supprimer si nous ne courbons pas l’échine.

Le système de la 5ème République est fait pour cela. Il était fait à l’origine pour servir les intérêts de la bourgeoisie conservatrice de l’après -guerre ; il est aujourd’hui fait pour servir les intérêts du capitalisme financier international dont Sarkozy n’est qu’un valet.

Que nous le voulions ou pas, c’est aujourd’hui le fric qui gouverne. Et cela nous concerne aussi.

Ne pas l’admettre, ne pas admettre que nos (vaines et à mon avis pathétiques) discussions sur le groupe , les subventions, les moyens financiers , les euros gagnés par les candidats aux législatives, les amendes évitées ou subies pour respect de la parité, les questions d’alliance avec les uns ou les autres, etc, etc, ne pas admettre que tout cela, ce sont des symptômes graves de ce que nous n’existons plus, non pas que par la volonté du PS comme on l’entend souvent , mais que nous n’existons plus que par la bonne volonté du capitalisme (dont le PS n’est en effet qu’un autre cheval de Troie...) , c’est une erreur impardonnable.

J’irais même plus loin : tant que cette main capitaliste ne serre pas notre gorge assez fort, c’est que nous avons complètement perdu de notre force et notre pouvoir de nuisance, et qu’elle trouve plus d’avantage à nous maintenir en vie artificiellement qu’à nous éliminer définitivement, pour que nous continuions à "servir" aux fins capitalistes.

Je vous parie que si "notre" Congrès devait accoucher au moins d’un DESIR d’une unité , d’une volonté communiste ,marxiste, anticapitaliste, d’un désir de combat sans concession ( ce que j’appelle de mes vœux), si par bonheur, si par sursaut de dignité et d’orgueil, si par intelligence, nous trouvions en nous les ressources et les forces nécessaires pour désirer redevenir communistes, ou plutôt pour que NOTRE parti redevienne le Parti des communistes, le Parti du communisme, nous commencerons à sentir passer immédiatement la rage capitaliste et à voir renaître un anticommunisme réel ( c’est- à -dire ayant des traductions physiques et matérielles).

Nous verrons la différence.

Nous n’aurons même plus le loisir de nous demander si nous faisons "un groupe" ou pas, parce que nous n’aurons plus de députés, ou que le seuil sera réhaussé à 25. Nous serons purement et simplement interdits ( bien sûr, je force un peu le trait mais c’est pour éclairer au mieux mon propos).

Et là corrélativement, et comme cela a toujours été le cas pour les communistes, plus cette main serrera, plus nous recommencerons à bouger et à résister. Plus "nous" redeviendrons résistants. Plus "nous" redeviendrons communistes.

De là à souhaiter que nous commencions à en prendre VRAIMENT plein la figure pour "nous" réveiller... Mais hélas, ce serait un bon signe.

Un signe que nous serons redevenus vraiment dangereux.

Et donc un signe que "nous" serons redevenus vraiment utiles.

6. COMMUNISME, CONSUMERISME, ET LANGAGE

Je finirai cette petite tentative de théorisation, lacunaire et maladroite, par dire que l’un de nos premiers devoirs de communistes, ce doit être aujourd’hui de résister au consumérisme, et de penser une alternative à la société de consommation, de rêver une autre société.

Détruire le capitalisme implique d’en passer par là.

Ne plus transiger avec cette force immonde, sous quelque prétexte que ce soit.

Et quand je dis cela, je m’oppose également à ce que nous continuions à colporter en notre sein des concepts creux venus tous droits de la social-démocratie, comme ceux de "dépassement du capitalisme", ou de "gauche".

Quand, dans un texte officiel, on trouve 11 fois le mot "communiste" sur 12 pages et 39 fois le mot "gauche" , et bien c’est que nous avons un sacré problème en notre sein.

Si notre objectif c’est bien de travailler sur le communisme, il faut le dire comme tel et ne pas dire que nous envisageons de "penser la gauche" ou de "travailler pour la gauche".

Il faut dire "nous allons penser le communisme"", "nous allons travailler pour le communisme". Où est le drame, quelle est l’impossibilité à cela ? Je dis cela, non pour le plaisir d’adopter une figure "réactionnaire" mais parce que nier le pouvoir des mots sur la formation des idées, voire, des comportements, serait une folie sinon une stupidité.

----- Utiliser un mot ou un concept sans le réfléchir, sans le questionner sur son origine, revient à lui laisser la porte ouverte de notre esprit et à nous faire "contaminer" par lui ! Il ne s’agit pas d’être psycho-rigide, mais d’être vigilant sur l’emploi des termes, de tournures de phrases, qui sont tous porteurs d’une philosophie...

Surtout lorsque cette "philosophie" est en réalité contraire ou incompatible avec le communisme....

En outre, il me semble un peu vain quand on est un parti politique qui oscille entre 5 et 2 % aux élections depuis 10 ans, de prétendre servir de moteur à "la gauche".

Et je ne vois pas pourquoi NOUS seuls devrions prendre, au risque de nous en faire crever, la responsabilité de la survie de la gauche ! Je l’ai dit, dialogons, réfléchissons, oui, mais que chacun se débrouille de ses petites affaires.

Personnellement, seuls m’intéressent et me motivent non seulement la survie, mais encore l’envol du communisme du 21ème siècle avec le PCF, si le PCF c’est bien nous, la majorité, et pas seulement quelques-uns.

Mais bien sûr, cela postule que nous croyions encore que le communisme peut et doit être la façon de changer le monde...

Et je ne suis pas sûre que ceux/celles qui emploient en permanence le terme de "gauche" le pensent encore (s’ils l’ont jamais pensé pour certain-e-s)...

7. IL FAUT RELEVER LE "PELOTON DE GARDE"

En disant cela, je n’entends pas être inutilement dure et intransigeante avec nos camarades, dont certains sont bien plus anciens et méritants que moi, mais qui ont manifestement baissé les bras - je me contente d’émettre une hypothèse : le combat, le pouvoir, surtout celui-là, use, sans aucun doute, les âmes les mieux trempées et les volontés les plus farouches. Chez tout le monde.

Evidemment ce combat implique aussi que nous nous posions des questions sur notre rapport à la violence, à la révolution ( y compris en notre sein), à la liberté....

Voilà quel devrait être le sens de notre Congrès, bien plus qu’une question pour savoir si nous devons débaptiser ou pas le PCF, le liquider ou pas, et si oui, comment !

Je l’ai dit, je pense qu’il ne faut pas confondre travail sur le cadre ( pour moi accessoire actuellement, en tout cas, tel qu’il est présenté pour l’instant), et travail sur les idées.

Il y a cependant et en effet des choses à changer dans la « forme », et la question des supports des idées, de leurs sources, (je parle des êtres humains), est aussi importante car les Idées ne « vivent » pas toutes seules…

C’est ce que j’appellerais une éthique politique.

8. PISTES POUR UN CONGRES, SUR LA QUESTION DE L’EXISTENCE DU PCF

Pour préserver notre énergie pour la réflexion sur de "vrais" sujets, je proposerais bien comme préalable à ce Congrès que la question de la « liquidation » du PCF ne soit même pas à l’ordre du jour et que toute proposition qui commencera par aborder les choses sous cet angle soit rejetée, au moins dans cette partie, sans hésitation.

Bien sûr, il ne s’agit nullement de faire de cette question un tabou, de poser des interdits "par nature", non, évidemment, nous pourrons en discuter, mais plus tard.

Quand nous aurons d’abord rempli notre tâche de communistes.

C’est à dire , quand nous aurons élaboré un nouveau projet de société, puisqu’il faut changer celle-ci.

Et je ne crois pas que l’effort considérable que demande cette tâche ( et qui ne se résoudra pas en un ou deux ans) implique qu’on en passe nécessairement par la mort du PCF.

J’irais même plus loin : ce serait une faute de notre part si nous mettions la charrue avant les bœufs, si nous perdions notre temps à de telles balivernes gauchistes (montées en épingles par des ego disproportionnés ou faibles) alors que, face au capitalisme, face à Sarkozy, face au MEDEF, face à l’UMP, face à l’Europe libérale et à la mondialisation, nous avons d’autres combats à mener et d’urgence.

Nos divisions sur un sujet aussi mineur que celui de la "forme PCF" ne seraient , je crois, qu’une arme de plus dans le camp d’en face.

Je maintiens que tout le débat actuellement organisé en France, tel qu’il est organisé , sur "la gauche", sa recomposition, sa reconstruction, est un tropisme capitaliste qui est un piège terrible pour nous communistes, et qu’il ne faut pas ycéder.

On n’organise pas les forces communistes comme on organise les forces capitalistes.

Nous avons besoin d’un espace pour une véritable rénovation, cette rénovation devant être avant tout celle des idées communistes.

Cette rénovation, elle ne saurait se résumer à rédiger un « programme d’accompagnement » des méfaits du capitalisme dans nos vies, le tout à base d’une novlangue soi disant "moderne".

Et je rejoins de nombreux camarades qui s’expriment ici (je pense notamment à la dernière contribution de Marine Roussillon), nous, NOUS TOUS ET TOUTES, communistes, membres du PCF ou pas, prolétaires, précaires, exclus, nous avons besoin du communisme et du PCF pour changer le monde !

Fraternellement, La Louve

http://osemy.blogspot.com


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Commentaires de l'article
DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
26 juin 2007 - 17h23

Merci pour cette analyse pleine d’intérêt sur le ressourcement (le terme me plait plus) des idées révolutionnaires des communistes.

Salut fraternel.

Le Renard Rouge



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
26 juin 2007 - 18h21

"Je finirai cette petite tentative de théorisation, lacunaire et maladroite, par dire que l’un de nos premiers devoirs de communistes, ce doit être aujourd’hui de résister au consumérisme, et de penser une alternative à la société de consommation, de rêver une autre société.

Détruire le capitalisme implique d’en passer par là.

Ne plus transiger avec cette force immonde, sous quelque prétexte que ce soit.

Et quand je dis cela, je m’oppose également à ce que nous continuions à colporter en notre sein des concepts creux venus tous droits de la social-démocratie, comme ceux de "dépassement du capitalisme", ou de "gauche"."

OU BIEN

"Evidemment ce combat implique aussi que nous nous posions des questions sur notre rapport à la violence, à la révolution ( y compris en notre sein), à la liberté...."

bonjours elodie
je suis un peut partagé entre les mots , brillant et confus
je trouve ton analyse assez complete voir meme juste
mais confus car tu vas chercher des idées chez des gens qui ne sont pas forcément dans la ligne du pcf . Ou alors je n’ai rien compris à la non alliance avec les autres partis de gauche qui sont la LCR et LO
je ne peut pas t’en vouloir car moi meme je ne suis justement pas ENCARTE pour pouvoir avoir ma liberté TOTAL de jugement
mais toi membre du pcf oser faire réference à ça je trouve cela tres bien et c’est en ça que je dit BRILLANT
les deux phrases que j’ai mise en haut de pages sont vraiment le cheval de bataille des
KRIVINE LAGUILLER ET BESENCENOT
les porte voix du TROTSKISME aujourdhui e france
je ne peut que me féliciter de ta demarche car encore une fois je ne suis encarté
mais pourquoi non de non ne pas l’avoir fait plus tot ??

cordialement

jean

ps
L UNION PLUTOT QUE LA DIVISON ET LE CAPITALISME VACILLERA
et bravo à bella ciao pour ce site d’échange



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
26 juin 2007 - 19h26 - Posté par

""je ne suis justement pas ENCARTE pour pouvoir avoir ma liberté TOTAL de jugement ""
voilà une appréciation qui me laisse absolument béat ! "encarté" depuis 51 ans , je n’ai jamais été privé de ma liberté de réflexion et de parole , et je ne vois pas en quoi mon jugement serait différent si je n’étais pas adhérent du PCF ; enfin , bon , libre à toi de penser que tu es plus libre que moi ! Pierre


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
26 juin 2007 - 21h40

approfondissement ou ressourcement soit !

excellent article mais sera-t-il suivi.

Je voudrais rajouter une ou deux intuitions.

La totalité, le comme un, le commun. le communisme. Le sujet, le sujet de l’histoire ?
Nos propriétés, nos points commun notre point de vue commun ? comm’un un seul homme : communisme

La partie et le tout, leur articulation pourquoi pas l’écologie humaine ne serait elle pas une définition de l’éthique.

La position morale de Jaurès

Le sociétal une pseudo idée : Le social, la sociologie, la société. le Socialisme.

n’est pas ...... mais c’est l’ensemble des rapports sociaux : Traduction de Lucien Sève de la sixième thèse......

Pas rapports de production ’Althusser’ ni relation sociale Garaudy

Le Sophisme sur le temps logique Lacan "les écrits" le social et la psychanalyse c’est une vraie SOCIO-LOGIE :

s’en sortir non pas tous ensemble mais dans un même mouvement, dans un même moment.
époque ou le rassemblement des uns et des autres ne repose que sur l’histoire ouvrière et prolétaires qui nous a précédé

Lire "se compter trois" de Erik Porge editions littoral.

Logique ou éthique libertaire.

le socialisme et le communisme et L’Anarchie.



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
26 juin 2007 - 22h41

..../....Il faut dire que certains prétendus représentants du communisme ont largement contribué à nous faire échouer, et servent encore de repoussoir... Voici une des raisons objectives pour lesquelles j’ai une détestation viscérale de Staline, par exemple, ou de Mao ( outre la répulsion que leurs crimes entraînent chez moi). Parce qu’ils ont usurpé le communisme et que leurs horreurs ont finalement servi de prétexte au capitalisme pour nous abattre ( comme si nous avions besoin de ça).../...

Chère Louve,

Tu ne peux cesser d’être marxiste au moment où il s’agit de porter un regard sur ce qu’ont pu être les systèmes staliniens russes et maoistes. (par Staliniens je ne fais pas reference aux partis communistes des pays soumis au capitalisme ).

Ce ne sont pas des "personnalités" qui inversent le cours de l’histoire, surtout quand l’histoire se reproduit, mais des phénomènes d’autonomisations de castes (de classes, de couches ou de bureaucraties suivant les usages terminologiques) qui se construisent sur une délégation de pouvoir des couches sociales qui ont fait tomber le capitalisme, ou le mélange féodalisme-capitalisme...

La nature a horreur du vide, le pouvoir aussi. la lutte de classes continue dans une société qui a fait une révolution, des couches sociales se créent et cherchent à se reproduire, souvent contre les travailleurs, contre les couches majoritaires de la population. Ce phénomène existe dans l’ensemble des sociétés humaines .

Tu expliquais bien comment le capitalisme aliène et produit des travailleurs qui se retrouvent incapables de porter un regard critique sur le système capitaliste, de voter intelligemment, de prendre collectivement le pouvoir, pour des raisons de mélanges de mauvaises conditions économiques, d’harassements par l’intensité du travail, de matraquage idéologique, et d’insuffisances de formation.

Les systèmes staliniens russes ou maoïstes ont subi ces genres de dépossession des travailleurs et des couches populaires, se sont construits sur la délégation puis la confiscation des pouvoirs. La poussée révolutionnaire s’est progressivement (ou brutalement) émoussée par le fait des conditions de production intenables (le Stakanovisme par exemple en est un aboutissement ) , par les nécessités de construction (et de reconstructions) de sociétés industrielles , amenant logiquement que les structures populaires, démocratiques (soviets) ou non (communes populaires) qui "respiraient" une volonté de libération sociale ont été progressivement gérées ou remplacées par des "directions", des couches bureaucratiques, sans contrôle, des nomenclaturas dirigeantes, souvent extrêmement violentes vis à vis des travailleurs à cause du fait que leur légitimité résidait dans la prétention à être les représentants des travailleurs, ...

Ces systèmes construits par la faiblesse des peuples à contrôler leurs destins ont trouvé des personnalités qui se coulaient bien dans les nouveaux costumes de ces couches sociales usurpatrices : Les Staline, Mao, et ce qu’on veut... Et ce ne sont pas les Mao et Staline qui ont construits les phénomènes qui les ont amené là, mais des couches sociales.

Et ces systèmes ont repris à leur compte une partie des méthodes de domination du capitalisme , aliénation, idéologie, famille, discipline , hiérarchie, chefs, etc....

On le voit bien, la critique du capitalisme, des phénomènes d’aliénation des travailleurs qui permettent sa survie et son renouvèlement est aussi celle qui permet (quand on essaye de se battre au quotidien, comme dans un parti, comme dans une société qui se transforme) de voir les écueils qui reproduisent la dépossession, le despotisme, l’échec et la démoralisation, et dans les cas extrêmes de nouveaux despotismes.

Nombre de "déviants" dans ces sociétés despotiques n’étaient pas en soi des "vilains" , ce n’est pas si simple, ils ont tout simplement et souvent géré et dirigé des entreprises, des communes, des groupes de combat, sans contrôles, parce que les "gens" ne pouvaient pas contrôler, pour des raisons matérielles, culturelles, des raisons de combat, de discipline de bataille, etc. Et passer les moments d’euphorie sociale, ces gens se sont coagulés en une caste, une bureaucratie, une nomenklatura, qui en est venue à se construire des logiques de survie, de reproduction....A TOUT PRIX ! Il n’est pas anodin que cette caste, en Chine, en URSS, et dans les Pays de l’Est ait fourni l’essentiel de la nouvelle classe capitaliste (là au sens traditionnel du terme) de ces pays. Avant (quand elles étaient couches sociales dominantes) comme aujourd’hui (les Staliniens de Russie ou de Chine sont devenus de florissants capitalistes) elles ont même vaches à lait et ennemis : les travailleurs.

Le capitalisme et les autres modes de domination oblige souvent ceux qui les combattent à lui ressembler, les désarmant ainsi au travers de vaines victoires ou le nouveau ressemble en diable à l’ancien, ou les défaites se construisent d’avoir trop ressembler à l’adversaire. Que la défaite soit rapide ou longue il y a souvent de tels vers dans les fruits.

Changer le monde, pour être plus libres, c’est souvent au final tricher et créer de nouvelles règles du jeu, irrespectueuses, qui partent toujours du contrôle serré et permanent de ce qu’on délègue.

Mais sans employer de grands mots, entre un anarchisme béa (pas si bête que cela souvent)
et ce type de pays, les phénomènes exagérés de délégation des volontés humaines , par lassitude, manque de vigilance, manque de temps, de capacités, de formation, sont souvent ce qui minent et construisent en premier les dérapages bureaucratiques .

La démocratie capitaliste n’échappe pas à ces phénomènes.

Ainsi, la démocratie représentative a-t-elle double sens : d’un côté un aspect révolutionnaire qui permet au peuple, au moins théoriquement, comme valeur d’une société, de maitriser son destin , d’un autre côté fabriquer des élites s’autonomisant (lendemain du vote on bosse) sans réel contrôle et devenant aisément contrôlables au final par la classe capitaliste qui leur fournit renommées et paillettes, ainsi qu’un modèle finalement se rapprochant de leurs trajectoires. Les maitres ainsi séduisent les représentants du peuple.

Un simple élu syndical un peu perspicace le sent quand il est en face d’un patron qui vante l’esprit de responsabilité du syndicaliste, sa capacité de dirigeant, etc.... Il cherche à l’autonomiser de ces mandants, à le rendre semblable à lui.

Les élus doivent donc être contrôlés !

Le communisme est porteur logique de cette critique et de ce regard.

Copas



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 14h49 - Posté par

Bonjour Copas

Et d’abord ,merc i de m’avoir lue et surtout merci de prendre la peine ,comme d’habitude, de critiquer ce que j’avance.
C’est le seul intérêt pour moi, cette critique permanente, y compris lorsqu’elle peut être dure (sinon je me mets devant mon miroir et je me dis "tu es trop ffffooooorrrtte, tu as tttooouuuuuttt compris" et c’est bon ;-))

Je suis assez d’accord ( mais pas complètement) avec ton analyse marxiste (évidemment ;-)) de la déviation staliniste.
Pourtant, mais c’est un truc qui me chiffone généralement chez Marx, même si je ne le connais qu’imparfaitement, ce qui me dérange donc, c’est l’absence ou l’insuffisance de "liens" dans sa problématisation générale des classes, avec la notion d’individu (comme support vivant de l’idée même de classe) et celle de chef en particulier - peut être peux tu m’éclairer sur ce point précis ( ou un-e- autre camarade).

"Changer le monde, pour être plus libres, c’est souvent au final tricher et créer de nouvelles règles du jeu, irrespectueuses, qui partent toujours du contrôle serré et permanent de ce qu’on délègue."

Je suis on ne peut plus d’accord avec toi. Mais comment nous assurer de vouloir vraiment rompre avec cette tendance manifestement inhérente à la "nature humaine" ?...

A bientôt et très fraternellement

LL


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 21h33 - Posté par

Je ne pense pas que je t’ai critiqué là dessus car tu savais cela.

Hum... Marxiste je ne crois pas... Certains en parleront certainement mieux que moi, mais ce qui me guide c’est de ne pas laisser ce balader des barratins. Qui décide ? qui commande ? sont des questions lancinantes et à appliquer partout.
Avoir croiser des maoïstes dans ma jeunesse a été révélateur pour moi : Ils se saoulaient de mots plus rouges que rouges, ivres de la couleur des déclarations sans poser une question simple : Qui décide ? Ne me dites pas que c’est le peuple parce que c’est le parti et que le parti ce sont les travailleurs ! Mais qui décide au concret ? Et ce que je voyais était sinistre, ce qu’on pouvait voir était le grand écart avec le socialisme. Son antithèse.

L’espérance communiste c’est l’univers du concret et de la vérité, un cheminement qui s’essaye à vérifier chaque pas pour qu’il apporte à celui qu’il porte un peu plus de liberté.

Effectivement la relation de délégation puis de soumission, puis de violences pour conserver la soumission des autres, puis d’intériorisation de ces soumissions, c’est l’inverse du chemin qu’elle que soit la couleur de l’emballage.

La question du PCF , comme ceux qui sont à la LCR ou LO, organisations à très forts attachements affectifs (ils ont mêmes attachements à leurs partis, leurs succès et échecs dans le monde, on a affaire à des courants internationaux) doit être en permanence mesurée aux actes et à la réalité. Ce n’est pas le passé qui donne toujours blanc seing sur le présent, ....

les partis sont soumis aux mêmes problèmes en permanence qui créent les reflexes de caste des dirigeants, voir leur autonomisation et leur enquistage progressif dans les rangs bourgeois, par le fait que les adhérents en n’étant plus militants plient le genou.

Le patriotisme de parti doit donc aller à l’essentiel, sur des valeurs, des pratiques , de discipline convergentes et libres, pas sur ce qu’il transporte de soumission, d’acceptation sans contrôle. Pour parler d’un vieux truc, le parti ça doit toujours être une conspiration des égaux (pas des égos....hi hi, je pense là aux minoritaires de la LCR qui se sont embringués dans l’histoire Bové et se sont fait avoir, par des égos et par un représentant hors contrôle), quitter cela, accepter les choses sans les vérifier, les contrôler, c’est autre chose.

Un parti, fut-il prestigieux, n’est pas sacré. Refondation communiste fut créé d’une scission de l’ex-PCI qui était un parti à l’immense passé, plus fécondant en penseurs marxistes dans le passé que le parti français, avec une histoire de lutte contre le fascisme plus longue encore que celle de la France, avec des masses de militants (et d’électeurs) énormes.

Et pourtant... RC est sorti de ce parti , parce qu’il abandonnait l’héritage du communisme, non seulement dans la forme (abandon du nom ) mais, pire, dans les faits, car ce sont eux qui nous importent (ça faisait longtemps que le PCI avait été au bout du chemin en cherchant à gouverner avec la droite, le compromis historique). RC dut donc rompre avec une discipline et des attachements. En allant à l’essentiel.

Le PCF fut créer également sur une rupture, majoritaire sur le moment certes, mais une rupture d’avec l’internationale socialiste.

C’est comme cela .

Ce n’est pas la soumission qui doit guider nos pas mais ce qu’on doit. Quand cela est possible.
Que ce soit dans notre vie, vis à vis des hiérarchies dominantes (l’entreprise, les petits chefs) comme pour ce qui est des structures de résistance, syndicats, associations, partis.

Pour ce qui du PCF, soit il avance et crée à nouveau, soit il sera remplacé, ou soit poussera quelque chose à côté l’ignorant ...

Mais de tout cela je pense que nous sommes d’accord.

Cop.


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
28 juin 2007 - 10h29 - Posté par

Et oui Copas nous sommes d’accord. Parfaitement d’accord.

Mais avant de signer u n acte de décès , j’aimerais m’assurer que nous avons fait, tenté, tout ce qu’il fallait pour rétablir cette "conspiration entre égaux". Je pense que pour toi, c’est pareil si je te lis bien ici et là depuis plusieurs semaines.

Pour l’instant j’aimerais me battre pour la préservation du PCF, pas tant par attachement "affectif" (même si je pense que bizarrement ,ça joue pour moi aussi, surtout à cause ou grâce aux gens que j’y rencontre ; à ce titre et pour l’instant, mon adhésion à ce parti est une de mes expériences humaines les plus fortes) - mais aussi et surtout par attachement stratégique et nécessité quasi-vitale pour le Socialisme.

L’exemple italien est très séduisant et très bien trouvé ; cependant, faut pas oublier que les conditions, culturelles, sociologiques, politqiues et économiques sont très différentes.

Je crois que si nous, pour l’instant, si on "perd" le PCF aujourd’hui, on perd une arme TRES précieuse, on ne s’e n relèvera pas tout de suite et la bourgeoisie va savoir en profiter.

Car ce ne sont pas tous les "mouvements de gôche" qui se dessinent qui vont opposer une résistance valable au capitalisme (déjà et en règle générale ils le confondent avec libéralisme, alors..).

Je ne suis pas en posture d’adoration. On peut même dire que je suis iconoclaste.

Mais si le PCF implose aujourdh’ui, on va perdre du temps - d’où l’urgence à ce que ce soient les VRAIS communistes qui "rénovent", "ressourcent", "refondent" et pour ça i l faut y aller vraiment et ne pas faire trop dans le détail... On a du pain sur la planche.

Mais c’est là qu’on va voir qui sacrifie les égaux aux egos. Ca se dessine déjà d’ailleurs.

Je crois que pour l’instant ni dans les idées ni dans les formes ni dans les pratiques, aucune rénovation sérieuse n’a été vraiment faite à fond ( à part "socialdémocratiser" tjs plus le PCF).

Aussi , c’est l’heure du "nettoyage d’été" - il faut ouvrir les fenêtres, laver les sols, retourner les matelas, battre les tapis, ça urge. Or, on nous l’avait promis , ce nettoyage d’été et voilà qu’à la place on est en train de nous dessiner un très vague dépoussiérage, mais point barre.

Je ne suis pas d’accord.

Au PS, c’est impossible de "rénover" parce que cela impliquerait notamment des comportements collectifs assis sur une appartenance idéologique, une prise de responsabilité individuelle et un courage presque physique. Ce qui sont des qualités d’un-e militant-e.

Or, au PS, il n’y a pas/plus de militants mais de simples adhérents (quasi consuméristes) à de rares exceptions, et la sociologie , la psychologie des gens est bie ndifférente de celle que je trouve au PCF.

Pour dire les choses plus crûment, le PS c’est une arrière boutique de l’ENA (avec tout ce que cela implique pour moi de pensée creuse, de bourgeoisie ou de "bourgeoisisme", de capitalisme etc), le PCF pas encore (et je dis bien pas encore mais ça nous guette je pense...) - et le jour où tu verras un ENArque sur une barricade (à moins qu’il soit là par erreur) tu me fais signe.

Le PS il a été fait voulu et pensé comme ça par Mitterrand pour Mitterrand. Ca veut tout dire.

C’est pour ça qu’un type comme Mélenchon esssaie de se servir de NOUS . Pas "nous le PCF" . Mais "nous le s militants" du PCF .

Il veut la structure PS (qui lui permet de bie n bouffer, bien boire, mieux qu’au PCF en tout cas, c’est clair) mais il l’aimerais bien avec les militants PCF.

Ne nous leurrons pas - certes le discours dominant de la bourgeoisie c’es t de colporter l’ânerie selon laquelle le "militant" ne sert plus à rien ( comme le salarié d’ailleurs !).

Mais ne soyons pas dupes !

Pourquoi les Martelli, Hue, Autain, Braouezec et cie nous font - ils des danses du ventre terribles sur le mode "on vous a compris, on va vous donner de la gôche" ?

Idem pour Royal quand le PS a lancé ses adhérents par internet à 20 euros.

Parce qu’ils savent, tous ces gens là, le pouvoir, le poids des militants. Des VRAIS militants. Pour l’instant et malgré internet, pas moyen de faire sans les gars.

Je les ai vus sur les marchés, mes anciens camarades du PS.

Celles et ceux qui ont le plus physiquement fait campagne pour Royal n’étaient plas les plus récents adhérents, loin de là, et ça les faisait bien "chier" les vieux d’ailleurs, parce que la candidate était loin d’être celle de leur coeur.

Alors, nous ,sachons le ,nous sommes l’enjeu, comme dans une fusion d’entreprises. Et quel que soit ce qu’ils feront de nous après.

Ne nous laissons pas vampiriser. Au contraire.

Bref, voilà ,c’est un peu long mais c’est pour dire que je suis ok avec toi Copas, ce qui implique comme conclusion,que là, il faut qu’on essaie jusqu’au bout (quitte à amputer) de sauver le PCF, pour le rénover à fond, que l’on puisse à nouveau en faire un instrument de lutte perfectionné. PAs à n’importe quel prix toutefois. C’est à dire pas au prix de compromissions avec des forces opposées au communisme.

Fraternellement. LA Louve


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
28 juin 2007 - 20h48 - Posté par

Amputons, amputons....

Je prefèrerai à un PS liberal une nouvelle formation qui unirait la gauche du PS avec le PCF, si rien d’autre n’était possible....

Mais je crois que c’est l’essentiel du PCF avec l’essentiel du reste de la gauche révolutionnaire, LCR, LO, libertaires, alters, avec les gens qu’on a retrouvé dans beaucoup de combats, qu’il faut mettre au centre de la recomposition à gauche....

Pas pour faire n’importe quoi évidemment. Je partage beaucoup de critiques que j’ai vu ici ou là sur les cathédrales de guimauve qui ne respectaient pas le contrôle de la base sur le sommet, sans pour autant réussir à réduire les divergences entre les forces qui comptent.

Et les forces qui comptaient c’était une partie des gauches du PS, une partie des courants du PCF, la LCR, LO, etc, c’est à dire celles centrées autour de la centralité d’une classe sociale, les travailleurs.

"On" a joué le PS contre les gauches du PS, les alternatifs contre la LCR, accessoirement de la soupe au détriment d’une petite organisation comme LO qu"on" brocardait mais qui dans les petits matins froids continuent de donner le tract dans les entreprises.

Et on s’est retrouvé les poches retournées, vides...

je ne traite pas là sur tel ou tel cas , mais sur une impression d’ensemble,..

Un programme de transformation sociale ne part pas d’un catalogue revendicatif non structuré, une espèce d’addition des révoltes et résistances au capitalisme, mais d’une vue d’ensemble, un soutien au concret aux luttes de résistance et de libération en tout genre, mais avec le fil rouge du chemin vers l’autogestion (et pas seulement à mon sens de la "socialisation" des moyens de production), la gestion directe, le contrôle sur leur destin individuel des hommes et des femmes (la "socialisation" n’a pas tous les droits sur l’individu, au contraire elle doit en avoir le moins possible).

ce n’est pas de mettre sur le même plan des élus et se dire qu’on a fait un petit morceau de socialisme là ou là parce que les élus sont à gauche ou même très à gauche.

C’est cela qui a manqué en partie, dans les campagnes des uns et des autres.
Mais il ne fallait pas attendre tout de campagnes électorales.

Sortir d’un catalogue indiscriminé, n’était possible que d’abord avec les courants communistes mettant au centre la bataille sociale dans les entreprises, avec un objectif d’autogestion.

Ce n’est pas un mépris vis à vis des autres champs de résistance mais comprendre que tout mouvement sera sans cesse défait tant que le despotisme persistera dans les centres de production de richesses dans le monde que sont les entreprises.

Copas


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 14h17

".... Mais à la réfléxion, je crois que c’est exact, dans la mesure où cela signifie que le communisme induit une systématisation, une manière de pensée qui est totalitaire, en ce sens qu’elle essaie de TOUT appréhender pour tordre définitivement le cou au capitalisme.
Je crois que c’est donc non seulement exact mais surtout hautement nécessaire, que le communisme soit "totalitaire" par nature, si cela n’aboutit pas à une dérive personnalisée et au totalitarisme... "

Je crois que le mot "totalisant", plutôt que "totalitaire", conviendrait mieux à ta démonstration.

c.rébral



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 19h00 - Posté par

Bonjour la Louve,

Pourrais-tu nous remettre pour demain le même article pour que nous puissions contribuer à la réflexion sur ces thèmes qui me paraissent bien être ceux que nous devons traiter conjointement car ils s’interpénétrent et sont en complète interdépendance aujourd’hui.

J’aimerais prendre le temps de te répondre, notamment sur ta définition du "totalitarisme" qui serait d’après toi, non seulement inhérent (réflexion faite) au communisme, mais hautement nécessaire pour TOUT APREHENDER afin de tordre le cou au capitalisme.

Tu dis plus loin (et je suis d’accord) que :

"sans être psycho-rigide, nous devons être vigilants sur l’emploi des termes, des tournures de phrases, qui sont tous porteurs d’une philosophie" ....
Nier le pouvoir des mots sur la formation des idées, voire des comportements, serait une folie sinon une stupidité...."

Alors voilà, chère et brillante Louve, autant je ne suis pas pour qu’on supprime le mot "communiste" de notre vocabulaire (mais qu’au contraire on lui redonne CLAIREMENT son vrai sens humaniste, créatif, inventif et de contrôle démocratique populaire à tous les niveaux,) autant je pense que nous devons rejeter des termes qui seront toujours rattachés à la période stalinienne (dictature sinistre, perverse et meurtrière de notre vision de la société ) que tu exècre tant. Et la droite comme la social démocratie le savent bien puisqu’ils en jouent depuis toujours comme repoussoir dans la tête des diverses couches populaires.

De plus, ta définition du totalitarisme est toute personnelle car si j’en crois le dictionnaire :

TOTALITARISME : Système politique caractérisé par la SOUMISSION COMPLETE des existences individuelles à un ordre collectif qui fait régner un pouvoir dictatorial"

ENCYCL :la fusion des pouvoirs exécutifs législatifs et judiciaires, l’existence d’un parti unique, la diffusion d’une idéologie hégémonique, la mobilisation des masses (ça bien sûr ce n’est pas dérangeant à mon avis, puisque ça fait partie de la démocratie), le contrôle policier, la répression, l’élimination des catégories de la population désignées comme boucs émissaires sont des traits partagés par les régimes totalitaires, dont l’étude a été développée notamm. par H. Arendt, soucieuse de penser les similitudes des régimes nazi et stalinien."

Pour moi, PENSER LE MONDE COMME UN TOUT, pour trouver avec les intéressés de chaque catégorie de problème et l’ensemble des concitoyens, une solution satisfaisante et la meilleure possible en HARMONIE avec l’ensemble de la société et au delà, des peuples du monde, n’a rien à voir avec l’idée et le mot "totalitaire" qui est plutôt un "piège à con" qu’autre chose.

Bien que ce ne soit pas un mot familier au milieu politique et communiste, je penserais plutôt à "HOLISTIQUE" ou un mot homonyme s’il existe, qui veut dire :

"(du grec holos, entier) En épistémologie ou en sciences humaines, doctrine qui ramène la connaissance du particulier, de l’individuel à celle de l’ensemble, du tout dans lequel il s’inscrit."

Pour le reste je suis d’accord avec toi ainsi qu’avec Copas que je remercie pour ses contributions.

J’ai été très émue de lire notre jeune camarade Marine qui dit à ceux qui désertent ou qui abandonnent l’idée d’un PCF " et nous qui avons adhéré récemment et qui y croyons à la force et à la justesse de nos idées, vous y pensez à nous ?"

Très percutants aussi nos amis Belges qui nous disent :

"Vous ne savez pas la chance que vous avez d’avoir un parti communiste, nous aimerions bien en avoir un nous aussi"

Je n’ai pas le temps d’en dire plus, mais je tenais à vous dire que, grâce à nos discussions sur Bellaciao et par réaction fière et salutaire aux déclarations de mort du Pcf par les fossoyeurs des vrais libertés et de la conscience de notre peuple et de ses conquêtes sociales, moi qui m’étais éloignée du militantisme depuis 20 ans, JE VIENS DE REPRENDRE LA CARTE DU PCF et je respire mieux tout à coup.

Courage Marine !!! J’arrive, humblement bien sûr, mais j’arrive !!!

Fraternellement

Maguy


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 18h21

Chère petite camarade Elodie, au fur et à mesure que je relis ton texte assez touffu, il me vient toute une kirielle de réflexions et idées, à telle enseigne que je vais devoir ordonner tout ça avant de t’en faire part dans une prochaine réponse. Tant que j’y pense, au sujet de la hyène dactylotruc, laise tomber, c’est un machin vachement compliqué, une équation à plusieurs inconnues, donc sans solution, et tu risques de te retrouver en dépression sous médocs. Gros bisous du vieux stal borné.



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 23h13 - Posté par

En dépression sous médoc (tu veux dire du HAut Médoc ??? quelle année ? :-))

Je suis en permanence en dé -pression !!!! (c’est le meilleur moyen de jamais être trop pressée, ah ah ah !!)

Blague à part, j’ai hâte de lire ta contribution.

En fait, je lance des petits cailloux et j’attends que des camarades qui veulent bien jouer avec moi me les renvoient (mais pas trop dans la tête siouplé, merci)

Bonne nuit vieux stal borné !


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 21h57

Chère Camarade,

Une chose est certaine. Les conditions modernes d’organisation du Monde sont celles décrites par Marx. Il n’y a là dessus aucune possibilité de tergiversations. L’idéologie contenue dans la genèse du capitalisme a déployé les modalités de son exercice dans la forme actuelle de "spectacle". "La société du Spectacle" de Guy Debord est à la critique de l’aliénation contemporaine ce que "le Capital" de Marx était à celle de son temps.

Malheureusement, les commentateurs actuels (économistes et politiques compris) font feu de tous bois pour briser l’unité de ces visions du Monde à travers des visions parcellaires qui obérent toute volonté de transformation réelle. Etre révolutionnaire aujourd’hui consiste à dénoncer en permanence ces émiettages de la conscience dont le but avoué ou masqué dans de fausses contestations est de priver le prolétariat de son rôle historique qui est celui d’être : "la classe de la conscience".

"La classe politique" participe à cette captation du rôle historique du prolétariat.

Le scandale de notre temps réside au coeur de chaque marchandise où se transfère le but ultime de la réalisation du bonheur.

Pour faire court.

Amitiés.

Michel GROS



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
27 juin 2007 - 22h00

Chère camarade,

"Le capitalisme ...Paupérisant à l’extrême le prolétariat dont le communisme est un des défenseurs.", dis-tu.

Cette formulation laisse entendre que le Communisme est une anticipation idéelle préalable à l’organisation du prolétariat. Tu as envi manifestement de te mettre Marx à dos. En effet pour qui veut lire Marx en dehors du marxisme, il s’agit dans l’idée de communisme d’une toute autre affaire. Pour Marx, le communisme est le mouvement même de la négation des conditions d’existence dominantes dont le capitalisme est l’organisation de ce moment de l’Histoire. Ce mouvement est le mouvement même qui constitue la classe ouvrière en prolétariat. Le prolétariat est le mouvement de la conscience et de la négation des conditions de l’aliénation, le communisme même. Le prolétaire, si tu veux, comme l’ouvrier, n’a pas l’emploi de sa vie, mais contrairement à lui commence à s’en apercevoir. Le communisme, si tu veux encore, est l’organisation du prolétariat en vue de sa propre négation. Il ne peut y avoir de représentant du prolétariat que le prolétariat lui-même. Dès lors que quelqu’un parle en son nom, cela produit tous les hiatus de l’Histoire que nous connaissons.

Mais c’est encore bien plus compliqué que ce que je viens d’ânonner.

Amitiés.

Michel GROS



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
28 juin 2007 - 13h01

Je pense être en accord. Voici mon avis rédigé en réaction à une contribution de Desclomenil Dominique au débat qui m’a été envoyée. Je la joins après mon avis qui suit :

Qu’est-ce qui peut justifier et motiver aujourd’hui l’existence d’un parti communiste ?

Communiste c’est quoi ? Ce qui est commun. C’est très bien comme ça, car la question centrale aujourd’hui est de rendre visible, audible, sensible le commun, le ‘’un’’ de l’humanité ! Et donc, surtout pas de ‘’des’’, pas de ‘’des’’.

Commun à qui ? A un groupe, une classe sociale.
Quelle classe ? Le prolétariat, ‘’celui qui n’a pour seule richesse que ses enfants’’.
Donc communiste, c’est bien.
Pour être parfaitement clair, il faudrait :
‘’Communiste Prolétarien.’’
Vous n’oserez pas ! J’entends déjà ; les staliniens sont de retour ! Un tabac dans les médias ! Et pourtant, n’est-ce pas là sinon du moins un moyen de rendre son identité à cette classe dont la bourgeoisie nie d’autant plus l’existence qu’elle en vit ! ‘’Je me suis fait tout seul’’. Tu parles !

Car, avant de parler de ‘’parti’’, d’abord le ‘’parti pris’’ !
Il nous faut en premier lieu un Manifeste communiste prolétarien.

Ce n’est que dans le mouvement de la constitution de ce parti pris que le parti prendra corps et d’autant plus corps qu’il est nécessaire de réaliser son application concrète, car ce parti ne peut être et ne doit être que l’instrument de concrétisation de ce manifeste.

Ce mouvement inclura nécessairement une délégation de pouvoir à plusieurs niveaux. C’est cette délégation qui pose problème et que le prolétariat doit absolument contrôler à tous ces niveaux.
Le prolétariat doit être souverain et avoir la possibilité de révoquer à tout moment le responsable qu’il aura désigné pour réaliser une tache qu’il aura décidée.
Aucune de ces taches ne saurait justifier une quelconque rétribution en sus pour le responsable en question, hors de la prise en charge collective des frais qu’elle engage.

Ce parti ne peut être clairement que :

le ‘’Parti du Manifeste Communiste Prolétarien’’.
Nous remarquerons la petite différence de syntaxe à laquelle j’ai été conduit. Nous avons en effet connu un Manifeste du parti communiste. L’histoire qui a suivie relate la répression de conseils ouvriers et de soviets. Cela concerne la délégation de pouvoir. Je crois que c’est là qu’il faut rechercher ce qui a conduit ensuite à la dégénérescence de l’outil.

Maurice Lecomte

Le Parti Communiste n’est pas mort est une affirmation qui n’a pas d’importance. Ce qui est décisif c’est son orientation politique, ses choix idéologiques. Je préfère dire Marx n’est pas mort !

Ce qui caractérise notre époque c’est la transformation du capitalisme avec des outils nouveaux de production et sa nouvelle phase de « développement ». Du capitalisme industriel, il est passé au capitalisme financier planétaire. L’ancien a disparu pour faire place au nouveau, à l’image du patron de Jallat industriel qui se suicide refusant les choix des fonds de pension.

Les transformations capitalistiques dominant la planète altère les sociétés et les Hommes.

Non seulement les Communistes en ont pris conscience tardivement dans sa dimension de classe, mais le « Communisme réel » des « pays de l’Est » n’a pas eu de contre projet de société adapté aux défis nouveaux. Les pays comme la Chine qui se revendique encore du Communisme n’offrent pas plus de perspective que celui d’un socialisme qui utilise les mêmes modes de développement et de consommations que le capitalisme. Il s’est discrétisé, comme réponse idéologique au capitalisme en mouvement. Cela a laissé un vide international considérable sur le théorique révolutionnaire dans lequel s’est engouffré ce que certains nomment l’ultralibéralisme et ses acolytes extrêmes ( fascisme, intégristes religieux…).

Cette théorie « ultralibérale », politique de droite, ne se fait pas dans le champ institutionnel mais dans les « clubs » où règnent les grands dirigeants des multinationales de la planète. Les Hommes politiques ne sont que les acteurs de la pièce écrite dans ces « clubs » qu’ils s’appellent Reagan ou Sarkozy. Les médias aux mains de ces mêmes multinationales amusent les gens sur le rôle des comédiens et les éloignent de la comédie. Le grand capital a pensé « la fin de l’Histoire », la non-intervention des citoyens, avec le bipartisme, l’alternance et le discrédit des révolutions et du Communisme.

Une seule pensée ordonnance alors le Monde : le capitalisme.

L’horizon dans ce contexte est obscurci pour tous ceux qui veulent le réformer, le transformer, le révolutionner. Même si parmi ceux-ci nombreux sont ceux qui déplorent les dégâts humains, écologiques, pacifiques… engendrés par le capital souverain, autoritaire, despotique, ils se sentent impuissants et ont renoncé pour partie à changer de société. Les plus « humanistes » poursuivent le combat dans des organisations vident de tout contenu transformateur : décroissance, caritatif, écologie, sans toit, sans papier, antiracisme, éducation populaire etc…

Les réformistes ont comme unique théorie la croissance du capitalisme pour redistribuer les miettes et rendre, pense-t-il (pour certains sincèrement), les peuples plus heureux. De fait il n’y a pas de trahison lorsqu’un socialiste va avec Sarkozy, mais continuité de la logique. Idéologiquement ils sont donc enfermés dans la pensée unique. Les peuples sont dans la nuit, car sans perspective de société qui serve leurs intérêts et leurs aspirations.

Incontestablement des « humanistes » nombreux (c’est ainsi que je les qualifie pour la clarté du débat et la différenciation entre révolutionnaires et réformistes – sans les rejeter dans un camp adverse), se sont retrouvés dans les collectifs antilibéraux. Ils y sont venus avec leur culture, leurs qualités, leurs aspirations… mais aussi, et surtout, leurs manques de repères de classes. Dans une phase nouvelle du capitalisme le choc avec ceux qui n’ont pas rejeté ce concept de classes était inévitable. Les enjeux pour le capital étaient importants pour sa stratégie et son avenir. Avec parfois des alliés objectifs, il a fait capoter l’espérance dans un rapport de force favorable défini plus haut.

Les Communistes ne sont pas épargnés par cette bataille idéologique de fond que l’Histoire leur impose. Les voies empruntées sont alors diverses. Il en est qui s’accrochent au communisme du 19ème siècle réponse juste de l’époque du capitalisme industriel des machines et du prolétariat et de la classe ouvrière. D’autres font le choix d’idéologie d’extrême droite y croyant y reconnaître, en particulier dans les ex-pays de l’Est, une certaines images de la société où ils ont vécu assurant l’ordre, la sécurité, la discipline, le respect, la stabilité, un avenir tracé … (oui, cela doit nous interroger fortement sur la conception du communisme !!!!). Enfin une catégorie de Communistes pensent qu’il faut un Communisme de notre temps fasse au capitalisme de notre moment. Se sont probablement ceux-là qui tâtonnent le plus, qui cherchent , expérimentent, s’interrogent et révèlent des « courants ».

Vous avez compris, comme je déroule ma pensée, que je me situe dans la catégorie des Communistes qui ne renoncent pas aux combats de classe, qui envisage un Communisme nouveau par nécessité communiste.

Comme j’élabore mon raisonnement vous voyez également que j’évacue les « Etats majors », les élections, écumes de la politique.

Deux choses me semblent au cœur de notre stratégie :

• le choix idéologique, économique, démocratique, internationaliste de société communiste et sa finalité.
• La bataille des idées chez les Communistes (pas les membres du parti uniquement) et celle auprès du peuple sur la citoyenneté nouvelle indispensable à la transformation sociale.

Sauf à ne pas voir que le capitalisme lui est bien vivant, qu’il produit quantité de richesse et en concordance de misère, que le travail est toujours le moyen de produire les richesses à travers des technologies, des intellects et des outils nouveaux, le Communisme demeure une philosophie et une pensée économique et politique de circonstance.

Il semble que dans un premier temps cela doit être le socle de rassemblement dans une organisation qui évidemment de mon point de vue doit faire référence au Communisme : Parti Des Communistes. « Des » par leur diversité d’origine, de sexe, de cheminement… Aussi le « des » car cela ne limite pas aux Communistes encartés aujourd’hui au P.C.F. Le Français disparaît pour renforcer l’idée à la fois du combat contre le capitalisme mondialisé et pour un nouvel internationalisme ouvert sur d’autres expériences (Amérique latine, Allemagne Europe etc…) Parti parce que nous voulons le pouvoir politique constitutionnel pour le restituer au peuple.

Deuxième phase, en même temps logique d’ensemble et dans le même mouvement, vaste débat dans ce Parti Des Communistes sur les choix de société :
• La place de l’Homme travailleur dans la société autogestionnaire
• L’appropriation des moyens de production et financiers
• Quel mode développement, de consommation, d’éducation
• Quel Monde de paix et de lutte international

Troisième phase pour l’enrichissement du projet, toujours dans une logique d’ensemble et dans le même mouvement, mise en débat des idées communistes comme perspectives et moyens avec les acteurs du mouvement social, le monde du travail, les « exclus » et les jeunes.

Voilà un premier canevas de ce que je pense dans la société actuelle. Evidement un des gros pavé est la réflexion sur le Communisme d’aujourd’hui qui appelle un large débat ouvert.

DECLOSMENIL Dominique
19/06/2007



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
28 juin 2007 - 23h28

Chère petite camarade, je vais y aller par étapes. Je commence par la société de consommation,. A mon avis, c’est une des escroqueries idéologiques de mai 68. Il suffit de voir qui, à l’époque touillait ce genre de cuisine, et quelles catégories " socio-professionnelles " se jetaient dessus. En définissant une société comme étant de consommation, on évacue la question de la contradiction entre le caractère privé de la propriété des moyens de production, et le caractère social de la production, et par conséquent, de la CONSOMMATION. Or, que constate-t’on ? Tout d’abord, que ceux qui produisent le plus de plus-value sont ceux qui consomment le moins, ou plus exactement, sont ceux dont les BESOINS REELS sont les moins satisfaits. Ensuite, que le pouvoir d’achat, s’il augmente effectivement, ne le fait pas dans les memes proportions, loin de là, que la productivité : la paupérisatiion est RELATIVE. Pire, meme, depuis le 10 mai 81, (tiens, au fait, pourquoi ce jour-là, précisément ? J’ai oublié, mais doit bien y avoir une raison ), de plus en plus de gens ont un niveau de vie inférieur à ce qu’il était après guerre. On voit aussi réapparaitre des maladies de pauvreté comme la tuberculose. Bref, la paupérisation TEND à devenir ABSOLUE. Marx avait raison, et les intellectuels communistes des années cinquante se sont foutus dedans, tout simplement parce qu’ils n’ont pas vu que la bonne santé économique était liée au pillage colonial, au plan Marshall et à la guerre d’Indochine sous-traitée par la France aux Etats-Unis. Bon, j’arrete pour le moment, je vais passer à la suite de ta " thèse ". Gros poutous pour l’instant. Vieux stal borné.



DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
29 juin 2007 - 09h38 - Posté par

Bonjour cher vieux camarade

Bon, j’ai bien lu et je suis pas tout à fait d’accord avec une partie de ta démonstration : ceux qui consomment le moins sont ceux qui travaillent le plus - ça ,c’était vrai AVANT.

Avant SOFINCO et COFIDIS.

Avant les cartes bleues à débit différé.

Avant la banalisation du crédit.

Avant que tu puisses te faire octroyer 5.000 euros de crédit en 3 clics et moins de 24 heures.

"clic-clac" - ce n’est pas le bruit de ton clavier d’ordinateur, c’est le bruit des menottes...

Aujourd’hui ce sont ceux qui gagnent le moins qui s’endettent le plus... pour acquérir des biens qui de toute manière , leur seront repris par les huissiers, et dans le emilleur des cas, qui seront dépassés en quelques mois et dont ils ne "voudront plus" dans un an ou deux (si c’est pas tobé en carafe d’ici là, car qui dit consommer dit jeter). En attendant, ils seront FICP et IB pendant 5 ou 10 ans, passés à la mulinette par la géniale "commission du surendettement" - et voilà.

Et ça, ni Marx, ni personne ne l’avait prévu. En tout cas pas comme ça.

Fondamentalement donc, les p roblèmes de base n’ont pas changé depuis Marx, je suis d’accord, mais la société et surtout, le capitalisme ont pris de "nouveaux visages" , il ya eu création de nvx outils d’aliénation (nvx pas dans leur essence le crédit est vieux comme le capitalisme, mais nvx parce que là où on s’est fait baiser c’est que le capitalisme a continué à développer "notre" idée de masse, à son profit), plus vicieux, encore plus pervers, disons dont la cruauté est plus "raffinée"...et ça je crois pas que ce soit une escroquerie intelletuelle ...

DOnc, je pense que ignorer cette notion de "société de consommation" qui ne doit absoluement pas masuqer celle de lutte des classes mais qui au contraire, la révèle (pas pour dire que ceux qui gagnent plus consomment plus non justement !!!! cf plus haut — pour dire que ceux qui gagnent moins ont autant envie de consommer que ceux qui gagnent plus mais n’en ont pas le smoyens, eux, et donc mettent la tête sur le billot pour une TV ou un canapé en cuir...), c’est une erreur de jusgement - comme j’essaie de l’expliquer, société de consommation = bras armé du capitalisme et piège à double détente pour le communisme.

Gros poutous à toute à l’heure


DEMOCRATIE, CAPITALISME, SOCIETE DE CONSOMMATION ET COMMUNISME
29 juin 2007 - 19h36 - Posté par

YES SOEUR. Y a rien à jeter. Vu sous cet angle, ( le crédit-menotte, en veux-tu en voila ) et à moins d’etre miro comme une taupe, on sait bien que le salarié endetté jusqu’aux oreilles y regarde à deux fois, avant de faire grève. Les réflexes de Pavlov endettement-consumérisme sont bien en place et puis tout bien considéré, ça fait bien partie du système. Mais cette arnaque révèle, au fond, l’incapacité ( et pour cause ) du capitalisme à se sortir de la fatalité de la BAISSE TENDANCIELLE du TAUX de PROFIT. Pour la contrer autant que faire se peut, il rationnalise la production, et il est bien obligé, d’autre part, de vendre ses produits au mieux. La force de travail, étant en régime capitalisme, une marchandise comme une autre, elle doit, EN MOYENNE et sur une LONGUE PERIODE s’échanger à sa valeur. Or, la force de travail d’un ( par exemple Francais ) vaut évidemment plus que celle de euh... sait pas moi, un Esquimau, ce qui entraine un pouvoir d’achat plus élevé. Mais le capital, toujours lui, est arrivé à se dém.... par ce système, pour fourguer aux salariés français les produits qu’ils fabriquent, tout en leur payant leur force de travail au moindre cout. C’est pas mal vu, mais à l’échelle de l’histoire, ça marchera combien de temps ? Il y a autre chose dans ton article, mais je vais te travailler ça aussi sérieusement que possible, aux petits oignons. N’empeche, pour une hyène dactylo-truc, tu t’en sors pas trop mal. Bon, allez, gros poutous et à plus.....Vieux stal borné.






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