Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
de : La Louve
jeudi 1er septembre 2011 - 19h16 - Signaler aux modérateurs
28 commentaires
JPEG - 34.1 ko

Il est désolant de constater à quel point même les luttes pour les libertés (notamment collectives) dites "fondamentales," pour ces libertés politiques, comme la liberté d’expression, la liberté d’information, la liberté de réunion ou de manifestation... ne soient pas menées ni même évoquées par l’ensemble de ce que d’aucuns appellent encore "la gauche".

Il est pourtant assez évident, me semble-t-il, que la bourgeoisie dans son ensemble, opère depuis plusieurs années, avec un point culminant ces dernières semaines, une sévère (re)prise en mains des cultures et des esprits.

Le but est toujours le même : nous interdire de penser, de débattre et de réfléchir, nous interdire de remettre en question.

Nous habituer à cette interdiction.

Nous la faire intérioriser.

Par la même occasion, imposer leurs valeurs, imposer leur morale pour criminaliser la notre.

L’ordre dans les têtes précède l’ordre imposé aux corps. (Relire Foucault, Althusser, Chomski, Bourdieu, si on peut, et tant d’autres !)

Aujourd’hui la prison dans les têtes, demain la prison pour les corps.

La violente réforme de l’hospitalisation psychiatrique rappelle des heures extrêmement sombres et douloureuses.

L’accaparement de la presse et de sa distribution par les puissances de l’argent atteint un climax.

Le délabrement actif et accéléré de l’enseignement et de l’école complète le tableau.

Aujourd’hui, 80 députés de l’UMP prétendent dire ce qu’il faut trouver dans les manuels scolaires sur l’orientation sexuelle.

Luc Chatel prétend rétablir la "leçon de morale" à l’école primaire.

Les journalistes qui essaient de faire encore ce qui ressemble à leur travail sont espionnés, menacés, poursuivis en justice !

Depuis plusieurs années, la bourgeoisie a criminalisé le syndicalisme, elle a fait patiemment entrer dans les consciences que l’idée même de se syndiquer était au mieux inutile au pire, une faute.

Les salariés l’ingèrent, l’intègrent, l’intériorisent. Cela prend le temps qu’il faut, mais cela vient.

Ce qui fut CONQUIS dans le sang et les armes à la main est défait par TFHaine dans le temps de cerveau disponible pour Coca-Cola.

Également, elle châtie sévèrement les rebelles qui osent encore pratiquer un syndicalisme de lutte de classe.

La bourgeoisie fabrique des ennemis extérieurs. (Le "viol des foules par la propagande politique" s’en est fait depuis longtemps une spécialité qui s’améliore à mesure qu’augmentent nos connaissances en sociologie, en génétique etc.)

Elle cloue au pilori des syndicalistes comme Xavier Mathieu ou Philippe Galano, qui refusent, avec raison, de donner leur ADN, elle embastille des Yldune Lévy, des Julien Coupat, elle traite les manifestants pour les droits du peuple palestinien comme des criminels en les fichant, en restreignant leur droit sacré à la libre circulation, et en faisant donner les CRS contre des manifestations et des "sit-in" absolument pacifiques et respectueux de la légalité, elle poursuit de ses foudres des malheureux gamins qui font "fuiter" un sujet du bac, et j’en passe...

Tous les jours, elle désigne à la vindicte populaire supposée de nouveaux boucs-émissaires pour maintenir une illusion d’altérité : les sans-papiers, les musulmans, les immigrés, les Rroms, les chômeurs, les pauvres, les habitants des cités... L’Iran, la Chine, Kadhafi, Gbagbo... le monde entier regorge également de boucs-émissaires de premier choix !

Interdit d’informer, interdit de discuter. STOP, on ne passe PAS. La voix de la raison s’appelle BHL !

La bourgeoisie fabrique ainsi également des ennemis intérieurs dans chacun de nous. Elle nous délègue le soin de nous auto-censurer, elle instille la peur, la peur qui pue comme la mort.

"Il faut défendre la société" nous explique-t-elle.

Oui-da !

Défendre la société contre ceux qui la composent, n’est-ce-pas piquant ?

Défendre la société contre chacun de nous, rebelles en puissance, révoltés d’un jour ou de toujours.

La société ? D’ailleurs, de quelle société parle-t-on ? La polysémie du terme ne peut plus nous échapper. La société "civile" disparaît, bienvenue dans ce que Les Guignols avaient un temps baptisé la "World Company" (disparue desdits Guignols au profit de sketches de plus en plus ineptes ça ne vous aura pas échappé) . Il n’y a plus de société, il y a une "company", une SA, dont nous devenons tous plus ou moins des salariés, des larbins !

Il y a "leur morale" et il y a "la notre".

Leur morale ? Je vais la rappeler :

"Plutôt Hitler que le Front Populaire". "Classe laborieuse, classe dangereuse". "Qui vole un œuf vole un bœuf". "Mange ta soupe et tais-toi"...

Il y a "leur morale" et il y a "la notre".

En théorie au moins car en pratique...

La notre, de morale, on ne l’entend plus.

Même dans nos rangs, et c’est cela qui est grave, au point de virer au tragique sous peu !

On ne la voit plus. Nous sommes taiseux. Nous sommes muets. Nous n’occupons pas la rue contre l’invasion impérialiste en Libye, nous ne nous dressons plus contre les bombardements sur Gaza - jamais le "mouvement pour la paix" n’a été aussi mal. Ne pas s’étonner de cette absence de réaction.

Il y a reprise en mains des esprits. Tous les jours. Cela va avec la leçon de morale à nos chérubins.

Serions-nous carrément consentants ?

La "gauche" , qui nous explique tranquillement que toutes ces attaques sont des "rideaux de fumée", (ah qu’il est beau le prétexte pour, surtout, ne RIEN faire) porte déjà une énorme responsabilité historique en ne livrant pas ce combat d’importance qui se joue chaque jour. Donc, surtout, ne pas s’en préoccuper, surtout, ne pas réfléchir, ne pas réagir.

Et elle feint de ne pas comprendre, de ne pas voir, de ne pas savoir ce qui se passe.

Oh bien-sûr elle chouinera parfois un peu face à "l’embourgeoisement" de la classe ouvrière. Mais lutter contre, cela, non. Il faut "battre la droite", voyons ! Et "tant que nous ne sommes pas AU POUVOIR, que voulez-vous que nous fassions ?" "Citoyens, attendez 2012" !

Entièrement tournée et préoccupée par une élection présidentielle qui ne CHANGERA PAS nos vies, ni la société, quelle que soit la pouliche de tête, "la gauche" monopolise le peu de structures , d’organisations et de moyens qu’il nous reste dans ce combat entièrement dédié au profit de la bourgeoisie.

J’en appelle donc à toutes celles et tous ceux qui me liront et qui sont encore membres de ces organisations dites "de gauche", qui sont encore proches, d’une manière ou d’une autre : harcelez-les, exigez une riposte, une résistance active sur ce sujet de LA LIBERTE, qui ne soit pas en lien avec "2012", qui n’attende pas que le train nous passe dessus. Engageons-nous, toutes et tous, dans ce combat que personne de nos soi-disant "représentants" ne veut manifestement livrer aujourd’hui, avant qu’il soit trop tard.

Le combat pour toutes les libertés politiques. Non seulement pour les préserver, mais surtout, pour les étendre ! Casser les appareils de l’Etat et les rouages de l’impérialisme passe aussi par cette lutte. La lutte de classe passe par cette lutte.

Nous voulons savoir, nous voulons connaître, nous voulons échanger, nous voulons débattre, nous voulons nous réunir, et manifester, nous voulons nous syndiquer, nous voulons publier, librement, absolument, nous, les producteurs de richesses.

C’est le combat de NOTRE MORALE contre LA LEUR.

Si nous ne le menons pas, nous serons complices, nous serons coupables, nous communistes.

Coupables, et comptables. Devant notre classe. De ne pas nous être battus pour notre morale. Contre la leur.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
1er septembre 2011 - 19h55 - Posté par jaja

c’est une des tactiques depuis quelques années : alors que la rentrée va être terrible, le drh de l’oréal ouvre un front.

tant que le bon peuple s’étripe sur leur morale, la purge sociale continue son bonhomme de chemin.

d’ailleurs la relance de l’affaire bettencourt est du même type. si, si

il suffit de voir que cela arrive alors que le pseudo impot des riches fait pschittt tellement c’est gros de mensonge

ultime remarque, c’est toujours eux qui mène la danse et choisisse le terrain d’ "affrontement" ; les médias les y aide bien mais la dénonciation ne sert à rien.



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
1er septembre 2011 - 19h58 - Posté par La Louve

Je ne suis pas d’accord avec ton analyse, tu m’excuseras. Pas une seconde.

La théorie du "rideau de fumée du DRH de l’Oréal" me fatigue. Trop facile cet argument pour justifier qu’on ne fasse rien contre !

On peut en mesurer la pertinence à l’aune des reculs sociaux de tous ordres.

Il n’y a pas de lutte de classe qui puisse se mener victorieusement sans mener de lutte pour la liberté et les idées.

Je te laisse donc à ta certitude, mais te remercie d’avoir parfaitement illustré ce que je dénonce.

LL


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
1er septembre 2011 - 21h52 - Posté par jaja

à quel moment ai-je dit de ne rien faire ?

tout ce qui tu dis dans ton texte je le partage ; par contre nous sommes de moins en moins nombreux à le partager

pour reprendre l’exemple de l’EN, en tant que parent, dans mes échanges avec les parents d’élève , je vois très bien le fossé quand je m’exprime et pourtant je continue à m’exprimer : car je pense, comme dans le boulot et ailleurs , que mes paroles et mes actes laissent des "traces" qui fleuriront le moment venu ; j’en suis là aussi par choix du refus de toute organisation actuelle

l’internet n’est pas le lieu pour l’échange ; mais souvent le lieu de l’incompréhension


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
1er septembre 2011 - 22h01 - Posté par

Toutes mes excuses alors si j’ai mal compris ton premier message...

LL


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
2 septembre 2011 - 00h20

@ jaja,

" ultime remarque,c’est toujours eux qui mène la danse et choisissent le terrain d’affrontement.Les médias les y aident bien MAIS LA DENONCIATION NE SERT A RIEN."

Donc,dénoncer ce qui peut ouvrir la prise de conscience de classe ne sert à rien ?

" à quel moment ai-je dit de ne rien faire ?"

La phrase sus-citée empreinte d’un certain fatalisme incite-t-elle " à faire " ?

" j’en suis là aussi par CHOIX DU REFUS de toute organisation actuelle."

L’article de LL,à mon avis,met chacun(e) devant ses responsabilités.Le "sur mesure" pour chaque individu ne fera jamais la "masse" sur des positions de "classe" alors que nous devons rechercher le plus grand dénominateur commun dans les luttes.

" l’internet n’est pas le lieu pour l’échange,mais bien souvent le lieu de l’incompréhension."

J’avoue que je n’avais pas pensé à ça,d’où ma question:qu’est-ce qu’on fout là ?

LR



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 18h26 - Posté par jaja

@ LR

La dénonciation ne sert à rien

Formule , je vous l’accorde , qui ne veut rien dire si je ne rajoute pas tout ce que j’ai déjà dit moultes fois :

La nécessité absolue de casser la TINA tatchérienne, c’est à dire de montrer CONCRETEMENT qu’un autre monde est possible, que d’autres manières de fonctionner sont possibles ( cf le dernier exemple présenté : CSR sud-vendéen )
Pour l’instant, la majorité a la pétoche de reproduire l’aventure stalinienne et la machine éducative, médiatique et du spectacle fait tout pour ancrer cette TINA dans les esprits.

Et personnellement , je ne vois rien de bon à croire que quand les peuples ( occidentaux, faut-il le préciser ) seront dans une merde crasse, ça se passera mieux ! cette politique du pire mènera plus surement à la barbarie qu’au socialisme
Ce qui n’est pas "construit avant", ne sortira pas ex-nihilo dans le tumulte ( je renvois à ce que j’ai pu écrire au sujet de l’apparition des soviets )

Quant à ma sortie sur l’Internet et l’échange, je le crois profondement : l’Internet peut permettre de confronter un peu ses idées, de s’apercevoir que nous ne sommes pas seuls à penser comme ci ou comme ça ; mais un échange poussé sur des concepts, des idées, un site comme bellaciao ne peut le permettre vu que les articles sont chronologiques et non thématiques et je ne sais pas s’il en existe un exemple sur l’Internet.
sans compter, qu’en ce qui me concerne, l’écrit et la conceptualisation me dépassent "un peu".....

PS :

Donc,dénoncer ce qui peut ouvrir la prise de conscience de classe ne sert à rien ?

je pense qu’il y a une erreur dans cette phrase : la prise de conscience de classe n’a pas besoin de dénonciation à longueur de temps ; le salarié, dès qu’il en devient un, et encore plus quand il a taté du chomage ou de la précarité sait à quoi s’en tenir sur sa position dans la hiérarchie sociale !

et le salarié, qui vit dans sa chaire la précarité de son statut de salarié, cherche à s’en prémunir : là intervient la proposition politique !

et depuis l’aventure stalinienne, l’émancipation sociale n’a pas bonne presse .

la dénonciation , non suivi immédiatement de propositions , oui, elle ne sert à rien


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
2 septembre 2011 - 08h22

« La presse bourgeoise nous chante chaque jour, sur tous les tons, la valeur et la portée des libertés politiques, des “droits politiques du citoyen” : suffrage universel, liberté des élections, liberté de la presse, de réunion, etc. Voilà à quoi se réduisent ces soi-disant libertés politiques : liberté de presse et de réunion, inviolabilité du domicile et de tout le reste ne sont respectées que si le peuple n’en fait pas usage contre les classes privilégiées. Mais le jour où il commence à s’en servir pour saper les privilèges, toutes ces soi-disant libertés sont jetées par-dessus bord. »

Parole d’un révolté.

Piotr Alekseïevitch Kropotkine (1883)



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
2 septembre 2011 - 10h55

A chaud car je découvre l’article et donc quellques remarques dans ce début de débat.

 :)

je reviendrai..sur cette"affaire" qui , comme on dit "m’interpelle " ou "me pose question"..

Car, étant je crois ici "doyen"( bientôt à empailler) des intervenants qui tétèrent le biberon marxiste-léniniste...,avec ses grumeaux et parfois du lait avarié, allégé (voire avec O% de matière grise) , j’ai été complice -je l’avoue- et donc dans le"secret" de tout ce qui a été "comploté" par nous, "marchaisiens" afin que la MORALE , vienne chasser sur le terrain de la lutte des classes.

Quand la direction duParti décida avec la complicité de l’ami Poussydu9-4, de lancer un SCUD -leurre sur la" dictature du prolétariat.".via le fameux débat"morale, pornographie, etc etc"..(ref 22° congrès de fevrier 72 avec au 23°l’abandon ddans les statuts modifiés de ladite"dictature du( ou sur ??) le prolétariat"

Comme je suis passé aussi par le catéchisme , ....avant que la philo d’autodidacteme fasse abandonner ma foi ), , j’ai connu plus que d’autres ici , la "morale chrétienne"... enseignée aux gamins afin que dès 9 ans, ils admettent que le Bonheur sur terre n’était point affaire de méchancetésà faire à son" prochai"n...surtout si ce dernier était propriétaire desmoyens de production et d’échanges.. !

 :)

Rendez vous nous était donné au Ciel... : quelques décennies de patience, que diable !

Voilà que le Capitalisme aux abois dans sa CRISE GLOBALE et SYSTEMIQUE

( jesais c’est la 89 ° fois sur belleCiao que je mets des majuscules ) , trouve qu’il est temps que l’Enseignement, courroie de transmission de la bourgeoisie pour pérennisation des rapports sociaux d’exploitation sans remise en cause du dogme capitaliste , remet en place la leçon de" morale".

Bien entendu, si l’idéologie dominante est celle de la classe dominante et si donc le "maitre" doit t’ ’inculquer les"principes moraux" du K..., la" règle d’OR " de ce morceau de lutte des classes donne au texte de L.L..un intérêt particulier

Selon moi , nous avons grâce à Elodie, le moyen de pousser encore le débat..

Voire à ne pas "camper" sur nos certitudes respectables.

La notion de "camps" qui en apris un coup avec la chute du soviétisme a donné au Capitalun sacré avantage"aux points" s quelques questions de fond.

Au nomdu"bien" e tdu "mal" s’appuyant sur une réelle droitisation de la Société française(liée aux pertes deperères de classe-à laf ois de par laviolence du Capitalisme et la "retraite" mlnable" des "révolutionnaires de papier, le PC étant làdessus un triste, exemple) ,la Capital a momentanèment réussi à ce que l’individualisme, le "sauve qui peut la Crise" " a chacun la protection de son cul"..s’accompagne d’une auto-justification au renoncement révolutionnaire..au nom de principes "moraux"...

Bon, j’y reviendrai, j’entendspas , àchaud, "brouiller" le déba tpar ces réflexions brouillonnes et peut -être hors sujet.

Dans le cadre de mon offensive de charme envers les" trotsks," en pénitence de quelques échanges musclés dans les années 70avec la Ligue..je passe la parole au "VIEUX"..du moins celui qui énerve moins quelques copains..que le croulant des bords de Garonne...

 :))

Cordialement

NB

je remarque au passage..que LL profite des vacances pour tomber "amoureuse" du brave Léon, au point de lui emprunter son titre..(1)

 :))

http://www.marxists.org/francais/tr...

Leur morale et la nôtre
Léon Trotsky

Amoralisme marxiste et vérités éternelles

Le reproche le plus commun et le plus impressionnant que l’on adresse à l’"amoralisme" bolchevik emprunte sa force à la prétendue règle jésuitique du bolchevisme : La fin justifie les moyens. De là, aisément, la conclusion suivante : les trotskystes, comme tous les bolcheviks (ou marxistes), n’admettant pas les principes de la morale, il n’y a pas de différence essentielle entre trotskysme et stalinisme. Ce qu’il fallait démontrer.

Un hebdomadaire américain, passablement vulgaire et cynique par ailleurs, a ouvert sur la morale du bolchevisme une petite enquête destinée, selon l’usage, à servir à la fois la morale et la publicité. L’inimitable Herbert Wells, dont l’homérique suffisance dépassa toujours l’imagination extraordinaire, s’est empressé de se solidariser avec les snobs réactionnaires de "Common Sense". C’est dans l’ordre des choses. Mais ceux-là mêmes qui ont répondu à l’enquête en prenant la défense du bolchevisme ne l’ont pas fait sans de timides réserves. Les principes marxistes sont, bien sûr, mauvais, mais on trouve néanmoins parmi les bolcheviks des hommes excellents (Eastman). En vérité, il est des "amis" plus dangereux que les ennemis.

Si nous voulions prendre MM. nos censeurs au sérieux, nous devrions tout d’abord leur demander quels sont leurs propres principes de morale. Question qui resterait sans doute sans réponse... Admettons que ni la fin personnelle ni la fin sociale ne puissent justifier les moyens. Il faudrait alors chercher d’autres critériums en dehors de la société telle que l’histoire la fait et des fins suscitées par son développement. Où ? Au ciel si ce n’est sur la terre. Les prêtres ont depuis longtemps découvert dans la révélation divine les canons infaillibles de la morale. Les petits prêtres laïcs traitent des vérités éternelles de la morale sans indiquer leur référence première. Nous sommes en droit de conclure que si ces vérités sont éternelles, elles sont antérieures à l’apparition du pithécanthrope sur la terre et même à la formation du système solaire. Mais d’où viennent-elles donc ? La théorie de la morale éternelle ne peut pas se passer de Dieu.

Les moralistes du type anglo-saxon, dans la mesure où ils ne se contentent pas d’un utilitarisme rationaliste — de l’éthique du comptable bourgeois — se présentent comme les disciples conscients ou inconscients du vicomte de Shaftesbury qui — au début du XVIIIe siècle — déduisait les jugements moraux d’un sens particulier, le sens moral inné à l’homme. Située au-dessus des classes, la morale conduit inévitablement à l’admission d’une substance particulière, d’un sens moral absolu qui n’est que le timide pseudonyme philosophique de Dieu. La morale indépendante des "fins", c’est-à-dire de la société — qu’on la déduise des vérités éternelles ou de la "nature humaine" — n’est au bout du compte qu’un aspect de la "théologie naturelle". Les cieux demeurent la seule position fortifiée d’où l’on puisse combattre le matérialisme dialectique.

Toute une école "marxiste" se forma en Russie à la fin du siècle dernier, qui entendait compléter la doctrine de Marx en lui ajoutant un principe moral autonome, supérieur aux classes (Strouvé, Berdiaeff, Boulgakov et autres...). Ses tenants commençaient naturellement par Kant et son impératif catégorique. Comment finirent-ils ? Strouvé est aujourd’hui un ancien ministre du baron de Wrangel et un bon fils de l’Eglise ; Boulgakov est prêtre orthodoxe ; Berdiaeff interprète en plusieurs langues l’Apocalypse. Des métamorphoses aussi inattendues à première vue ne s’expliquent pas par "l’âme slave" — l’âme de Strouvé étant du reste germanique — mais par l’envergure de la lutte sociale en Russie. L’orientation essentielle de cette métamorphose est en réalité internationale.

L’idéalisme classique en philosophie, dans la mesure où il tendait à séculariser la morale, c’est-à-dire à l’émanciper de la sanction religieuse, fut un immense progrès (Hegel). Mais, détachée des cieux, la morale avait besoin de racines terrestres. La découverte de ces racines fut l’une des tâches du matérialisme. Après Shaftesbury, il y eut Darwin, après Hegel, Marx. Invoquer de nos jours les "vérités éternelles" de la morale, c’est tenter de faire rétrograder la pensée. L’idéalisme philosophique n’est qu’une étape : de la religion au matérialisme ou, au contraire, du matérialisme à la religion.

(1)
LL n’est pas la seule

http://www.allocine.fr/film/fichefi...

Cordialement

A.C



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
2 septembre 2011 - 15h51 - Posté par Yaya

beau texte et belle démonstration mais quoi ? on va voter maintenant ? on repart pour un petit 5ans en attendant le suivant indigné-e-s résigné-e-s ?...

il n’y a pas que leur morale de m... à foutre en l’air mais bien tous ces simulacres de représentativités via les élections délégations et autres pièges à ...tions, non ?



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 11h45 - Posté par A.C

Et voili.. !
Un excellent pôte, me fait un mail méchant :


"Fallait s’y attendre.Tu enfonces les portes ouvertes, tu cites Trotsky .
Althusser, en bon intello à la Marchais, tu sais juste qu’il atué sa femmece qui prouve qu’il qu’il était fou, chose que toi tu savais puisque Louis critiquait ton Georges
"
Donc , message perso :
Tu vois que je deviens moins con, puisque je tiens compte de ton gentil message ."

Mais à côté, et aussi à l’occasion de ces techniques et ces connaissances, on apprend à l’Ecole les « règles » du bon usage c’est-à-dire de la convenance que doit observer, selon le poste qu’il est « destiné » à y occuper, tout agent de la division du travail : règles de la morale, de la conscience civique et professionnelle, ce qui veut dire, en clair, règles du respect de la division sociale-technique du travail, et en définitive règles de l’ordre établi par la domination de classe. On y apprend aussi à « bien parler le français », à bien « rédiger », c’est-à-dire en fait (pour les futurs capitalistes et leurs serviteurs) à « bien commander » c’est-à-dire (solution idéale) à « bien parler » aux ouvriers, etc.

Pour énoncer ce fait dans une langue plus scienti­fique, nous dirons que la reproduction de la force de travail exige non seulement une reproduction de sa qualification, mais, en même temps, une reproduction de sa soumissionpar la parole » la domination de la classe dominante. aux règles de l’ordre établi, c’est-à-dire une reproduction de sa soumission à l’idéologie dominante pour les ouvriers et une reproduction de la Capacité à bien manier l’idéologie dominante pour les agents de l’exploitation et de la répression, afin qu’ils assurent aussi « 

En d’autres termes, l’Ecole (mais aussi d’autres insti­tutions d’Etat comme l’Eglise, ou d’autres appareils comme l’Armée) enseignent des « savoir-faire », mais dans des formes qui assurent l’assujettissement à l’idéologie dominante, ou la maîtrise de sa « pratique »

. Tous les agents de la production, de l’exploitation et de la répression, sans parler des « professionnels de l’idéologie » (Marx) doivent être à un titre ou à un autre « pénétrés » de cette idéologie, pour s’acquitter « consciencieusement » de leur tâche - soit d’exploités (les prolétaires), soit d’exploiteurs (les capitalistes), soit d’auxiliaires de l’exploitation (les cadres), soit de grands prêtres de l’idéologie dominante (ses « fonctionnaires »), etc.

La reproduction de la force de travail fait donc apparaître, comme sa condition sine qua non, non seulement la reproduction de sa « qualification », mais aussi la reproduction de son assujettissement à l’idéolo­gie dominante, ou de la « pratique » de cette idéologie, avec cette précision qu’il ne suffit pas de dire : « non seulement mais aussic’est dans les formes et sous les formes de l’assujettissement idéologique qu’est assurée la reproduction de la qualification de la force de travail. », car il apparaît que

Mais par là, nous reconnaissons la présence efficace d’une nouvelle réalité : l’idéologie

ref

http://archipope.over-blog.com/arti...

Louis Althusser Idéologie et appareil idéologiques d’Etats reproduit dans Positions, ES, 1976, p. 71 à 73]



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 19h36 - Posté par

J’aime BEAUCOUP le texte dont est issu l’extrait ("idéologie et appareil d’Etat je crois) que j’ai relu cet été (comme quoi j’ai pas relu que du Léon hein :-) ) Merci de l’avoir mis ici. C’est très approprié. après avoir lu Althusser on peut passer à Ivan Illich et à ses (remarquable,s je trouve) essais sur l’école, la liberté, la création comme "une société sans école","libérer l’avenir " etc...

LL

Ps : il est rigolo ton ami qui t’envoie des messages ...


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 20h13 - Posté par A.C

je n’ai que des amis(es) rigolos( lotes)..

 :)

L’ennui ce sont ceux qui sont rigolos sans le faire exprès.

Non, M’dame, je ne visais aucun "dirigeant" peuceufeu !

pour eux, faudrait au vu des sons d’âge et de l’ambiance fabienesque écrire

"Leur MORAL et le Nôtre"

Bizz girondines.

A.


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 11h16 - Posté par Mengneau Michel

J’aime bien quand tu cites Yvan Illich, même si j’embrasse beaucoup de ces idées son regard sur l’éducation m’avait un peu destabilisé tant la forme éducative construite par nos écoles traditionnelles étaient inscrites dans mon formatage intellectuel. Certes, j’y ai réfléchi, et depuis priviligier la transmission permanente dans l’éducation me semble de plus en plus la solution. C’est d’ailleurs ce que précaunise aussi Jacquard qui d’ailleurs ne veut pas empêcher un éléve de copier sur son voisin car il s’enrichi, on n’est donc là hors d’une morale traditionnelle et bourgeoise.

D’ailleurs tout ceci implique une autre question, où est la barrière entre l’enseignement et l’éducation...


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 15h02 - Posté par paul

je sais pas hein, si je peux me "permettre" de dire ce que je pense à quiconque je rencontre en toute occasion de ma vie : l’autre va-t-il comprendre ce que je dis avec des références similaires aux miennes induisant une interprétation équivalente à mon intention d’expression.

donc ça marche comme la liberté d’expression ?

en lisant le texte d’Elodie, je me suis souvenu de certains textes de Rosa Luxemburg. j’ai pas de mémoire très précise et sais plus lesquels j’ai lu. mais en gros ce que j’ai retenu, c’est qu’elle défend l’idée d’une liberté d’expression contre la fausse liberté d’expression pratiquée par la manipulation bourgeoise des expression populaire globale, autant que contre un certain intégrisme politique bolchevick qui voualit interdire certaines expressions de classes ou de mouvement d’idées (un peu comme on serait tenté de la faire avec le front nationale par exemple).

y’a une autre idée qui m’est venu à l’esprit : être de plus en plus précis sur les fondement de ce que nous appellons notre morale. moi, c’est ce sur quoi je me concentre dans les occasion où je sens que je peux intervenir.

mais ce que je note de façon pratique dans ma vie de tous les jours, en tant que simple citoyen chômeur et socialement isolé, c’est qu’il existe, indépendemment de la censure bourgeoise, une censure de fait extrèmement variable mais très prégnante dans tout rapport humain, qui fait que je ne peux pas me permettre de dire ce que je pense aux gens que je rencontre, autant dans les rencontres de recherche d’emploi que de rencontres sociale, associative etc... à chaque fois je fais très attention à sentir à qui j’ai affaire : je suis sous la contrainte de l’autre parce que je suis dans une position de faiblesse (demandeur d’emploi, demandeur de relation sociale).

c’est pareil sur le net. y’a la même contrainte parce que je suis partout dans la même position de l’isolé en recherche de liens sociaux-culturels.

seuls ceux qui ont une position et les habitus dominant dans leur contexte social peuvent exprimer, non pas tellement ce qu’ils veulent, mais ce qui correspond à l’habitus de leur groupe.

donc à mon avis, y’a en fait nulle part de liberté et c’est une fausse question.
il n’y a que des rapports de force d’image de marque, de liens affectif à des modèles d’identification de groupe.

la question est donc de savoir ce que l’on peut faire : ben moi je me la pose pas. j’ai faim de relation. je marche, je vais vers des gens, je tente la causerie, et je vois ce qu’on peut développer à partir de ma venue vers l’autre. la plus part du temps, ça se solde par un oublie de ma personne dès que je ne relance plus la rencontre. mais des fois non. alors je m’accroche, pas à pas.



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 16h04 - Posté par Sébastien

La Louve écrit : "L’ordre dans les têtes précède l’ordre imposé aux corps". Je ne sais pas ce qu’il en est pour Foucault, Althusser et Chomski, mais pour ce qui concerne Bourdieu ce n’est pas exact. Pour Bourdieu, les structures mentales d’appréciations, de perceptions, les manières de voir et de penser sont des structures sociales incorporées.
C’est pourquoi, il disait qu’une lutte politique organisée commence par soi-même.



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 19h32 - Posté par

Tout à fait ! Mais je ne vois pas en quoi cela est contraire à ce que j’écris ?

LL


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 20h19 - Posté par paul

non c’est pas contradictoire. je pense que sébastien cherchait juste à préciser.
d’autre part ça ouvre une piste
y’aurait énormément de points à préciser dans ce que tu écris, non pas pour contredire ou critiquer, mais pour redéfinir les choses de façons à trouver des modes de pratiques nouvelles, qui ne soient donc pas des trucs déjà utilisés et qui ne marchent plus.
et aussi, pour reconstruire les choses autrement que ce sur quoi elles ont été construites et qui nous amènent maintenant là où on en est.

là encore, le moyen de discussion dont nous disposons, les sites à forum, était un espoir, mais qui s’avère ergonomiquement limitatif des possibilités de construction et d’action.
moi je suis très frustré par ce moyen. on lit. on tente de réagir. mais on perd le fil dans la rédaction du commentaire, même si on le prépare avec un éditeur de texte en dehors de la petite fenêtre de publication du forum, parce que, on n’a pas vraiment sous les yeux l’article en entier, mais surtout parce qu’on n’a pas le discours corporelle de l’autrice du texte qui oriente le sens de son intention au delà des mots qu’elle emploie. et du coup, y’a une autre pruidence qui nous autocensure inconsciemment, car on se dit "attend, j’suis pas sûr d’avoir compris", ou au contraire pour d’autres, qui fait qu’ils se lancent dans leur discours par passion. c’est pas des critiques de ma part. juste des observations de ce genre de discussion, dont j’ai attendu beaucoup et qui au final me déçoivent.
si j’y reviens de temps en temps, comme au jourd’hui, c’est par simple désoeuvrement du moment et aussi parce que c’est l’occasion d’improviser une expression d’idées qui me trottent dans la tête.
mais je suis de plus en plus convaincu que ce n’est pas par se moyens que l’on fera quelque chose d’efficient.


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 20h09 - Posté par paul

oui et c’est un peu ce que je me propose de faire au jour le jour


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
3 septembre 2011 - 21h04 - Posté par copas

Le combat pour les libertés individuelles et collectives est consubstantiel au combat pour l’émancipation de la classe populaire, car il est une des conditions majeures par lesquelles le prolétariat pourra réellement diriger ses propres affaires.

Cette condition dans la société qu’on appelle de nos vœux est également un axe stratégique majeur de la bataille de libération de la classe ouvrière au sens moderne du terme, pendant son ascension.

Il n’est pas à géométrie variable suivant les sentiments portés sur telle ou telle région du monde en s’adossant à une logique campiste qui en oublie les peuples, même si ce n’est pas le seul combat et de loin.

La poussée révolutionnaire qui s’est exprimée en Afrique du Nord et dans bien d’autres pays exprime cette vérité première de la centralité des libertés démocratiques dans l’ascension et les conditions des combats des prolétariats urbains dans le monde.

Cette poussée marque aussi l’extinction des solutions petite-bourgeoises dans le monde qui prospéraient par la puissance des immenses paysanneries, par l’existence de nombreuses et encore importantes petite-bourgeoisies (au sens réel du terme pas au sens de l’imaginaire gauchiste européen), par le faible développement des forces productives dans ces nombreuses régions du monde.

Pour la première fois dans l’histoire, les grands prolétariats urbains des vieux pays industriels dominants ont des prolétariats semblables sur-puissants numériquement comme forces motrices sous-jacentes correspondant dans les pays dits en voie de développement.

Cette situation est le fil d’Ariane des soubresauts qui agitent les manœuvres de l’impérialisme et révèle la béance d’une partie de la gauche européenne qui n’arrive pas à penser une solidarité avec les masses en mouvement et demeure tétanisée et incapable de penser au delà d’un campisme sans espoir.

A l’heure où l’intifada syrienne offre ses poitrines aux tirs d’armes lourdes de celui qui est passé totalement du côté de la bourgeoisie et devenait casher pour les intérets impérialistes le silence tétanisé se fait, laissant à nouveau libres les mains de l’impérialisme pour changer de canasson au milieu du gué.

Malgré les manœuvres de l’impérialisme qu’il s’agit de combattre je n’ai pas trop de doute sur le souffle puissant des prolétariats dans les pays du monde dit arabo-musulman ( à tord) qui trouvera son chemin, construira ses organisations et son avenir malgré ceux qui veulent que tout change du moment que rien ne change, malgré les entreprises impérialistes .

Par contre la question européenne devient très compliquée et reste sur ses fondamentaux perceptibles depuis des années :

Du côté de la classe populaire

 maintien de poussées de colère et d’un climat de tension dans la classe populaire. Des gros potentiels de révolte existent

 écroulement des organisations de résistance engluées dans le morcellement, le nomenclaturisme, le manque de démocratie et la collaboration de classe.

 retards dans les réponses organisationnelles permettant de construire une légitimité politique et démocratique susceptible de se dresser face aux légitimités politiques des appareils d’état.

 retards dans l’apparition de partis politiques de taille suffisante exprimant un cours révolutionnaire

Du côté de la bourgeoisie

 Le système de l’appareil d’état de l’UE en construction et des états nations se décompose à grande vitesse, pendant que cet appareil européen n’a pas réussi à se construire en bloc dominant impérialiste dans le monde alors qu’il demeure largement la plus grosse économie du monde.

 les exécutifs des intérets de la bourgeoisie (ce que sont gouvernements nationaux , banque centrale, commissaires européens, ...) sombrent dans le chaos de la crise capitaliste mais en même temps se lancent dans un assaut multiforme de plus en plus violent contre les peuples.

Ca va se finir à coups de griffes et de dents, où des peuples vont se jeter à la gorge de ceux qu’ils estimeront ennemis de leurs intérets. A tord ou à raison.

En ce sens, la question de la dette odieuse et illégitime, prétexte propagandiste aux offensives de la bourgeoisie , doit faire l’objet d’une campagne nationale et européenne d’explication afin que les plus larges populations comprennent son illégitimité, ce qui nous fera gagner du temps quand nos sociétés plongeront dans le chaos à la Grecque.

Il est clair que cette campagne supporte également sa réponse politique, tout autant que l’analyse du TCE conduisait au "NON", elle doit se faire sur "on arrête de payer, tout de suite".

Mais ce n’est pas pour donner d’emblée une réponse mais l’essentiel est cette campagne d’explication montrant le caractère odieux et illégitime de la mécanique de la dette et des plans d’agression de la classe populaire.

Cette campagne est d’une immense importance, travaille le cœur de la crise capitaliste .

Cette question s’invite dans ce sujet car elle repose autrement les questions morales qui trouvent plus d’espaces pour s’y déployer quand le mouvement de masse desserre l’étau de la domination du capitalisme.

La gauche , les organisations de l’émancipation doivent prendre acte de ce changement de cours auquel depuis des années , et de plus en plus, la classe parasite se préparait en faisant voter des lois liberticides, en construisant un appareil plus violent qu’avant, en préparant des troupes de guerre civile, en lançant des campagnes de propagandes haineuses contre une partie originaire du Maghreb dans le prolétariat urbain, en faisant des campagnes de haine sécuritaire pour construire ses offensives portant attentats aux libertés.

La comprehension des tâches et de la période qui s’ouvre nécessite autre chose que le ronron passé, mais ne peut se construire si aisément avec des forces organisées qui manquent et que la gauche n’a pas.

L’heure n’est plus au chacun pour soi mais bien de renforcer, ou créer, les organisations réelles qui soient dimensionnées programmatiquement et stratégiquement, quoiqu’on en pense, pour affronter de façon logique et organisée la période qui s’ouvre.

Il s’agit de garder les yeux ouverts et de ne pas rater les moindres occasions de prendre et reprendre l’offensive. Indignés ou grèves générales, les outils de résistance large doivent être reconstruits sans hésitations quand l’opportunité se présente.

Ce sont les grands mouvements de masse qui construisent les espaces des libertés démocratiques dont nous jouissons et non des situations construites dans l’éther et indépendantes des rapports de force entre les classes.

Le mouvement de masse apportent les libertés individuelles et collectives, il desserre les étreintes du quotidien qui entravent les libertés des plus grandes masses. Les reflux font surgir les lois liberticides , la rancœur de la réaction, les fachos et la haine d’une classe parasitaire bourgeoise liberticide.

Il y a une relation dialectique entre la poussée de l’espérance émancipatrice, ou simplement les mouvements de masse de résistance, et les batailles pour les libertés individuelles et démocratiques.



LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 09h38 - Posté par paul

oui mais comment allez-vous faire pour lancer ce mouvement de masse ?
parce que moi ce que j’observe dans la rue et un peu partout, ce sont des gens totalement hypnotisés par la télévision, accaparés par des questions quotidiennes incontournables de logistique et de débrouillardise domestique, enfermés dans des problématique individualiste somme toute normale mais sans conscience sociale plus large du fait du matraquage télévisuel ne vantant que le nombrilisme narcissique de vedettes consumméristes les invitant à les imiter.

combien sommes nous en % de la population globale à être capable d’interpréter votre texte politique ?


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 17h52 - Posté par jaja

20 commentaires !

2 remarques :

1 - il semblerai que la morale interesse, même sur bellaciao

mais au fait quelle est cette morale révolutionnaire ? d’autres commentaires ? des articles à lire ? des bouquins à proposer ?

2 - Paul, la question pour moi n’est pas de savoir combien sont capable d’interprêter ; la question est comment donner ENVIE de militer ou remiliter pour l’émancipation sociale

car la réalité crue, c’est que beaucoup se détourne des questions sociales et politiques car ils ne voient pas ( à juste raison à mon sens ) comment cela pourrait touner différent qu’en URSS

et pour moi la reconstruction ne peut venir que d’une multitude d’actions aussi bien luttes sociales que réunions "politiques", alternatives concrètes, retisser localement des liens de confiance
la cristallisation faisant le reste

les peuples sont en recherche , n’en doutons pas et si le mouvement de l’émancipation sociale n’arrive pas à , de nouveau, être un "phare" d’autres s’y attelent et s’y atteleront pour le pire


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 19h36 - Posté par paul

pourquoi ils voient comment ça pourrait tourner autrement qu’en URSS ? ben c’est simple, parce qu’ils sont totalement abrutis et intoxiqué par la propagande bourgeoise depuis longtemps, qu’ils sont incapables de penser les phénomènes économiques et sociaux, pas non plus capables de comprendre l’idéologie libérale capitaliste, et encore moins le marxisme dont ils ne connaissent que les mensonges capitalistes et staliniens.


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 18h55 - Posté par A.C

..Attention à l’apparence des choses", Paul..

Combien étaient ils(malgré les mouvements sociaux de 1967 particulièrement importants) qui auraient misé sur un Mai 68 ?

Combien -y compris mes gosses à l’époque lycéens et en lutte , qui auraient misé 10 euros sur ce qu’a été le mouvement antiCPE avec la victoire au bout ?

Je répête souvent qu’on est à la fois en 1788 et en Aôut40


 En 1788
, parce que "ça bouillonne dans les tête pour savoir sioui ou non "on" va se laisser tondre ad vitam eternam et si "on "peut "les" empêcher de nous pourrir la vie.

 En 40 ,parce que le sentiment d’’impuissance , la précarité et le chômage(qu’on peut comparer aux 3 millions de gens qui sillonnaient les routes de l’exode) , les pertes de repères et les trahisons (abandon de l’Espagne,"pause" en terme de conquêtes sociales, Munich ) tout cela ne militait pas pour un immédiat sursaut.. !

Et pourtant aucune place de France ne s’appelle plus "Place du maréchal Pétain"...

Nous sommes l’immense laboratoire de Futur, des éclaireurs de pointe dans la GUERRE DES CLASSES

S’il y a , pour moi, une question en lien avec ce sujet c’est à dire fouiller les "valeurs" de classe (je préfère éviter le mot"morale") c’est justement savoir cultiver l’ESPOIR révolutionnaire.

En rejetant le "mégotage" sur ce qui"bouge", en refusant aussi de semer des illusions mais en essayant de rechercher ou en est le "réel"..

Oui, plus que jamais la Vérité est toujours révolutionnaire.

Un mot encore :

Jaja relève le nombre de commentaires..

S’agissant de ce sujet et de Bella ciao, ça me fait penser à Galabru.

IL s’"amusait" -tout en se faisant du fric- en jouant les adjudants de gendarmes à St TROPEZ

Et , pour moi, il reste le formidable acteur du"Juge et l’Assassin"

Ici , on peut aussi s’amuser avec les histoires de FDG , de primaires socialistes, de remous chez les Verts....et aussi "toucher" à des sujets ou, forcèment, on peut se permettre de réfléchir sur des questions qui appellent à ce que chacun se"déboutonne" sans complexe.

comme tu le fais, Paul

En espérant que tu ne te choque pas du tutoiement cordial

Amicalement

A.C

nouveau coup de pub.. _ :)

Tu écris

oui mais comment allez-vous faire pour lancer ce mouvement de masse ?

T’as vu qu’on peut en causer librement ici ?

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 19h44 - Posté par paul

non je ne m’offusque pas du tutoiement etc...
simplement cher camarade plein d’élan et de foi je ne suis pas d’accord avec vos comparaisons historiques.
je pense qu’il faut effectivement bouger quelque chose pour qu’il se passe quelque chose.
mais je ne sais pas du tout comment.
et quand j’observe les gens : les bras m’en tombent.
c’est tout
ça me désole, ça inhibe pas mal mon imagination pour trouver quoi leur dire, parce que je m’autocritique aussi en me rappelant combien de temps et d’épreuves m’ont amenés à ma conscience actuelle qui n’a pas fini d’évoluer et que j’ai construite sans alcool, sans drogue, sans télévision, sans identification de groupe et jeux de cirques grégaires, sans fascination pour les vedettes du consummérisme etc...
alors je me dis que faut beaucoup de patience pour attendre que les gens se réveillent.
ils sont attachés à l’entreprise individualiste égoîste domestique
ils sont profondément essentialistes sexistes
ils sont attachés au chef comme guide providentiel et au culte des héros
rien que ça
ça les empêche de penser social et collectif ou simplement globalement et phénomènologiquement.
donc voilà
bon courage
pour moi c’est aussi difficile que de faire le bon barratin à un employeur pour être embauché


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
4 septembre 2011 - 23h28 - Posté par Sébastien

Rassure-toi Paul. Avoir compris (et surtout savoir en tirer les conséquences) que lorsqu’on veut se battre contre le capitalisme, cela implique de se battre contre une part de soi-même, contre le système incorporé à sa propre personne, c’est déjà pas mal. D’autant que c’est plutôt rare.


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
5 septembre 2011 - 21h44 - Posté par paul

ben euh Sébastien, je comprends bien mais j’apporte une nuance : je veux construire pas combattre. ça c’est aussi une des racines du système destructeur.
je veux réaliser ce que je suis. donc je ne me bat pas contre moi-même : je suis vigilent à ne jamais succomber à la tentation de la facilité de la domination qui génère convoitise, cupidité, égoïsme, jalousie, volonté de puissance. c’est ça les fondements de ma morale à moi : être vigilent à faire le bien, construire, demander quand on ne sait pas ou que l’on est dans le besoin, partager quand on sait ou que l’autre est dans le besoin, observer pour comprendre, patienter, mettre un pied devant l’autre et faire chaque pas en conscience de l’effort autant que de l’environnement où se posent mes pieds... être simple d’esprit c’est à dire sans projection finaliste.


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
6 septembre 2011 - 15h02 - Posté par Sébastien

Excuse pour la méprise. Si tu ne veux pas te battre contre le capitalisme, si tu ne vois pas que le capitalisme est à la base de toute domination, économique, culturelle, si tu ne vois pas que c’est faute de ne pas l’avoir combattu en eux-mêmes que les révolutionnaires de 17 ont échoué (sans doute l’une des causes, toujours oubliée dans les bilans plus ou moins négatifs), bref si tu veux être gentil avec tout le monde, alors tout va bene. Amen.
La projection finaliste c’est lorsqu’on écrit : "la grande bourgeoisie a fait cela dans l’intention de...", "les appareils idéologiques d’Etat ont pour but de...". C’est même pas faux, mais c’est tellement gros que ça tire des gros boulets qui passent au-dessus de toutes les têtes et n’atteignent jamais leur cible...


LEUR MORALE ET LA NOTRE ?
8 septembre 2011 - 18h01 - Posté par paul

Je suis ce que je suis. et dans ce que je suis, se battre correspond à se détruire plus que détruire l’autre.
donc je n’accepte pas de me battre même quand on m’y force. parce que se battre ça consiste à affronter l’autre de façon à servir sa valorisation car son fondement c’est la rivalité et donc le combat.
Mon fondement c’est la construction. ce que je suis c’est ce que je construis. je cherche donc toujours à construire.
en revanche, tuer n’est pas se battre : c’est éliminer totalement le mal et y être radicalement étranger, ne plus reconnaître quoi que ce soit de similaire dans l’autre.
les combattants entretiennent la souffrance et jamais la construction. et trouvent mauvais de tuer... donc le mal et par exemple l’esprit de domination et de cupidité exprimé par le capitalisme perdure et se reproduit d’autant mieux qu’en le combattant, on ne le tue jamais et on rivalise complètement avec la valeur fondamentale qu’on partage avec lui : le respect de l’idée que le capitaliste est encore un animal respectable.

si je ne vous conviens pas : tuez-moi, ça m’évitera de souffrir de votre système de valeur virile et guerrière dont une des expressions est le capitalisme.





JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
1 commentaire
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
8 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
4 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
1 commentaire
14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
samedi 13 - 12h22
de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
samedi 13 - 11h17
de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
1 commentaire
Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
1 commentaire
BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
2 commentaires
LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
2 commentaires
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
1 commentaire
Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
2 commentaires
COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
1 commentaire
Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1
La France de Macron : la liberté d’expression en péril ! (no coment)
mardi 9 - 11h48
de : JO
2 commentaires
Sanctions contre les chômeurs : dix associations, collectifs et syndicats déposent un recours devant le Conseil d’État
lundi 8 - 17h06
ENVIRONNEMENT : Pas nette la planète sauf que "bla/bla" etc... !
lundi 8 - 16h11
de : JO
GODIN, INVENTEUR DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
dimanche 7 - 20h11
de : Ernest London
1 commentaire
Billet de Pierrick Tillet : Effondrement : le ministre Blanquer contraint de saborder le baccalauréat
dimanche 7 - 12h01
de : nazairien
3 commentaires
Week-end de résistance et d’occupation contre le projet de Surf Park de Saint Père en Retz (44) le 20 et 21 Juillet 2019
dimanche 7 - 11h02
de : Collectif Terres Communes
POINTS DE NON-RETOUR [THIAROYE]
vendredi 5 - 20h16
de : Ernest London
1 commentaire
Alexandre Langlois réagit à son exclusion de 12 mois : « C’est une sanction politique » (vidéà)
vendredi 5 - 01h44
de : nazairien
Baccalauréat 2019 : Blanquer droit dans ses notes
jeudi 4 - 18h07
Le Président du Mexique Andrés Manuel Lopez Obrador reçoit des menaces !
jeudi 4 - 15h12
de : JO
L’Eau, c’est la vie : la "guerre de l’eaué a telle commencé, NESTLÉ : l’escroquerie du commerce de l’eau (vidéo)
mercredi 3 - 23h10
de : nazairien
2 commentaires
"Américan Dream" Peste bubonique à Los Angeles : la Californie sur le point de devenir un État du tiers-monde
mercredi 3 - 12h32
de : nazairien
2 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. Voltaire
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite