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Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
de : Volatile déchaîné
vendredi 28 février 2014 - 13h08 - Signaler aux modérateurs
27 commentaires

"Il se défend de toute opposition de principe face aux dirigeants d’entreprise, parle compromis et pragmatisme syndical. Pour autant, il est certains sujets sur lesquels Thierry Lepaon a la rancune tenace, le ton dur et les convictions chevillées au corps. Des sujets trop lourds de conséquences pour se satisfaire de la tendance au “consensus mou” qui, selon lui, gagne la société. Des sujets dont la simple évocation pousse le nouveau patron de la CGT à renouer avec sa vision d’un “syndicalisme combatif” et à réaffirmer sa certitude qu’en entreprise comme en démocratie, “il doit y avoir affrontement”.

En tête de sa liste noire : les accords dits du 11 janvier – qui favorisent “le risque de mise en concurrence des salariés et tirent l’ensemble du marché vers le bas”, la course à l’abaissement du coût du travail – qui, la menace du chômage aidant, permet de ne pas rémunérer le travail à sa juste valeur et, ce faisant, condamne la croissance et nous conduit “tout droit dans l’impasse” -, le pacte de solidarité – un “deal conclu à deux” sans concertation préalable ni garantie pour l’emploi –, les aides aux entreprises – fondées sur un système de distribution égalitaire et donc, inéquitable car ne tenant pas compte des disparités de profils et de besoins – et surtout, l’actionnaire ; déterminant, invisible et seul, au sein de l’entreprise, à ne consentir à aucun effort. Au point que “l’unique paramètre qui ne soit jamais remis en question soit le montant de sa rémunération”. Au point même qu’être compétitif aujourd’hui signifie “lui verser plus de dividendes”. Autant de sujets qui poussent aujourd’hui Thierry Lepaon à revendiquer l’émergence d’un “syndicalisme utile”, capable non seulement de protéger le salarié mais aussi d’influer sur le monde du travail et d’animer le débat public. De dénoncer, certes, mais aussi de réguler.

La société française est fragilisée, divisée, fragmentée même. Au point qu’on ne sait plus ce qui nous rassemble ; on ne sait plus ce qui peut encore nous permettre de “vivre ensemble”.

Ce qui autorise n’importe quel groupement politique, n’importe quel groupuscule même, à se présenter en rassembleur. D’autant plus qu’il existe une défiance croissante à l’égard des corps constitués, du politique et même de la République qui s’explique notamment par le fait que l’emploi, en dépit des promesses du gouvernement, continue à se détériorer et avec lui les conditions de travail – une enquête de l’INSEE révèle que 70 % des salariés français estiment que les conditions nécessaires pour bien faire leur travail ne sont pas réunies – par la prise de conscience beaucoup plus marquée que par le passé de la répartition inéquitable des richesses dans notre pays faisant que les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres.

A cela s’ajoutent une dégradation de la qualité des services publics lesquels constituaient jusqu’alors un élément fort de cohésion interne et, enfin, le sentiment grandissant que, pour certains, le travail n’est pas rémunéré à sa juste valeur, ceci dans le public comme dans le privé. Au final cela aboutit à une situation intenable dont la République ressort détériorée.

Accords de compétitivité
On ne réfléchit pas assez et c’est dommage à la place de l’entreprise dans la société française, à son rôle. Dès que j’ai été élu secrétaire général de la CGT, j’ai proposé au président de la République d’engager un débat national sur la question et notamment sur cette problématique essentielle : le travail peut-il encore payer le hors-travail ? Autrement dit : est-il judicieux de poursuivre cette course effrénée vers l’abaissement du coût du travail ou la vraie question ne porte-t-elle pas plutôt sur la répartition de la richesse créée ? Sur ce plan, deux courbes se sont croisées il y a quelque temps et je trouve cela extrêmement inquiétant : pour la première fois, la courbe des dividendes est passée au-dessus de celle des investissements dans l’entreprise.

Cela signifie que la rémunération des actionnaires augmente quand le montant des investissements diminue et que, désormais, ce qui va aux actionnaires dépasse ce qui est consacré à l’investissement et notamment à l’investissement industriel. Voilà à quoi servent les accords de compétitivité négociés avec des salariés à qui on demande de faire “encore un effort”. Mais la compétitivité, c’est plus d’investissement, plus de création de valeur ; ce n’est pas plus de rémunération à l’actionnaire !

Pacte de responsabilité
Le pacte de responsabilité ne me convainc pas. D’abord parce que, sur la forme, ce pacte n’engage pas la nation représentée par les élus, l’Assemblée nationale, etc. mais se résume à un deal entre deux personnes : le président de la République et le patron du Medef, le second disant au premier : “si tu me donnais 50 milliards je pourrais créer 200 000 emplois par an”. Cette décision prise sur la seule volonté du Président, sans que les ministres concernés aient été consultés, sans que les partenaires sociaux aient été informés, comporte un côté entre-soi qui, selon moi, illustre une conception nouvelle de la politique en France. Ensuite parce que, concernant les termes de l’accord lui-même, je pense, sans être un négociateur averti, que lorsque l’on paye avant que l’autre partie ait rempli sa part du contrat, il y a toujours un risque.

Or ce risque se confirme aujourd’hui : on fait cadeau de 50 milliards aux entreprises sans exiger qu’elles remplissent au préalable certaines conditions – et ce faisant, on met à bas une partie du principe de financement de la Sécurité sociale en transférant les cotisations familiales sur le budget de l’Etat, on s’engage à diminuer le nombre de fonctionnaires sans préciser sur quel secteur ni sur quelle base, le tout avec des propos si vagues qu’on ignore encore s’il s’agit de 30 ou de 50 milliards puisqu’on ne sait pas si le CICE est comptabilisé dans cette promesse – et on sent le Medef extrêmement critique sur les contreparties demandées. Si les partenaires sociaux avaient été associés sur le montant de l’aide accordée et sur son objectif, nous aurions pu définir des pistes d’application ensemble, contribuer à l’élaboration de solutions. Cela n’a pas été le cas.

Emploi
Pour créer de l’emploi, il faut de la croissance. Or deux critères sont nécessaires au retour de cette croissance : la confiance – laquelle implique une vision dégagée de l’avenir – et le pouvoir d’achat pour consommer et ne pas se réfugier uniquement dans l’épargne. Aucun de ces deux critères essentiels n’est rempli aujourd’hui. Ce sont pourtant deux leviers qu’il faut actionner. Pour l’heure, les salariés qui pourraient dépenser, investir, etc. ne le font pas parce qu’ils estiment qu’une menace pèse sur leur emploi et donc sur leur avenir et celui de leurs enfants.

Face à cela ils mettent en place une stratégie d’épargne qui est le pire qui puisse arriver à l’économie nationale puisque cela signifie que les gens renoncent à la consommation. C’est pourquoi j’insiste : le fait de sacrifier du pouvoir d’achat par la non-augmentation du salaire minimum et du point d’indice pour les fonctionnaires pour la quatrième année consécutive empêche de libérer la consommation et condamne la croissance. C’est pourquoi le pacte de responsabilité, sans croissance, je n’y crois pas.

Aides aux entreprises
Pour faire repartir l’emploi je pense qu’il faut commencer par arrêter d’aider les entreprises de manière égalitaire. En vingt ans, on est passé d’une politique d’aides aux entreprises à une politique de droit pour les entreprises.

La CGT, contrairement à ce qu’on pense, est favorable aux aides aux entreprises mais à condition que celles-ci soient accordées à celles qui en ont besoin. Toutes ne sont pas confrontées aux mêmes difficultés, toutes n’ont pas besoin des mêmes aides. Pourtant le déni politique de ces disparités et le fait que les mêmes montants soient accordés à tous indépendamment des besoins aboutit à un système inéquitable. J’en veux pour preuve le fait que les principaux bénéficiaires des 20 milliards du CICE ne sont pas les entreprises les plus en difficulté mais les grandes enseignes de distribution, les machines à jeux… alors que les premiers bénéficiaires du dispositif devraient être les acteurs du secteur industriel qui sont soumis à la concurrence internationale, les sociétés qui ont du mal à opérer une mutation économique ou sociale, celles dont l’activité est délocalisable… C’est pourquoi le nouveau pacte entre Pierre Gattaz et François Hollande doit être l’occasion d’une remise à plat de l’ensemble des aides aux entreprises : afin qu’on accompagne celles qui s’efforcent de maintenir l’emploi, qu’on pénalise celles qui ne le font pas et qu’on ne donne pas à celles qui n’en ont pas besoin.

“L’actionnaire”
Aujourd’hui la première menace qui pèse sur l’emploi tient à la place qu’on accorde au travail dans notre civilisation, au fait qu’on l’appréhende comme une contrainte, comme une variable d’ajustement. Et pendant ce temps, l’unique paramètre qui ne soit jamais remis en question, jamais discuté même, c’est le rôle de l’actionnaire et le montant de sa rémunération. Au point qu’aujourd’hui, c’est le grand absent de toute négociation ; on ne le voit jamais alors que c’est lui qui oriente la stratégie de l’entreprise et que, j’insiste, la courbe des dividendes qui lui sont versés progresse pendant que celle des investissements baisse.

Les entreprises visent toutes à abaisser le coût du travail soi-disant pour être plus compétitives, mais être compétitif aujourd’hui signifie simplement verser plus de dividendes à l’actionnaire. Je pense donc qu’il faudrait contraindre ces derniers à prendre leurs responsabilités. Leur imposer plus de transparence, plus de visibilité et surtout, leur demander un effort comme on en demande aux patrons et aux salariés. Pourquoi ne pourraient-ils pas abaisser leur exigence de rémunération ? Est-il normal aujourd’hui que certains puissent exiger dans l’industrie des taux de rendement de 10 ou 12 % sans que, par ailleurs, l’entreprise ait les capacités d’accroître son outil de production, d’investir, de recruter ? Cette dimension de l’équation n’est jamais discutée et je pense qu’il est temps que cela change.

Le coût du travail
Nombre de salariés d’entreprises en difficulté ont le sentiment que, même lorsque la santé de leur entreprise s’améliore, leurs conditions de travail et de rémunération ne progressent pas. Sur ce plan, il est vrai que le chômage est une arme : les patrons seraient moins arrogants s’il n’y avait pas cinq millions de chômeurs : cela leur permet de ne pas rémunérer le travail à sa juste valeur. La peur du chômage est telle que les salariés sont prêts à tout accepter. Y compris en termes de rémunération.

Il faut savoir que, dans le prix de vente d’une voiture produite et commercialisée en France, le poids du salaire brut est désormais inférieur à la remise accordée au client. Cela signifie qu’on a franchi une nouvelle étape dans l’obsession d’abaissement du coût du travail laquelle nous conduit tout droit dans l’impasse ; tous les pays au monde qui ont eu pour ambition de sortir de la crise en abaissant les conditions de rémunération du salarié, comme l’Espagne, la Grèce ou le Portugal, l’on payé cher. Or notre politique actuelle a beau prétendre s’inspirer du modèle allemand, elle n’en reste pas moins similaire à celle qui a été mise en place dans les pays d’Europe du Sud et tout laisse à penser qu’elle produira chez nous les mêmes effets.

L’Europe
Le problème de la construction européenne est qu’elle s’est faite sur des bases économiques et monétaires sans que la question sociale soit réglée. D’où le fait que beaucoup de Français y voient aujourd’hui une contrainte, une instance lointaine incapable de répondre à leurs besoins. C’est pourquoi je crains un net rejet de l’Europe et une montée du FN à l’occasion des prochaines élections européennes. Car en France comme dans d’autres pays membres, on sent monter cette accusation “c’est la faute de l’Europe” face aux difficultés du moment. Ce n’est pourtant pas l’Europe qui dicte la rigueur ; ce sont les partis politiques qui composent les politiques européennes.

Concernant les autres pays et le fait que certains soient décrits comme sortant de la crise, je me méfie des chiffres et du sens qu’on leur donne. L’Allemagne est continuellement citée en exemple et pourtant, je ne suis pas certain que le peuple allemand se porte si bien. Même chose pour la Grande-Bretagne : les contacts que j’ai avec mes homologues des trade unions donnent à penser que la situation y est extrêmement dégradée pour les salariés. Quant à l’Allemagne, on n’y compte plus le nombre de travailleurs pauvres.

Dumping social
Même si la convention au détachement permet de répondre en partie au risque de dumping social, la possibilité de mise en concurrence de salariés français avec d’autres salariés européens existe toujours. Cela contribue au fait qu’on assiste aujourd’hui à une précarisation de l’emploi via, entre autres, un recours accru à des CDD toujours plus courts. C’est la raison pour laquelle, contrairement à plusieurs syndicats, j’ai refusé de signer les accords du 11 janvier 2013 : parce qu’ils imposaient une flexibilité grandissante pour les salariés, que l’emploi y faisait office de variable d’ajustement et qu’ils permettaient de renoncer à ses droits à titre individuel ou collectif, ce qui accroît le risque de mise en concurrence des salariés et tire l’ensemble du marché de l’emploi vers le bas. C’est pour cela que nous nous y sommes opposés.

Compromis
Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté. Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose. Cette perspective ne me gêne pas, pas plus que celle du compromis qui s’inscrit dans les réalités de l’entreprise depuis toujours : encore une fois, dès lors que nous sommes contraints de vivre ensemble, il faut bien trouver les conditions de ce vivre-ensemble. C’est pourquoi je considère que la vocation d’un syndicat ne se résume plus aujourd’hui à protéger les salariés mais consiste à agir pour faire évoluer non seulement le monde du travail mais aussi la perception qu’on en a ; à incarner une forme de régulation sociale.

Syndicalisme utile
C’est pourquoi nous voulons une CGT accessible, tournée vers les salariés, mieux représentée. Si l’on veut créer de la solidarité entre salariés il faut leur fournir un outil et cet outil, c’est le syndicalisme. A nous, ensuite, d’incarner un syndicalisme utile. Pas uniquement lorsqu’une difficulté se présente mais de façon permanente, en tant que levier d’action capable d’agir sur le monde du travail au sens large, d’influer sur les politiques de rémunération, sur les conditions d’emploi et au final d’animer le débat public. Pour cela nous devons rétablir un sens du collectif. Le monde du travail, comme la société, en est de plus en plus dépourvu et il est urgent d’y remédier. Trop de salariés en France pensent que le fait de mettre un coup de pied à l’autre leur permettra de pérenniser leur emploi. Cela, c’est la mort du vivre-ensemble et aussi de toute action efficace car c’est une évidence : on n’y arrivera pas les uns contre les autres.

La CGT
La CGT incarne un syndicalisme combatif, c’est indéniable. Un syndicalisme porté par une vraie culture ouvrière et dans lequel le mot solidarité a un sens. C’est aussi un syndicalisme qui fait appel à l’intervention individuelle, à la capacité qu’a chacun de se prendre en main, d’agir pour sa propre cause. On ne dit jamais “Votez pour nous, on s’occupe de tout” mais “Votez pour nous et décidez de ce qui est bon ou non pour vous, de ce qui est acceptable ou non”. Un syndicat ne devrait jamais imposer quoi que ce soit aux salariés. C’est leur vie, leur choix. On ne peut les supplanter.

Goodyear
Je connais bien le monde industriel pour y avoir passé trente ans et y avoir vécu 17 plans sociaux. Chaque fois que je vois des salariés confrontés à des situations de ce type, je sais ce qu’ils vivent et ce qu’ils ressentent : la peur de l’avenir – le leur, celui de leurs enfants, parfois de leurs parents – la honte, le fait que, pour beaucoup, la rupture du contrat de travail soit vécue comme un véritable déchirement. Chez Goodyear ce déchirement a duré 7 ans. L’actionnaire était totalement absent, il a donné l’ordre à l’entreprise d’aller vers une liquidation et on n’a jamais pu discuter avec lui. Les salariés de Goodyear se sont beaucoup investis dans leur travail – preuve en est le montant des dividendes versés aux actionnaires – l’attitude de Titan à leur égard – et à l’égard des salariés français dans leur ensemble – a été révoltante ; tout cela a fini par provoquer des réactions extrêmes.

Il est bien évident que la séquestration n’est pas un mode d’exécution normal du mandat syndical, les syndicalistes ne sont pas des terroristes et priver quelqu’un de liberté est inacceptable, pour autant je comprends comment ces gens ont pu en arriver là : parce qu’une liquidation, surtout lorsqu’elle s’éternise, c’est beaucoup de souffrances individuelles. C’est pourquoi lorsque j’arrive dans une entreprise je demande à voir le bilan social et le bilan médical : lorsqu’on voit la courbe des arrêts de travail progresser fortement, on comprend que l’entreprise va mal. Beaucoup l’oublient mais le bilan économique d’une entreprise est la traduction de sa politique sociale. Pas l’inverse.

Consensus mou
Je crois au consensus. Mais pour que le consensus émerge, il faut qu’il y ait affrontement. Or je trouve que nous vivons dans une société où il n’y a pas suffisamment de réactions. Une société marquée par une passivité grandissante, où l’on ne s’affronte pas suffisamment. Sur le terrain idéologique, économique, social, on voit se dessiner une espèce de France molle dans laquelle le bon ton c’est être dans le ton, quel que soit le ton. Je pense qu’il faut sortir de cela. Que pour avancer, il faut savoir confronter ses idées, oser être en désaccord. C’est pourquoi il faut qu’il y ait, dans les entreprises, des affrontements sur le sens du travail qui nous est confié, sur la façon de le faire, de le faire différemment, de le faire mieux…

On ne peut être toujours dans l’acceptation : le consensus mou nous enterre les uns les autres. C’est pourquoi je trouve désastreux que le monde des intellectuels soit absent du débat public et incroyable que dans un pays comme la France, qui a cette diversité, cette histoire, cette culture, on ne trouve pas une voix pour s’élever et nous parler non pas de ce qui va mal mais de ce qu’il serait possible de faire. Les intellectuels ont le devoir de nous emmener à réfléchir sur ce que signifie le fait de vivre ensemble, sur les contradictions qu’il nous faut résoudre, sur la façon dont toutes ces cellules – professionnelles, familiales, sociales, religieuses… – peuvent s’accorder. Et aussi sur la valeur de l’affrontement qui, pour moi, est la base même de la démocratie. Après tout, tant qu’on ne frotte pas les deux pierres on ne produit pas d’étincelle.

Reculades
J’attendais de François Hollande et d’un gouvernement de gauche qu’il fasse une politique de gauche. En clair, j’attendais de lui qu’il mette en œuvre la politique pour laquelle il avait été élu. Ce n’est pas le cas. Lorsque je regarde les engagements pris en campagne et la politique menée depuis l’élection, je mesure des décalages sur quasiment chaque point. Je comprends parfaitement qu’un chef d’Etat puisse modifier certaines positions, en réorienter d’autres en fonction de l’environnement économique, international, etc. Le problème c’est qu’aujourd’hui il ne s’agit pas de réorientations mais de renoncements.

Deux aspirations nous font généralement voter à gauche : un rapport capital-travail différent et la volonté de voir la société évoluer sur certains points. Or dans ces deux domaines, le gouvernement revient sur tous ce qui avait été promis. Les patrons bretons ne veulent plus de l’éco-taxe, on brûle trois portiques ? Réaction du gouvernement : on remballe tout et on perd 800 millions d’euros. Des groupuscules d’extrême droite crient “Hollande démission” ? Le Président répond “Très bien, je remets la loi à plus tard”. En revanche, lorsque les salariés se rassemblent, manifestent, expriment des propositions et des oppositions, ils ne sont pas écoutés. Un tel écart de traitement me donne à penser que le gouvernement est fort avec les faibles et faible avec les forts. Et cela, c’est tout l’inverse de sa vocation.

Propos recueillis par Caroline Castets

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Commentaires de l'article
Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 15h21

"je considère que la vocation d’un syndicat ne se résume plus aujourd’hui à protéger les salariés mais consiste à agir pour faire évoluer non seulement le monde du travail mais aussi la perception qu’on en a ; à incarner une forme de régulation sociale".

 Ca tient en une formule : COLLABORATION DE CLASSE.



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 09h26 - Posté par Amiebns

Lire et méditer le dernier numéro de Ensemble,dernière page : la section syndicale fluidifie les rapports sociaux au sein des petites et moyennes entreprises.
A force d"argent inconnu, le CGT serait-elle devenue une succursale de l’UIMM ?


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 15h40

LE PAON N’A PAS SA "PLACE" A LA CGT !

Il devrait être syndiqué à la CFDT et se pacser avec "ANI" BERGER.

Vice-Président du CESE à plus de 4000 euros/mois grâce à la bienveillance de SOUBIE,conseiller de SARKO,il a renvoyé l’ascenseur en rédigeant,à la demande de FILLON,l’avis sur l’ouverture à la concurrence du service voyageurs de la SNCF avec son pote de l’UMP Jean-Marie GEVEAUX.

Ce qui explique qu’il n’était pas présent le 25 février 2014 à Strasbourg,où 4000 cheminots européens ont dit NON à la libéralisation et à la casse du service public ferroviaire,NON à la séparation intégrale entre le gestionnaire de l’infrastructure et l’exploitation.

Et surtout NON au transfert de compétence données à la commission européenne et le service minimum en cas de grève.

LE PAON,après ce 25 février 2014 où tu as brillé une nouvelle fois par ton absence avec ceux qui luttent,venus d’Italie,Roumanie,Royaume-Uni,Suisse,Luxembourg,Autriche,Hongrie,Belges,et 1500 cheminots français

CASSE-TOI !!!

Au nom de celles et ceux qui t’écrivent tous les jours,et dont LES QUESTIONS RESTENT SANS REPONSE,

CASSE-TOI !!!

Et emmène Michèle CHAY avec toi,et tous tes réformards,y compris la bande de branleurs de l’UD du Gard et du comité régional Languedoc-Roussillon !

LR



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 18h35 - Posté par RICHARD PALAO

lire et relire le passage de l’interview de LE PAON intitulé " COMPROMIS" ET QUI AURAIT DU S INTITULER " COMROMISSION" toute la doctrine de LE PAON et du bureau confédéral s’y trouve :

les salariés , et donc ceux qui subissent l’exploitation , les mauvaises conditions de travail , les pressions , les licenciements , les humilitations sont considérés comme appartenant à la même "communauté " que les patrons qui les exploitent , s ’enrichissent grace aux travail des premiers , et pire encore LE PAON regrette que les actionnaires dont les profits ne cessent de grandir , qui lorsqu’ils jugent que ces profits sont insuffisants , ferment les entreprises ou les délocalisent , ne fassent pas partie de cette grande communauté qu ’est l’ entreprise ...

MËME A LA CFDT ON N A JAMAIS ECRIT DE TELLES PHRASES TOTALEMENT IMPREGNEE DE LA COLLABORATION DE CLASSE

Je suis d ’accord avec ceux qui demandent que LE PAON et sa clique soient virés , cette direction n’ a plus rien à faire à, la tête de la CGT , le seul syndicat de masse et de classe de notre pays ...

Les membres du CCN doivent prendre leur responsabilité et mettre en oeuvre les procédures statutaires prévues pour élire une nouvelle direction , ils doivent choisir entre collaborer avec ceux qui agissent en liquidateurs du syndicalisme de classe et ceux qui à la base SONT et FONT LA CGT ...


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 19h00 - Posté par

" ils doivent choisir entre collaborer avec ceux qui agissent en liquidateurs du syndicalisme de classe et ceux qui à la base SONT et FONT LA CGT ..."

parceque la direction n ’est pas élue par ceux là memes ?
cette direction n ’est pas hors sol,elle est bien plantée dans le socle de milliers de militants qui sont imprégnés de cette collaboration de classe et qui ont horreur des mots lutte de classe et revolution et qui lorsque des militants lutte de classe se font gazer par le so du syndicat dans un congrés,restent bien sagement assis !
par suivisme,par inintelligence des rapports de classe ,par arrivisme,par lacheté ;
Sans l’immense base qui le soutient Le paon ne pourrait tenir de tels propos .
Alors inutile d’opposer la direction à la base,seul un tres faible pourcentage est en opposition à la direction,et ceux qui le sont ,bien souvent c’est quand la crise les frappe sauvagement avec le chomage et l ’exclusion sociale ,la misére .
vous êtes commes les opposants à Notat,Cheréque,vous ne changerez rien.


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 19h46 - Posté par

Huuuuumm.........90***48,SI tu viens de la CFDT et que tu as été gazé par le SO au congrès de la FD du commerce CGT.....et licencié par Michèle CHAY,tu devrais respecter les Cdes qui t’ont soutenu et qui te soutiennent encore.

LR


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 19h51 - Posté par RICHARD PALAO

90 48 ta contribution indique qu’à la confédé on lit BELLACIAO .

Tu fais semblant d ’ignorer comment sont élus les dirigeants et en plus tu insultes les syndiqués et les militants qui dans leurs entreprises refusent la compromission avec le patronat , la collaboration de classe , car ils savent ce que celà signifie : bosse ou la porte .

Je te conseille de lire un excellent texte qui émane de dirigeants de la CGT ET qui explique comment la CGT est en train de glisser dans le réformisme :

sur le site DU FRONT SYNDICAL DE CLASSE : " LA CGT appartient à ses adhérents et à ses structures qui la composent "

Si l’administrateur de BC pouvait indiquer le lien se serait sympa ( je ne sais pas faire )


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 18h53

Le contenu de cette interview est une honte absolue pour la CGT qui est toute entière éclaboussée par les propos et les idées d’un tel personnage.
Cela donne une idée de ce qui nous attend si nous continuons à laisser faire, alors que le patronat mène sa lutte de classe pleine bourre.
Il croit peut être qu’en parlant dans un journal de patrons on ne sera pas au courant. Donc, il nous prend vraiment pour des cons.
Thierry Le Paon n’a plus rien à faire à la tête de la CGT (ni même dans ses rangs). Il y a urgence à le destituer lui et son équipe de fossoyeurs. A le maintenir à ses fonctions, nous risquons un discrédit général, nous risquons d’enterrer nos luttes, nous donnons des billes aux patrons et à l’extrême droite.
On voit là à l’œuvre ce que nombre de camarades dénonçaient déjà chez lui à l’époque d Moulinex.
Oui il FAUT que le CCN prenne ses responsabilités.
DEHORS.



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 19h24 - Posté par

Putain ! j’ai failli m’étouffer rien qu’en lisant le titre.

" Pour que le consensus émerge il doit y avoir affrontement "

Et ta connerie elle émerge pas LE PAON ? tu sais pas que pour la CGT le consensus avec le patronat ça fait " DES CONS...SANS SOU" ?

C’est quoi ton objectif ? un ministère chez la droite repeinte en rose ?

Prends ton envol pour Solferino,ça nous fera de l’oxygène !

LR


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 20h09 - Posté par A.C

Si jai deux2 mn, ici ou en commentaire de l’article que j’ai mis en ligne avec la lettre de Charles, ce week end, je proposerai un court texte reprenant un ou deux extraits du courrier deHoareau..,
Utilisable sous forme de lettre individuelle ou collective-pétition , pouvant être copier coller , avec noms et références orgas CGT, et à adresser au CCN ..

Après, chacun fait comme il veut et peut bien entendu modifier le contenu.

 Selon moi, pour éviter que le Paon ne joue la pauvre victime des snipers gauchistes..une demande de" CONGRES -j’en préciserai ma conception du contenu- me parait la meilleure arme.

Mais il faut faire vite
Y compris si ça tombe pendant la préparation du 18.., c’est encore mieux puisqu’en lien avec ce qui se fait-fût ce à minima- quand approche un temps fort de l’action.

L’actualité( écouter Mailly hier était instructif-) démontre que ce côté" garçon d’honneur du couple Gattaz-Hollande" , c’est pas si facile que cela à faire "passer"....

" Battons le fer tant qu’il est chaud" rappelle l’Internationale !

Bon Week end

Cordialement

A.C


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 14h11 - Posté par E.J- CGT 33

Camarde A.C,
si on a bien compris, tu prépares le 18 contre le MEDEF en preaant d’assaut MONTREUIL sans laquelle ce 18 n’aurait pas lieu.Hollande-Gattaz peuvent te remercier. Tout ça pour miner la montée du FDG aux municipales. Tu n’as jamais entendu parler de ceux qui ont été présents toute une vie, pour "désespérer Billancourt" .Passe le bonjour à tes nouveaux amis Rouges Vifs, et à tes héros FRALIB qui sont instrumentalisés par la Fédération de l’AGRO, ses dirigeants qui veulent casser la CGT. Les syndiquée vont te dire ce qu’ils pensent de ces attaques menées de l’intérieur. Nous ne sommes plus en 1917, il faudrait que"vous" vous y fassiez.


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 14h16 - Posté par E.J- CGT 33

j’ai fait exprès te faire la faute que tu fais dans presque tous tes commentaires , Camarde au lieu de"Camarade" :c’est inconsciemment la preuve que tu sais , au fond, que votre combat est MORT-né. ;On s" occupe comme on peut, à la retraite, Chancogne. ?


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 15h34 - Posté par richard PALAO

EJ CGT , quand on intervient dans un débat sur BELLACIAO , on commence par respecter sa charte : pas d’attaque personnelle surtout à l encontre de ceux qui ont le courage contrairement à toi de ne pas se cacher derrière un pseudo ...

Mais pseudo ou pas , on t ’a reconnu : t’ es le troll envoyé par LE PAON et ses acolytes du Bureau confédéral , cest en quelque sorte un hommage du vice à la vertu , celà signifie que la direction confédérale sent que celà chauffe pour elle et qu’elle essaie de pollluer le débat en faisant intervenir ses lèches bottes ( je reste poli )


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 16h47 - Posté par Le Réboursier

" Tout ça pour miner la montée du FDG aux municipales ".

AC,espèce de salopard ! c’est toi qui mine le FDG ! c’est toi qui a fait "monter " le PcF avec le PS dans 190 listes pour les municipales au 1er tour ?

Tu vas voir !! "Les SYNDIQUEE vont te dire ce QU’ILS pensent de ces attaques"

De plus avec tes conneries de mariage pour tous,c’est la grammaire pour personne.

E.J-CGT 33,ce type est dangereux,retourne vite sous l’aile protectrice (jusqu’à quand ?) du volatile non comestible de Montreuil.

LR


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
2 mars 2014 - 09h39 - Posté par

Tout ça pour miner la montée du FDG aux municipales.

Ah ah ah ah ah ah ah ah !

ça fait du bien, de commencer le dimanche par une bonne vanne.


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 19h42

Ta gueule le troll.



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
28 février 2014 - 19h47

Je réponds à 90 48 je precise



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 15h05

Examen du projet de loi d’amnistie pour les syndicalistes retiré in extremis du débat parlementaire au printemps 2013.
Rien pour ça, ce gouvernement et toute la clique qui fait des compromis avec lui pour défendre ou sauver des conneries subsidiaires, est à bannir de l’espace des médias payés par le cotisant.
Comment prétendre lever des energies si nous ne sommes pas capables de défendre nos propres élus ?
En face , ils défendent l’un des leurs, quand celui ci est au pied du mur, à commencer cette pitoyable saga sénatoriale pour l’héritier de Serge Dassault ?
Non c’est trop facile de faire de grands discours et balancer des insultes.
Dire que les accords de grenelle a donné des institutions vieillissantes qui fait que plus personne n’y reconnait ses petits, ce n’est pas la CGT qui est attaquée, mais ceux qui ont le culot de s’en servir pour exister.



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 16h18 - Posté par

C’est étonnant la réaction des camarades contre Le Paon, comme Richard Palao, lui qui fustigeait ceux qui critiquaient l’analyse de la direction CGT sur le coût du capital (vous savez, le profit légitime...). Pourtant il y a bien une cohérence entre cette analyse (de compromission avec le capital) et le texte que vous critiquez fort justement. Je pense qu’on est tous globalement d’accord pour critiquer la dérive de la direction de notre syndicat, mais pourquoi refuser ces critiques lorsqu’elles émanent du NPA ? Y aurait-il des camarades plus légitimes que d’autres à critiquer ? Certains camarades seraient-ils les seuls habilités et autorisés à cette critique ?
Claude


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 17h07 - Posté par richard PALAO

CLAUDE chausse tes lunettes tu dis l inverse de ce que j ai écris , pour une fois j étaits globalement d accord avec le document de la CGT sur le coût du capital , j ai simplement dit que le NPA n ’etait pas forcément bien placé pour faire la fine bouche sur ce document vu ces erreurs d’ analyse ( la SYRIE ET LA LYBIE )° et les déclarations " malheureuses" de BESANCENOT ou il disait qu’il ne fallait pas rembourser lES INTERETS DE la dette mais oubliait de dire ce qu il fallait faire de cette dette .

je suis il me semble cohérent .


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 17h42 - Posté par

Richard,
Soit je m’exprime mal, soit tu ne veux pas comprendre ce que j’essaie (laborieusement, OK) d’expliquer.
Je dis qu’il y a une cohérence entre l’analyse que fait la direction de la CGT sur le coût du capital (cette analyse légitime le profit, de fait) et sa dérive vis à vis du gouvernement et de la politique qu’il mène.
C’est bien pourquoi je ne comprends pas, effectivement, que tu sois d’accord avec cette analyse réformiste du coût du capital (comment légitimer une quelconque partie, petite ou grande, du profit ? N’est ce pas de fait légitimer ce qui fonde le capitalisme ?) et d’un autre que tu sois en colère contre le texte de Le Paon.

Pour moi, l’analyse du coût du travail et cette approche réformiste relèvent de la même logique. La cohérence voudrait donc qu’on soit en désaccord avec les deux.
PS : que penses tu de la participation de la confédé aux négociations avec le Medef à propos du pacte de responsabilité. Comment est-il possible d’aller négocier des "contreparties" à la casse de la sécu, sa branche famille en l’occurence ? Cela revient à accepter cette casse. Dramatique.
Claude


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 20h35 - Posté par richard PALAO

CLAUDE , j ’avoue :

je passe mes jours et parfois une partie de mes nuits , pour rédiger des textes dénonçant la ligne de collaboration de classe de la CGT , pour contacter des camarades , pour diffuser des infos , pour proposer des actions , pour les coordonner ETC .. ( et toi que faisais tu pendant ce temps ?, tu lisais L APPEL DU NPA AUX FORCES DE GAUCHE ? j en suis fort aise )

MAIS EN REALITE JE SUIS UNE TAUPE DE MONTREUIL ...

MAIS , CHUT, CLAUDE , c est entre nous , je compte sur ta discrétion ...


Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
1er mars 2014 - 19h23 - Posté par A.C

Amigos Richard et L.R..

Le mieux est d’éviter, je pense de répondre à ce genre de’"envoyés spéciaux" des "lignards montreuillois"que sont E.J- CGT 33 - 82.**.25.*et r 90.**.48.***

Comme on n’est pas militant depuis 50 ans dans la même région sans s’ y être fait "des amis" en tous genres, je sais que la consigne est donné de passer sur B.C sur Rouge Midi, voire sur mon modeste bistro pour défendre le Paon !

Consignes aussi minables que celles qui ont consisté à faire boycotter les 2 débats initiés à BORDEAUX, par la radio associative la Clé des Ondes (novembre 2011 et fin 2013) dont l’animateur. a invité les militants CGT de l’usine FRALIB (occupée depuis 3 ans !!) à populariser une des rares luttes ou une Fédération -celle de l’ agro-alimentaire -soutient un combat pour faire redémarrer une boite et non pas pour seulement négocier les enveloppes de départs de prolos , accompagnement au chantage pour obtenir la casse industrielle à la vitesse grand V.

Il me faut beaucoup de sang froid pour ne pas aller tarter deux trois enfoirés-je pèse mes mots- qui ont osé "mettre en garde contre un Tour de France(sic) de gauchistes manipulés par Hoareau et, en gironde ,bien entendu par un chancogne qui " flirte avec tous les anti-partis"

Argument choc : Poutou , le NPA soutenaient ces initiatives et la clé des Ondes est une radio" gauchiste" , puisque son principal animateur, est un militant de SUD

Pire encore-comme quoi le stalinisme a de beaux restes- la prudence s’imposerait vu mes liens avec ce camaro..

Puisque nous sommes engagés dans le combat visant à arracher la libération de notre camarade Georges Ibrahim Abdallah, qui croupit en taule à Lannemezan, parce que militant communiste arabe, -dont le Mossad et les USA ont exigé de nos gouvernements qu’il pourrisse en prison

Ne nous voilons pas pas la face : la violence de certains propos colportés, -et il en est de même au sein de quelques résidus d’orga dite"communiste" ( telle ou telle fédé PC occupée à préparer le bilan prévisionnel de sa trésorerie qui détermine les choix tactiques électoraux) cette véritable haine de classe provenant de"nos" rangs,..cela démontre qu’une certaine lucidité militante vient heurter la tragique loi d’omerta,

Certains s’en affolent.

Ils ont raison.

Cela n’est pas du à nos écrits, du moins pour l’essentiel : le croire serait tomber dans un inutile combat de"chefs", de"clans" ..

Cela est du à une réalité encourageante dans sa contradiction

 : la déferlante de sales coups meurtriers portés au monde du Travail,, le besoin pour le Capital d’enfoncer plus loin le couteau dans nos plaies , certes cela nourrit de la désespérance, renforce des replis "individualistes " dans la classe ouvrière et plus particulièrement parmi nos jeunes qui sont massivement sous le feu nourri du chom-du, de la galère de petits jobs, de stages-bidon, de Cdd de merde..

Mais en même temps, l’espoir n’est pas enterré !

Le feu est sous la cendre et des milliers de copains , "paumés"certes,
........... parce que CRISE SYSTEMIQUE du Capitalisme sans visibilité de perspective pour cause d’absence d’Organisation révolutionnaire véritable ne peut pas générer de la spontanéité de"classe"
...... paumés donc, tripes nouées, coeurs à vif, , vivant comme ceux qu’ils défendent chaque jour, mais en soldats couillus qu’"on" désarme , qu"on" veut livrer "à l’adversaire de classe
.....hésitants parce que"critiquer l’Orga" ce n’est pas de culture "naturelle"
.ces camardes s’interrogent :, et souvent, sans en parler, en vrai souffrance !

Ils se demandent , plus nombreux que nous le pensons, si se refuser à se jeter à l’eau pour franchir le Rubicon, ce n’est pas s’exposer à voir partir en fumée tout ce qui fait de"nous", des camarades, des femmes et des hommes fiers d’un "tous ensemble" sans traitres(pensions nous , sans tout savoir parfois-faut il rappeler l’affaire Sainjon ?-)

Longtemps aussi, par modestie,nous avons expliqé que "nous" étions "comme les autres"

NON, nous ne sommes pas comme"les autres" !

Nous(sur) vivons certes , comme les autres.

Aragon le dt dans ce moment de pessimisme ou il écritdans son "J ’entends, j’entends"

Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens

Mais certes différemment, avec des parcours particuliers , avec des doutes permanents sur ce que nous avançons comme possible issue , nous vivons, nous, DEBOUTS,

A vec une certitude qui fait des nous les "dangereux" que Hollande , Gattaz et quatre pantins de montreuil ont BESOIN de liquider : celle qui nous fait dire que si nous ne réussissons pas la contre-attaque, nous et nos gosses , nous crèverons !

Le Paon n’est pas plus provocateur que Hollande n ’est un "traitre" et Gattaz une caricature de son papa

C’est la GUERRE des classes qui oblige à tomber’ les masques.

c’est la Guerre des Classes qui impose donc le courage de risquer ne pas ^tre compris de tous

Laissons, sans nous énerver , les commentateurs qui ricanent en nous traitant de pauvres complices des collabos de montreuil , au prétexte que nous ne quitterions pas la CGT pour venir renforcer quelques repaires sans repères, si cen’est l’appel permanent à bouffer du "coco" et du"cégétiste"..
Ce 18 mars, montons à bord de cette fragile embarcation unitaire qui a été IMPOSEE à le PAON !

Discutons fraternellement dans la préparation de cette journée, dialoguons dans les cortèges.

Pour beaucoup d’adhérents , de responsables de la CGT, c’est une douloureuse découverte que de voir que le fil rouge de la Lutte des classes traverse NOTRE CGT.

Il va nous falloir beaucoup, beaucoup de patience..

Du coup, ne chantons pas cet autre morceau du poème cité plus haut

J’aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu’au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez

Soyons optimistes !

Ils ne les entendront..que si nous sommes nombreux à les semer avec cette patience qui, comme la vérité est TOUJOURS révolutionnaire.

Il n’est pas né, le PAON qui fera de la CGT un triste copier coller de la CFDT !
Avant lui, la bourgeoisie de tous temps à tenté d’étouffer le courant révolutionnaire dans le mouvement syndical

Des Jouhaux, des Belin, des Bergeron ,des Notat, des Chérèques, avec toujours le fric des Capitalistes "fluidifiant les rapports sociaux " y compris avec l’aide logistique de la CIA comme en 46/47, tous ont révé d’une France sans orga puissante du Syndicalisme de classe..
A l’anglaise .., à l’allemande , en quelque sorte.

Le pion "LE PAON" sera balayé de l’échiquier de l’affrontement K/travail..
Dans deux textes différents le regretté Jean FERRAT rappelais que

"C’est un joli mot CAMARADE"
A nous de lui donner consistance d’actualité..

"

Au nom de l’IDEAL qui nous faisait combattre

Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

Cordialement

Bon week end

A.C

toujours incapable de faire"court"....



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
14 mars 2014 - 10h24 - Posté par ETELLIN

Nombreuses réactions à ce texte-interview de LEPAON !

Ce qui me choque, c’est le titre "il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au Patronat !"
Cette phrase est plus qu’ambigue car à travers les conflits que nous voyons, et ils sont nombreux, c’est bien toujours le Patronat qui décide des orientations des entreprises !
Les syndicats restent un contre-pouvoir, du moins certains, pour s’opposer à la casse du travail, aux délocalisations, aux restructurations.
Je vais prendre le temps de tout lire, y compris les commentaires, pour faire une analyse plus fine.
Mais pour ma part, c’est bien la CGT qui est en 1ère ligne dans les conflits, parfois
avec Solidaires, mais qui n’a pas "le même poids" surtout dans l’interprofessionnel.

Je suis à Solidaires mais je me pose des questions sur mon futur investissement
syndical.
La CGT est quand même un syndicat de LUTTES sur le terrain qui ne passe pas de compromis avec le Patronat, du moins dans mon département, la Savoie.

A bientôt et amitiés de la Savoie



Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
29 mars 2014 - 19h50 - Posté par CD

Là on en vient à distinguer les bons patrons (qui sont justes) et les mauvais (qui sont dans l’arbitraire) ; les règles du "jeu" sont elles présumées justes ! Ce qui n’est pas cgtiste !


Courage et ouverture d’esprit ? Non, censure
24 mai 2014 - 14h25 - Posté par Nicolas B.

« Suite à des actes de malveillance, les contributions "sous proxy" (anonymisers, TOR...) ne seront plus validées, et ce quel que soit le contenu du message. »

Alors ça, c’est vachement sympa pour les internautes qui écrivent de Chine ou d’un tas d’autres pays aux grandes oreilles. :-/

Sympa, la discrimination. :-/

Je ne vous félicite pas.

« Nous effacerons les messages à caractère diffamatoire, injurieux, xénophobe, sexiste, les menaces, la pub commerciale et politique... et quand un commentaire est effacé, les messages qui y répondent le sont aussi ! »

Belle ouverture d’esprit !

Je suis impressionné par tant de courage.

Et que vive la censure ! :-/



Réactions à l’article sur Thierry Le Paon
24 mai 2014 - 14h29 - Posté par Nicolas B.

Il n’est pas le "patron de la CGT". N’importe quoi.

"La CGT, contrairement à ce qu’on pense, est favorable aux aides aux entreprises mais à condition que celles-ci soient accordées à celles qui en ont besoin."

Ce serait lamentable. As-tu une source pour appuyer cette affirmation ?






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