Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite, commenter l'article...

800 personnes et une ambiance électrique à la soirée “Fin du grand débat, début du grand débarras !” (videos)
de : Flora Carpentier
samedi 16 mars 2019 - 09h04 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire
JPEG - 65.5 ko

A deux jours de l’acte 18, l’affluence a déjoué les pronostics à la soirée qui réunissait à la même tribune Priscillia Ludosky, Jérôme Rodrigues, le comité Adama, Juan Branco, Frédéric Lordon, Hervé Kempf et une lycéenne mobilisée pour le climat, ce jeudi à la Bourse du Travail de Paris.

C’est pour mettre un point final à l’enfumage du “Grand Débat” orchestré par Macron que le 16 mars se prépare depuis plusieurs semaines dans les rangs des Gilets Jaunes, voulu comme un “ultimatum” posé au gouvernement. Ce qui pose encore question, ce sont les suites de la mobilisation, si le gouvernement ne cédait pas aux pressions de la rue - et tout porte à penser qu’il compte rester droit dans ses bottes. Quoi qu’il en soit, cette soirée intitulée “Fin du grand débat, début du grand débarras !” a relevé le défi : celle de transmettre une ambiance d’un “début” de quelque chose, malgré les 4 mois de mobilisation qui nous séparent du 17 novembre ; autant par l’affluence ayant déjoué les pronostics annoncés sur l’évènement Facebook, que par l’ambiance électrique qui se dégageait des rangs de la Bourse du Travail qu’on n’avait pas vue aussi pleine à craquer depuis bien longtemps. Devant la banderole “16 mars : ultimatum” que l’on a vu défiler dans la capitale les derniers samedis, les intervenants ont tour à tour mis sur la table les luttes contre les inégalités sociales, pour l’écologie, contre les violences policières dans les quartiers populaires, contre la répression des manifestants, et la nécessité de converger vers un objectif commun - certes encore peu défini, mais dont les mots d’ordre de “Macron démission” et “A-A-Anticapitalistes” semblaient faire consensus ce soir. En débat également, les moyens d’y arriver : et à ce sujet, Jérôme Rodrigues a mis les pieds dans le plat, lançant un appel sans détour à la grève générale, titillant au passage les directions syndicales, le tout sous un tonnerre d’applaudissements.

Les violences policières en question

Après une brève introduction d’Hervé Kempf, du média Reporterre, saluant le mouvement des Gilets Jaunes comme “un mouvement formidable, inattendu”, c’est Youcef Brakni qui prend la parole pour le comité Vérité pour Adama. Sous les applaudissements, il rappelle les conditions de la mort d’Adama Traoré, “parce qu’il était noir, parce qu’il était habitant des quartiers, qu’il n’a pas voulu se soumettre à un contrôle de police le jour de son anniversaire… il l’a payé de sa vie”. L’émotion est palpable quand Youcef égrène les noms de victimes des violences policières, dont plusieurs enfants. Il rappelle les racines de ces violences d’Etat, remontant au 17 octobre 1961 : “la plus jeune avait 14 ans, imaginez qu’un policier l’a jetée à la Seine”. Avant de lancer une interpellation : “Mais le plus grave c’est encore l’indifférence, le fait qu’on regarde ailleurs à chaque crime policier. On utilise tous les termes du monde sauf de dire qu’ils sont noirs et arabes et qu’ils ont été tués pour ça. Il y en a qui sont tués pour ce qu’ils font et d’autres qui sont tués pour ce qu’ils sont. Ça fait une différence”.

Youcef embraye alors avec l’actualité : “Quand on a vu le mouvement des Gilets Jaunes, on a décidé d’y aller. On nous a dit ’mais vous êtes fous’. Les gilets jaunes ce sont des gens qui sont dans la misère, qui ne sont plus rien, c’est avec eux que je veux militer. Ceux qui ont toujours été dans le déni, ce sont les pseudos-intellectuels de gauche. Et ce sont les mêmes qui ont eu un discours ultra méprisant envers les Gilets Jaunes. Ça nous a renforcés dans notre conviction”. Tonnerre d’applaudissements. Youcef poursuit : “On s’est dit que la violence policière allait forcément à un moment se retrouver au centre de la lutte, car ils commençaient à réprimer. Et c’est arrivé à l’acte 12, quand le mot d’ordre principal de la marche a été porté contre les violences policières”.

Youcef conclut sur la victoire remportée cette semaine par le comité Adama, parvenant à faire reconnaître la mort par asphyxie après près de 3 ans de combat : “Le procureur a osé dire qu’Adama était mort à cause de l’alcool. Puis on nous a dit qu’il était mort d’infection généralisée. Et on parle là d’experts nommés par la justice. Nouvelle expertise, on apprend qu’Adama serait mort de drépanocytose après avoir couru. Et tout ça c’est la République française. Alors on en a eu marre et on a demandé un travail indépendant par des grands médecins. Aujourd’hui, ils ont reconnu que toutes les causes avancées étaient scientifiquement fausses et que la seule cause possible de la mort d’Adama était d’origine mécanique, liée aux conditions d’immobilisation par placage ventral”.

Ces violences policières dans les quartiers populaires prennent d’autant plus d’écho qu’elles viennent de s’illustrer à nouveau avec la mort de Fatih et Adam, 17 et 19 ans, rappelée par Taha Bouhafs pendant le débat : “parce qu’ils ne portaient pas de casque, ces jeunes ont été condamnés à mort par la BAC à Grenoble”.

.

Jérôme Rodrigues prône la convergence et appelle à la grève générale

Jérôme Rodrigues prend le relais, touché par l’intervention de Youcef, lui qui a grandi dans un quartier populaire. “En ce qui concerne la convergence, moi j’appelle tout le monde, les gilets jaunes, rouges, roses... tout le monde est le bienvenu du moment qu’il se reconnaît dans les revendications émises par le mouvement. C’est cette fameuse fraternité que craint le gouvernement qu’on doit retrouver”. Applaudissements. “Moi j’avais la mère de mon ami quand j’étais gamin qui sortait avec son fichu sur la tête et ça ne dérangeait personne dans le quartier. Il y a de tout dans ce mouvement. Ce qui compte ce n’est pas ce qu’on est mais ce qu’on veut changer. Ça me gonfle qu’on soit considéré par des machines à cash. Tant qu’à avoir tout perdu, autant aller au bout. Allons chercher notre dû, tous ensemble !” Les réactions sont électriques dans la salle.

Jérôme poursuit : “L’autre revendication, c’est celle de la démocratie. La démocratie nous appartient. Pourquoi les gouvernants qui nous mutilent ne payent pas ? On devrait pouvoir les dégager du pouvoir.” Puis il insiste sur la nécessité des convergences : “On cherche à nous diviser, par exemple en faisant passer les cheminots pour des privilégiés parce qu’ils auraient une prime charbon. Mais je suis qui pour exiger qu’on leur retire leurs acquis sociaux ? S’ils ont un billet en plus, je veux pas qu’on leur retire, je veux le même billet !”

Jérôme en vient alors à la dénonciation du traitement médiatique du mouvement des gilets jaunes, ajoutant que “personne ne s’est insurgé qu’on ait un président qui tire sur son peuple. Personne n’est capable de reprocher à Castaner à la télé qu’il tire sur son peuple !” Il conclut alors sous un tonnerre d’applaudissements : “Si on ne gagne pas ce combat aujourd’hui, on le perdra pour l’éternité !” Face à l’enthousiasme de la salle, il ajoute comme un addendum : “la question qui m’embête le plus c’est ’faut-il continuer à marcher le samedi ?’ Ben oui ! J’ai connu 95, j’ai connu le CPE, 1 million dans la rue, c’était plié ! Alors moi je vais oser appeler à la grève générale ! Oui il nous faut la grève générale !” Huées et applaudissements. “En 95 les rails rouillaient, c’est ça qu’il nous faut, paralyser le pays !”

Il ne peut néanmoins s’empêcher de prononcer un appel au pacifisme, qui ne fait pas l’unanimité dans la salle. Il se rattrape : “Restons soudés, pour Zineb Redouane et tous les autres ! Samedi 16 ça va être énorme, mais ne le prenons pas comme une finalité. On arrive à un point de rupture, dans un camp comme dans l’autre. De notre côté, montrons-leur qu’on ne va pas s’arrêter là !”. Piétinements du plancher dans la salle en ébullition. “Gilets jaunes quel est votre métier ?” lance-t-il. “Aouh, aouh, aouh !” scande l’assistance. C’est le mot de la fin.

Juan Branco, avocat de Maxime Nicolle, n’est pas moins bien accueilli : “ce samedi est essentiel. Je pense qu’on arrive à un point de rupture. Je vois des gens qui s’usent toutes les semaines pour conquérir leur droit. (...) Les violences policières sont le résultat du refus du gouvernement d’entendre son peuple ! Ils nous parlent de violence mais ce sont eux qui sont dans la coercition et on n’a que nos corps à leur opposer. On doit sortir samedi et leur montrer qu’on est capables de les faire tomber !” Ovation dans l’immense salle boisée.

L’accueil est tout aussi chaleureux pour Priscillia Ludosky qui commence son intervention sur une question polémique : “j’entends Jérôme parler de pacifisme, je suis aussi pour le pacifisme mais je n’entends pas me mettre à genoux pour exiger ce qui est notre droit, et je n’entends pas non plus tendre la joue gauche. Ils nous ont formaté depuis l’enfance pour qu’on croie que tout est cloisonné. On a la Province, Paris, la banlieue, on se regarde de loin parce qu’ils ont réussi leur travail. Mais aujourd’hui on est tous ensemble dans la rue”. Priscillia peine à finir ses phrases tant l’ambiance est électrique : “Aujourd’hui, j’invite Macron à aller se faire voir !” finit-elle. “Aou aou aou !” répond la salle.

“L’écologie c’est un combat systémique, on ne va pas répondre à la crise actuelle en triant nos déchets !”

Camille, lycéenne en lutte pour l’environnement, intervient en portant le gilet jaune : “Je fais partie des jeunes qui depuis un mois à Paris ont commencé à sécher les cours le vendredi”. “Bravo !” interrompt la salle. “On est dans la rue pour l’environnement et contre les discours culpabilisants qui ne permettent pas de penser quelles sont les causes réelles du problème écologique. L’écologie c’est un combat systémique !” “A-a-anticapitaliste”, entonne spontanément la salle avec force. “C’est ce que j’allais dire, reprend-elle, on est un peu trop frileux, on n’ose pas dire qu’on est anticapitalistes, alors que c’est sûr qu’on ne va pas répondre à la crise actuelle en triant nos déchets. Alors on sera nombreux dans la rue vendredi, on doit entrer en résistance contre cette guerre menée contre le vivant. Des gilets jaunes ont bloqué des lieux comme l’usine Monsanto. Ce qu’on fait c’est aussi de viser des lieux stratégiques. Demain on bloquera le siège d’une multinationale. Notre slogan c’est ‘vendredi vert, samedi jaune !’ On essaye de faire un pas vers les gilets jaunes et de créer les convergences, mais je trouve que c’est encore trop timide, la marche du siècle samedi va se passer à l’autre bout de Paris, on devrait manifester tous ensemble !” “Tous ensemble tous ensemble ouais, ouais !” entonne la salle tel un écho. “Il faut aller vers la grève générale, il faut tout bloquer” ajoute-t-elle, rebondissant sur l’appel de Jérôme Rodrigues, et suscitant l’enthousiasme sur les bancs : “grève générale, grève générale !” s’agite l’auditoire.

“M. Macron, nous allons devoir vous ramener à la maison”

Frédéric Lordon enchaîne, en dernier intervenant très attendu. La salle esclaffe lorsqu’il raconte qu’il a été invité par l’Elysée à participer à une rencontre dans le cadre du grand débat. “On y va tous !” entend-on depuis la salle, proposition reprise par l’assistance. “Ce serait ma seule raison d’accepter”, répond Lordon. Puis il s’élance dans une grande tirade à la Lordon, sous l’engouement général, s’adressant directement à Macron : “Dans quelle réalité vivez-vous ?” Puis citant le Gorafi selon lequel “le LBD serait bon pour la santé” : “Monsieur Macron, vous êtes la Gorafisation du monde. Mais si le macronisme est un Gorafisme, nous allons devoir ajuster nos moyens en conséquences. Et à défaut de vous ramener à la raison, nous devrons vous ramener à la maison”.

L’économiste poursuit en saluant la lutte des algériens : “L’international nous donne aussi de l’espoir. Les Algériens sont en train de nous montrer comment on se débarrasse d’un pouvoir”. Il cite alors la banderole réalisée par des étudiants de Paris 8 : “Macron soutient Boutef, les Algériens soutiennent les Gilets Jaunes, solidarité internationale !” Grand succès dans la salle pour ce soutien internationaliste.

“Les gilets jaunes sont en position de faire l’histoire, poursuit-il. Et d’une certaine manière M. Macron, vous les y invitez. Vous êtes des démolisseurs. Si vous n’avez plus aucune légitimité, le peuple a la légitimité de démolir ses démolisseurs. Mais comme en arriver là n’est souhaitable pour personne, M. Macron il faut partir, M. Macron rendez les clés !” La salle se lève aux slogans de “Macron Démission”, des poings se lèvent.

Priscillia reprend brièvement le micro : “en 2009, les DOM-TOM se sont levés. Aujourd’hui c’est toujours la misère. Ça donne l’ampleur de la tâche qui est devant nous”.

Après quelques minutes de pause, les interventions reprennent depuis la salle cette fois, l’assistance restant très nombreuse : malgré les départs, des dizaines de personnes n’ont pas trouvé de place assise. “On évite que les intervenants racontent leur vie s’il vous plaît, ne prenez la parole que si vous avez des questions”, prévient la modératrice du débat.

Les rendez-vous pour samedi sont rappelés, notamment par Youcef Brakni : “pour la marche des solidarités, on donne rendez-vous à Madeleine à 13h12 puis on fera un bout de chemin avec la marche du climat. Dès le matin avec des cheminots de l’intergares et le comité Adama, on sera à Gare du Nord pour accueillir les GJ de province. Puis à 15h, tout le monde s’arrête et on met tous un genou au sol et un poing en l’air”.

Parmi les intervenants, un syndicaliste de la CGT de l’agence EDF de Barbès raconte comment les salariés ont réouvert l’agence de Barbès, “pour le service public” : “On attend juste une chose, c’est que Martinez lève son cul de sa chaise !” Tonnerre d’applaudissements, puis il reprend : “La CGT Énergie Paris est dans la lutte avec les Gilets Jaunes depuis le début !”

Le débat s’enflamme dans la salle lorsqu’un intervenant interroge “admettons que Macron quitte le pouvoir, le jour d’après l’Etat doit bien continuer, que fera-t-on à ce moment-là ?” Huées dans la salle “non !” “Constituante !”

Juan Branco réintervient alors sur la question démocratique : “A l’Assemblée nationale, il y a 1% d’employés et d’ouvriers. Donc la rue restera mobilisée puisqu’elle n’est pas représentée. Ceux qui prennent les décisions font tous partie de la même classe sociale, la bourgeoisie, qui a accaparé tous les leviers lui permettant d’imposer une façon de penser... évidemment que quelqu’un qui n’a jamais connu la souffrance ne ressentira pas la même urgence à s’engager dans la lutte. Il faut démocratiser la décision politique pour créer du consentement. C’est le seul moyen de sauver la planète. Il nous faut une représentation populaire à l’Assemblée nationale avec des ouvriers et des employés aux côtés des bourgeois”. On reconnaît alors l’ancien candidat au législatives pour la France Insoumise.

Eric Beynel, porte-parole national du syndicat Solidaires, tente d’intervenir malgré des interpellations houleuses de gilets jaunes depuis la salle “vous n’appelez pas à la grève générale !” Le syndicaliste est mis en difficulté : “la grève générale ne dépend pas de nous, il faut la construire sur les lieux de travail, pas seulement le samedi mais aussi le lundi, le mardi, le mercredi…” Son intervention n’a pas plu à Nadia, l’une des rares à porter le gilet jaune dans la salle : “Nous on est a-partis, a-syndicats, on est le peuple”. La salle est divisée sur son intervention. “On n’a pas de leader, on est tous des leaders. On se bat pour dégager tout ce système !” Les pour et les contre se départagent à l’applaudimètre.

Torya, cheminote, rebondit sur le clin d’oeil de Jérôme à la lutte des cheminots : “l’année dernière j’ai fait 3 mois de grève, j’ai perdu 3 mois de salaire alors que je suis mère célibataire, et c’est pas Martinez qui va me dire comment je dois mener ma grève !” Les applaudissements sont à nouveau toniques. “Il y a une confusion entre les bureaucraties syndicales et les syndiqués de base qui se battent dans la rue pour le service public, pour nos droits. Alors comment va-t-on faire pour réaliser cette union entre les Gilets Jaunes et la base syndicale ?”

Question à laquelle Jérôme Rodrigues répondra brièvement : “la base c’est nous tous ici, c’est vous, alors je n’ai qu’une chose à dire, rejoignez-nous. Si les bases syndicales nous rejoignent sur le même mot d’ordre ’pas de leader, pas de représentant’, Martinez on l’emmerde !”

A l’heure de quitter la grande salle de la Bourse, les débats se poursuivent tandis que des militants agitent des cagnottes de soutien aux postiers en grève. Si la réponse du “jour d’après” la démission de Macron n’a pas trouvé de réponse ce soir, l’énergie semble au rendez-vous pour un 16 mars réussi. Reste à savoir si cet acte 18 qui promet d’être massif sera réellement “le début du grand débarras”.

https://www.revolutionpermanente.fr...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
“16 mars : ultimatum”
17 mars 2019 - 10h01 - Posté par jean-marie Défossé

Le silence assourdissant et l’inertie des dirigeants syndicaux est une épée de Damoclès au dessus des têtes de TOUS les militants de la base !

Ce silence décrédibilise TOTALEMENT le rôle essentiel que devrait porter tout syndicat et tout syndiqué à l’intérieur des entreprises .

Persister dans l’invisibilité est une "stratégie" MORTIFERE pour l’avenir et la défense des salariés , autant du privé que du public , et du présent comme du futur.

C’est une "stratégie" profitable au MEDEF et plus globalement à l’ultra-libéralisme , mais certainement pas aux salariés(es) de tous bords .

Mais c’est une "stratégie" qui rejoint également celle du "nouveau PCF" , lequel a perdu ses couleurs d’origine ainsi que son logo de la Faucille et du Marteau .

Elles sont des "stratégies" de COLLABOration , de trahison , de collusion et de connivences inavouées contre le Monde des Travailleurs(ses) !






Anthropologie multigenrée de la dignité et de l’égalité.
mercredi 26 - 21h06
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Le ministère de l’Intérieur commande en masse des munitions pour fusils d’assaut et des grenades de désencerclement
mercredi 26 - 18h00
de : jean 1
1 commentaire
Participation des associations au Service national universel. L’éducation populaire complice du pire !
mercredi 26 - 14h37
de : jean 1
1 commentaire
Alfortville : La Poste opte pour l’évacuation de ses travailleurs intérimaires sans-papiers
mercredi 26 - 08h33
« J’ai vu des gens tomber à l’eau » : l’opération de police qui a dégénéré, un soir de Fête de la musique à Nantes
mardi 25 - 20h03
de : nazairien
9 commentaires
Qui veut bouffer du président ?
mardi 25 - 17h23
de : jean 1
1 commentaire
Campagne de dons : appel aux lecteurs et aux mouvements sociaux
mardi 25 - 16h48
Rencontre avec la chanteuse engagée Tita Nzebi le 10 juillet
mardi 25 - 13h46
IDÉES NOIRES SOUS GILETS JAUNES
mardi 25 - 05h27
de : jean 1
3 commentaires
VENEZUELA : La nouvelle économie Socialiste, c’est parti !
lundi 24 - 17h01
de : JO
Affaire Legay : les gendarmes en service à Nice ce jour-là ont refusé les ordres du commissaire
lundi 24 - 15h07
de : nazairien
2 commentaires
Ils sont 93
lundi 24 - 11h45
de : jean 1
1 commentaire
LE MONDE A CHANGE : L’impérialisme l’apprend à ses dépends !
lundi 24 - 11h38
de : JO
acte 32, beaucoup de monde à paris, manif sauvage, flics éparpillés, fatigués, inefficaces (vidéo)
dimanche 23 - 14h18
de : nazairien
7 commentaires
HONTEUX, SCANDALEUX ET INACCEPTABLE : L214 dénonce l’horrible scandale des ‘vaches à hublots’
dimanche 23 - 11h56
de : nazairien
2 commentaires
Sarkozy et ses "casseroles" , Sarkozy jugé pour corruption - C l’hebdo - 22/06/2019 (vidéo)
dimanche 23 - 02h45
de : nazairien
L’ Acte 32, a bien tenu ses promesses et le live du sanglier jaune, a donné l’information en continu (vidéo)
dimanche 23 - 01h46
de : nazairien
1 commentaire
perturbation au Salon aéronautique
samedi 22 - 22h32
de : désobéir
Retour aux blocages pour les gilets jaunes
samedi 22 - 17h42
1 commentaire
L’héritage de Brecht : ’Berlin en Seine’ à l’Essaïon
vendredi 21 - 19h56
Daniel Tanuro : « Collapsologie : toutes les dérives idéologiques sont possibles »
vendredi 21 - 14h08
de : jean 1
2 commentaires
C’est un gendarme mobile qui a renversé quatre gilets jaunes à Rouen en février (video)
vendredi 21 - 13h36
de : Lille Insurgée
Fête de soutien aux postier-e-s du 92
vendredi 21 - 10h39
MACRON : PREMIERE A DROITE
jeudi 20 - 10h15
de : Nemo3637
1 commentaire
QG, le média libre (videos)
jeudi 20 - 09h30
de : Aude Lancelin
3 commentaires
RÉFÉRENDUM ADP Objectif : 4,7 millions de signatures !
jeudi 20 - 08h53
de : La CGT
Comédie de Béthune - Un an après la grève ...
jeudi 20 - 08h37
de : Synptac Cgt
Ulcan (Chelli) renvoyé aux assises : sera-t-il extradé ?
jeudi 20 - 08h22
de : CAPJPO-EuroPalestine
ASSURANCE CHÔMAGE : LES CHÔMEURS DANS LE VISEUR ! Rassemblement le 20 juin à 11H Place du Palais Royal
jeudi 20 - 08h14
de : FNSAC - CGT
Non au détricotage de la loi sur la liberté de la presse
jeudi 20 - 08h05
de : SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO
Urgence pour l’hôpital et pour un accès effectif à des soins de qualité, partout et pour tous !
jeudi 20 - 07h59
de : Ligue des droits de l’Homme
Le Naufrage d’ALSTOM : Macron dans la tourmente ?
mercredi 19 - 20h50
de : JO
1 commentaire
Assurance chômage : 3,4 milliards d’économies sur le dos des chômeurs, zéro sur celui du patronat
mercredi 19 - 15h25
de : Stéphane Ortega
1 commentaire
Voitures électriques, nucléaire et compteurs Linky : Stéphane Lhomme à nouveau à Castres
mercredi 19 - 09h35
QUAND LES TRAVAILLEUSES DE LA MUSIQUE NE SONT PAS À LA FÊTE ...
mercredi 19 - 09h27
de : FNSAC - CGT
Grève massivement suivie à Radio France, près des trois quarts des salarié-e-s ont cessé le travail le 18 juin
mercredi 19 - 09h22
de : CFDT, CGT, FO, SNJ, Sud, Unsa de Radio France
Une Magistrate agressée devant chez elle par un #LBD40 : une enquête ouverte pour tentative d’assassinat
mardi 18 - 18h21
de : nazairien
11 commentaires
Geodis : ces batailles du flux des ouvriers de la logistique
mardi 18 - 09h19
de : David Gaborieau
1 commentaire
Reverdir le Rojava
mardi 18 - 08h53
de : Pierre Bance
Rendez-vous dans 100 ans.
lundi 17 - 18h40
de : L’iena rabbioso

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole. Karl Marx
Info Com-CGT
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite