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Le Passage des Andes - Un nouveau documentaire sur la révolution vénézuélienne
de : Paris
mardi 29 novembre 2005 - 01h43 - Signaler aux modérateurs
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Avant-première : Lundi 19 décembre à 19 heures, à Paris, Salle Jean Jaurès, à la Bourse du travail, 3, rue du Château d’Eau (métro République). Avec Denise Mendez (ATTAC), Renaud Lambert (OFM) , Benjamin Durand (VIVE TV) et Maurice Lemoine (Monde Diplomatique).

voir le film

Maximilien Arvelaíz, historien [1] dialogue avec le cinéaste Thierry Deronne [2]

Maximilien Arvelaiz - Avant tout pour quelle raison as-tu réalisé ce documentaire, pour qui, quel était ton ordre de marche ?

Thierry Deronne - Au Vénézuéla les organisations populaires te disent que la révolution a besoin de davantage de formation idéologique. A l’extérieur, victimes de l’étau médiatique, le réseau d’amis se plaint de ne pouvoir palper en images les changements réels dans la vie des vénézuéliens. “Le passage des Andes” est une très modeste réponse á ces demandes.

M. A. - D’oú vient le titre ?

T. D. - En 1819, quand la Sainte Alliance enterre les révolutions et rétablit les monarchies en Europe, les vénézuéliens cherchent á fonder de Caracas á Lima une vaste République d’Egaux, indépendante des empires. Simon Bolivar rassemble une armée d’esclaves noirs, de paysans sans terre, de citoyens aux pieds nus. Avec eux il traverse les Andes pour libérer les autres peuples soumis au joug espagnol. Nous nous sommes demandés : “Qui sommes-nous aujourd’hui ? Quelle république voulons-nous construire ? Quelles Andes se dressent face á nous ? Et comment le dire, sous quelle forme cinématographique ?”

M. A. - La formule a beaucoup á voir avec le montage.

T. D. - Avec l’école du montage intellectuel, oui. Benjamin Durand, un jeune homme qui a étudié Vertov et Eisenstein á Lille sous la houlette de Louisette Faréniaux [3] montait pendant que je tournais. J’ai eu pour maîtres Thierry Odeyn [4] avec sa dialectique image/son et Ghislain Cloquet [5] qui nous parlait de comment Bresson filma“Au hasard Balthazar”. Pas de plans de coupe. Pas d’interviews. Tout dans les situations, dans leur autonomie relative. Nous avons utilisé le montage dès l’observation, au tournage et á la table pour rapprocher des éléments invisibles á la surface.

M. A. - Quels éléments ?

T. D. - Les critiques, propositions, pensées des communautés de paysans, des comités de terre, des travailleurs d’entreprises récupérées prennent un relief particulier lorsque nous les connectons avec les épisodes de Passage des Andes de 1819. Il y a quelques jours le président Chavez déclarait á une journaliste de Clarin [6] : “Nous sommes les authentiques héritiers d’une pensée et d’une action : Bolivar n’a pas fait de calculs mathématiques lorsqu’il a traversé les Andes, lorsqu’il s’est uni au peuple colombien et a contribué á libérer l’Equateur, ni lorsqu’il a poursuivi vers le Pérou et s’est uni á San Martin. Aucun d’eux n’a fait de calculs capitalistes. Nous sommes faits de cette pâte.”

M. A. - Comment avez-vous produit le film ?

T. D. - Dans le marché télévisuel actuel produire un documentaire politique est pratiquement impossible. Soumis au casting du MIP/TV [7] les producteurs veulent les mêmes catégories de l’Amérique Latine : enfants de la rue, indiens primitifs, généraux putschistes, rois de la salsa. La construction lente et pacifique d’un État par des millions de citoyens leur semble moins sexy. Le projet a démarré á travers Zogma, un producteur indépendant belge, auquel s’est joint le Centre Bruxellois de l’Audiovisuel. La contribution essentielle a été apportée par Vive, la jeune télévision publique du Vénézuéla [8].

M. A. - Parlons des voix off, á commencer par celle d’un Bolivar angoissé et visionnaire, dont les mots semblent prononcés il y a une minute.

T. D. - Bolivar est hanté par le manque de temps et les distances énormes, ennemis de la fondation de républiques. Comment passer les Andes si manque le bétail, si manquent les chevaux, si la pluie mouille les cartouches, si les lettres n’arrivent pas, s’il n’y a plus d’argent, s’il faut ramasser les cadavres ? L’action libératrice de Bolivar a pour pendule les Andes. On ne peut la comprendre sans palper ce défi terrible des sommets nus. Les Andes sont la machine á jeter les concepts inutiles et á garder ceux capables de mobiliser les soldats de la République alors que la moitié des troupes est morte. Les historiens oublient souvent la matérialité du sacrifice, de la mort, sans lesquels nous ne parlerions pas aujourd’hui de révolution. Je crois que les Andes furent le creuset qui a mis á l’épreuve la pensée du Discours d’Angostura [9] pour accoucher d’une république indigène et universelle. Comme dit Novalis “chaque obstacle révèle le souvenir d’une Patrie plus élevée”.

M. A. - “La matière pense” ?

T. D. - Oui et c’est lá que Bolivar découvre le Temps comme mesure de la Politique. Son “Délire sur le Chimborazo” [10] rejoint les rêves de Sandino sur l’Amérique Centrale. Aujourd’hui le président Chavez retrouve le même temps long de la Nation au fondement de la politique et la libère du temps bref, médiatique qui la niait.

M. A. - Quel concept crée Bolivar ?

T. D. - Celui d’une République qui sert d’abord á soigner les blessures, pour construire une véritable égalité entre citoyens, pour permettre leur croissance morale et intellectuelle jusqu’á la création d’une fédération de peuples frères. C’est la République comme besoin des peuples, comme patience des humiliés. Celle que Bolivar n’a pu réaliser en son temps parce que le contexte en le permettait pas. L’éducation populaire est au coeur de ce concept grâce á Simon Rodriguez, principal idéologue de Bolivar. Dans ses lettres Bolivar décrit comment la conscience naît par palliers succesifs depuis le corps matériel jusqu’au cerveau qui pense. Tout cela il faut le voir á travers une longue-vue cosmique comme l’affrontement historique entre deux modèles, deux visions de la vie, tout est dit avec Bolivar. Historiquement la première ocurrence de l’expression de “Sécurité Sociale” apparaît sous la plume de Bolivar ! La révolution actuelle permet de mieux déchiffer la pensée d’un homme qui n’a jamais cessé d’être pratique et qui a dû affronter pratiquement le réel. Pensée en mouvement, qui évolue vers le socialisme. Il faut lire “Bolivar, pensée précurseuse de l’anti-impérialisme” de Francisco Pividal [11].

M. A. - “La Révolution bolivarienne”, comment la définis-tu ?

T. D. - Le film décrit la naissance d’une République neuve, fraîche, inclusive, participative, protagonique, anticapitaliste, des racines paysannes d’Ezequiel Zamora [12] aux racines chrétiennes. Le président Chávez rappelle que son programme (améliorer les droits des travailleurs, remettre les grandes propriétés aux paysans, faire progresser l’éducation) ne fait que réaliser la doctrine de Vatican II. Il y a beaucoup d’autres racines : indigène, africaine, Rousseau, le socialisme utopique...

M. A. - Comme celle de Sandino ?

T. D. - Comme celle d’Ezequiel Zamora, de José Martí.... Bolivar nous a ramenés aux montagnes de El Chipote, ces hauteurs mythiques d’oú Augusto César Sandino réussit á résister au “Colosse du Nord” et a forger une pensée anti-impérialiste, trempée dans la culture indigène et paysanne, que Sergio Ramirez a sauvée des brumes. Sandino a toujours revendiqué le rêve de Bolivar. J’ai étudié sa pensée lors d’un documentaire tourné au Nicaragua révolutionnaire en 1986. J’y ai connu des internationalistes vénézuéliens comme Mariana Yonüsg Blanco. C’est á travers elle, des années plus tard, que j’ai débarqué au Vénézuéla. Je me souviens qu’avant mon voyage, Mariana m’écrit “tu dois étudier Zamora”. J’ai cherché á la Bibliothèque Royale de Bruxelles et je n’ai rien trouvé ! Rien, dans l’immense fichier, rien sur Ezequiel Zamora ! En arrivant á Maracay en 1994 je rencontrai des civils et des militaires semiclandestins qui parlaient des Trois Racines [13]. Mon ignorance me fit honte.

M. A. - “L’Europe n’a jamais découvert l’Amérique” dit Tomas Borge.

T. D. - L’Europe a un très grand besoin de l’Amérique Latine si elle veut se retrouver elle-même. Le Vénézuéla a conservé par-delá les siècles et la violence subie, une capacité d’aimer et de construire que les européens ont enterrée. Mais le dialogue n’aura pas lieu tant que les médias nous renverront notre reflet d’espèces extrêmes. D’oú l’importance de TeleSur.

M. A. - En parlant de télévision, un autre personnage qui émerge du film est celui de la présidente de Vive et de VTV, Blanca Eekhout. Sa jeunesse frappe quand on la découvre assise dans un grand fauteuil de cuir.

T. D. - Un jour au retour d’un reportage réalisé avec les paysans de l’État de Yaracuy, je lui raconte comment un paysan m’a parlé depuis minuit jusqu’á l’aube de ce qu’il avait cessé d’avoir honte d’être paysan. Aussitôt des larmes sortent des yeux de Blanca. Sans cela tu ne peux la comprendre. Le président Chavez l’a nommée á la tête des chaînes d’État á la place de d’un quelconque “expert en stratégie communicationnelle”. Ce fut une intuition géniale. Grâce á elle, tant á Vive qu’á VTV, le protagonisme populaire a fait un grand pas. Combien de télévisions dans le monde peuvent réaliser ces rêves d’hégémonie populaire dans les médias, rêves déjá vivants sous l’Unité Populaire chilienne, á l’époque de “Pour lire Donald le canard” ? Blanca est une vraie “femme d’État” et c’est pour cela qu ’on l’attaque. A travers elle ce qu’on attaque et ce qu’on veut détruire c’est l’État naissant qui surgit le 13 avril 2002, lors de la victoire populaire sur le coup d’État.

M. A. - “Le Passage des Andes” montre un type de soldats qu’on ne voit jamais dans les médias européens. Parmi eux on note la présence (sonore) de Jesse Chacón [14].

T. D. - Jesse Chacon est un soldat de la nouvelle République. Un ministre conscient de ce que signifie être serviteur public. Il nous martèle : “personne n’écrit sur ce processus, nous perdons la mémoire de ce que nous faisons”. Il vient de Catia, un vaste quartier populaire révolutionnaire. Un jour il nous dit “qu’importe mon cas personnel, je suis ici pour transformer l’État, si demain je dois renoncer á ma charge, je prends ma voiture et je mets une enseigne “taxi”, bon, je ne vais pas mourir”. Sans ces soldats, comment défendre la révolution ? Sans eux, pas d’entreprises récupérées par les travailleurs, pas de médias associatifs légalisés, ni de terres remises aux paysans pauvres, ni de teritoires indigènes enfin démarqués. Cette révolution pacifique, progressive nous la devons moins á nos clubs de gauche toujours méfiants envers le peuple, qu’á ces soldats d’extraction populaire qui ont étudié á la force de leur poignet, et qui comme Gamal Abdel Nasser [15] ont sauvé la Patrie. Le président Chavez nous rappelle que l’armée vénézuélienne a été fondée par Bolivar á des fins purement libératrices, c’est une armée constituée depuis sa racine même comme un outil d’émancipation, jamais de répression. Aujourd’hui ces racines bourgeonnent dans la participation massive des soldats dans les programmes de santé, d’alphabétisation. Que pour un européen l’image du militaire latinoamércain reste associée á celle des Pinochet et Videla, n’autorise pas á ignorer la profondeur de la tradition de militaires engagés aux côtés de leur peuple. Au Vénézuéla les pires violeurs des droits de l’homme furent des présidents civils comme Carlos Andrés Perez qui fit assassiner des milliers d’habitants de Caracas révoltés en 1989 contre les mesures du FMI.

M. A. - Les derniers visages du “Passage des Andes” viennent de l’Asie. Ce sont ceux de Nasser, Chou-En-Lai, avec la musique de l’océan.

T. D. - Ce sont des archives du Sommet de Bandoeng en 1955, pour la première fois des chefs d’État du sud se rencontrent sans être convoqués par le nord. Comme l’a dit un chef d’État africain ce fut une incroyable “mise en liberté”. Peut-être ce nom paraîtra-t-il étrange á la génération actuelle. Jean Lacouture : “Bandoeng ne serait-il qu’une illusion perdue dans la mémoire des hommes ? La prise de la Bastille engendra d’abord l’Empire, la Restauration, la Guerre. Et finalement, la République. Le système Bush est apte á créer tôt ou tard d’autres Bandoeng...”

M. A. - En fin de compte quel est le personnage principal du film ?

T. D. - La pensée.

M. A. - Quand le président Chavez parle du “socialisme du ving-et-unième siècle”, qu’est-ce que cela signifie ?

T. D. - Réaliser la promesse bolivarienne. Bien sûr, des groupuscules politiques cherchent á l’annexer, á fixer sa trajectoire. Mais Chavez ou Sandino repoussent ces manoeuvres, revendiquent l’essence de leur processus [16]. Chaque fois qu’entrent dans notre Panthéon un Guaicaipuro [17], un José Félix Ribas [18] dans leurs urnes de terre, le corps imaginaire de notre République croît, on mesure tout ce qu’elle peut apporter depuis son originalité.

M. A. - Comment vois-tu le futur de ce processus ?

T. D. - Nous avons beaucoup d’Andes devant nous. Externes : l’agression médiatique mondiale, la stratégie nord-américaine. Internes : la “contre-révolution bureaucratique" qui veut s’emparer des ressources pétrolières et éliminer Chavez. Seule l’union civico-militaire et la transformation de l’État par les organisations populaires permettront de passer les Andes. Grâce aux vénézuéliens la Politique est redevenue une aventure, une marche vers l’inconnu, vers un socialisme qui n’existe pas encore. Sans Hugo Chavez, la politique resterait une ennuyeuse, déprimante négociation entre gouvernements et télévisions commerciales.

Le passage des Andes, 67 min, Dvcam, 2005. Production Zogma/CBA/Vive TV/Escuela Popular y Latinoamericana de Cine. Son et montage : Benjamin Durand. Scénario, réalisation, caméra : Thierry Deronne. Contact : notibarrio@yahoo.fr


Notes :

[1] Directeur des Relations Internationales de la Présidence de la République Bolivarienne du Vénézuéla.

[2] Vice-président de production de la télévision publique vénézuélienne Vive.

[3] Professeur de documentaire, cinéaste, Université de Lille III, France.

[4] Professeur de documentaire, cinéaste, INSAS, Bruxelles.

[5] Professeur et directeur de photographie de Robert Bresson, Alain Resnais, Woody Allen. Oscar pour l’image de “Tess” de Roman Polanski.

[6] Journal argentin.

[7] Festival annuel de produits télévisés, France.

[8] www.vive.gov.ve

[9] Bolivar développe ses concepts de république dans ce discours prononcé le 15 février 1819 au deuxième Congrès Cosntituant de la République du Vénézuéla.

[10] Texte de Bolivar rédigé en 1823. Disponible (en espagnol :) http://www.geocities.com/lospobresd...

[11] Francisco Pividal. “Bolívar : Pensamiento Precursor del Antimperialismo”. Edition Ateneo de Caracas. Caracas, 1983. Nouvelle édition, Nueva Imprenta de Mérida, mayo 2005.

[12] Ezequiel Zamora, militaire et dirigeant populaire vénézuélien (Cua, 1817 - San Carlos, 1860). Il prend les armes en 1846 ; "Terres et Hommes libres", "Respect pour le paysan" sont les thèmes essentiels de la lutte pour celui que le peuple baptisa “Général du Peuple souverain”.

[13] Hugo Chavez á Manuel Cabieses, dans Punto Final, septembre 2005 : „En 1987 nous avons pensé „L’Arbre aux Trois Racines“, notre source idéologique. Il réunit la racine bolivarienne (avec ses concepts d’égalité et de liberté et sa vision géopolitique et intégratrice de l’Amérique Latine) ; la racine de Zamora (Ezequiel Zamora, général du peuple souverain et de l’union civico-militaire) et la racine robinsonienne (celle de Simon Rodriguez, maître de Bolivar, sage de l’éducation populaire, de la liberté et de l’égalité). Cet „arbre aux trois racines“ fournit la substance idéologique á notre mouvement.“

[14] Jesse Chacón, actuel Ministre de l’Intérieur et de la Justice, ex-ministre de l’Information et de la Communication, participa á l’insurrection bolivarienne de 1992.

[15] Militaire d’origine humble, Nasser créa en secret un mouvement révolutionnaire qu’il baptisa “Officiers libres”. En 1956, parvenu á la présidence égyptienne, il nationalisa le Canal de Suez. Un de ses rêves fut de créer une grande République Arabe unie. Il nationalisa des banques et des entreprises pour renforcer l’économie du pays et son industrialisation.

[16] „Plus d’une fois on a cherché á tordre ce mouvement de défense nationale, pour le convertir en une lutte de caractère plutôt social. Je m’y suis opposé de toutes mes forces. Ce mouvement est national et antiimpérialiste. Nous brandissons le drapeau de la liberté pour le Nicaragua et pour le reste de l’Amérique Latine. Sur le plan social ce mouvement est populaire et nous préconisons le progrès social. Des représentants de la Fédération Internacionale du Travail, de la Ligue Antimpérialiste, des Quakers sont venus nous voir pour nous influencer. Nous leur avons opposé notre décision de maintenir le caractère national de notre lutte." (El pensamiento vivo de Sandino, Casa de las Américas, La Habana, 1980). Hugo Chávez, septembre 2005 : „Je en crois pas aux postulats dogmatiques de la révolution marxiste, je n’accepte pas que nous vivions une époque de révolutions prolétariennes. Tout cela doit être revu. La réalité nous dit cela chaque jour. Notre objectif actuel au Vénézuéla est-il l’abolition de la propriété privée ou une société sans classes ? Je crois que non. Mais si on me dit qu’á cause de cette réalité on ne peut rien faire pour aider les pauvres, les personnes qui ont enrichi ce pays grâce á leur travail - et je n’oublie jamais qu’une partie de ce travail était esclave - je en peux pas être d’accord. Jamais je n’accepterai qu’il ne puisse y avoir de redistribution des revenus á la société. Nos élites n’aiment pas payer d’impôts. C’est un des motifs pour lesquels elles me haïssent".

[17] Chef des indigènes Teques et Caracas, un des plus fermes opposants rencontré par les conquistadors au Vénézuéla.. dirigea la résistance á l’invasion en 1560.

[18] Héros républicain. En 1808, assista aux réunions secrètes organisées par les frères Bolivar. En 1812, après la chute de la première république, s’exila avec Bolivar á Curazao. De lá, ils partirent vers la Colombie En 1813, participa a la “Campagne Admirable”. En 1814, triompha á la bataille de Carabobo. En 1815, fut capturé par les royalistes, qui le mirent á mort et démembrèrent son corps pour l’exposer publiquement



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