Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

L’histoire indicible du massacre de Marjayoun en fait porter la responsabilité par les deux côtés de la frontière
de : Robert Fisk
mercredi 23 août 2006 - 22h59 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
JPEG - 23.5 ko

de Robert Fisk

Sur la route, où des missiles ont frappé les innocents de Marjayoun, ont peut encore en voir les traces. Mais, ce qui reste, est le souvenir de ce qui s’est arrivé, après la tombée de la nuit du 11 août, dans la foulée de l’attaque aérienne du convoi de 3.000 personnes par les Israéliens :

Une jeune chrétienne de 16 ans hurlant "Je veux mon papa !" alors que le corps mutilé de son père était étendu à quelques mètres d’elle ; Le moukhtar de la ville découvrant sa femme, Colette, décapitée par l’un des missiles israéliens ; Ce volontaire de la Croix-Rouge libanaise qui est allé porter, dans les ténèbres de la guerre du Liban, de l’eau et des sandwiches aux réfugiés et qui a été fauché par un autre missile et, que ses amis n’ont pas pu atteindre pour lui sauver la vie.

Il y a ceux qui fondent en larmes lorsqu’ils racontent le massacre de Joub Jannine - et il y a les Israéliens qui ont donné la permission aux réfugiés de quitter Marjayoun, spécifiant la route qu’ils pouvaient emprunter, et qui les ont ensuite attaqués avec des drones sans pilote tirant des missiles. Hier soir, cinq jours après leur avoir demandé de rendre compte de cette tragédie, ils ne s’étaient toujours pas donnés la peine d’expliquer comment ils ont tué au moins sept réfugiés et blessé 36 autres, juste trois jours avant que le cessez-le-feu onusien n’entre en vigueur.

C’est l’une des histoires indicibles de la guerre israélo-Hezbollah ; il y en a d’autres - infiniment plus sanglante - mais l’ultime tragédie de ces réfugiés majoritairement chrétiens a impliqué un tas d’officiers et de ministres libanais, le Premier ministre du Liban, l’ambassadeur des Etats-Unis et le Ministère de la Défense d’Israël.

Tout cela a commencé le 10 août, lorsque les Israéliens ont mis en scène une petite offensive terrestre à l’intérieur du Liban, après un mois de bombardements massifs des villages du sud libanais. Le Général Daoud, commandant une force mixte de 350 libanais, police paramilitaire et soldats [de l’armée régulière], dans la caserne de la jolie ville de Marjayoun, a trouvé, à 9 heures du matin, un homme à la porte. C’était un officier israélien, disant s’appeler le Colonel Ashaya. Le Général Daoud, dont les hommes ne combattaient pas les Israéliens, a appelé au téléphone le ministre de l’intérieur libanais, Ahmed Fatfat, qui "a donné son aval" - ce sont les propres mots de Fatfat - à la décision de le laisser entrer [dans la caserne]. "Ashaya" a passé quatre heures à regarder dans tous les coins pour s’assurer qu’il n’y avait pas de membres du Hezbollah. Puis il est parti et Daoud a placé un drapeau blanc sur le poste de garde.

Mais à 4 heures, cet après-midi-là, une unité de chars israéliens s’est approchée de la caserne et a commencé à tirer dans sa direction. Fatfat a de nouveau dit à Daoud de laisser entrer les Israéliens, qui, selon Daoud, lui avaient signifié : "Nous sommes les occupants et c’est nous qui commandons". Un officier israélien a ensuite enfermé Daoud à double-tour dans une pièce.

Les milliers de Chrétiens de Marjayoun craignaient désormais pour leurs vies. Selon plusieurs travailleurs humanitaires, le Hezbollah tirait des roquettes de derrière l’hôpital de la ville, qui a été immédiatement abandonné par la Croix-Rouge. Les habitants croyaient, avec raison, que les missiles du Hezbollah recevraient une riposte d’Israël sur Marjayoun elle-même, à présent que la ville avait été prise par les soldats et les chars israéliens.

Enfermé dans sa pièce, Daoud rappela alors encore une fois Fatfat et Fatfat appela le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, qui, par chance, était en train de parler à l’ambassadeur étasunien à Beyrouth, Jeffrey Feltman. Feltman a demandé à ses diplomates - soit par l’intermédiaire du Département d’Etat ou directement à l’ambassade étasunienne à Tel Aviv - d’appeler le Ministère de la Défense d’Israël. Ils répondirent dans la foulée qu’il ne devrait pas y avoir de soldats israéliens dans la caserne de Daoud. Mais, à Marjayoun, les Israéliens refusèrent de croire ce que Daoud leur disait.

Les habitants de Marjayoun commençaient toutefois à paniquer et Daoud rappela Fatfat à 7 heures du soir pour organiser un convoi de réfugiés, [qui ferait route] vers le nord, de Marjayoun en direction de Beyrouth. Selon Fatfat, le lendemain, soit le 11 août, le gouvernement libanais a appelé à 5 heures du matin le commandement des Nations-Unies au sud-Liban [la FINUL] pour obtenir l’autorisation des Israéliens de permettre aux milliers de réfugiés de partir en convoi vers le nord. À la suite de quoi, l’Onu, selon le gouvernement à Beyrouth, a notifié au Général Abdulrahman Chaiti, l’adjoint du chef du renseignement militaire libanais, que ce convoi avait reçu la permission des Israéliens pour se mettre en route.

Deux véhicules blindés de l’Onu, conduits par des soldats indiens, sont donc arrivés à Marjayoun où ils ont retrouvé au moins 3.000 personnes, dont des Musulmans chiites des villages dévastés des environs, qui attendaient pour partir. "Nous avions un accord total d’Alain Pellegrini [le commandant de la FINUL] pour qu’ils sortent de la Vallée de la Bekaa", déclare Fatfat. "Le parcours, lui aussi, avait été accepté". Mais il y a eu des délais. Une partie de la route avait été lourdement bombardée et nécessitait d’être réparée. Le convoi n’est pas parti avant 4 heures de l’après-midi, sortant lentement de Marjayoun, avec les 350 soldats de Daoud à sa tête. Les véhicules de l’Onu abandonnèrent le convoi à Hasbaya - limite nord des opérations de l’Onu - laissant les réfugiés dangereusement exposés. L’Onu avait déjà mis en garde les autorités libanaises qu’il était tard pour que le convoi se mette en route.

"Ils ont progressé si lentement que cela m’a mis en colère", se souvient un travailleur humanitaire. "Les gens des villages amis sortaient et donnaient de l’eau et de la nourriture aux réfugiés. Ils voulaient leur parler et les gens s’arrêtaient pour dire bonjour à de vieux amis comme s’ils faisaient du tourisme. Le convoi ne progressait qu’à 8 km/h. Il commençait à faire nuit". Les 3.000 réfugiés cheminaient maintenant la Bekaa, après la tombée de la nuit, et approchaient des anciens vignobles de Kifraya, à Joub Jannine, lorsque le désastre les a frappés à 8 heures du soir.

JPEG - 24.9 ko

"La première bombe a frappé la deuxième voiture [du convoi]", a déclaré Karamallah Dagher, un journaliste de [l’agence] Reuter. "Je remontais la route, à mi-chemin, et mon ami Elie Salami se tenait là, me demandant si j’avais un peu d’essence en rab. C’est à ce moment-là que le second missile a frappé ; et, la tête et les épaules d’Elie furent arrachées. Sa fille Sally, qui a 16 ans, a sauté de la voiture et s’est mise à hurler : ’Je veux mon papa ! Je veux mon papa !’. Mais il n’était plus". Hier, alors qu’il parlait de ces tueries, Dagher a fondu en larmes. Il essayait de faire sortir sa mère arthritique de sa propre voiture, mais elle se plaignit qu’il lui faisait mal. Il l’a replaça donc sur le siège du passager et s’assit à côté d’elle, s’attendant à une mort violence qui, Dieu merci, n’est pas arrivée. Mais elle est arrivée pour Colette Makdissi al-Rashed, la femme du moukhtar, qui a été décapitée dans sa jeep Cherokee ; elle est aussi arrivée pour un soldat libanais et pour Mikhael Jbaili, le volontaire de 35 ans de la Croix-Rouge, de Zahle, qui a sauté en l’air lorsqu’une roquette a explosé derrière lui.

"Ce fut la panique", a raconté Fouad Hamra, le maire de Marjayoun. "De nombreuses personnes se sont enfuies en voiture. Ils avaient une autorisation ; tout aurait dû bien se passer. Si le Hezbollah était supposé transporter des armes la nuit, ils auraient voyagé en direction opposée !"

Qui pilotait les drones ? Un soldat israélien ou les forces d’invasion ? Un officier anonyme au Ministère de Défense à Tel Aviv ? Les Israéliens savaient qu’un convoi de civils était sur cette route. Pourtant ils ont envoyé leurs machines sans pilote pour l’attaquer. Pourquoi ? La nuit dernière, le Ministère Israélien de la Défense n’avait toujours pas répondu aux questions des journalistes qui attendaient une réponse vendredi dernier.

© 2006 Independent News and Media Limited / Traduction [JFG-QuestionsCritiques]

http://questionscritiques.free.fr/e...

publié dans The Independent, le 23 août 2006,

article original : ’Untold story of the massacre of Marjayoun leaves blame on both sides of the border



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> L’histoire indicible du massacre de Marjayoun en fait porter la responsabilité par les deux côtés de la frontière
27 août 2006 - 13h17

Mon Dieu que de crimes abjectes , que de barbaries gratuites ! Et dire que leurs auteurs se plaignent du reste du monde d’antisémetisme parce quil ne cautionne pas leurs sauvageries et quil y’a encore des salopards de la trempe de bush et blair qui
qualifient ces horreurs de légitime défense. C’est à vomir de dégout .
Anonyme.



> L’histoire indicible du massacre de Marjayoun en fait porter la responsabilité par les deux côtés de la frontière
3 novembre 2014 - 11h12 - Posté par

En effet , et le massacre de marjwyoon n’est rien face aux raid Israeliens sur la dahyé (banlieu sud du liban) pas seulement des miliers de civils sont mots, mais des miliers d’imeubles ont etes dtruits laissants des miliers de civils libanais sans abries


L’histoire indicible du massacre de Marjayoun en fait porter la responsabilité par les deux côtés de la frontière
14 mars 2008 - 15h24 - Posté par Baron de Pontacarral

Cet article est la parfaite illustration de commentaires outranciers voire mensongers qui ne sont en rien la version authentique de l’affaire de Marjayoun !
En ce cas, comment peut-on accorder quelque crédit à l’auteur ?
C’est bien dommage car encore une fois la Vérité historique est bafouée.

Baron de Pontcarral



L’histoire indicible du massacre de Marjayoun en fait porter la responsabilité par les deux côtés de la frontière
27 mai 2010 - 01h33 - Posté par Laurent

Pour votre culture monsieur le baron, Robert Fisk est un journaliste Irlandais qui a vécu la guerre civile au Liban et peut être le plus grand spécialiste de la question libanaise. Quelle est votre vérité historique ?


L’histoire indicible du massacre de Marjayoun en fait porter la responsabilité par les deux côtés de la frontière
16 février 2011 - 21h10 - Posté par didil

Si je puis me permettre de répondre à la place de "monsieur le baron". Cet article passe sous silence le contexte violant de cette journée sanglante. Opération stratégique pour Israel que la prise de cette localité. Objectif "facile" a priori mais les troupes israeliennes vont tomber dans une embuscade et subir de lourdes pertes en chars et en hommes (au regard des pertes qu’ils subiront sur l’ensemble du conflit). Tout ceci ne ressemble en rien à une promenade de troupes d’occupation "mettant en scène une opération terrestre" et qui dérapent dans une violence gratuite incompréhensible. Voilà, renseignez-vous un peu.





GILETS JAUNES à REIMS : Les brutes macronistes dans leurs oeuvres ?
dimanche 19 - 09h25
de : JO
La stratégie horizontale.
samedi 18 - 16h38
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Jean-Claude Kaufmann, sociologue. Les gilets jaunes ne sont que le début d’autres surprises à venir (vidéo)
samedi 18 - 14h32
de : nazairien
2 commentaires
LUNDI MATIN PAPIER #4 - Gilets jaunes : un assaut contre la société
samedi 18 - 14h04
de : Ernest London
Gilets jaunes : la révolte inattendue, la révolte des "Gueux".NOUS SAVONS QU’IL EXISTE UN PEUPLE EN FRANCE (vidéo)
vendredi 17 - 21h58
de : nazairien
1 commentaire
52éme congrès confédéral CGT La structure CGT-Police n’a pas le droit à l’expression !
vendredi 17 - 12h12
de : CGT-Police
2 commentaires
52E CONGRÈS DE LA CGT : LE DOYEN DES SYNDICATS EMPÊCHÉ D’INTERVENIR !
vendredi 17 - 09h01
de : Info’Com-CGT
GOODYEAR : LA SEULE LUTTE QUE L’ON EST SUR DE PERDRE EST CELLE QUE L’ON LE MÈNE JAMAIS . (video)
vendredi 17 - 08h58
de : Mickael Wamen
Comment (et pourquoi) le Rassemblement national a "retourné" un élu de la France Insoumise
vendredi 17 - 08h52
de : Maxence Lambrecq et Olivier Bénis
1 commentaire
Gilets jaunes à Toulouse : accusée pour avoir bousculé des policiers avec son fauteuil roulant (video)
vendredi 17 - 08h37
Violences policières : les images décryptées (video)
vendredi 17 - 08h20
de : Arthur Carpentier
26 actes et toujours pas de Molière (video)
jeudi 16 - 23h04
de : Gilets jaunes intermittents chômeurs précaires
Monsanto, avance masqué,"Envoyé Spécial : Monsanto aurait recruté des agriculteurs à leur insu pour vanter le glyphosate
jeudi 16 - 22h46
de : nazairien
1 commentaire
Horreur et justice
jeudi 16 - 19h51
de : jean 1
Portraits Macron décrochés : Ne frise-t-on pas des emprisonnements politiques ?
jeudi 16 - 17h44
de : J0
2 commentaires
L’art de la compromission
jeudi 16 - 14h49
de : Jean-Marie Défossé
On avance, en Angleterre les gilets jaunes sont vus comme des héros. Ça fonctionne ! Ensemble !!! (vidéo)
jeudi 16 - 14h49
de : nazairien
3 commentaires
Mobilisation contre les lois Blanquer : la grève reconductible, c’est pas automatique
jeudi 16 - 12h20
Intervention sur RTL du camarade Mickael Wamen au sujet du jugement prud’hommes pour les 823 ex Goodyear (video)
jeudi 16 - 11h59
de : Mickael Wamen
Don quichotte dort à l’Elysée
mercredi 15 - 22h00
de : Irae
VGE ne meurt jamais.
mercredi 15 - 19h55
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
La Ditature en marche : GILETS JAUNES : EN GARDE À VUE POUR UNE PANCARTE (vidéo)
mercredi 15 - 07h09
de : nazairien
2 commentaires
Gilets Jaune "nous accusons" ; 10000 citoyens accusent le gouvernement (video)
mardi 14 - 23h00
de : le media
4 commentaires
Vaccynisme et réalité
mardi 14 - 22h53
de : Annee Gourvès pour AIMSIB
3 commentaires
Plus de 100 artistes français dénoncent l’Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions
mardi 14 - 17h32
de : JO
Suppression de postes d’enseignants spécialisés dans l’Hérault
mardi 14 - 17h06
de : AREN34
Tourisme de riches
mardi 14 - 13h20
de : Irae
1 commentaire
LE BOURREAU DES GOODYEAR ACCEUIL LA CGT ... !!!
mardi 14 - 08h39
de : Mickael Wamen
3 commentaires
Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin
lundi 13 - 16h46
de : jean 1
1 commentaire
I.B. Ou la Bourgeoise Ridicule.
lundi 13 - 16h44
de : L’iena rabbioso
Syndicalisme et féminisme : aller ensemble vers l’égalité.
lundi 13 - 09h18
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi (videos)
lundi 13 - 08h28
de : Roberto Ferrario
1 commentaire
Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales
lundi 13 - 08h16
de : Stéphane Ortega
3 commentaires
Menacée par les autorités, la juriste, Georgia Pouliquen, nous parle d’Angleterre, exfiltrée par des amis anglais (videos)
dimanche 12 - 17h56
de : nazairien
Agnes HELLER, un marxisme sans lutte de classe, ni perspective socialiste
dimanche 12 - 14h34
de : Christian DELARUE
Quelle ignominie ! (video)
dimanche 12 - 13h56
de : jean 1
MAKE ROJAVA GREEN AGAIN
dimanche 12 - 11h20
de : Ernest London
Il s’appelait Fiacre Gbédji. Il était guide dans le parc de la Pendjari, au Bénin. Il n’aura pas d’hommage, pas d’émission spéciale...
samedi 11 - 21h38
de : jean 1
1 commentaire
Malaise dans la police ?
vendredi 10 - 17h38
de : JO
4 commentaires
Vous me demandez pourquoi je suis Gilet Jaune ? (Réponse en vidéo, démonstration, excellent, à partager))
vendredi 10 - 15h02
de : nazairien
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Cependant ne doute pas que Léon l'Africain, Léon le voyageur, c'était également moi. W.B. Yeats. Poète irlandais (1865-1939).
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite