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Pour une politique de service public pour l’enseignement supérieur et la recherche

Publie le vendredi 20 juillet 2007 par Open-Publishing

Signez et faites signer l’« Appel des cordeliers », pétition unitaire

http://www.universite-recherche-dem...

Le contenu du projet de loi « libertés et responsabilités des universités », tel qu’adopté le 12 juillet 2007 par le Sénat, est inacceptable.

Ce texte institue une autonomie concurrentielle des universités et ouvre la porte à leur développement inégalitaire favorisé par la course aux financements extérieurs (fondations, ..) et par le désengagement de l’Etat. Il met à mal les métiers des personnels, à commencer par ceux des enseignants-chercheurs, des chercheurs, et leurs conditions de recrutement. Il déroge gravement au statut de la fonction publique en autorisant les présidents d’université à recruter des personnels contractuels (en CDD ou en CDI) pour remplir des missions pérennes de service public, notamment pour des emplois techniques et administratifs. Il touche aux fondements démocratiques de notre société. Il ne répond pas aux besoins de la société en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

Le texte voté au Sénat aggrave encore les dispositions du projet.

Les organisations syndicales dénoncent le refus du gouvernement, en dépit des promesses électorales, d’engager un collectif budgétaire pour améliorer, dès la rentrée, les conditions d’études et de vie des étudiants, la situation des universités, de la recherche publique, de leurs personnels.

Dès à présent, plus de trente instances universitaires, Conseils d’Administration ou Congrès, ont exprimé les raisons de fond du rejet de ce projet par la communauté universitaire et scientifique. Dans les établissements, de très nombreuses AG se sont prononcées pour le retrait de ce projet de loi.

Le gouvernement veut passer en force cet été. Notre engagement syndical doit se poursuivre cet été. C’est pourquoi nous vous appelons à signer l’ « Appel des Cordeliers » [1] qui exige l’abandon de cette réforme, condition nécessaire pour ouvrir un large débat impliquant les communautés scientifiques, et au delà l’ensemble de la société française, par le retrait de cette loi ou son abrogation.