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COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
de : La Louve
mardi 26 février 2008 - 22h43 - Signaler aux modérateurs
11 commentaires
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de La Louve

On parle beaucoup de communisme ou de socialisme municipal, de "résistance" par la voie des urnes, à la politique capitaliste de Sarkozy et consorts...

Mais de quoi parle-t-on exactement quand on a dit cela ?

Croire qu’aujourd’hui, à ce degré de consumérisation de la vie politique (c’est à dire où l’électeur se comporte, et est incité à se comporter, comme un consommateur, qui choisit en fonction de règles de marché), les collectivités locales, et notamment les communes, ont encore des moyens suffisants pour "résister valablement", est assez fou.

En effet, tout est fait, depuis l’Europe de Bruxelles bien-sûr, pour que les communes notamment, ne puissent plus résister, ou si peu, au "tout privé".

C’est un vieux mouvement initié depuis quinze ans environ, qui a consisté d’abord à introduire le droit de la concurrence et ses avatars dans la gestion des collectivités publiques (ce qui s’est traduit dans les facultés de droit par la création de diplômes de "droit public économique", dans les revues spécialisées, de chroniques de "droit public de la concurrence" etc.).

On a ensuite laminé le vrai noyau de résistance qu’était, en Europe, la notion de service public « à la française », pour le remplacer par la notion de service « d’intérêt général ».

Puis, on a rendu extrêmement compliqué et difficile la contractualisation publique, dans les contrats spécifiques de marchés publics et de concession, tout en prétendant les faciliter cependant avec des possibilités de « procédures négociées ».

Le résultat est connu, c’est celui de la promotion des partenariats publics privés, les fameux PPP anglo saxons.

Ainsi, de nombreux élus municipaux ou responsables d’EPCI, souvent « intoxiqués » par une propagande fort habilement menée, n’ayant pas toujours le temps ni les moyens de se documenter plus en avant, ont cru dernièrement que le « PPP », (partenariat public privé), était une panacée pour réaliser des investissement d’infrastructures, d’équipements, fonciers, immobiliers, de service public, sans recourir à la dépense ou au financement public.

Beaucoup d’entre eux se sont lancés dans ce type de projets (notamment pour de l’éclairage public), ou les ont mis à l’étude, en toute bonne foi, motivés par le désir légitime de trouver les meilleures solutions au moindre coût pour leurs administrés.

Alors qu’aujourd’hui le leitmotiv du Gouvernement en la matière est « libérer les partenariats public-privé d’une réglementation trop restrictive » (en octobre 2007, Nicolas Sarkozy incitait ainsi son Premier Ministre à formuler rapidement un projet de loi – aujourd’hui projet dit « Novelli »- allant en ce sens), il nous semble intéressant de revenir rapidement sur les alternatives qui existent déjà, et qu’il faut aussi développer dans l’ingénierie juridique, pour permettre aux élu-e-s de ne pas avoir ce seul recours pour investir.

Cela nous semble d’autant plus urgent que le lobbying forcené auprès des collectivités territoriales des dix principaux acteurs du marché de l’investissement public (Bouygues, Suez, Veolia…) a fortement augmenté, et que les propositions faites aux élus via des structures telles que le « Club de promotion des PPP » sont tellement mirifiques, en comparaison de ce que permet ou semble permettre un investissement public maîtrisé, que nombreux sont celles ou ceux qui risquent de céder aux appels des sirènes.

Force est de rappeler certaines évidences que livraient par exemple Jean Du-lac (Formateur des inspecteurs de la concurrence sur l’ouverture des marchés – Options n° 531/ novembre 2007 ), au sujet de ce contrat qui nous vient tout droit de la Grande Bretagne depuis juin 2004 : « Lorsque le privé investit, il se situe dans le court terme et cherche toujours à faire supporter les risques aux élus, aux usagers. Il le fait en imposant des avenants au contrat initial, par exemple, d’où des surcoûts en série. Dans le domaine de l’eau, la gestion par le privé aboutit en moyenne à un dépassement de 30 % pour les usagers.(…) En fait il (le PPP, NDA) externalise le financement initial de l’investissement et c’est vrai, fait disparaître la dette publique. Mais il a reporte sur le banquier qui, lui, va en profiter en la faisant rémunérer ».

Ajoutons qu’en règle générale, ces contrats de longue durée ne provisionnent pas les travaux lourds de gros investissements, mais également, qu’ils ont tendance à rendre le contrôle de la collectivité sur son service ou son investissement public diffus, secondaire, sinon inexistant.

C’est devenu un outil classique de démantèlement d’un service public et les solutions classiques autrefois mises en oeuvre sont peu à peu abandonnées.

L’ingénierie financière et boursière n’étant pas en reste, on a vu se développer également les solutions permettant aux collectivités d’emprunter de très grosses sommes par le biais d’émission d’obligations (une des pionnières a été la Ville de Cannes, qui en est à son troisième emprunt en 5 ans je crois...).

Pendant ce temps, les solutions juridiques françaises qui permettaient aux communes d’avoir recours à des partenariats avec le privé qu’elles pouvaient maîtriser, comme la VEFA ( Vente en l’état futur d’achèvement) ont vu leur champ d’application se restreindre comme peau de chagrin, de même que récemment, le droit des concessions d’aménagement, autre spécificité française, a été également retoqué (et va probablement l’être de nouveau) pour passer sous les fourches caudines de la Commission.

On pourrait ajouter à cela la volonté de se débarrasser des SEM (les sociétés d’économie mixte où la collectivité locale est majoritaire au capital et qui ont porté de nombreux projets d’aménagement).

Et il ne faudrait surtout pas oublier la prégnance de la notion de « dette publique », véritable fléau que le premier devoir des communistes devait être de combattre sans répit, qui, adossée aux baisses des financements publics (Etat, impôts, taxes, souvent par pur électoralisme) conduit directement les gestionnaires publics dans les bras du privé.

Tout cela n’est guère réjouissant et quand on est « de la partie » depuis quelques années ,ce qui est mon cas, on le constate parfaitement, tant à la pratique, qu’à l’examen de la loi et de la jurisprudence sur dix ans.

Alors, il faut bien savoir qu’aujourd’hui, cette « résistance » que nous nous proposons d’offrir, elle ne peut pas être complète, ni performante, si nous n’avons pas une réflexion et un discours sur tout cela, qui permette de lutter contre la tendance naturelle des citoyens à préférer « choisir » ceux qui leur proposent « le plus », grâce à l’immixtion totale du privé (et à quel prix !) dans la gestion publique, et également , contre l’ignorance, qui est décidément le pire des maux (y compris chez certains responsables politiques).

En effet, à votre avis ,que choisira un citoyen s’il doit décider entre une crèche énorme avec tout le toutim dans deux ans, et une crèche moins « bien », plus petite, dans cinq ans ? Evidemment ,la première solution, et sans se demander comment cela va être obtenu ni quelles vont être les conséquences de ce choix à moyen terme, et à un niveau national !

Il nous faudrait également mettre en place, à l’instar des capitalistes, avec les élus, avec tout les acteurs de terrain, des groupes de recherche et d’ingénierie qui soient susceptibles de faire pièce à toute cette machinerie.

Ce doit être également un point central de la formation de nos cadres et de nos militants, car tout se tient.

salut fraternel



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Commentaires de l'article
COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
26 février 2008 - 23h17 - Posté par al1_2Nant

Alors là, merci !

Enfin l’on sort des invectives et des brandissements de drapeaux rouges, enfin l’on en vient à "du plus difficile" !

Merci donc pour cet article sérieux et instructif !



COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 00h50

Le système d’exploitation peut trouver de multiples métamorphoses pour s’adapter et multiplier le taux d’exploitation et sa vitesse de développement, la gestion locale la plus sociale soit-elle, ne limite en rien l’exploitation et dans cet article s’il y a manque de clair-voyance, manque de formation et d’analyse elle peut même participer à celle-ci.

C’est bien la raison pour laquelle le PCF est devant un enjeu essentiel, il doit rouvrir ses écoles de formation des militants et de leurs élus.

Pas de démocratie réelle sans cet effort de formation.

Salut fraternel.

Le Renard



COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 09h48 - Posté par

Je partage la Louve mais néanmoins, dans notre commune nous menons la bataille et nous avons réintégré l’éclairage public en régie en faisant faire de substantielles économies à la ville. Nous avons mené la bataille pour la reprise en régie de l’assainissement et là nous avons perdu car véolia s’est couchée et a été moins chère que la régie donc au bout une économie de 7 millions d’euros pour les usagers. Malgré cela nous communistes nous avons malgré tout voté contre la DSP soupçonnant cette entreprise de tactique du moins disant espérant 1° le basculement à droite de notre municipalité et 2° se faire oublier pour être prête à fourbir ses armes pour sauvegarger le marché juteux de la distribution d’eau qui arrive à échéance en 2018. Entre la droite et la gauche c’est quand même pas pareil mais s’ il faut là aussi nous battre joelledagen


COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 12h10 - Posté par

Le communisme municipal n’existe pas,sinon nous n’aurions jamais perdu autant de villes depuis 1983 .Cet "idéal" prôné par nos anciens n’a jamais été réalisé en france .Même des électeurs de droite votaient pour un Maire Communiste parce qu’ils le trouvait bon gestionnaire . Alors ces élections municipales prochaines ne seront pas une "adhésion" aux équipes de gauche,même PCF, mais plutôt un vote "anti-Sarko" de colère face aux augmentations des produits alimentaires,du gaz etc....

Comment sortir de cette illusion qui marque encore beaucoup de militants ? Par d’abord une autonomie politique des sections PCF visà vis du pouvoir municipal de droite comme de gauche en faisant des propositions de programme de rupture avec le capitalisme .Exemple : Le Vélib parisien confié à Decaux,grand capitaliste,au lieu de le confier à une coopérative ouvrière d’anciens cyclistes et mécaniciens,les marchés publics confiés à des entreprises du CAC 40 au lieu de les confier aux PME-PMI regroupés dans un ensemble de coopération de compétences économiques et sociales .Favoriser "l’actionnariat" est une erreur dans l’économie de Marché des "besoins" à mettre en place pour la substituer à l’économie de marché capitaliste.Les Maires Communistes et assimilés doivent s’affranchir des décisions préfectorales et européennes pour être crédible dans leur action.On ne changera rien au système sans une mobilisation citoyenne de tous les instants,et les communistes ont un rôle énorme dans ce combat .

Les assises du communisme prochaines doivent répondre à cet enjeu sans compromis social-démocrate de soumission au capitalisme .Créons nos propres entreprises dans tous les domaines avec des camarades compétents et solides dans leur conviction pour ne pas faire réapparaître les Nomenklaturas actuelles et d’hier .Un syndicalisme réinventé au plus près du travailleur sera sans nulle doute plus utile à l’économie socialiste que le délégué du personnel qui négocie des miettes avec le patronat .

Après les municipales,les pauvres seront-ils moins pauvres ?

Le débat sur la démocratie participative est nul et non avenu s’il n’y a pas proposition de rupture économique avec le capital .Je ne crois pas que la victoire annoncée de la gauche aux municipales changera quoi que ce soit à la situation sociale du citoyen non nanti comme à neuilly.Mais cela nous donnera un bon sondage d’opinion sur l’état de colère des français après 9 mois de gouvernance sarkhozienne .Et j’espère que nous ferons bon usage de cette colère pour la transformer en courant révolutionnaire victorieux contre le capitalisme mondialisé.Un parti communiste "révolutionnaire" c’est quand même mieux pour le citoyen qu’un Maire qui soigne son image et fait voter par son conseil municipal tous les ans des impôts qui vont nourrir le capitalisme sous toutes formes de marché public. Forcer le travailleur salarié ou indépendant à verser son salaire et revenu aux entreprises capitalistes comme les grandes surfaces ou autres propriètaires de moyens de production et d’échange c’est l’empêcher de recouvrer sa liberté d’acheter et même de profiter vraiment de son travail .L’exploitation de l’homme par l’homme est à proscrire sans délai ............

Bernard Sarton,section d’Aubagne


COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 13h07 - Posté par el diablo

"Véolia s’est couché" dites-vous...A votre avis qu’elle a été la variable d’ajustement ?


COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 15h42 - Posté par el diablo

La réalité c’est que la multinationale Véolia ne se "couche pas" ,elle "ajuste" en pressant sur la masse salariale : Réduction d’effectifs, salaires bloqués, promotions réduites au minimum , précarisation de l’emploi,...et , à terme, baisse de la qualité du service rendu aux populations. J’y reviendrai.


COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 22h14 - Posté par el diablo

A propos de la gestion de l’eau déléguée, il se trouve que j’ai quelques souvenirs d’un collectif de communistes créé à la CGEAUX (devenue Véolia) par des militants du PCF en 1998 (notez bien cette date : la glorieuse épopée de la gauche plurielle…). Ce collectif avait publié un appel aux maires et élus communistes des communes membres du SEDIF (syndicat des eaux d’Ile de France) alertant sur les dérives de la gestion de plus en plus commerciale de la CGE mettant en cause le service public de l’eau en banlieue de Paris et faisant des propositions concrètes quant à l’avenir de ce service dans intérêt conjoint des populations et des personnels du service , y compris en envisageant d’organiser une campagne pour la régie directe se substituant à la régie intéressée. Des contacts furent pris avec l’association des élus communistes et républicains en son siège à Montreuil. Je me souviens notamment d’une réunion houleuse où nous n’étions pas en face de camarades mais de gestionnaires jugeant les salariés de la CGE comme disposant un « statut de confort ». Manifestement ces « travailleurs des eaux » marchaient sur un terrain réservé ! Ce fut, en fait un dialogue de sourds, auquel les communistes de l’entreprise mirent fin rapidement…Deux ans plus tard les 16 agences de proximité étaient démantelées sans la moindre protestation des maires et élus communistes, les effectifs fondant comme neige au soleil. Aujourd’hui, le prix du mêtre cube a augmenté, le règne du tout payant s’est imposé, la productivité a explosée, les conditions de travail des personnels se sont très nettement dégradées …et nos élus « communistes refondateurs » clament haut et fort qu’ils veulent une régie directe en 2010 à la fin de l’actuel contrat avec Véolia…sans doute pour ratisser quelques voix « d’altermondialistes » et « d’anti-libéraux » quitte à redevenir des « gestionnaires responsables » après le scrutin municipal, s’ils sont élus ...
http://eldiablo.over-blog.org


COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 10h18

La dynamique hyperinflationniste en pleine accélération

27 février 2008 - 09:44

Le 27 février 2008 (LPAC) — Au cours de la troisième semaine de février, en raison d’investissements spéculatifs dans les matières premières de base, et les banques centrales aidant, l’hyperinflation a reçu un coup de pouce significatif. L’or avoisinant les 1000 dollars l’once et le pétrole ayant refranchi le seuil des 100 dollars le baril, le prix du minerai de fer négocié le 19 février par le géant brésilien VALE a augmenté de 65% ! Or le prix payé par les trois grands producteurs asiatiques d’acier — Nippon Steel, JFE et Posco — est généralement considéré comme la référence pour le marché mondial. Les producteurs de fer et d’acier vont répercuter cette augmentation sur les consommateurs, qui payeront plus cher leurs voitures et biens de consommation durables, tandis que les prix dans le bâtiment, etc. ne pourront qu’augmenter.

Ce n’est un secret pour personne que les banques utilisent les injections constantes de liquidités que leur octroient les banques centrales pour spéculer frénétiquement sur les matières premières. Standard Poor’s s’attend à une augmentation cette année de plus de 20% de son indice de matières premières (SP GSCI), par rapport à son niveau de 80-85 milliards de dollars fin 2007. Par exemple, les 50 milliards de dollars mis à disposition par la Réserve fédérale lors de sa récente Term Auction Facility (un nouvel instrument de refinancement à court terme) ont été investis dans les marchés à terme des produits de base.

Entre-temps, avec les obligations municipales et publiques aux Etats-Unis, c’est un autre pan du système financier qui s’effondre. Tous les 7, 28 ou 35 jours, ces obligations sont mises aux enchères. Or le marché se trouve désormais « gelé », acculant les municipalités soit à offrir des taux d’intérêt astronomiques sur leurs obligations, soit à mettre une croix sur des programmes sociaux et d’investissement. Autrefois, les banques achetaient ces obligations puis en faisaient des « paquets » de titres qu’elles revendaient. Mais depuis la dégradation des assureurs d’obligations (monolines), le coût des assurances en cas de défaillance a tellement augmenté que du point de vue des banques, elles ne sont plus rentables.

Pour ne citer qu’un exemple : le taux offert par le Centre médical de l’université de Pittsburgh sur l’une de ses émissions d’obligations est passé de 3,5% à 17%, et il paie un surcoût de 500 000 dollars par semaine rien qu’en intérêts sur ses obligations ! Le Trésorier du centre, Tal Heppenstall, a déclaré à l’agence Bloomberg que son institution allait tenter de racheter 430 millions de dollars d’obligations afin de diminuer les pertes. « C’est scandaleux ! Notre notation de crédit est à AA. Nous n’avons pas besoin d’être financés par des usuriers. »



COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 11h37

Salut LA LOUVE,

Merci pour cette intervention qui contribue au démontage des multiples facettes des privatisations.

Mais en amont,il y a le démantelement des entreprises publiques,et je pense qu’il est primodial de ne pas dissocier les collectivités locales du nécessaire combat contre les "privatisations rampantes"à EDF,à la SNCF,à LA POSTE,L’EAU ....ect.

Car,en effet,dans la tete des Français,parfois élus,privatisation ne signifie pas,forcément, abandon de service public.

A plus LE REBOURSIER



COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 14h24

Un bel exemple de grand délire : la construction du Grand Stade de Lille pour le LOSC.

Le projet doit se faire grâce à un contrat de partenariat (PPP). La redevance prévue de la collectivité (LMCU) est de 14,2 millions d’euros par an sur 31 ans.

Les principaux bénéficiares seront le groupe Eiffage qui a remporté le contrat et le LOSC qui se voit ainsi payer son outil de travail.

Ce projet est aussi un naufrage idéologique. Il est piloté par Michèle Demessine (PCF) qui est prête à tout pour que ce projet se fasse. Son argument récurrent est le "rayonnement" de la métropole provoqué par un tel investissement, 700 M€ d’argent public tout de même.

En matière de rayonnement, on en est plutôt à l’insolation !



COMMUNISME LOCAL, CAPITALISME ET EUROPE
27 février 2008 - 17h44 - Posté par

Encore un groupe capitaliste qui s’enrichit avec les impôts citoyens .Nous ne sortons pas du système et nous nous donnons des verges renouvellées pour fouetter le dos des esclaves qui enrichissent l’actionnariat d’Eiffage and co .........Il faut dénoncer cette "gabegie" en permanence et la remplacer par des propositions citoyennes de coopératives ouvrières et de producteurs.Un ingénieur-ouvrier d’Eiffage peut très bien travailler pour une Coop sans actionnaires rapaces et bien gagner sa vie .

Bernard SARTON,section d’Aubagne





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samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
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