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Syndicalisme et démocratie au service de la CIA
jeudi 8 mai 2003 - 19h26 - Signaler aux modérateurs

Financement discret des putschistes vénézuéliens Syndicalisme et démocratie au service de la CIA André Maltais

Les écrasantes majorités électorales accordées au président Hugo Chavez ont presque rayé du paysage politique vénézuélien les vieux partis d’opposition. Pour les États-Unis, il fallait donc aider une opposition plus « crédible » à se reconstruire. On sait maintenant que cela s’est fait par le biais d’organismes officiellement voués à promouvoir dans le monde des causes aussi nobles que la démocratie, le syndicalisme et l’aide humanitaire.

La National Endowment for Democracy (NED) a financé les groupes anti-Chavez tout au long de l’année 2001, révélait le New York Times du 25 avril 2002, en octroyant des fonds à leurs différentes organisations tant aux États-Unis qu’au Venezuela.

Cet organisme existe depuis 1983 et, selon Karen Talbot (1), directrice du Centre international pour la justice et la paix, contribue aujourd’hui à des types d’activités autrefois aidés par la CIA elle-même.

Les opérations de la NED sont souvent complétées par d’autres fonds en provenance de l’Agence américaine pour le développement international (AID) en plus, bien sûr, de la CIA et d’autres agences de renseignement. La fondation a participé à toutes les entreprises interventionnistes des années 1980 et 1990.

Bien planquée derrière un discours prêchant la démocratie, elle utilise les impôts des citoyens étatsuniens pour les distribuer à de soi-disant « organisations non gouvernementales » représentant de soi-disant « sociétés civiles » pour « bâtir » des oppositions dans le but ultime de remplacer des gouvernements par la voie électorale ou non.

Pays coupables

Les pays visés sont habituellement « coupables » de rejet de « réformes » allant dans le sens de la libéralisation des marchés, de l’ouverture aux multinationales, des privatisations et des mesures d’austérité voulues par les institutions financières internationales.

Ses premières armes, la NED les a faites aux dépens du Nicaragua sandiniste en finançant l’Union nationale de l’opposition (UNO) qui devait, par la suite, remporter les élections de 1989.

On lui attribue aussi en bonne partie l’éclatement de la Yougoslavie et la chute du régime Milosevic. Elle est aujourd’hui très active dans les pays d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS de même qu’à Cuba, en Chine et en Haïti.

Ses sommes les plus élevées sont allouées à de soi-disant groupes de « solidarité syndicale » en transitant par un autre organisme : l’American Center for International Labor Solidarity (ACILS), une création de l’AFL-CIO.

Budget quadruplé

L’ACILS est l’un des quatre organismes par où s’écoulent les dollars de la NED. Les autres sont le National Democratic Institute for International Affairs, l’International Republican Institute et le Center of International Private Enterprise.

Dans le cas du Venezuela, le New York Times a révélé que le budget de la NED destiné à ce pays avait quadruplé quelques mois avant la tentative de coup d’État d’avril dernier.

Pour sa part, l’ACILS avait reçu des fonds pour des activités au Venezuela dès l’année 2000. L’une des contributions devait aider la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV &/48 ; le syndicat corrompu de Carlos Ortega, l’un des meneurs des putschistes) à « augmenter le rôle des membres de la base dans la prise de décision » et à leur permettre éventuellement d’élire enfin leurs dirigeants.

Cet argent n’a jamais servi aux fins mentionnées. Il a fallu un référendum tenu l’année suivante par le gouvernement Chavez pour que la CTV tienne les premières élections démocratiques de son histoire.

Vieille garde

Accusée de fraudes électorales multiples, la vieille garde de Carlos Ortega s’est proclamée élue et a refusé de soumettre au gouvernement les résultats du scrutin. Mais, étrangement, l’AFL-CIO et la Confédération internationale des syndicats ont préféré dénoncer le référendum du gouvernement le qualifiant « d’ingérence dans les affaires internes des syndicats ».

Dans un kit d’invitation à un forum interne (tenu le 12 février 2002), l’AFL-CIO et la NED mentionnaient fièrement le rôle de la CTV dans une « grève générale », le 10 décembre 2001 (en réalité des lock-outs ayant envoyé à la maison des millions de travailleurs), et dans une manifestation de l’opposition, le 23 janvier 2002.

Carlos Ortega, selon un article de Newsday (24 avril 2002), trempe jusqu’au cou dans le projet putschiste contre Hugo Chavez. L’usage des sommes qui lui parviennent de l’ACILS (via la NED et l’AID) pour défendre la « liberté syndicale » est en réalité décidé par son mentor Carlos Andres Perez, ex-président du pays recherché pour corruption et planqué à Miami.

L’ACILS avait remplacé l’AIFLD (American Institute for Free Labor Development) quand les magouilles de cette dernière dans les affaires internes des pays latino-américains devinrent trop connues, notamment au Brésil (1964) et au Chili (1973) lors du renversement des gouvernements élus de Joao Goulart et Salvador Allende.

Mais des syndiqués américains posent de plus en plus de questions sur le rôle de l’ACILS dans l’actuelle tentative de déstabiliser le Venezuela.

Une lettre envoyée au président de l’AFL-CIO (John Sweeney) par la section de Monterey Bay (Californie) souligne que les syndiqués appuient l’aide apportée par la centrale américaine aux syndicats des autres pays mais elle ajoute que « cette aide et l’usage qui en est fait devraient être contrôlés par nos membres et non le gouvernement des États-Unis dont l’agenda en matière syndicale contredit souvent le nôtre ».

Brésil, 1964 : Médias et syndicats aidaient à renverser Joao Goulart

En mars 1964, le président élu du Brésil, Joao Goulart, ordonnait la nationalisation de toutes les raffineries pétrolières privées. Le 1er avril, une junte militaire le renversait inaugurant une époque de tyrannie qui a vu, entre autres, l’invention des célèbres escadrons de la mort.

La CIA était impliquée dans ce coup d’État. Un aspect de son intervention était la propagande. « En 1962, mentionne Karen Talbot, la CIA montait une campagne de saturation faite de 80 émissions radiophoniques hebdomadaires, 300 heures additionnelles en publicité radio (et même TV) et inondait la presse par des éditoriaux fabriqués d’avance et de fausses informations. »

« L’agence américaine comptait des douzaines de journalistes brésiliens sur sa liste de paye et éditait un magazine mensuel imprimé sur du beau papier et distribué gratuitement. La CIA louait carrément les pages éditoriales du quotidien du soir A Noite de Rio de Janeiro en plus de financer la publication de nombreux livres conservateurs distribués gratuitement et imputés à personne. »

La CIA avait aussi eu recours à l’AIFLD pour créer d’importantes divisions dans le mouvement syndical brésilien.

Toute ressemblance avec le Venezuela n’est certainement pas une coïncidence !

La « liberté de la presse » selon la droite

Pour les journalistes vedettes et les patrons des médias commerciaux vénézuéliens, la « liberté d’_expression » des médias n’a aucune limite ni aucun devoir envers le peuple qu’elle prétend servir. Surtout pas le devoir de vérité si on en juge par la kyrielle de fausses nouvelles qu’ils véhiculent.

En voici quelques-unes, parmi tant d’autres, au cours de la dernière année &/48 ;

• Ignacio Ramonet (directeur du Monde diplomatique) n’appuie plus le président Chavez parce qu’il doute de ses facultés intellectuelles (fausse entrevue parue sur Internet et reprise sans vérification par le quotidien El Nacional) ;

• Chavez a démissionné (répété en boucle et par toutes les chaînes et journaux lors du putsch des 11-12 avril) ;

• Un tireur embusqué qui a fait feu sur des partisans de l’opposition est lié au gouvernement (fausse vidéo montrant l’homme discutant avec un ministre à une heure où, en réalité, le même homme était encore dans l’avion le ramenant du Portugal) ;

• Il y a une grève générale au Venezuela depuis le 2 décembre (fausse appellation pour désigner lockouts, manifestations dans les quartiers riches de Caracas et sabotages ; des actions qui n’ont rien de « général » et encore moins de « populaire ») ;

• Trois animateurs vedettes de la télévision sont traités de « narco-journalistes » et ont reçu des menaces (article « sur commande » qui a permis à ces messieurs-dames de se précipiter à Washington pour dénoncer les « persécutions contre la presse » du régime Chavez et les faire connaître au monde entier)

Malgré cela et des attaques irrespectueuses quotidiennes qui, dans tout autre pays, donneraient lieu à des plaintes légitimes, aucun journaliste n’a été arrêté et aucun média fermé depuis l’accession au pouvoir de Hugo Chavez.

Le 10 décembre, alors que la population écoeurée demandait des comptes à ces médias de haine et de mensonge en encerclant leurs quartiers généraux, Cesar Gaviria, président de l’« Organisation des États américains, exhortait le gouvernement vénézuélien à empêcher ce qu’il qualifiait " d’actes d’intimidation contre une presse libre " ».

(1) Talbot, Karen. - Coup-making in Venezuela &/48 ; the Bush and oil factors



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