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L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
de : AGEN pour un syndicalisme de combat
jeudi 18 juin 2009 - 22h21 - Signaler aux modérateurs
16 commentaires

Sur mai 68 et les maoïstes

Intervention de l’AGEN au meeting du 28 novembre 2008

L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France

1) Les mythes réactionnaires sur mai 68 et sur les maoïstes de France.

2) La pratique des maoïstes. Les trois mots d’ordre stratégiques : « Servir le peuple », « Mener l’enquête », « On a raison de se révolter ».

3) Contre le crétinisme parlementaire, l’électoralisme et le légalisme : rupture avec la gauche respectueuse.

4) Rependre le flambeau, lutter face à la contre-révolution préventive, soutenir les nouvelles révoltes !

Introduction : celui qui ne connaît pas son histoire est condamné à la revivre

Nous nous méfions comme la peste des commémorations, surtout en ce qui concerne des épisodes révolutionnaires comme mai 68 et ses suites.

Si nous organisons un meeting à la cité-U de Nanterre avec des militants membres de la Gauche Prolétarienne et du MTA (Mouvement des Travailleurs Arabes) dans les années 1970, ouvriers OS à Renault, avec des camarades maoïstes de Turquie, d’Italie et de France, c’est pour partager une mémoire des luttes et tirer des leçons pour la lutte des classes aujourd’hui.

Pourquoi la mémoire de 68 est-elle défigurée ? En quoi cette déformation sert-elle les dominants c’est-à-dire la bourgeoisie impérialiste ?

D’abord, la parole de ceux qui ont lutté, notamment la parole des ouvriers, est purement et simplement absente de la fête commémorative. Vous avez sûrement entendu partout dans les médias la voix des renégats (Cohn-Bendit, Geismar, Glucksman...) ex-leaders étudiants qui se sont repentis de leurs péchés de jeunesse, mais nous n’avons pas entendu la voix des OS de Renault, de Peugeot, de Sud aviation et d’ailleurs. Pas de droit à la parole pour ceux qui ont lancé la plus grande grève générale de l’histoire de France. Le premier enterrement, la première trahison, c’est celle de la mémoire des luttes. La bourgeoisie se présente sous les atours de la liberté mais dans ces appareils idéologiques (écoles, médias) il n’y a pas de place pour la mémoire des opprimés, pour les luttes du peuple. « Tant que les lions n’auront pas leurs historiens les histoires de chasse continueront à glorifier les chasseurs »

Deuxième problème majeur. La version dominante de la mémoire sur mai 68 consiste à vider les « évènements » de leur contenu politique. Liquider, brouiller, vider de son contenu peut se faire de multiples façons : soit par la version biographique (personnalisation) soit par une version sociologique qui ne retient que l’aspect générationnel (une révolte de la jeunesse). Pour les dominants il importe de faire de mai 68 le simple passage d’une société autoritaire à une société bourgeoise libérale (l’apogée de cet usage de 68 furent les déplorables « années Mitterand »). Selon une autre optique car cette fois, il faut détruire l’idée même de révolte le discours versaillais de Nicolas Sarkozy, le 28 avril 2007 à Bercy, avait le ton de la revanche sociale : « Mai 68 nous avait imposé un relativisme intellectuel et moral... Le culte de l’argent roi et du profit à court terme a été porté par les valeurs de mai 68... Je propose aux Français de rompre réellement avec l’esprit, avec les comportements, avec les idées de Mai 68. Je propose aux Français de rompre réellement ave le cynisme de Mai 68. Je propose aux Français de renouer en politique avec la morale, avec l’autorité, avec le travail, avec la nation. ». Travail, famille, patrie : la trilogie vichyste au grand complet. En prime on accuse la grève générale et la remise en cause du système capitaliste d’être responsable des ravages du capitalisme !!!

Troisième falsification : encore aujourd’hui, le cortège funèbre de l’extrême gauche institutionnelle enterre ces luttes de mille manières : par exemple les discours contre le sabotage tenu par le NAP lors de l’arrestation du « groupe de Tarnac ». Le sabotage qui ne serait pas une méthode prolétarienne selon nos « révolutionnaires » légalistes, ou encore les discours sur « la place électorale à prendre à gauche », sur le fait de faire très attention à tout ce qu’on dit sur la Palestine (sous peine d’être taxé d’antisémitisme). Toutes ces préventions vont totalement à l’encontre du combat pour le projet révolutionnaire. Il faut être propre, médiatique et ne pas poser la question du pouvoir. Le paradoxe apparent c’est que cet esprit liquidateur, à notre avis cet esprit est celui qui préside à la création du NPA, émerge aujourd’hui. Mais dans un sens ce n’est pas un hasard Après des décennies de matraquage assommant sur le fait que le système capitaliste et sa démocratie de marché étaient un horizon indépassable, tout est remis en cause brutalement par un épisode de la crise générale du système capitaliste. Tout est remis en cause aussi par des révoltes de plus en plus nombreuses. Les dominants ont intérêt à promouvoir des fausses pistes et à canaliser les révoltes vers des impasses. Le trotskisme, plus ou moins relooké, est une de ces impasses. En fait, le seul courant neuf, novateur et qui a fait peur à la bourgeoisie c’est le courant maoïste, que ce soit aux USA, en Turquie, en Inde, en France. Ce n’est pas un hasard si l’on crache sur son expérience, c’est avant tout pour conjurer un péril.

Notre but en tant que groupe marxiste agissant à l’université c’est de commencer à faire connaître ce mouvement maoïste et de voir ce qui dans son histoire peut nous servir pour aller de l’avant aujourd’hui. Tirer les leçons de cette expérience, Reconstituer ce qui a fait le contenu et les formes de luttes de ces années doit nous aider à fonder des luttes radicales pour aujourd’hui. A défaut on revivra le scénario de la liquidation du mai français.

1) Les mythes réactionnaires sur mai 68 et les maoïstes

Le premier mythe dépolitisant, tout le monde le connaît, il consiste à dire que mai 68 n’est qu’une éruption libertaire spontanée et se résume à un mouvement culturel de changement des moeurs. Pourtant, l’essentiel de mai 68 c’est d’être un mouvement politique de masse entièrement tourné contre le système capitaliste. Escamoter cette donnée c’est chercher à détruire les idées d’émancipation. Ce que l’idéologie dominante doit réussir à faire entrer dans les têtes c’est que le capitalisme, son Etat policier, ses guerres sont des lois naturelles indépassables

Cette version culturelle commence dès que l’on évoque les origines de mai 68, résumé à un chahut étudiant né du problème de la mixité des bâtiments la cité-U de Nanterre. Bref, que si il y avait révolte c’est qu’il s’agissait d’une question culturelle, « sociétale » C’est une énorme falsification, les mobilisations même purement étudiantes en février mars et avril 68 (alors qu’il faudrait évoquer les grèves dures de 67 au Mans, à Caen, à Lyon, à Saint-Nazaire, à Redon, à Besançon avec des barricades et des syndicats dépassés par la base), les luttes étudiantes elles-mêmes donc, viennent de luttes antifascistes et internationalistes avec un contenu politique explicite. En soutien au peuple combattant du Vietnam, le Groupe d’autodéfense crée par l’UJC(ml), toute jeune organisation maoïste, attaque l’ambassade du Sud-Vietnam et les expositions organisées par les fascistes d’Occident et d’Ordre Nouveau. Des militants sont emprisonnés et la Sorbonne est envahie en mai avec comme première revendication leur libération. Ces SO antifa prendront fin après le 21 juin 1973 avec l’attaque de la Mutualité. L’origine immédiate de mai n’est pas une poussée de libido juvénile.

Dans les années 1960 et 1970. Les révolutions anti-coloniales se lient politiquement aux luttes ouvrières : « le Vietnam dans nos usines ». Une jeunesse étudiante s’est politisée depuis la Révolution nationale algérienne. Elle veut se lier aux plus opprimés dans l’optique d’un combat anticapitaliste. Ces deux aspects se rejoignent de la façon la plus puissante dans la voie révolutionnaire défendue par l’expérience chinoise. En effet les révolutionnaire chinois appellent à soutenir les luttes de libération dans la « zone des tempêtes » et à lutter pour le socialisme jusqu’au bout. C’est la lutte contre le révisionnisme moderne et pour le Révolution Culturelle. Il faut expliquer que le courant mao naît d’une critique des théories et de la pratique des partis communistes révisionnistes qui tournent le dos à la révolution et à l’internationalisme. Les maoïstes qui dénoncent la gauche respectueuse (principalement le PCF qui pendant la guerre d’Algérie appelle à la paix mais veut sauvegarder la présence française) vont défendre les luttes de libérations nationales. L’Algérie est considérée comme une affaire intérieure depuis 1848. N’oublions pas que la première manifestation de masse des années 60 c’est le 17 octobre 1961. 40000 hommes, femmes et enfants traqués par la police. Papon, ex-collabo qui supervise le massacre en tant que préfet, sera ministre du budget sous Giscard mais aussi PDG de Sud-Aviation, 1ère usine à se mettre en grève en 68. Renault suivra. Papon était d’ailleurs depuis 1945 responsable de l’Algérie au ministère de l’Intérieur.. Les méthodes anti-subversives mises en place en Algérie vont devenir celles de la police en France. En octobre 1961, le PCF n’appelle pas à une manifestation de soutien seul le FUA (Front. Universitaire. Antifasciste) et le Comité Anticolonialiste descendront dans la rue contre le massacre. C’est la première intervention des étudiants pour une cause autre que la leur.

On est très loin du sympathique débordement libertaire récupérable et marchandisable qui deviendra le stéréotype de mai 68.

Deuxième mythe : mai 68 a été globalement non-violent

Le matraquage à été une éducation directe sur la nature de l’Etat. Une police qui blesse, estropie et tue à Sochaux (Henri Blanchet, Pierre Belot), à Flins (Gilles Tautin). Il y a aussi l’apprentissage de la résistance aux flics. 1er tract maoïste distribué à Nanterre dans le bidonville et les quartiers populaires « Les étudiants n’ont pas peur des flics. Quand les flics de la bourgeoisie se heurtent aux mouvements progressistes, ils ne font pas la loi. Les ouvriers de Caen et de Redon leur ont infligé une sévère leçon. Les étudiants qui soutiennent les luttes des peuples se mettront à l’école des ouvriers et des paysans » Durant mai 68 et après, il y a les interdictions d’organisations, la prison, des blessés par balles par lance-grenades. Parallèle révélateur50 membres de l’OAS condamnés pour assassinat sont amnistiés et le SAC se crée. En 1970, 60 militants de la GP sont en prison. Dans les années qui suivent les crimes racistes (Djellali à la Goutte d’Or, Diab à Versailles et bien d’autres) vont se multiplier. Et bien sûr il ya l’assassinat de Pierre Overney à Renault-Billancourt.

En fait, la répression mise en place par la bourgeoisie hier comme aujourd’hui ne consiste d’abord pas à chercher un bouc-émissaire ou encore à installer le fascisme mais face aux confrontations d’ampleur à venir, elle représente une contre-révolution préventive. Depuis 2005 et la révolte des quartiers popumaires, les moyens sont démultipliés en ce sens. L’une des différences entre 68 et aujourd’hui porte sur la question du rapport à la violence. Celle-ci n’était pas problématique en 68. On avait alors l’image de Che Guevara, des guérillas, des luttes de l’Algérie ou du Vietnam, d’une violence directement libératrice. Le « pouvoir est au bout du fusil » disait Mao. Cette idée revient tout de même dans les dernières luttes.

Troisième mythe : les maoïstes étaient de dangereux « illuminés », « aveuglés », « manipulés »

C’est le langage de l’ordre et de tous les renégats. Discours dominant sur les maoïstes : des intellectuels aveuglés qui défendent un totalitarisme populiste et à la base des ouvriers jusqu’auboutistes, ultradangereux, tentés par la lutte armée, qu’on a réussi à arrêter avant un bain de sang comme en Allemagne ou en Italie. Pour certains le maoïsme en France c’est même un coup de la CIA pour déstabiliser un pays allié mais non aligné.

En tout cas, selon ce discours, c’est au mieux une « aventure folle » (voir le livre de Bourseiller, La folle aventure des maoïstes français, Points seuil) qui surtout ne doit pas avoir de suites. Prenons les choses sérieusement. Il s’agit d’un combat politique et non d’une mystique qui déraille. Toutes les questions soulevées par les maoïstes sont des contradictions concrètes, de classe, qui rongent un pays impérialiste comme la France. Depuis 68, tous les militants révolutionnaires considèrent que la révolution est à l’ordre du jour mais le chemin pour sortir de l’hégémonie des forces conservatrices (gaullisme et PCF à l’époque) n’est pas défini. Ce ne sont pas les étudiants qui sont les plus dangereux, « on ne renverse pas un régime avec 100000 étudiants désarmés » (Sartre) mais le danger vient du fait que leur lutte se soit accrochée à un mouvement de masse offensif. En dépassant les veilles organisations de gauche, les ouvriers posaient la question d’une perspective en dehors de ces forces. La tactique d’occupation est reprise de 1936 mais avec un contenu classe contre classe. La violence est assumée et revendiquée. Voilà pourquoi, pour la bourgeoisie sous tous ses déguisements, il faut discréditer à tout prix ce mouvement de mai 68.

2) La pratique des maoïstes. « Servir le peuple », « Mener l’enquête ». « On a raison de se révolter »

La pratique des maoïstes en France c’est l’inverse de « jouir sans entraves », mot d’ordre égoïste et consumériste, mais c’est plutôt « lutter sans entraves »

Servir le peuple, c’est le principe qui consiste à savoir dans chaque acte de la vie quotidienne, de la pratique sociale, se poser cette question est primordial. Est-ce que tu vis, tu te bats pour tes propres intérêts ou pour les intérêts d’une petite poignée ? Ou bien encore tu te bats pour l’intérêt des opprimés. Servir le peuple ou ses ennemis. Il y a des contraintes du combat révolutionnaire. Elles tournent autour de ces questions. Donc, il ne faut pas juste suivre ses impulsions. Une révolte qui ne se lie pas aux plus opprimés ne peut mener qu’aux impasses. Servir le peuple, c’est avant tout, se mettre à l’école des masses, étudier auprès d’elles et se considérer, d’abord, comme son élève avant d’être son prof .En effet, sous l’impulsion des maos, mai 68 a vu fleurir une multitude d’initiatives qui se revendiquaient des thèses des révolutionnaires chinois ; et notamment assimiler et faire vivre l’application de la ligne des masses dans toute les luttes. En voici quelques exemples.

Exemples des initiatives des maoïstes. L’établissement pour briser la hiérarchie entre travail intellectuel et manuel, connaître la réalité de l’exploitation en s’installant en usine, créer un groupe ouvrier puis combattre pour la révolution ; on a parlé de démarche chrétienne ou sacrificielle mais c’est d’abord une école de lucidité.

La création des comités de lutte d’ateliers pour lutter contre la bureaucratie syndicale et construire une force autonome. Actions directes des ouvriers à Billancourt, à Nantes, à Marseille, Usinor et chantiers ACDB à Dunkerque, Sochaux, mines du Nord, Lorraine : séquestration, sabotages, correction des chefs et question du pouvoir ouvrier posé concrètement. Les GOAF, s’occupent des petits chefs qui martyrisent les ouvriers. La création du MTA (Mouvement des travailleurs arabes), luttes pour les papiers, pour les permis de travail, grève contre le racisme le 3 sept1973. Les organisations traditionnelles de la classe ouvrière ne représentent souvent que le prolétariat « blanc ». Il faut s’organiser pour défendre ses propres intérêts.

Les premiers comités de soutien à la lutte du peuple palestinien sont lancés par des maoïstes. La dénonciation des conditions de vie dans les bidonvilles et les cités dortoir est aussi à l’ordre du jour.

Des campagnes sur les assassinats d’ouvriers par les marchands de sommeil, comme à Aubervilliers, sont organisées.

Les Comités Vietnam de base (soutien pratique et soutien à la ligne politique du Vietnam. Le mot d’ordre n’est pas « paix au Vietnam » mais « peuple vietnamien vaincra », différence nette avec les trotskistes qui introduisent leur marchandise sur le fait qu’il n’y a pas deux étapes à la lutte dans les pays dominés. Implantation dans les quartiers plutôt que des grands shows (6h pour le Vietnam) sans travail prolongé.

Les réquisitions de nourriture, comme le « pillage » de Fauchon 8 mai 1970 avec redistribution au bidonville de Saint-Denis, sont des actions très populaires. Les procès populaires, les sabotages, les attaques de commissariat, les campagnes contre les crimes racistes, contre les vacances réservées aux riches, contre le métro trop cher. La création de crèches sauvages, l’occupation des logements vides. Des pratiques qui partent des besoins des masses populaires. Des pratiques créatives qui signifient toutes une attaque frontale contre l’Etat bourgeois : « oser lutter, oser vaincre ! ». Des pratiques qui partent des expériences révolutionnaires et non pas qu’ils les nient comme aujourd’hui.

Unir la pratique et la théorie, lutter contre le réformisme, contre la ligne noire au sein du mouvement communiste, c’est assumer d’être des communistes authentiques. Assumer à nouveau d’être communiste. Il ne s’agit pas de faire des « actions exemplaires » détachée des masses mais de lutter au besoin en dehors du légalisme qui pourrit la vie des dominés.

3) Contre le crétinisme parlementaire, l’électoralisme et le légalisme

Cette critique du légalisme part des deux éléments. La démocratie bourgeoise est une imposture dans laquelle le peuple n’a le pouvoir en rien. Ensuite, il faut promouvoir l’expérience pratique des comités de lutte pour dépasser les optiques syndicalistes et périparlementaires propres aux trotskistes et au PSU.

La démocratie est un processus historique, son avènement est connu, avec la Révolution française, mais elle a un caractère de classe. La bourgeoisie a marqué de son empreinte toutes les institutions. Des libertés ont été arrachées par les émeutes populaires mais contredites par la représentation politique. Pourtant les préjugés sur la démocratie sont les plus ancrés. Dénoncer la mascarade de la démocratie bourgeoise est une priorité.

Cependant, sans parti révolutionnaire, on ne peut espérer aller plus loin que des révoltes sans perspectives.

Il existe deux conditions pour créer le parti selon la Gauche Prolétarienne : être le noyau dirigeant effectif du mouvement de masse dans les grandes usines stratégiques et disposer d’une ossature de cadres liés aux masses

Le style de travail c’est la centralisation des idées justes qui viennent des masses et pas une ligne qui vient d’en haut (exemple de cette ligne de masse : Lénine et les paysans en 1917, Lénine reprend les revendications paysannes même si elles sont distinctes du programme bolchévik et cette alliance est une des clefs de la victoire). La Gauche Prolétarienne veut unir toutes les couches hostiles au système capitaliste, mais pas d’illusions : la force principale ce sont les plus exploités, c’est-à-dire les ouvriers.

Pour les maoïstes la Révolution culturelle a résolu la question du pouvoir révolutionnaire de masse. Nous ne pouvons pas développer cette question ici mais elle est fondamentale.

Le peuple n’est pas barbare, passif, en attente de « lumière » : les idées justes existent dans les luttes. Les militants doivent les généraliser et se mettre au service de ces idées.

Quant au respect de la légalité, il va sans dire qu’il est, aujourd’hui comme hier, celui du renoncement absolu à définir une voie révolutionnaire. Mais, les révolutionnaires conséquents ne vénèrent pas l’illégalisme à l’inverse certaines sectes anarchistes qui en font un mode de vie. Seul ce qui est utile aux luttes des opprimés mérite que l’on dépasse le strict cadre légal.

4) Rependre le flambeau, lutter face à la contre-révolution préventive. Soutenir les nouvelles révoltes

Bien sûr il existe des aspects négatifs dans l’expérience des maoïstes en France qui sont criants. Le spontanéisme de la Gauche Prolétarienne, les thèses sur la lutte antiautoritaire comme lutte principale sont fausses. Sa compréhension limitée de la ligne de masse a nourri sa liquidation car il s’agit de la négation du rôle d’un parti pour faire la révolution.

Mais aujourd’hui, le principal c’est que le maoïsme a été l’expression la plus radicale et la plus conséquente de l’affrontement avec le capitalisme. Comme les épisodes de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, l’épisode des années 68 est incontournable pour ceux qui cherchent une voie d’émancipation.

Face à l’émergence de nouvelles révoltes (centres de rétention, luttes dans les usines, quartiers populaires, jeunesse scolarisée,) un dispositif de législation répressive et de consensus sécuritaire tente de tout étouffer, y compris préventivement.

Pourtant la bourgeoisie ne peut éviter les révoltes.

La crise n’est pas un orage brusque. Les marxistes l’avaient annoncée. La crise n’est pas uniquement financière mais générale, pas uniquement américaine mais mondiale. La paupérisation relative et absolue ne peut plus être camouflée. Le capitalisme ce n’est pas l’abondance mais la dévastation sociale, les violences et les guerres.

La transformation des rapports de forces à l’échelle mondiale, c’est-à-dire la défaite des expériences socialistes, a crée le monde le plus inégalitaire que l’on ait jamais vu. Le théorème d’Helmut Schmitt « les profits d’aujourd’hui sont les investissements et les emplois de demain », un concentré de la pensée bourgeoise, a été contredit dans l’éclatement de la phase aigüe d’une crise qui couve depuis 30 ans.

L’homme fait l’histoire on ne peut rester passif face à la misère, aux guerres, à un système de mort. Nous partageons sur ce point l’avis du philosophe slovène Slavoj Zizek : la véritable utopie est de croire que le système global actuel peut se reproduire indéfiniment ; la seule façon d’être vraiment réaliste est d’envisager ce qui, au regard des critères de ce système, ne peut apparaître autrement qu’impossible. Il n’y a rien de pire que le sentiment d’impuissance.

Mais pour ceux qui veulent une alternative il faut se réarmer de l’analyse de la société qui a fait la force du mouvement ouvrier. Cette analyse c’est celle du marxisme militant nourri de 160 ans d’expériences.

L’homme le plus riche du monde pose bien à sa manière les termes du problème, Warren Buffet dans le New York Times du 26 novembre 2006 déclare « Il y a une guerre des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner ».

La seule façon de combattre ce cynisme tranquille c’est de renouer avec l’état d’esprit révolutionnaire. Cet état d’esprit il est expliqué en quelques mots célèbres par Mao :

« Tout homme doit mourir un jour, mais toutes les morts n’ont pas la même signification. Un écrivain de la Chine antique, Sema Tsien, disait : « Certes, les hommes sont mortels ; mais certaines morts ont plus de poids que le mont Taichan, d’autres en ont moins qu’une plume. Mourir pour les intérêts du peuple a plus de poids que le mont Taichan, mais se dépenser au service des fascistes et mourir pour les exploiteurs et les oppresseurs a moins de poids qu’une plume. »

(Mao Zedong, Servir le peuple).

Par AGEN

http://agen-nanterre.over-blog.com/



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Commentaires de l'article
L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
18 juin 2009 - 23h11 - Posté par Copas
L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
18 juin 2009 - 23h42 - Posté par

Pour ceux qui désirent un autre point de vue sur cette journée que la mythologie de la lCR voici un appel à la manif DANS ’l’humanité rouge" DU 21 juin 1973

Tous à la
Contre-manifestation

(Métro : Cardinal-Lemoine)

Le n°192 de l’HR en date du 21 juin 1973, titre : " TOUS UNIS CONTRE LA FASCISATION " l’éditorial signé J.J -Jacques Jurquet- déclare :

Fidèles aux enseignements de Dimitrov et Staline, à Paris comme en province, les communistes marxistes-léninistes manifesteront les 20 et 21 juin 1973 contre la fascisation de l’Etat bourgeois, contre la politique fascisante du gouvernement, contre les fascistes et racistes d’Ordre Nouveau.

.........Depuis le 12 juin 1968, les marxistes-léninistes n’ont cessé de dénoncer le régime actuel en le caractérisant comme une " démocratie bourgeoise en cours de fascisation ". Dans sa course avec le mouvement révolutionnaire de masses, qui tend à la Révolution socialiste, la bourgeoisie capitaliste prépare le recours brutal à une " dictature terroriste ouverte et sanglante ", le fascisme. Au début de ce mois, l’Humanité-Rouge publiait, en supplément, une brochure destinée à expliquer les raisons et exposer les manifestations concrètes de " la Fascisation en France ".

.........Cette brochure indique aussi le moyen essentiel de s’opposer victorieusement au processus en cours développé de plus en plus ouvertement par la bourgeoisie capitaliste monopoliste d’Etat. Ce moyen, si magistralement défini par Dimitrov sur la base de l’expérience de la montée du fascisme en Allemagne, c’est la réalisation du Front unique prolétarien, puis sous sa direction, du Front uni populaire antifasciste. Ce moyen, c’est avant tout la pratique de l’unité à la base et dans l’action, en premier lieu dans les grandes entreprises industrielles de tout le pays.

.........L’aspect principal des manifestations des 20 et 21 juin ne réside nullement dans la nature idéologique et politique, dans les responsabilités antérieures et présentes, des dirigeants qui en ont pris les initiatives. L’aspect principal, c’est celui que proclame depuis cinq ans les marxistes-léninistes, c’est la nécessité que les plus larges masses populaires, classe ouvrière en tête, engagent les luttes indispensables contre la fascisation. Ainsi les marxistes-léninistes, plus que jamais, ont-ils le devoir de se trouver au coude-à-coude avec les masses populaires porteuses d’une volonté de lutte antifasciste.

L’aspect secondaire des manifestations du 20 juin réside dans le fait que, subissant la forte pression de leur base et de l’opinion démocratique la plus large, les dirigeant du Parti " communiste " français tentent de récupérer un prestige qu’a sensiblement détérioré leur politique opportuniste d’unité sans principe avec les vieux traîtres sociaux-démocrates. Au demeurant, ils ne renoncent pas à leurs manœuvres pour perpétuer cette politique basée sur un " programme commun " qui n’est parvenu jusqu’ici qu’à remettre en selle le Parti prétendu " socialiste " dirigé par les Mitterrand, Mollet et autres Deferre, chevaux de retour de la trahison des intérêts de classe du prolétariat. C’est pourquoi les marxistes-léninistes dénoncent le résultat néfaste, et prévu par eux longtemps à l’avance, de la ligne idéologique et politique des dirigeants révisionnistes, mais n’en sont pas moins décidés à lutter aux côtés des travailleurs manuels et intellectuels, adhérents et sympathisants de base de ce Parti qui aspirent sincèrement à des changements profonds, réels et durables, et qui se dressent contre la fascisation accélérée voulue par le capitalisme monopoliste d’Etat. Secondaire aussi reste l’aspect de la participation de groupes non prolétariens, tels les trotskystes, à la contre-manifestation antifasciste du 21 juin contre les nazis d’Ordre Nouveau.

.........Quand les fascistes sortent de leurs trous et tentent de redresser la tête, il faut immédiatement s’opposer à leurs tentatives criminelles. A cet égard, les dirigeants révisionnistes assument une lourde responsabilité en propageant parmi leurs militants l’idée qu’"Ordre nouveau ne représente rien " !

.........Même s’il n’y avait plus qu’un seul fasciste en France il justifierait que soient combattues activement et son idéologie et son activité.
.........Du ventre encore fécond de la société capitaliste est toujours prête à sortir la bête immonde du fascisme ! disait en substance Brecht, et quelques instants avant sa pendaison par les nazis, Julius Fucik lançait cet avertissement solennel : " hommes, soyez vigilants ! ".
.........Aujourd’hui, " Ordre nouveau " essaye de sécréter son odieux et criminel racisme contre nos frères les travailleurs immigrés. Il faut combattre et détruire l’entreprise de tous ces nostalgiques du pétainisme et de la kollaboration traîtresse avec l’occupant hitlérien, de l’Algérie française, du colonialisme, de la torture et des assassinats !
.........Tout en proclamant, en diffusant et en défendant le mot d’ordre du camarade François Marty, toujours vivant dans leurs luttes : " Ni révisionnisme, ni gauchisme, une seule voie : le marxisme-léninisme ! ", les marxistes-léninistes savent la nécessité de lutter en s’unissant aux plus larges masses prolétariennes et populaires, partout où elles se trouvent et engagent l’action, même si restent encore provisoirement dominantes dans leurs rangs des idéologies non prolétariennes, non concrètement révolutionnaires. Les marxistes-léninistes, comme le leur enseigna encore Staline peu avant sa mort, doivent être aux premiers rangs pour entraîner les masses populaires dans la lutte contre la fascisation, doivent brandir très haut le drapeau des libertés démocratiques attaquées par la bourgeoisie et tous les réactionnaires.
......... A bas la fascisation !
......... Vive l’unité des travailleurs manuels et intellectuels des villes et des campagnes de France dans l’indispensable combat antifasciste !

...............................................................................................................19 juin 1973.
..........................................................................................................................J. J.

Pour ALLER PLUS LOIN

http://www.infos-edipro.org/Histoir...


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
18 juin 2009 - 23h12 - Posté par Copas

Pour les maoïstes la Révolution culturelle a résolu la question du pouvoir révolutionnaire de masse. Nous ne pouvons pas développer cette question ici mais elle est fondamentale.

Non, vous ne pouvez pas. Effectivement.



L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
18 juin 2009 - 23h35 - Posté par

Pour les maoïstes la Révolution culturelle a résolu la question du pouvoir révolutionnaire de masse.

Sûr qu’avec le nombre de victimes le problème de la gestion des masses a été largement réduit.

Et au Cambodge, soutenu par la Chine maoïste et son pote Kissinger ça a encore été bien plus réduit.

Parce que je veux bien qu’il y ai eu une part de propagande "occidentale", mais on va pas m’expliquer que ça n’a jamais existé quand même.

Au fait ils sont où les "dirigeants maoïstes" de 68.

Vous voulez des noms et des lieux ???

G.L.


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
18 juin 2009 - 23h43 - Posté par Copas

Bon mais c’est vrai il faut quand même reconnaitre que la majo des gauchistes de 68 n’a pas trahi , ce sont comme d’hab, les ponts hauts du titannic qui ont été à la soupe.

Tout le monde ne s’appelle pas Krivine et Bensaid, il y a aussi les July, les DCB, etc...

Mais les maos ont fait des trucs intéressants, par contre le stalinisme et la grossièreté de leurs conceptions politiques les ont liquidé comme organisations.

Il y a eu d’exellents camarades très courageux et qui ont fait de belles choses des fois.
Si il en reste quelques uns , bienvenus au futur mouvement révolutionnaire qu’on va faire tous bientôt...


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
18 juin 2009 - 23h49 - Posté par loulou 34

apport des maos de l’époque : la tendance vestimentaire COL MAO style J.LANG
loulou34


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 00h32 - Posté par

La Chine d’avant Mao LOL...

Espérance de vie....comme à la préhistoire...
Mode de vie à la médiévale...
Après, on a atteint les 60 ans tout de même.

Conflit sino-soviétique et manipulations capitalistes ? Jamais entendu parlé ?
C’se tde la faute à Mao si les sovtiks ont retiré toutes leurs aides, plongeant le pays dans une sorte de désordre...


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 00h55 - Posté par

La Chine d’avant Mao LOL...

Personne ne nie l’apport de Mao à la révolution chinoise. Mais parler de la "Révolution culturelle" comme d’un quelconque progrès pour le Peuple chinois c’est comme parler du "bilan positif" du Petit père des peuples en URSS.

Pour ce qui est des manigances des dirigeants russes, bien qu’ils ne soient pas des saints, je me permettrai de rappeler celles d’Henry Kissinger et du Papa G.H. Bush du temps de Nixon, lorsque G.H. Bush était ambassadeur à Pékin et fricotait avec les dirigeants chinois pour niquer les Vietnamiens qui se libéraient. Et niquer les Cambodgiens avec l’aide des Chinois par la même occasion.

Qu’en France il y ai eu des maoïstes" sincèrement communistes je n’en disconviens pas, mais on sait aujourd’hui que tous ces mouvements, (Comme les BR en Italie), étaient profondément infiltrés par les réseaux atlantistes. C’est pas moi qui le dit mais les archives déclassifiées de la Maison Blanche.

Ca ne lève rien aux qualités de sincérité des "purs" mais on peut comprendre la suite.

Et je dis pas ça par sectarisme car je pense qu’il y avait et qu’il y a peut-être encore des "infiltrés" dans les partis de gauche plus traditionnel, dont le PCF et pourquoi pas le NPA.

Le contraire serait d’ailleurs anormal et dénoterait une certaine mollesse inadmissible de la part de ces réseaux.

Ce qui se passe en ce moment ici ou là faisant ressortir des anomalies réellement bizarres.

G.L.


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 01h06 - Posté par

et la Chine d’apres Mao

avec sa croissance exponentielle

sa classe bourgeoise

et ses travailleurs tenus en laisse !

un rêve de medef

bd


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 09h02 - Posté par

André Glucksmann

En 1968, il publie son premier livre, Le Discours de la Guerre, participe aux événements de mai 1968, puis devient militant extrémiste maoïste. Farouche défenseur de la révolution culturelle chinoise il lutte fréquemment contre les membres du Parti communiste français (y compris physiquement), les qualifiant de révisionnistes bourgeois, puis, dans les années 1970, fidèle à son anti-communisme viscéral, il milite en faveur des contre-révolutionnaires qui sévissent en Union soviétique. En 1972, il qualifie la France de dictature fasciste dans un article publié dans la revue Les Temps modernes[1]. Il appelle par ailleurs à l’embrasement de l’Europe entière de Lisbonne à Moscou[2].

En 1975, il publie La Cuisinière et le mangeur d’hommes, réflexions sur l’État, le marxisme et les camps de concentration, où il fait un parallèle entre le nazisme et le communisme. Ce livre ainsi que Les Maîtres penseurs, qui paraît en 1977, sont des succès de librairie, mais suscitent de nombreuses réactions critiques dans la gauche européenne.

En 1981, André Gluskmann et Bernard Kouchner soutiennent ou en tout cas encouragent la candidature de Marie-France Garaud. [3]

En 1985, Gluskmann, Revel et Bernard Henri Levy signent une pétition pour encourager Ronald Reagan à continuer à soutenir les fameux Contras au Nicaragua, ceux-ci s’illustreront dans des crimes de guerre et débouchera sur un scandale majeur de l’ère Reagan.

Pendant les années 1980, il publie d’autres ouvrages, et couvre pour la presse française la chute du Mur de Berlin. En règle générale, il promeut alors un atlantisme fondé sur l’antitotalitarisme et la promotion des droits de l’homme, notamment lors du conflit contre l’Irak au nom de la nécessité de renverser Saddam Hussein.

En 1995, André Gluskmann a soutenu la reprise des essais nucléaire décidé par Jacques Chirac. André Glucksmann a soutenu, comme Bernard-Henri Lévy, l’intervention de l’OTAN contre la Serbie en 1999.

En 2003, dans le journal Le Monde, il fustige le « camp de la paix ». Il participe à la création du think tank le Cercle de l’Oratoire ainsi qu’à sa revue Le Meilleur des Mondes. Il est, en outre, devenu président de l’association des "Amis du Meilleur des Mondes" qui publie en co-gérance avec les éditions Denoël, cette revue. [réf. nécessaire]

Il est également connu pour son soutien en faveur de la cause du peuple tchétchène lors de la Seconde guerre de Tchétchénie. Il a séjourné illégalement pendant un mois en Tchétchénie et dénonce régulièrement l’attitude des pays occidentaux envers la politique de Vladimir Poutine, attitude qu’il juge complaisante.

Lors de l’élection présidentielle de 2007, il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy. Il fustige une gauche « qui se croit moralement infaillible » mais a renoncé, écrit-il, au combat d’idées et à la solidarité internationale. Il critiquera par la suite les rapports amicaux entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine.


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 09h05 - Posté par

Serge July

En avril 1970, il est responsable du mouvement maoïste dans le nord de la France, sous le pseudonyme de Marc. Il succède à Jean Schiavo comme chef mao du Nord, après l’arrestation sur dénonciation de ce dernier en mars pour l’attentat des Houillères (17 février, action de représailles contre les Houillères de Fouquières-les-Lens après un coup de grisou dans une mine qui a fait seize morts).

Le 12 décembre 1970, il est l’un des organisateurs d’un « tribunal populaire » à Fouquières-lès-Lens qui juge de la responsabilité de la direction des Houllières. Sartre y joue le rôle de procureur.

En avril 1972, il couvre, comme journaliste de La Cause du peuple, l’affaire de Bruay-en-Artois (commune minière du Pas-de-Calais) : la jeune Brigitte Dewevre, quinze ans et demi, fille de mineur, est découverte morte dans un terrain vague. Sur place, il fait campagne avec les responsables locaux de la Gauche prolétarienne, Joseph Tournel et François Ewald, contre Pierre Leroy, un notaire de la ville, et sa compagne Monique Beghin-Mayeur, et contre ce qu’ils appellent la justice bourgeoise. C’est lui qui corédige les articles qui paraissent dans le journal de la Gauche prolétarienne. Le notaire inculpé bénéficie d’un non-lieu en 1974.

A la même période il participe au lancement de l’agence de presse Libération avec Maurice Clavel et Jean-Claude Vernier. Il rencontre les journalistes militant du bulletin Pirate lancé quelques mois auparavant dans le but d’expérimenter de nouvelles formes de journalisme militant.


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 09h17 - Posté par

Flash Back sur le passé maoïste du Président de la Commission européenne

José Manuel Durão Barroso a été dans sa jeunesse président des étudiants maoïstes (MRPP) lors de la révolution des œillets en 1974. Le MRPP regroupait plusieurs milliers de militants et était assez dogmatique. Il développait la théorie des deux impérialismes, également dangereux et également à combattre : d’un côté l’impérialisme classique nord-américain, de l’autre le social-impérialisme soviétique. Voici une vidéo datée de 1975, tournée à la Faculté de Droit de Lisbonne, par un jeune maoïste de 18 ans… qui aujourd’hui est reconnu par tous comme le président de notre très illustre exécutif européen. Cette vidéo a été retirée de Youtube, et puis remise récemment.

Voici le lien :

http://www.youtube.com/watch?v=KKw-...

Voici la traduction de l’interview qui y figure :

« J’estime que la proposition présentée aujourd’hui en cette séance plénière d’étudiants candidats à la première année, et présentée par son inter-commissions de lutte, organisme que tous ont su mettre en place pour pouvoir avancer la lutte, est une proposition entièrement juste et qui conduit dans le sens correct de la lutte. Qui est dans le sens de l’entrée en vigueur immédiate de son application tout de suite et d’exiger aux autorités gouvernementales sa légalisation, car nous avons à voir que cette question de lutte contre le service civil, qui a été vue l’année précédente et nous avons qui que ce soit qui est dans le ministère de l’éducation et de la recherche scientifique, appelons-le ainsi, défend cette mesure, mesure celle-ci qui n’est plus que le reflet de la crise du système bourgeois, et laquelle est totalement incorrecte, anti-ouvrière et antipopulaire qui lance des étudiants contre des travailleurs et des travailleurs contre des étudiants. »


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 08h49 - Posté par LE BRIS RENE

Au delà de l’idole "staline" des maoïstes de l’époque, moi je peux témoigner
de leur efficacité stratégique à la Poste. Je venais de me faire embaucher comme
auxiliare au centre de tri de St Lazare. J’étais à La Ligue. C’était la relance économique due il faut le dire aux augmentations salariales de la grève générale de
1968 ( en grande partie ) et donc la Poste avait besoins de bras et embauchaient de jeunes auxiliaires comme moi. Ainsi deux autres jeunes furent dans le même
service que moi ! Très rapidement, ayant fait comme analyse politique que nous
étions de nouveau en période de RESISTANCE, il fallait résister et pour cela casser
les cadences ! au départ, les postiers les ont trouvé sympathiques mais quand ils
ont vu que pendant qu’ils se croisaient les bras, eux devaient bosser pour eux, ils
ont moins rigolé !!! et nos pauvres maoïtes bien isolés dans leur lutte de classes !
bien sûr , la hiérarchie a entamé une procédure de licenciement, sans que les col-
lègues postiers réagissent ; mais il fallait montrer au peuple ce que voulait dire le mot résister ! donc, ils sont venus sur les lieux de leur travail ! mais comme la hiérarchie a appelé la police, je suis intervenu pour protester contre leur présence et
bien sûr j’ai moi même été inquiété ; il a fallu l’intervention du camarade DUPUY de
la CGT pour que je ne sois pas viré ! Bon, l’erreur est possible mais cracher sur
les autres en les oubliant aujourd’hui, il faut le faire !



L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 13h46 - Posté par

Au petit jeu des trahisons je crois que malheureusement le fait n’est pas imputable aux seuls dirigeants maos de l’époque que certains citent ici allègrement. Les anciens de la LCR du PCI et des autres groupes trotskystes hantent allègrement les ministères de "Gauche" ou de "Droite" L’un d’entre eux fût même premier ministre (Jospin).
On oublie souvent que nombre de militant maos trahis par les carriéristes ont continué soit à lutter dans les syndicats associations voir d’autres partis "d’extrême gauche" ou PC.
La question est bien donc celle posée par l’intervention pourquoi tant d’énergie pour diffamer et salir une expérience si riche de luttes de classes ? L’intervention donne des éléments à réfléchir et à débattre pour qui veut vraiment construire le socialisme.


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
19 juin 2009 - 14h47 - Posté par

Il semble étonnant que les camarades de l’AGEN dans leur introduction fustigent l’écriture de l’histoire par les dominants et que quelques lignes plus loin partent dans un panégyrique de l’action de la Gauche Prolétarienne et en oublient complètement le travail de fond fait par les militants du Parti Communiste Marxiste Léniniste de France qui, alors, regroupaient plus d’ouvriers que le groupe d’étudiants - normaliens pour la plupart - issus de l’UJCml.


L’apport des maoïstes dans les luttes de classes en France.
20 juin 2009 - 01h03 - Posté par

"Bien sûr il existe des aspects négatifs dans l’expérience des maoïstes en France qui sont criants. Le spontanéisme de la Gauche Prolétarienne, les thèses sur la lutte antiautoritaire comme lutte principale sont fausses. Sa compréhension limitée de la ligne de masse a nourri sa liquidation car il s’agit de la négation du rôle d’un parti pour faire la révolution.

Mais aujourd’hui, le principal c’est que le maoïsme a été l’expression la plus radicale et la plus conséquente de l’affrontement avec le capitalisme. Comme les épisodes de la Commune, du Front populaire, de la Résistance, l’épisode des années 68 est incontournable pour ceux qui cherchent une voie d’émancipation."





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