Archives Bellaciao FR - 2002-2021 Archives : IT | EN | ES

Cliquez ici pour retrouver Bellaciao V.3 ;)

Le pouvoir est maudit !

dimanche 15 avril 2012, par Makhno

Louise Michel l’avait dit, les études scientifiques semblent lui donner raison. En ces temps de période électorale, c’est toujours bien de s’en rappeler... deux vidéos de 5/6 minutes de Sebastien Bohler.

Messages

  • pour l’anarchisme
    contre le communisme autoritaire

    • C’est vrai ça , on est menacé par le communisme autoritaire...

    • C’est vrai ça , on est menacé par le communisme autoritaire...

      Ha ha ha, absolument !

      Je me mets au même niveau que nos camarades à l’esprit si ouvert et si mature :

      Pour l’éco-socialisme,
      Contre l’anarchisme !

      Plus sérieusement, êtes-vous sûr que c’est en se subdivisant à l’infini qu’on va avancer vers un monde meilleur ? Ou alors c’est juste une façon de construire votre personnalité, sans aucun objectif politique réel ? (comme les ados qui par exemple s’habillent "gothique" pour retrouver un sentiment de tribu et se rassurer)

      Mon lobe droit veut se constituer en fraction car il ne se reconnait pas totalement dans le fonctionnement du lobe gauche, trop rigide à ses yeux. Et il envisage à terme de se dissocier du cerveau pour fonder son propre organe...
      Sauf que moi en entier risque fort de me retrouver sacrément désorienté...

      Chico

    • L’anarchisme s’attaque frontalement à la question du Pouvoir et met en avant la nécessité de s’organiser à la base.

      Il affirme que les moyens (mode d’organisation des individus, processus de prises de décisions, choix tactiques de propagande des militants...) doivent toujours rester l’expression vivante des fins.
      Parce que les deux sont liés autant qu’ indissociables.

      Evidemment pas le communisme autoritaire/centralisé.

    • L’anarchisme s’attaque frontalement à la question du Pouvoir et met en avant la nécessité de s’organiser à la base.

      Il affirme que les moyens (mode d’organisation des individus, processus de prises de décisions, choix tactiques de propagande des militants...) doivent toujours rester l’expression vivante des fins.
      Parce que les deux sont liés autant qu’ indissociables.

      Evidemment pas le communisme autoritaire/centralisé.

      Sauf que 2 choses :

      1) Pendant la guerre d’Espagne la question du pouvoir est venu donner des coups de pied au cul des anars qui se sont divisés en 2 et n’ont pas fait mieux (et des fois moins bien) en matière d’autoritarisme que des marxistes pur jus.

      2) Désolé mes lapins, mais la lutte contre le communisme autoritaire n’est pas spécialement une urgence en ce moment.

      Faut-il rappeler par ailleurs que les questions de pouvoir existent, et je préfère que ma classe ait le pouvoir, c’est comme ça.

      Non le pouvoir n’est ni maudit ni un ennemi, c’est qui l’a qui pose problème et les formes organisées qui l’exercent.

      De la même façon ceux qui vitupèrent sur le pouvoir de l’argent oublient que ce n’est pas ça le problème mais une classe prédatrice qu’il faut éjecter.

      L’auto-organisation coordonnée des travailleurs a pour vocation d’exercer le pouvoir, certainement pas dans les ors de la république bourgeoise, ni dans des groupes minoritaires parlant au nom du peuple, ventriloques de tous acabits des classes populaires (des anars aux mélenchonistes).

    • "Pendant la guerre d’Espagne la question du pouvoir est venu donner des coups de pied au cul des anars qui se sont divisés en 2 et n’ont pas fait mieux (et des fois moins bien) en matière d’autoritarisme que des marxistes pur jus"

      Sur l’autoritarisme s’il y a bien une chose qu’on ne peut leur reprocher c’est justement d’avoir refusé la dictature d’une faction (la leur) au sein du camp rébublicain, se sachant non majoritaires dans de larges régions de l’espagne "républicaine".

      ...s’il y a bien eu violence à un moment elle a été causée par le Pouvoir "républicain" qui a trahi les conquetes ouvrières en voulant instaurer assez vite des formes d’organisations centralisées et militaires, ce qui a provoqué le conflit armé à l’intérieur du camp républicain.
      Politique menée justement avec la légitimation de ministres anarchistes : c’est à dire ceux qui dans le camp anarchiste ont accepté d’aller au Pouvoir.

      Donc on en revient bien toujours à la question du Pouvoir...

      De la même façon que les bolchéviques ont fini par se retourner militairement contre les makhnovistes parce qu’ils ne voulaient pas d’un camp plus révolutionnaire qui coexiste à leur côté et ne soumette aux volontés du Parti.

    • Pendant la guerre d’Espagne la question du pouvoir est venu donner des coups de pied au cul des anars qui se sont divisés en 2 et n’ont pas fait mieux (et des fois moins bien) en matière d’autoritarisme que des marxistes pur jus"

      Sur l’autoritarisme s’il y a bien une chose qu’on ne peut leur reprocher c’est justement d’avoir refusé la dictature d’une faction (la leur) au sein du camp rébublicain, se sachant non majoritaires dans de larges régions de l’espagne "républicaine".

      ...s’il y a bien eu violence à un moment elle a été causée par le Pouvoir "républicain" qui a trahi les conquetes ouvrières en voulant instaurer assez vite des formes d’organisations centralisées et militaires, ce qui a provoqué le conflit armé à l’intérieur du camp républicain.
      Politique menée justement avec la légitimation de ministres anarchistes : c’est à dire ceux qui dans le camp anarchiste ont accepté d’aller au Pouvoir.

      Donc on en revient bien toujours à la question du Pouvoir...

      De la même façon que les bolchéviques ont fini par se retourner militairement contre les makhnovistes parce qu’ils ne voulaient pas d’un camp plus révolutionnaire qui coexiste à leur côté et ne soumette aux volontés du Parti.

    • Ben non, les anars se sont divisés en deux, les uns étant du côté des républicains et et les autres étant révolutionnaires.

      Il faut cesser là les contes de fée pour enfant. Ce n’est pas parce que le PC espagnol a été particulierement pourri (en menant une guerre interne dans le mouvement populaire contre anars et communistes) que ça change quelque chose, que ça fait des anars espagnols un camp vierge d’erreurs.

      Les actes d’autoritarisme ont été nombreux faute de contrôle et d’organisation démocratique populaire.

      La division entre anars anti-autoritaires et communistes autoritaires n’est pas valide, si elle fait abstraction des problèmes réels concrets rencontrés. Sinon on finit par fermer sa gueule sur l’inacceptable (et les abandons).

      Reste que pour ne pas de dorer la pilule faire face à la réalité et faire vivre des choses ne permettant pas que le pouvoir soit détourné des mains des travailleurs, ou que des réformistes ou, à l’autre bout, des anars se prétendant tels, jouent aux ventriloques des travailleurs.

      Dans le mouvement anar il y a légitimement des divergences importantes.

      Et ça renvoie, une fois qu’on a débarrassé le terrain des conneries sur un pouvoir abstrait ou sur un règne abstrait de l’argent sans remise en cause réelle d’une classe prédatrice, aux questions de qui dirige et comment .

    • Comment laisser passer sans réagir quelques échanges ..?

      Donc on en revient bien toujours à la question du POUVOIR..

      OUI..
      Question que les anarchistes espagnols résolurent, à leur façon...
      Certains refusèrent de l’assumer quand l’unité du camp républicain imposait qu’ avec d’autres antifranquistes, on privilégiat la Victoire sur le fascisme à la collectivisation souvent improvisée et parfois grotesque..

      Et ..d’autres, participèrent puis , croyant sauver leur peau, offrirent celle des communistes à Franco !

      Comme si Casero et quatre ordures -du PSOE et de la CNT- allaient charmer elcaudillo en se conduisant comme de pauvres salopards...en l’assurant" que la lutte contre le COMMUNISME pouvait cimenter une union nationale de reconciliation et de paix.."

      La guerre approche en Europe et les républicains espèrent que l’Angleterre et la France vont commencer à les appuyer.

      En décembre a lieu l’offensive rebelle contre la Catalogne, la ligne de front républicaine s’est effondrée sur l’Ebre.

      La mobilisation est totale en Catalogne, l’état de guerre est proclamée dans toute la république pour la première fois.

      Les rebelles concentrent toutes leurs forces sur la Catalogne, bastion communiste, alors que ce sont les autres républicains qui dominent la région de Madrid à Valence.

      Barcelone est prise le 26 janvier, 35.000 personnes sont massacrées les premières semaines.

      Le 9 février toute la Catalogne est aux mains des rebelles. 500.000 personnes fuient vers la frontière française.

      Le 10 février les rebelles contrôlent toute la frontière avec la France.

      Dans les rangs républicains l’esprit de capitulation prédomine totalement, sauf chez Negrin et le PCE.

      Des affrontements ont lieu à Catagena, qui profitent bien entendu aux fascistes.

      Le 5 mars a lieu un putsch visant à exclure les communistes et Negrin et ouvrir des négociations avec les rebelles, formant un "conseil de défense national".

      Le 6 mars les communistes sont arrêtés.

      Le 7 est proposé à Franco une capitulation conditionnelle.

      Celle-ci est refusée.

      Les affrontements armés continuent dans tout Madrid.

      Le putsch a été appuyé par les anarchistes, avec à leur tête Cipriano Mera.

      Militant de la CNT bâtiment et vétéran de l’insurrection des Asturies de 1933, Mera deviendra le chef d’une milice anarchiste en 1936 puis lieutenant-colonel et enfin commandant du 4ème corps d’armée dans la région du centre après son rôle dans la bataille de Guadalajara en mars 1937.

      Il fut l’un des partisans les plus actifs de l’introduction de la hiérarchie et de la discipline dans l’armée.

      Il fit des déclarations fracassantes comme quoi la guerre finie il redeviendrait simple maçon.

      Ce qu’il fit en effet en France après une période de prison à la chute de la république.

      Pour ceux qui voudraient un résumé assez équilibré de Histoire dela Guerre d’eSPAGNE. ce petit texte est intéressant.

      http://etoilerouge.chez-alice.fr/documents3/espagne.html

      Je n’aurais pas réagi à cette parenthèse dans le débat sur l’article si je n’avaispassursauté en lisantla nième saloperie qui consiste à" refusiller" en permanence les communistes espagnols, le PCE, en faisantdes crimes staliniens la "marque de fabrique" de ceux qui jusuq’àu derniersouffle de l’ordure sous tuyauterie multiple, furent les combattants les plus -et fort justement- ciblés de la racaille fasciste :
      Mais nous sommes le 18 avril.

      J’apprenais il y a exactement 49 ans aujourd’hui que Julian GRIMAU venait d’être condamné à mort , il fut éxécuté le 20..

      C’est dire que je n’ai que mépris pour ceux qui encore aujourd’hui persistent à rabâcher leur haine anti-PC (s)

      Ce n’est pas parce que le PC espagnol a été particulierement pourri (en menant une guerre interne dans le mouvement populaire contre anars et communistes) que ça change quelque chose, que ça fait des anars espagnols un camp vierge d’erreurs.

      (gras assumé A.C)

      Le stalinisme à vomir est une chose..

      Mais la guerre fratricide entre tels ou tels , ses aspects répugnant-(il y a eu des "paseos" ou furent exécutés aussi bien tel curé, petit boutiquier.... ..que tel militant de l’UGTou du PCE ,actes tout aussi condamnables que telle épuration de"poumistes" -ces trotskystes que Trotski désavoua et auxquels idemanada de ne pas se réclamer de lui ,
      ...... rien ne saurait conduire ad vitam, un carré de révisionnistes aveuglés par l’anti-pécéisme à écrire n’importe quoi et à s’inventer une Guerre d’Espagne ou, sans trop oser le dire, "on" finit par laisser comprendre que la haine de tout ce qui a eu un rapport avec l’.IC. l’emporte sur le souci ded’anayse objective, l’important étant de satisfaire son besoin de balancer son p’tit crachat sur les communistes espagnols !

      Ceci à l’heure ou, -je suis de cette aventure- des jeunes, des progressistes travaillent -y compris en récupérant les os des fosses communes - à ce que l’ESPAGNE revienne sur ce "consensus" pathétique qui vit les camarades de Julian Grimau admettre, avec à leur tête ce pauvre Carillo- baiseur de pieds royaux,que le passé devait être enterré..alors que les descendants de NOS morts (anars, trotks et "staliniens pourris".-depuis des décennies, sous terre....)-étaient invités à la reconciliation, entre assassins et victimes...

      C’est un anarchiste que j’aime bien, FERRE qui a chanté"FRANCO laMUERTE"

      L’heure n’est plus au flamenco
      Déshonoré Mister Franco
      Nous vivons l’heure des couteaux
      Nous sommes à l’heure de Grimau

      A.C

      - A la mémoire de Julian GRIMAU et de de ceux qui de l’EBRE aux camps nazis sont tombés .., comme le rappelle FERRAT..

      Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre
      Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui

    • En réponse à A.C. :

      Certains refusèrent de l’assumer quand l’unité du camp républicain imposait qu’ avec d’autres antifranquistes, on privilégiat la Victoire sur le fascisme à la collectivisation souvent improvisée et parfois grotesque.."

      Cela traduit parfaitement le discours du Parti Communiste espagnol espagnol de l’époque
      Divergences assumées.
      En Catalogne, région où ces "collectivisations improvisées et grottesques" - je te cite - furent menées massivement, la question du chômage a été résolu en six jours, les taux de malnutrition ont descendu en flèche chez les enfants (notemment par la rationalisation et les amélioration techniques de l’industrie du lait, on pourrait multiplier les exemples).
      La journée de 8 heures était mise en place jusque dans toutes les régions rurales libéres par les milices anarchistes.

      Concernant Cipriano Méra qui dont il est fait allusion sur le site de l’étoile jaune, je lui laisse un peu la parole concernant ce faux choix de guerre ou révolution :
      "Trente ans étant passés, il est normal de ne pas penser aujourd’hui comme on pensait à ces moments-là. Je n’ai pas cessé pour autant de me sentir solidaire de la geste initiale du peuple révolutionnaire en armes. A ce moment et durant beaucoup de semaines, le problème guerre ou révolution ne se posa pas pour les hommes de la C.N.T. parce qu’il n’existait pas. Vaincre l’ennemi présupposait que la révolution triomphait."

      Dernière position que les dirigeants du PCespagnol aux ordres de Moscou ont farouchement combattu.

      plus loin :
      ...
      "Si le Parti communiste liquida le P.O.U.M., s’il exécuta des hommes de tous les secteurs antifascistes, s’il mena une lutte contre-révolutionnaire, s’il n’a pas respecté l’unité du Front Populaire Antifasciste, ce fut parce que sa seule politique était de croître, et de se renforcer par l’appui russe, et, à mesure qu’il y parvenait, il imposait sa dictature"
      Entretien avec Cipriano Méra
      Fondation Pierre Besnard
      http://www.fondation-besnard.org/

      Sur la militarisation des milices la position de Durutti est sans ambiguités , même si par la suite certains du camp communiste autoritaire se sont évertués à lui preter des propos plus équivoques :
      "Dans la lutte, il ne peut pas se conduire comme un soldat qui se laisse commander, mais comme un homme conscient, qui comprend l’importance de ses actes. [...] Si notre appareil militaire de la révolution doit être soutenu par la peur, alors nous n’aurons rien changé, si ce n’est la couleur de la peur. C’est seulement en se libérant de la peur que la société pourra se construire dans la liberté. »
      Il est donc logique qu’avec le reflux révolutionnaire dans le camp républicain, la mort des plus conscients et des plus populaires des compagnons anarchistes (Ascaso, Durutti...) ces milices aient été militarisées et soumises à un contrôle unique.
      C’est un peu comme si l’armée de Makhno en Ukraine avait du s’intégrer au commandement bolchévique.

    • Pour en rester là.

      En Catalogne, région où ces "collectivisations improvisées et grottesques" - je te cite - furent menées massivement, la question du chômage a été résolu en six jours, les taux de malnutrition ont descendu en flèche chez les enfants (notemment par la rationalisation et les amélioration techniques de l’industrie du lait, on pourrait multiplier les exemples).
      La journée de 8 heures était mise en place jusque dans toutes les régions rurales libéres par les milices anarchistes

      Enorme contre-vérité.
      Mais aucune importance
      Tu as ta version des faits, j’ai pour ma part les récits des acteurs rescapés , recueillis sur place- et de sources des plus diverses, de ce que furent, de l’avis même de dirigeants anarchistes, d’absolument irresponsables , contre-revolutionnaires, les méthodes visant à faire la"Révolution" an collectivisant trois fermes et en brulant cinq églises.
      Le courage d’un Durruti, et de milliers de camarades de la CNT/FAI, le stalinisme abject des tchékistes traquant les anars et les poumistes, rien ne saurait justifier qu’on re-écrive une Histoire de l’Espagne martyr avec un tissu de conneries qui ont été analysées , condamnées par d’autres que moi !

      Cela ne seerit pas bien "méchant" de ta part si tu ne reprenaitpas desarguments éculés que beaucoup d’anarchistes préfèrent"oublier"
      Je veux parler de Méra.
      .

      tu nous sers :

      Concernant Cipriano Méra qui dont il est fait allusion sur le site de l’étoile jaune, je lui laisse un peu la parole concernant ce faux choix de guerre ou révolution :
      "Trente ans étant passés, il est normal de ne pas penser aujourd’hui comme on pensait à ces moments-là. Je n’ai pas cessé pour autant de me sentir solidaire de la geste initiale du peuple révolutionnaire en armes.

       ????

      Ya il une allusion qui m’échappe quand tu parles du site de l"étoile jaune" ?

      je me le demande et j’ose espérer que ce n’est qu’un lapsus évoquant la source que j’ai donnée :
      http://etoilerouge.chez-alice.fr/documents3/espagne.html..

      Plus fondamentalement, savoir que le salopard qui se prétendait Anar et qui fut du complot anticommuniste organisé par une culotte de peau socdem comme Casado , qui livra aux franquistes entrant dans Madrid des copains immédiatement torturés et fusillés par la Falange ,ose dans plusieurs interviews se la péter hérault du peuple "REVOLUTIONNAIRE"(sic) en armes, là faudrait pas pousser !!
      ..
      Parlant de la façon dont la bande factieuse de Casado tenta de négocier le sort de ses tristes sires en frappant dans Madrid les "couillus" de la Résistance, en venant en piètres lâches supplier FRANCO un garçon comme Broué -qui ne sera pas suspect de sympathie "stalinienne" écrivait

      ref/P. Broué, E. Témine:La Révolution et la Guerre d’Espagne

      II.10 : La junte Casado et la liquidation de la République

      http://www.marxists.org/francais/broue/works/1961/00/PBET_Esp_2_10.htm

      La partie la plus solide du document est la demande de garantie pour les militaires et les fonctionnaires : il s’agit de sceller ainsi, au-dessus des combats, la réconciliation entre adversaires d’une même classe. Mais, sur l’ensemble, la Junte ne peut qu’aller de désillusion en désillusion. Elle veut des négociations : Franco veut une capitulation. Elle veut un traité : Franco ne veut rien signer

      . Plus loin Broué ajoute

      Deuxième affront, Franco refuse de négocier avec Casado et Matallana ; il n’envisage que la reddition et exige pour traiter des officiers de grade moins élevé. Casado s’incline et désigne deux officiers d’état-major, le commandant Leopoldo Ortega et le lieutenant-colonel Antonio Garijo, attaché à Miaja depuis de nombreuses années (mais que Franco récompensera plus tard « pour services rendus » à la cause nationale)

      Pourquoi ne pas évoquer l"’après trahison.."

      - MERA avait réussi à quitter Madrid et s’était réfugié en Algérie. A Oran exactement.

      Là les mêmes ordures qui ont livré aussi mon grandpère,arrêté en France pour son role dans laM.O.I , livré aux nazis, interné au camp de Djelfa , en algérie aussi , ont expédié MERA chez Franco, en février 1942.

      En 1943 , l’ex dirigeant anarchiste a été condamné à la mort,

      il a été libéré en 46 suite à une mesure qui avait ramené sa peine à30 ans de prison.

      Comprenons nous bien : Ce n’est pas parce que cette mesure est assez rarissime
      que je partage certaines insinuations qui ont circulé quant à telle ou telle"coopération" rumeurs dans certains milieux -Toulouse notamment- aussi dégueulasses que ce qui apu se dire en France sur AUBRAC par exemple-

      .
      Ce que je trouve insupportable et qui d’ailleurs justifiera que nous ne poursuivions pas ce "hors sujet", c’est que le jour anniversaire de la condamnation à mort(celle ci non remise en cause., ni commuée .) du communiste Julian GRIMAU, on vienne chanter les vertus de l’anarchisme en s’entétant à se référer à un type qui a pu mourir maçon en France..après avoir aidé à ce que des pelotons fascistes exécutent les camarades de Julian GRIMAU...que CASADO et les putchistes socialos et anars avaient "oublié" en cellules...

      il m’est impossible-tu m’en excuseras- de rester de marbre quand la confrontation conduit à tresser des lauriers à un mec qui a tiré dans le dos des défenseurs farouches de Madrid !

      Pas plus qu’il ne serait sérieux que je m’"amuse" à expliquer que les envoyés de Staline étaient de braves secouristes internationalistes uniquement chargés de remonter le moral aux combattants de la liberté !

      Tu comprends pourquoi il nous faut en rester là.

      Avec mes excuses aux participants , pour avoir rebondi sur un sujet qui n’a pas grand chose à voir avec l’article et les élections de dimanche.

      A.C

    • "Tu as ta version des faits, j’ai pour ma part les récits des acteurs rescapés , recueillis sur place- et de sources des plus diverses, de ce que furent, de l’avis même de dirigeants anarchistes, d’absolument irresponsables , contre-revolutionnaires, les méthodes visant à faire la"Révolution" an collectivisant trois fermes et en brulant cinq églises."

      Oui j’aimerais bien connaitre le nom de ces dirigeants anarchistes qui remettraient en cause leurs propres réalisations...enfin celles qu’ils encouragèrent sur le terrain s’ils dirigeaient...
      Ce n’est pas une version mais une réalité historique établie par ceux qui l’ont vécu* qu’il y eu un mouvement général/massif de collectivisations dans les régions ou la CNT anarchiste était prépondérante (Catalogne), dans celles ou les milices ouvrières ont progressé (Aragon), mais aussi dans le levant et les Asturies sous l’impulsion de militants UGT (jeunesses socialistes pour partie) associés aux CNTistes. Ce que tu nommes dédaigneusement "collectiviser trois fermes et en brulant cinq églises".

      Pendant 50 ans, et encore chez nous, les révisionnistes bourgeois ou staliniens de la guerre d’Espagne ne parlèrent pas autrement du rôle qu’y tenèrent lesanarchistes et ne s’y sont pas pris autrement pour réécrire l’histoire.

      *Abel Paz ("Durruti, un combattant libertaire dans la révolution espagnole", "chroniques passionnées de la colonne de fer"", Antoine Gimenez et les Giménologues "les fils de la nuit, souvenirs de la guerre d’Espagne", Cédric Dupont "espagne 1936-39, Ils ont osé) " autant de sources faites elles aussi de témognages vivants de témoins de cette époque, mais je préfère citer mes sources en la matière, d’autant plus que Paz ne manque pas de revenir sur le rôle trouble tenu pas les dirigeants du "camp antifranquiste" rassemblé pour affaiblir sur les plans militaires et économiques les régions lacés sous controle des milices anarchistes.

      Concernant Méra (qui je te l’accorde est resté lui meme une personnalité très controversée dans le camp anar) en gros tu me reproches de "tresser des lauriers" à Méra , pardon si j’aurais pu mieux choisir comme exemple, mais j’aurais préféré que tu me répondes sur le fond, et je me contente de le citer à propos ce qu’il dit sur le processus révolutionnaire à l’arrière du front , opinion partagée par bien des camarades (c’est vrai que j’aurais pu en choisir d’autres pour commencer, mais bon comme il était question de lui sur le site de l’étoile rouge...) camarades qui tous n’ont pas été graciés par Franco par la suite, qui tous n’ont pas balancé Julien Grimau et ses camarades, ( ça ne m’étonne pas plus que ça que Méra ait pu vouloir régler ses comptes avec certains communistes pour sauver sa peau, après les nombreux coups de poignard à son propre camp du PC espagnol).

      "Ya il une allusion qui m’échappe quand tu parles du site de l"étoile jaune" ?

      je me le demande et j’ose espérer que ce n’est qu’un lapsus évoquant la source que j’ai donnée"

      bien sûr nous autres avons pour habitude de faire des clins d’oeil limites antisémites dans nos débats avec les communistes ...histoire d’avoir l’air plus crédibles !

      Evidemment c’était un labsus !!

      Bien évidemment que ce débat n’est pas clos , qu’on en restera pas là , qu’il restera ouvert - ici ou sur d’autres fils - et c’est tant mieux pour ceux qui cherchent à comprendre.

    • tous des pourris,je ne vote pas

      On peut estimer qu’ils se trompent, ou bien qu’il est totalement inutile de voter pour eux (ou de voter tout court), ou bien....

      Mais mettre Arthaud et Poutou dans les pourris, faut vraiment avoir les neurones bien... pourris, justement.
      Tu devrais consulter... (ma réponse est du même niveau que la profonde pensée à laquelle elle répond)

      Et pour reprendre le titre de l’article initial (sur un rythme de slogan) :

      Y a pas que le pouvoir, qui est maudit,
      Y a aussi la connerie !
      Résistance !

      Ou encore :

      Qui sème la misère
      Récolte la colère !
      Qui sème la connerie
      Récolte Sarkozy !

      Chico

    • Le problème d’Arthaud et de Poutou, c’est qu’ils rentrent dans un cirque pourri qu’ils dénoncent pourtant. Le cirque électorale, la société du spectacle, les médias bourgeois, les élections bourgeoises. C’est bien beau de cracher dessus, mais quand on se prétend marxiste révolutionnaire, c’est dans la rue, dans les mobilisations, qu’on agit.

    • Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour agir concrètement, avec 4 ans de lutte victorieuse pour sauver 1000 emplois directs, Poutou, militant révolutionnaire et syndicaliste, est très bien placé.
      Ainsi que la plupart des militants du NPA et de LO, qui n’attendent pas la soupe des nomenclatures PS et FdG.
      Ils ne disent d’ailleurs qu’une chose : seule la lutte nous évitera la barbarie qui vient, peu importe le comédien d’alternance qui sera sur les planches.