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Dernière Minute : un troisième porte-avion US prend la mer en urgence

Publie le samedi 3 février 2007 par Open-Publishing
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Le porte avion Ronald Reagan a pris la mer précipitamment. Après le Einsenhower, déjà dans la région, le Stennis, en route vers le Golfe, le Baatan, qui vient de franchir le canal de Suez, cette nouvelle mobilisation inopinée renforce la probabilité d’un conflit avec l’Iran.

360 marins ont quitté la base de Leemore jeudi dernier pour rejoindre le porte-avion Ronald Reagan qui doit reprendre la mer plus tôt que prévu, dans le cadre du déploiement de forces décidé par le président Bush.

Parmi les marins mobilisés, Christian Gibbs comptait passer plus de temps avec sa famille après avoir passé six mois en opération jusqu’en juillet dernier.

« C’est plutôt rapide » dit gibbs, commentant sa mobilisation.

D’habitude les marins ont plusieurs mois pour se préparer à une nouvelle mission, et passent plus d’une année à terre avant de repartir.

En tout, 600 marins doivent rejoindre le Reagan, qui doit prendre la mer aujourd’hui pour l’ouest du Pacifique.

Quarante avions F-18 Hornet et Super Hornet doivent quitter Leemore dimanche et rejoindre le porte-avion.

Le déploiement rapide du Reagan relève du « Plan d’Intervention de la Flotte » qui, selon la Navy, permet au forces armées de répondre rapidement à une mission.

« Nous l’avons appris il y a quinze jours » dit David Pepper au sujet de ce déploiement. « Cela a été un choc ».


L’annonce de ce troisième départ ne peut que renforcer les craintes d’une action militaire imminente.

Plusieurs spécialistes ont jusqu’à présent considéré la présence de deux porte-avions US dans le golfe comme pouvant relever de la rotation « normale » de ces unités.

Stratfor, publication spécialisée dans les questions de défense estimait il y a peu que le départ du Stennis entrait dans ce schéma, mais jugeait l’éventualité de la présence de trois porte-avions sur zone comme relevant d’une configuration inhabituelle.

Chris Nelson, partageant la même analyse, établissait le niveau de déploiement préliminaire à une intention réellement hostile à trois unités.

Compte tenu de ces éléments, le départ précipité du Ronald Reagan, 6 mois plus tôt que ne le prévoyaient les équipages, confirme que les actions de l’administration US prennent aujourd’hui un tour très dangereux.

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