Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Salaire, oui ! Emploi, non !
de : reseau salariat
jeudi 2 février 2012 - 11h08 - Signaler aux modérateurs

Par Bernard Friot

Jeudi 17 Novembre 2011

"Faut-il couper le cordon entre travail et protection sociale ?" : cette question a deux objets distincts qui appellent chacun une réponse : le lien entre cotisations sociales et travail, le lien entre prestations sociales et travail. Mais il faut préalablement reformuler la question car, prise au mot, l’interrogation sur la rupture du lien entre protection sociale et travail n’a pas de sens. Aucune monnaie (non inflationniste) n’existe qui n’ait son fondement dans la valeur économique créée par le travail. Cotisations et prestations sociales ont leur origine dans le travail, tout comme le salaire direct du salarié, le bénéfice du travailleur indépendant et le profit de l’employeur ou de l’actionnaire ont leur origine dans le travail. Telle qu’elle est posée, la question amalgame travail, salaire et emploi. Pour être intelligible, elle doit être reformulée dans ces deux questions que nous examinerons successivement : faut-il lier cotisation sociale et salaire ? Faut-il lier prestations sociales et emploi ? Faut-il lier cotisation sociale et salaire ? Oui !

La ponction sur le produit du travail qu’opère la cotisation a deux caractéristiques : elle se fait directement sur la valeur ajoutée (elle vient donc en concurrence avec le profit, le bénéfice et le salaire direct dans le partage de la valeur ajoutée) et elle se calcule exactement comme le salaire direct, 83% environ du salaire direct pour les emplois payés au-delà de 1,6 Smic. Chaque fois qu’un salaire direct prend 100 sur la valeur ajoutée, automatiquement, la cotisation en prend 83 pour financer le salaire socialisé. Au niveau macroéconomique, salaires directs et cotisations sociales ponctionnent 60% de la valeur ajoutée.

Que signifie le strict lien, dans le mode de calcul de la ponction sur la valeur ajoutée, entre le salaire direct et la cotisation sociale ? Le salaire direct est ponctionné au nom de la qualification : celle du poste pour les salariés de statut privé, celle du grade pour les fonctionnaires. La qualification est l’attestation que tel poste ou tel grade va contribuer à tel niveau à la production de valeur économique, et qu’il vaut donc tel salaire direct (à ne pas confondre avec la certification : le diplôme ne génère en tant que tel aucun salaire, car il renvoie au travail concret producteur de valeur d’usage, et non pas au travail abstrait producteur de valeur économique). Certes, qualifier le poste comme le fait l’emploi privé est bien moins émancipateur que qualifier la personne comme le fait le grade dans la fonction publique, mais c’est lier le salaire, et donc le salarié, à la production de valeur économique. Ponctionner la cotisation comme l’élément socialisé du salaire, c’est la poser, elle aussi, comme expression de la contribution à la production de valeur économique : les soignants payés par la cotisation maladie contribuent à la production de valeur économique alors même qu’ils produisent du non marchand ; les chômeurs payés par la cotisation chômage contribuent à la production de valeur économique alors qu’ils n’ont pas d’emploi ; les retraités payés par les cotisations vieillesse contribuent à la production de valeur économique alors qu’ils produisent du non marchand et qu’ils n’ont pas d’emploi. Faire de la cotisation un doublon du salaire direct, c’est faire exister comme travail producteur de valeur économique des activités qui ne génèrent aucun profit parce qu’elles sont non marchandes et non subordonnées à un employeur et, par son intermédiaire, à des actionnaires. C’est prouver à grande échelle (un tiers du PIB aujourd’hui) que le travail tout entier pourrait sortir de l’emploi, c’est-à-dire du carcan de la production de valeur pour l’actionnaire. Les réformateurs veulent remplacer la cotisation sociale par une autre ponction sur le produit du travail, selon quatre grandes voies qui éliminent la protection sociale comme salaire socialisé, et donc la reconnaissance des personnes comme contribuant hors emploi à la création de valeur économique :

la CSG : la protection sociale n’est plus liée à la qualification mais au revenu : les personnes sont définies non plus par leur contribution à la valeur économique mais par leur niveau de revenu. La réduction des inégalités, la juste contributivité se substituent dans le débat public à la question de la maîtrise de la valeur économique. la TVA : les personnes sont des consommateurs. On reconnaît là le rôle que concède le capitalisme aux personnes : des êtres de besoin ayant droit à du pouvoir d’achat. la taxation du profit : la propriété lucrative (contre laquelle s’opère la ponction salariale sur la valeur ajoutée) est légitimée puisqu’elle sert à financer la protection sociale, tandis que la cotisation est, par fausse symétrie, suspectée d’être une "taxe sur le salaire". la capitalisation : même effet de légitimation de la propriété lucrative, alors que la cotisation fait la preuve, à grande échelle, qu’ont peut financer des engagements aussi massifs et de long terme que les pensions sans aucune accumulation financière, et donc qu’il serait possible, sur ce modèle réussi, de financer l’investissement sans aucune propriété lucrative, par une cotisation économique prélevée sur la valeur ajoutée à la place du profit.

On le voit, ces quatre voies sont très régressives si on les compare à la cotisation comme salaire socialisé. Le salaire socialisé subvertit le capitalisme en son centre, la propriété lucrative et le déni que les personnes maîtrisent la valeur économique, maîtrise réservée exclusivement aux détenteurs de la propriété lucrative. La CSG, la TVA, la taxation du profit et la capitalisation confortent au contraire cette logique du capital. Faut-il lier prestations sociales et emploi ? Non !

C’est le cœur de la sécurité sociale que de déconnecter droit aux prestations sociales et emploi. Heureusement que ce n’est pas mon employeur qui paie mes dépenses de santé ou ma pension, heureusement que mon droit à indemnisation du chômage ou à prestations familiales existe alors même que je n’ai aucun emploi. Les droits salariaux sont indépendants de la relation d’emploi, c’est là l’autre dimension émancipatrice de la sécurité sociale, l’affirmation du droit aux prestations contre le paternalisme d’entreprise, contre le chantage à l’emploi et la soumission à la culture d’entreprise, contre les aléas du marché du travail ou du chiffre d’affaires de l’entreprise. Et cela grâce à une mutualisation large du financement par salaire socialisé, et à des conditions de distribution des prestations qui les délient de l’emploi.

Les réformateurs veulent reconnecter prestations sociales et emploi et donc réaffirmer que seul l’emploi, seule la production de valeur pour l’actionnaire, sont la matrice légitime des droits salariaux :

condition toujours plus drastique de contributivité en termes de durée d’emploi (avec son inévitable pendant dans le déplacement d’une partie de la protection sociale vers l’assistance) ; affirmation de la mutualité d’entreprise contre l’assurance maladie, et d’une manière générale construction de deux "piliers", l’un "public" financé par la CSG et l’autre "professionnel" financé par la cotisation, ce qui nous renvoie au passé du binôme Etat/entreprise que précisément la socialisation du salaire a dépassé, et fait dépendre de l’emploi les droits à prestations ; remplacement du droit au salaire par l’employabilité et la sécurisation des parcours professionnels : les chômeurs n’ont pas droit au salaire mais à l’emploi ; affirmation de la responsabilité sociale de l’entreprise et préconisation du principe du pollueur-payeur à la place de la mutualisation du risque : ce principe est le verrou qui interdit aujourd’hui tout progrès dans la reconnaissance des maladies professionnelles et des accidents du travail, et il aura les mêmes effets catastrophiques s’il est étendu à la couverture maladie et au chômage. La sécurité sociale réduit au contraire la responsabilité sociale de l’entreprise en ne faisant pas dépendre les prestations de l’employeur et en unifiant à l’échelle nationale les taux de cotisation ; promotion de la pension par comptes notionnels (ou par points) : alors que la pension comme salaire continué, qui pose que les retraités ont droit au salaire à vie, repose sur l’âge et le taux de remplacement, sa dérive en revenu différé repose sur la durée de la carrière dans l’emploi, la pension étant non plus la reconnaissance de la qualification actuelle du pensionné mais la contrepartie de ses emplois passés.

Le lien des cotisations sociales au salaire direct et la déconnexion des prestations aux emplois sont les deux fondements anticapitalistes de la sécurité sociale que les réformateurs, dans leur effort pour maintenir en selle le capital, tentent de détruire en déliant cotisation et salaire et en conditionnant les prestations à l’emploi. Combattre la réforme suppose d’une part d’être au clair sur ces fondements anticapitalistes de la sécurité sociale, d’autre part de s’appuyer sur eux pour les pousser plus loin dans une démarche révolutionnaire : salaire à vie à la place du marché du travail (et donc pleine qualification à la place du plein emploi), cotisation économique à la place de la propriété lucrative (et donc suppression du crédit).

http://www.reseau-salariat.info/d48...



Imprimer cet article





Les manipulations de macron, pour "piller" , nos retraites révélées au grand jour
lundi 9 - 20h13
de : nazairien
2 commentaires
Delevoye et le think tank "Parallaxe"
lundi 9 - 13h59
de : Mat
2 commentaires
Les liaisons troubles de Jean-Paul Delevoye avec le milieu de l’assurance !
lundi 9 - 11h43
de : lullal
3 commentaires
Emission - Grève SNCF : Cheminots et cheminotes luttent pour tout le monde !
lundi 9 - 11h14
de : Emission Polémix et La Voix Off
(video) Pour gagner : « reconduction, auto-organisation, généralisation » de la grève
lundi 9 - 07h13
2 commentaires
Grève : le scénario catastrophe d’un "lundi noir" se précise, la RATP et la SNCF alarmistes
dimanche 8 - 19h08
de : nazairien
Le labyrinthe.
dimanche 8 - 16h14
de : L’iena rabbioso
(video) « Nos camarades de la SNCF et la RATP ne veulent pas de chèques, ils veulent qu’on fasse grève avec eux »
dimanche 8 - 16h06
Convergence des luttes : 5 décembre : les manifs dans plus de 45 villes en France ! à suivre... (vidéos)
dimanche 8 - 11h37
de : nazairien
6 commentaires
LA TERRORISATION DÉMOCRATIQUE
dimanche 8 - 11h31
de : Ernest London
Jamais 2 sans 3
samedi 7 - 18h14
de : jean1
3 commentaires
Un peu plus de musique
samedi 7 - 18h08
de : jean1
UN PEU DE MUSIQUE
samedi 7 - 17h58
de : jean1
Suppression des régimes de retraites des parlementaires ?
samedi 7 - 09h08
de : Jean-Marie Défossé
Reportage photo : Manifestation à Paris pour les retraites- jeudi 5 décembre 2019
vendredi 6 - 21h39
de : jean1
Grève de la destruction du monde à Saint-Victor
vendredi 6 - 18h36
de : AMASSADA
Comment Maduro, a t il pu laisser faire cela, livrer « Stan Maillaud » au psychopathe macron (vidéo)
vendredi 6 - 17h07
de : nazairien
2 commentaires
Verdi, ancien « vrai journaliste », nous fait, une analyse extremement détaillée de cette puissante mobilisation du 5-12
vendredi 6 - 15h44
de : nazairien
1 commentaire
Quand les riches détruisent des bâtiments publics, avec le soutien de la justice
vendredi 6 - 13h00
de : Louisette
1 commentaire
Les Etats-Unis se hasardent-ils à considérer la CHINE comme une République bananière ?
jeudi 5 - 22h46
de : JO
Le principe de continuité du mouvement de grève
jeudi 5 - 20h03
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Grève du 5 décembre : manif monstre à Saint-Nazaire
jeudi 5 - 13h12
de : naairien
6 commentaires
LREM, Macron, farandole de casseroles : A mettre dans le livre des records (document Médiapart)
mercredi 4 - 23h53
de : nazairien
1 commentaire
Un mouvement de grève ne nous empêche pas de vous proposer nos programmes, bien au contraire ! C’est l’heure de l’mettre
mercredi 4 - 22h07
de : Hdm
VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE REVOLUTIONNAIRE
mercredi 4 - 19h55
de : Nemo3637
Pas d’argent pour les Retraites ?
mercredi 4 - 17h49
1 commentaire
Spectacle ’Du Gabon à la Russie’ le 7 décembre à Nantes : exil, amour, justice
mercredi 4 - 00h41
Retraites des fonctionnaires : ça va saigner pour les enseignants, les paramédicaux et les agents territoriaux
mardi 3 - 14h01
« Rassemblement non stop » : les pompiers veulent occuper la place de la République une semaine entière (vidéo)
lundi 2 - 20h25
de : nazairien
4 commentaires
En grève jusqu’à la retraite !
lundi 2 - 12h47
de : jean1
2 commentaires
Acte 55 Gilets Jaunes à Toulouse ! Témoignage d’un vrai REPORTER !
dimanche 1er - 20h40
de : JO
CRITIQUE du TRAVAIL salarié et de la RELIGION
dimanche 1er - 15h49
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Vous avez dit : Un monde multipolaire ? Autre démonstration !
samedi 30 - 10h58
de : JO
1 commentaire
EPO et Hamster chinois.
vendredi 29 - 18h03
de : L’iena rabbioso
L’éruption de la faim - C’est l’heure de l’mettre !
vendredi 29 - 12h44
de : Hdm
1 commentaire
CONVERGENCE DES LUTTES : Contribution !
vendredi 29 - 12h14
de : JO
BOLIVIE : La succession d’EVO Morales assurée et organise la Résistance !
vendredi 29 - 11h25
de : JO
Un 5 décembre fort ou exceptionnel ! L’état de la mobilisation secteur par secteur
vendredi 29 - 07h36
1 commentaire
Xavier Kemlin, star déchue de la complosphère d’extrême-droite
jeudi 28 - 17h21
de : Blanqui75
1 commentaire
BOLIVIE : suite du complot contre EVO MORALES + corruption à la clé !
jeudi 28 - 11h57
de : JO
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Devenir adulte, c'est apprendre à vivre dans le doute et à développer, au travers des expériences, sa propre philosophie, sa propre morale. Éviter le "prêt-à-penser". Hubert Reeves
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite