Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Entretien avec l’historien Eric Aunoble : Du "Grand Soir" à "l’espoir levé à l’Est", comment le mythe révolutionnaire a-t-il perduré ?
de : Ferdinand
mardi 7 novembre 2017 - 08h05 - Signaler aux modérateurs
JPEG - 51.4 ko

Eric Aunoble, historien et enseignant à l’université de Genève qui interviendra lors de notre 4ème journée de commémoration critique du centenaire, a accepté de répondre à quelques questions préalables sur la Révolution russe et ses mythes. Nous l’en remercions.

Au delà de cette interview, nous invitons celles et ceux que le sujet intéresse à se plonger dans ses deux ouvrages de référence :

La Révolution russe, une histoire française. Lectures et représentations depuis 1917 (La Fabrique, 2016)

"Le communisme tout de suite !", le mouvement des Communes en Ukraine Soviétique (1919-1920) (Les Nuits Rouges, 2008)

Votre travail universitaire vous a orienté vers la Révolution russe. Est-ce à dire que, pour vous, l’utopie sociale y résidait ?

En fait, ce n’est pas le travail universitaire qui m’a orienté vers la Révolution russe, mais plutôt la révolution qui m’a orienté vers la recherche historique. Quand j’avais 14-15 ans, j’ai fait plusieurs voyages en URSS. C’était l’époque de Brejnev ; rien d’utopiste mais plutôt du très conformiste. En même temps, beaucoup d’égalitarisme comparé à la France petite-bourgeoise que je connaissais : les ouvriers mieux payés que les médecins, les femmes qui travaillent au terrassement des rues, les facs envahies l’été d’ouvriers qui passent les examens de leurs cours du soir ; et puis une distance sociale bien moindre qu’en France entre dirigés et dirigeants. Cela n’empêchait ces derniers d’être souvent de beaux salopards et de parfaits arrivistes, mais ils n’avaient pas le dixième de la morgue que le moindre pharmacien de province peut avoir pour les prolos.

À partir de là, tu t’aperçois que rien de ce qui fait la vie sociale en France n’est naturel : ni la publicité, ni la religion, ni les patrons ! Et tu te demandes d’où ça vient. Pas besoin d’être bien malin pour remonter à 1917, vu la quantité de statues qu’il y avait ! Ensuite, il a fallu attendre après 1991 pour que les archives soient ouvertes et que je puisse y faire un tour et y trouver le matériau de ma thèse sur les communes.

La Révolution russe a-t-elle, selon vous, remplacé l’espoir du Grand Soir ?

Je crois qu’à partir de 1917, la Révolution russe a plutôt incarné et non remplacé le Grand soir pour quelques décennies. Les révolutionnaires français, socialistes, anarchistes mais surtout syndicalistes voulaient renverser le pouvoir de la bourgeoisie et s’accordaient plus ou moins sur le fait que la Travail ferait cette révolution. Mais le Grand soir comme la Grève générale restaient assez abstraits. Avec les soviets, ça devenait très concret : élections dans les usines, constitution de conseils à différents niveaux territoriaux, conseils qui se coordonnent et créent une administration pour répartir le travail et les richesses, mais qui créent aussi une garde rouge (qui s’entraîne sur le temps de travail !) car "qui a du fer a du pain" comme disait Blanqui.

J’ai travaillé récemment sur les archives de Raymond Péricat, secrétaire de la Fédération CGT du Bâtiment de 1908 à 1912 et opposé à la guerre de 1914. Péricat avait recopié dès l’été 1917 les bulletins du soviet de Petrograd (bulletins qui étaient traduits et diffusés à l’étranger), alors que ce soviet était encore dirigé par des "modérés". Conseil ouvrier, ça lui parlait. De même que lui parlerait vite "le bolchevisme de 1917" : contre la guerre, pour que les conseils ouvriers prennent le contrôle du pays !

Est-ce la Révolution russe ou la Patrie du Socialisme qui constitue ce mythe ?

Par la suite, je dirais qu’à partir des années 1930, l’image de la Russie soviétique est passée de l’incarnation de l’espoir de révolution au mythe de patrie du socialisme. Cela correspond à la période d’industrialisation stalinienne. L’URSS produit de plus en plus et manque de bras exactement au moment où le monde capitaliste s’enfonce dans la crise après 1929 : c’est un sacré argument ! En même temps, le mouvement communiste officiel va bientôt cesser d’en appeler à la révolution tout de suite. Sans même parler de toutes les manœuvres qu’on pourrait leur reprocher, on voit les communistes vanter d’autant plus l’URSS qu’ils appellent moins à la révolution. Regardez le PCF : Front populaire, Libération, Union de la gauche, il y a toujours une étape à accomplir avant que la révolution ne soit à l’ordre du jour. Et si vous voulez voir le "vrai" socialisme, allez en URSS.

En quoi la Russie soviétique a-t-elle pu tenir du mythe pour les peuples étrangers ?

Comme je le disais, après 1929, c’est le pays qui ne connaît pas la crise mais le "boum" économique. Il faut lire Au-delà de l’Oural de John Scott (réédité aux Bons Caractères en 2010) : c’est le témoignage d’un jeune américain de gauche qui, plutôt que de rester chômeur au pays, part s’embaucher à Magnitogorsk pour édifier et une usine et une ville. Après 1945 et jusqu’aux années 1970, ce sont les pays qui se libèrent du colonialisme qui voient dans l’URSS un modèle de développement indépendant de l’impérialisme des grandes puissances (et leurs dirigeants y voient un moyen de mener le peuple à la baguette, quitte à changer l’idéologie de départ). En France, avec le retour de la crise économique dans les années 1970, le rêve soviétique retrouve un peu d’éclat. Je me souviens des reportages à la télé sur la Fête de l’Humanité où un militant criait "où est-ce qu’il n’y a pas de chômage ?" et la foule de répondre "En URSS !".

Surtout, pour les communistes français, l’URSS et plus largement le bloc de l’Est, c’était concret : un lieu de villégiature pour l’été au bord de la mer Noire, un appareil-photo 24x36 Reflex de marque Zenit, Kiev ou Praktika, une voiture Lada, Skoda ou Polski. Dans des milieux pas bien riches, c’était une sous-société de consommation avec en plus la satisfaction de se dire que les dirigeants étaient des camarades ! Cette attitude "touristique" n’était parfois pas beaucoup plus saine que celle du beauf qui va au Club à Djerba et se croit tout permis avec les autochtones.

Mais il y avait un autre élément : c’était quand même des pays où il n’y avait pas de patrons. Certes, il y a fait des chefs, des dirigeants (et même beaucoup), mais personne qui pouvait dire "cette entreprise m’appartient".

J’ai des souvenirs de quartiers ouvriers de province où il y avait deux originaux : le cowboy qui habillait tout sa famille façon western et se saignait aux quatre veines pour bichonner sa Cadillac ; le "cosaque" qui roulait en Lada, vendait L’Huma et avait une collection de cartes postales des plages roumaines. Cela peut paraître ridicule, mais dans les deux cas, c’était le rêve d’un pays où tu n’aurais pas de patron sur le dos.

Vous mentionnez un fil de transmission militante qui serait rompu mais n’est-ce pas une nécessité pour casser les interprétations par trop manichéennes ?

Il y a rupture et rupture. Les meilleurs athées et anticléricaux se formaient dans les familles catholiques : ils connaissaient très bien ce avec quoi ils rompaient. La rupture de la transmission militante sur 1917 ne s’est malheureusement pas faite par la contestation du mythe stalinien par une jeune génération voulant retrouver la voie révolutionnaire, mais plutôt par un abandon progressif de l’intérieur, dans le milieu du PCF, mais aussi largement à l’extrême-gauche. Le PCF était trop occupé par la dernière perspective d’union des forces progressistes pour ressasser les soviets. Et à l’extrême-gauche, beaucoup ont préféré suivre le chant de sirènes révolutionnaires plus exotiques : Chine, Cuba, Vietnam, Nicaragua, Chiapas, Venezuela et aujourd’hui "Rojava" kurde.

Cela fait mal au cœur de voir des gens former autant d’espoirs, si vite déçus, mais surtout si peu féconds pour penser et agir pour changer les choses ici et maintenant. Les espoirs de 1917 ont été déçus assez vite, j’en conviens. Mais l’onde de choc a été beaucoup plus longue à se dissiper et c’est toute une séquence qui va de 1917 à 1956 en passant par 1936 où il était clair que la Révolution, c’était les conseils ouvriers et le contrôle des entreprises, rien de moins. Et infiniment plus que les prix réglementés, les maisons de la culture et des procédures de vote complexes...

La Révolution russe a-t-elle vraiment été une histoire française ? Peut-elle le redevenir ?

L’élément marquant de cette "histoire française" était précisément l’introduction d’un événement étranger dans la culture politique ouvrière en France. Dans le milieu communiste avant le Front populaire, 1917 faisait au début de l’ombre à 1789, ce qui n’était pas un mince exploit ! En général, on est enfermé non seulement dans des récits manichéens, mais aussi dans des récits nationaux, surtout en France, avec les Droits de l’Homme, la République... La sécession du monde ouvrier vis-à-vis de la société bourgeoise voulait se marquer aussi dans les références historiques, culturelles. Cela a constitué l’aura de l’URSS.

Par contre, je ne sais pas si 1917 pourra redevenir une histoire française au-delà de militants les plus politisés : la mémoire de 1917 a fait peur à la bourgeoisie pendant très longtemps et cela suffisait à en faire vivre le souvenir parmi les travailleurs. Aujourd’hui, je crois que les capitalistes se sont enfin remis de leur panique d’il y a un siècle !

Le récit militant ne doit-il pas se nourrir de la recherche historique ?

Oui, évidemment, et réciproquement. On le voit avec la Commune de Paris : les premiers historiens étaient des militants, des acteurs. Ce sont les organisations ouvrières qui ont entretenu la mémoire et développé l’histoire de 1871 à une époque où le sujet était tabou à l’école et à l’université. Aujourd’hui, le travail des historiens réactive une mémoire qui flanche…

Pour 1917, c’est plus compliqué. Il y a la barrière de la langue, il y a eu celle de la censure et de la falsification staliniennes. Peu de sources et beaucoup d’idéologie dans ce qui s’est écrit. Et cela satisfaisait beaucoup de militants de diverses tendances. Chacun était content d’avoir son bréviaire et ne cherchait pas à échanger et convaincre sur le fond. Quand j’étais adolescent dans les années 1980, j’avais deux potes en lycée professionnel, l’un trotskiste, l’autre anarchiste. Ils se sont engueulés longtemps sur un révolutionnaire russe, bolchevik d’après l’un alors qu’il était libertaire pour l’autre. Ils parlaient de Bakourine, l’un confondant avec Boukharine, l’autre avec Bakounine !

Publier à la Fabrique ou aux Nuits Rouges a-t-il un sens historique, idéologique, économique ?

Quand j’ai fini ma thèse sur les communes (1000 pages !), je voulais faire publier la partie qui concernait la guerre civile, la mobilisation des classes pauvres, le rôle du Parti, l’utopie… J’ai contacté les maisons d’édition L’échappée, Aden, La Digitale, Agone, Les Nuits Rouges, L’Insomniaque et Nautilus. J’ai rencontré les gens de L’échappée, intéressés par le côté utopique mais qui ne se voyaient pas publier un texte de format universitaire. L’éditeur Les Nuits Rouges était intéressé aussi et ça tombait bien, car j’aimais bien ce qu’il faisait : un inventaire des révolutions du XXème siècle, dans un esprit "old school" mais pas sectaire. Et cela s’est donc fait.

Pour le second livre, c’est Eric Hazan qui m’a contacté pour me proposer le projet : il pensait qu’il fallait préparer le centenaire par un petit bouquin reprenant l’historiographie française à rebrousse-poil du Livre noir du communisme [1], etc. Et comme il avait bien aimé le livre sur les communes, il avait pensé à moi. De mon côté, une partie des prises de position de La Fabrique me hérisse, autour des Indigènes de la République notamment. Par contre, leur sincérité et leur engagement sont indéniables : ce sont des gens qui se battent bel et bien contre l’ordre social. Et ils éditent de bons bouquins. C’est flatteur d’être sur leur catalogue !

Seriez-vous à Genève le dernier des Zimmerwaldiens ?

La question est flatteuse là aussi, mais la réponse est non ! Même si la Suisse a la réputation méritée de citadelle de l’esprit bourgeois, c’est aussi un lieu de tradition révolutionnaire vivace.

Parlant de Zimmerwald, l’Association pour l’étude de l’histoire du mouvement ouvrier (AEHMO) de Genève avait organisé un colloque sur ce sujet en 2015. C’est une association qui édite une belle revue et qui fait travailler ensemble des universitaires et/ou des militants. J’ai participé à une journée d’études en septembre dernier sur les monuments ouvriers, pendant laquelle un camarade retraité du syndicat du Bâtiment a raconté comment ils avaient eux-mêmes érigé sans autorisation une pierre en hommage aux anti-fascistes tués par l’armée sur la plaine de Plainpalais au centre de Genève, le 9 février 1932.

Par ailleurs, ma collègue Korine Amacher est spécialiste du mouvement révolutionnaire russe [2]. Je croise souvent Jean-François Fayet, spécialiste du "soft power" soviétique. Il vient de faire un boulot très intéressant sur les commémorations d’Octobre en URSS. C’est un type passionné et passionnant !

Sur des thèmes plus éloignés de mes recherches, je pourrai encore citer deux collègues qui travaillent avec des organisations militantes et notamment syndicales : Charles Heimberg, spécialiste de l’enseignement de l’histoire, et Stefanie Prezioso, spécialiste de l’exil antifasciste. C’est plutôt à Paris que je peux me sentir seul dans le milieu des historiens !

Rendez-vous le samedi 11 novembre 2017 pour poursuivre ces échanges et réflexions, lors de la journée de commémoration critique de l’année 1917 intitulée "Chagrin révolutionnaire".

http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php...



Imprimer cet article





Force ouvrière : un congrès qui s’annonce houleux
dimanche 22 - 09h31
2 commentaires
Garantir le maintien du pouvoir d’achat : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron…
samedi 21 - 23h02
de : Albert
Quand la DILCRAH combat la pédagogie de l’antiracisme
samedi 21 - 21h21
de : UJFP
Peuple-classe 99 % en lutte de Rennes en jonction le 19 avril.
samedi 21 - 18h19
de : Christian DELARUE
CRACK CAPITALISM - 33 thèses contre le capital
samedi 21 - 10h18
de : Ernest London
La lutte et la solidarité grandissent avec les cheminots à Puyoo comme ailleurs !
samedi 21 - 08h42
de : Sémard
"Malheur au pays dont le prince est un enfant"
vendredi 20 - 20h12
de : Deeplo
Crime de lèse majesté
vendredi 20 - 17h23
de : irae
1 commentaire
CFDT et FO pas de 1er mai unitaire
vendredi 20 - 14h14
2 commentaires
Frédéric Lordon : et voilà le sens du pari du 5 mai
vendredi 20 - 11h43
4 commentaires
Tolbiac évacué par la police à 5 heures du matin !!! (videos et photos)
vendredi 20 - 07h45
1 commentaire
Usager.e.s et grévistes, nous avons les mêmes intérêts :
 la défense d’un service public de qualité au service du public
vendredi 20 - 07h07
de : via Ch DELARUE
Fonctionnaire(s) et syndicalisme : Pour faire société.
jeudi 19 - 22h01
de : Christian DELARUE
L’insoupçonnable profondeur de la déroute / C’est l’heure de l’mettre - Radio
jeudi 19 - 20h07
de : HDM
Notre-Dame-des-Landes : "Le gouvernement est animé par une idéologie individualiste et capitaliste
jeudi 19 - 18h55
de : jean 1
1 commentaire
Etat espagnol : ¡ Ay Podemos !
jeudi 19 - 16h40
de : Antoine (Montpellier)
1 commentaire
info technique concernant le service mail de la poste
jeudi 19 - 16h17
de : info technique
1 commentaire
Grève SNCF : « C’est plus fort qu’en 2014 et 2016, mais moins dynamique. »
jeudi 19 - 08h38
La CGT Mines Energie appelle à la grève à partir de ce jeudi et jusqu’au 28 juin
mercredi 18 - 16h00
Grève : la CGT-RATP dépose un préavis pour jeudi et vendredi
mercredi 18 - 15h34
de : CGT-RATP
Sciences Po Paris à son tour occupée par des étudiants (video)
mercredi 18 - 14h51
3 commentaires
Comme dirait Ruffin un bol d’air...belge (video)
mercredi 18 - 13h26
de : irae
3 commentaires
SNCF : les grèves commencent à peser sur la croissance française
mercredi 18 - 11h15
3 commentaires
Merci Nicolas Hulot, les opérations à Notre-Dame-des-Landes coûtent 300 000 euros par jour à l’Etat...
mercredi 18 - 11h01
4 commentaires
JUSTICE DE CLASSE
mercredi 18 - 09h59
1 commentaire
Ce Roi d’Espagne qui fait la leçon démocratique ! Et la République, bordel !
mardi 17 - 15h16
de : Antoine (Montpellier)
3 commentaires
Survie : il faut virer Macron par ordonnances populaires !
mardi 17 - 14h14
de : Author : Pierrick Tillet
3 commentaires
19 avril, 1er et 22 mai : printemps larvé ou explosion sociale ?
mardi 17 - 09h20
PLUS MACRON PASSE A LA TÉLÉ, MOINS IL CONVAINC
lundi 16 - 23h07
de : Luttesinvisibles
François Ruffin - On n’est pas couché 14 avril 2018 (video)
lundi 16 - 22h50
Assemblée générale - Rennes 2
lundi 16 - 21h48
Macron... non... non... non... (video)
lundi 16 - 21h44
Les mensonges sanglants de M. Macron
lundi 16 - 21h27
de : Hervé Kempf
3 commentaires
Emmanuel Macron connaît ses classiques (video)
lundi 16 - 21h20
LE 19 AVRIL, C’EST EN GRÈVE POUR REMPLIR LES RUES !
lundi 16 - 18h55
de : Info’Com-CGT
Pierre Laurent : nous pensons qu’une marche du 5 mai réussie est une marche qui additionnerait toutes les forces
lundi 16 - 15h14
de : Pierre Laurent
3 commentaires
Marie-George Buffet : 5 mai pour faire la fête à Macron, belle initiative de François Ruffin
lundi 16 - 14h21
de : Marie-George Buffet
4 commentaires
(videos et photos) Manifestation nationale inter-luttes du 14 avril à Montpellier : 2500 personnes dans les rues, centre-ville retourné, 50 interpellés, une quarantaine de gardes à vue
lundi 16 - 13h55
de : jean 1
PLUS DE 2 HEURES, TOUT CELA, POUR RIEN OU SI PEU !
lundi 16 - 12h29
de : Serge Cercelletti
1 commentaire
Olivier Faure soutient les frappes en Syrie avec Benoît Hamon !!!
lundi 16 - 11h25
3 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Si tu vis dans l’ombre, tu n’approcheras jamais le soleil. Jacques Mesrine.
LE JOURNAL DU MEDIA de 20H
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite
SOIXANTE DIX SEPT - LA REVOLUTION QUI VIENT
mardi 13 mars
de Roberto Ferrario
NOUS NOUS RETROUVONS COMME CHAQUE ANNEE POUR NOUS RAPPELER CE JOUR OU FRANCESCO LORUSSO MOURUT... LE JOUR OU LE POUVOIR FICHA UN PIQUET DE FRÊNE DANS LE CŒUR ROUGE D’UN RÊVE... LE RÊVE D’UNE SOCIETE EN COULEURS... FAIBLE FLAMME QUI COUVE SOUS LA CENDRE !!! SOIXANTE DIXSEPT - LA REVOLUTION QUI VIENT sous la direction de Sergio Bianchi et Lanfranco Caminiti 432 pp -20,00 euros 88-88738-57-6 En Italie, le mouvement politique, social, culturel, existentiel de 1977 n’a (...)
Lire la suite
Pour la création d’un Conseil de déontologie du journalisme en France. Allez jusqu’à 200 000 !!!
dimanche 11 mars
de Roberto Ferrario
Signez ici : https://www.change.org/p/pour-la-cr... Les médias et la presse jouent un rôle majeur dans la vie démocratique d’un pays. Mais ils ont aussi le pouvoir de façonner le débat public. Ce pouvoir peut donner lieu à des abus. D’autant plus qu’ils dépendent de 9 milliardaires pour 90% d’entre eux et du gouvernement pour le service public. L’émission politique de France 2 du 30 novembre 2017 dont j’étais l’invité est un modèle du genre. (...)
Lire la suite
Solidarité avec les cheminots !!!
lundi 5 mars
de Roberto Ferrario
En juin 2016 les cheminots grévistes de Versailles ont reçu un chèque de 15 000 € de la part de quatre organisations membres de la CGT. ;-) En preparation de la greve, on doit se préparer à faire la même chose de maintenant... ;-)
Lire la suite
Élections en Italie : une droite honteuse, un rayon d’espoir à gauche
mercredi 28 février
de Marc Botenga via RF
Attentat néonazi, corruption, mafia… Sur fond d’une crise inouïe, l’Italie s’approche des élections parlementaires du 4 mars prochain. Alors que la social-démocratie assume son virage ultra-libéral, la droite recycle Berlusconi et s’en prend aux étrangers. À gauche, un nouvel acteur essaie de remettre les pendules à l’heure : ce sont les partis traditionnels, et non les migrants, qui sont responsables du chômage et de la précarité. Un attentat, une droite (...)
Lire la suite
Italie : Pourquoi voter pour Potere al popolo !
mercredi 28 février
de Chiara Carratù via RF
Potere al popolo ! est né lors de l’assemblée du 18 novembre en réponse à la crise de la gauche radicale, qui risquait encore une fois de disparaître des bulletins de vote, entraînée dans des alliances avec des forces ambiguës par rapport à leurs relations avec le PD (le parcours du Brancaccio, puis la convergence en grande partie avec Liberi et Uguali), ou présente avec des propositions politiques de faibles impact sur les secteurs d’avant-garde de la classe ouvrière. Voilà (...)
Lire la suite
Italie. Ils veulent redonner le pouvoir au peuple
mardi 20 février
de Gaël De Santis via FR
Communistes, écologistes et militants des centres sociaux autogérés partent ensemble aux élections législatives italiennes du 4 mars . La gauche qui ne s’est pas rendue aux sirènes néolibérales reprend espoir en Italie. Et si elle retrouvait le chemin du Parlement  ? Depuis le mauvais score des communistes, en 2008, elle n’est en effet plus représentée dans les institutions nationales. Cette année, le monde militant antilibéral a retrouvé le chemin de l’unité, sous (...)
Lire la suite