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Lutte anti-pesticides : les maires multiplient leurs arrêtés et s’organisent en collectif

30/08/2019

Par Stéphane Robert et Rosalie Lafarge

Entretiens | Une trentaine d’élus ont suivi le modèle de l’arrêté anti-pesticides pris le 18 mai dernier par le maire de Langouët, en Ille et Vilaine. Cet arrêté a été suspendu par la justice mais les édiles se plaignent de l’inaction de l’État. Ils viennent de lancer un collectif. Environ 70 personnes se sont rassemblées le 27 août devant la préfecture de région, à Rennes, en soutien au maire de Langouët. Environ 70 personnes se sont rassemblées le 27 août devant la préfecture de région, à Rennes, en soutien au maire de Langouët. • Crédits : Suzanne Shojaei - Radio France

La lutte anti-pesticides gagne les mairies de France. De plus en plus d’élus, à l’échelle de la commune, prennent ces jours-ci des arrêtés anti-pesticides. Ils s’inspirent du texte lancé le 18 mai dernier par le maire de Langouët, en Ille-et-Vilaine, qui a été très médiatisé, avant d’être suspendu en début de semaine par le tribunal administratif de Rennes. Ces textes interdisent l’utilisation de produits phytopharmaceutiques aux abords des habitations ou de toute construction. Contestés par les préfectures, tous devraient donner lieu à des recours en justice. Mais, à quelques mois des élections municipales, ce mouvement marque le souci des maires de protéger leurs administrés et de mettre ce débat sur la place publique

Une trentaine d’élus de tous bords politiques se sont ainsi pour l’instant mobilisé, et certains ont décidé pour donner de la force à leur message de lancer un collectif. Trois nous ont répondu, à commencer par le maire sans étiquette de Langouët, Daniel Cueff :

Il y a une forme d’engouement qui se crée autour de votre initiative et après la décision prise par la justice en début de semaine. Que se passe-t-il précisément ?

C’est très surprenant parce que c’est un arrêté d’un maire d’une petite commune de 602 habitants que je suis, qui prenait une mesure d’éloignement des pesticides de synthèse des habitations pour essayer de régler un problème local entre des riverains et des agriculteurs. Cet arrêté est attaqué par madame la préfète de la République et à partir de ce moment-là, madame la préfète a communiqué sur le fait qu’elle me traînerait devant le tribunal administratif si je n’obéissais pas à ses injonctions. A partir de là, nous avons reçu une avalanche de soutiens de partout : des émissions de radio et de télévision à n’en plus finir, des milliers de soutiens citoyens. Ce matin, dans ma boîte aux lettres, j’ai encore 40 cartes postales de soutien. J’ai 47 000 messages élaborés, construits, argumentés, rassemblés par Agir pour l’Environnement. 47 000, c’est absolument colossal, ça nous dépasse. Et ma petite commune, qui n’a pas de service administratif conséquent, essaie de survivre à la situation.

47 000 messages qui vous sont arrivés comment ?

L’ONG Agir pour l’Environnement a appelé à envoyer des messages. Ils ont récolté ces messages. Ils pensaient m’en transmettre 1 000 et ils en ont reçu 47 000, qu’ils m’ont donné le jour de mon passage au tribunal administratif. C’est un exemple parmi des dizaines. Il y a des gens qui organisent des pétitions locales. Le collectif des coquelicots et des gilets jaunes du pays bigouden a réalisé une opération carte postale. Ils en ont récolté 263. Des propositions de soutien financier, des dessins d’enfants... C’est énorme.

Etes-vous sollicité par des maires d’autres communes qui veulent vous imiter ?

Oui. Et la maire de Le Perray-en-Yvelines, Paulette Deschamps, essaie avec son Directeur Général des Services de rassembler tous les maires qui prennent un arrêté. Je n’ai pas le chiffre exact, mais hier soir nous étions déjà plus de 30 à avoir pris cet arrêté. Mes collègues me contactent et leur réaction est double. La première est de dire : il faut vraiment faire quelque chose contre les pesticides de synthèse, nous aussi nous avons des habitants qui viennent nous voir en nous demandant qu’est-ce qu’on fait ? Et puis d’autres nous disent : il est quand même intolérable que vous, en tant que maire, mettiez en place une mesure de protection des populations, et que vous soyez entravés et empêchés par l’Etat. Et pire, que le président de la République vous donne raison et vous empêche de faire. Il y a quelque chose qui ne passe pas du tout chez les maires aujourd’hui.

Avez-vous l’impression que la préoccupation s’exprime en particulier vis-à-vis des pesticides, ou plus globalement de l’environnement ?

Le niveau d’information des citoyens aujourd’hui est très important. Je mesure tous les jours l’effet, par exemple, d’une émission comme Cash Investigation d’Elise Lucet. Je mesure sans cesse tout le travail que la presse a fait pour montrer le lien entre les autorisations de mise sur le marché de ces produits et les recherches qui ont permis cette mise sur le marché, qui sont des recherches de complaisance, signées par des chercheurs payés pour cela. Et ça, cela a beaucoup choqué. Et pour nous Bretons, il y a aussi ce tsunami qu’a été la démission de Nicolas Hulot. Dans sa démission sur vos antennes, il a quand même indiqué que, selon lui, on ne pouvait arriver à rien parce que la décision est aujourd’hui entravée par des lobbies qui imposent leur point de vue au gouvernement.

Ce sont donc des préoccupations plus globalement environnementales ?

Tout à fait, parce que le pesticide est une intersection entre la santé des gens, quand les gens font des analyses d’urine dans ma commune et qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont des taux de glyphosate trente fois supérieurs à la norme alors qu’ils mangent bio et leurs enfants aussi, ils tombent de leur armoire, ils sont catastrophés. Et dans le même temps, en Bretagne, il y a la question de la biodiversité, de l’eau, des abeilles. Cette notion de pesticide est une notion centrale d’une évolution de la société et d’une bascule possible de la société vers plus d’environnement. Si on règle ce problème des pesticides de synthèse dans l’agriculture, on fait une avancée écologique et environnementale majeure. Le maire de Langouët, Daniel Cueff avec ses soutiens à l’issue de l’audience devant le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine). 22 août 2019. Le maire de Langouët, Daniel Cueff avec ses soutiens à l’issue de l’audience devant le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine). 22 août 2019.• Crédits : Benjamin Fontaine - Radio France

Vous avez touché là quelque chose d’un petit peu essentiel en matière de défense de l’environnement avec cet arrêté ?

Oui, cela fait l’effet d’un révélateur, d’un analyseur, d’un catalyseur de plein de gens pas contents. Parce qu’il y a, bien sûr, toutes les ONG qui, depuis des années, se bagarrent, alertent, et n’arrivent pas à faire modifier les choses. Elles n’arrivent pas à ce que la directive européenne de 2009 soit appliquée, n’arrivent pas non plus à ce qu’on entende le Conseil d’Etat qui dit : je retoque l’arrêté pesticides parce qu’il y a des protections insuffisantes de la population. Toutes ces associations sont là et surgissent à mes côtés en très grand nombre, il n’en manque aucune. Et dans le même temps, ces ONG, ces associations se sentent aussi portées par les tas de messages qu’elles reçoivent pour me les communiquer.

Comment envisagez-vous la suite ?

En trois parties. La première est une suite juridique. Nous allons, avec mes conseils, faire appel de la décision du Tribunal administratif qui, je le rappelle, n’a pas jugé sur le fond, mais a suspendu mon arrêté. Alors que madame la Préfète aurait très bien pu le laisser vivre, et on aurait travaillé à des solutions locales, elle ne l’a pas fait. Nous allons donc essayer de faire appel auprès du Tribunal administratif de Nantes.

Ensuite, la question est : "Peut-on trouver des solutions locales dans ma commune ?" Je vais prendre des initiatives dès ce vendredi après-midi et présenter un projet au niveau de l’intercommunalité. Car certains agriculteurs se disent de toute façon ça va nous arriver, de toute façon cette bande de 150 mètres est une occasion peut-être pour nous de chercher d’autres formes de cultures sans pesticides. Nous allons essayer d’aider les agriculteurs volontaires. Mon objet principal sera de montrer comment cela peut se réaliser.

Et le troisième objectif est de continuer de porter ce débat de plus en plus sur la place publique, si on en a la force physique, mentale et morale, de porter avec des collègues maires et les citoyens. Pour dire : attention, la société aujourd’hui n’est plus en situation d’accepter de se laisser empoisonner par des produits dont on sait qu’ils sont probablement cancérigènes. Le glyphosate en particulier a été constaté de façon certaine comme cancérigène auprès des animaux. Il faut donc une notion de principe de précaution pour les êtres humains. Et ce principe de précaution est inscrit dans la Constitution française. Nous allons essayer de voir comment nous pouvons au niveau local faire respecter la constitution française. Nous sommes ambitieux, hein ! Mobilisation à Langouët (Ille-et-Vilaine) pour Daniel Cueff, le maire, convoqué par la justice pour avoir interdit l’usage de pesticides trop près des habitations. 19 août 2019. Mobilisation à Langouët (Ille-et-Vilaine) pour Daniel Cueff, le maire, convoqué par la justice pour avoir interdit l’usage de pesticides trop près des habitations. 19 août 2019.• Crédits : Loïck Guellec - Radio France Brigitte Reynaud, maire de gauche sans étiquette de Revest-des-Brousses (Alpes-de-Haute-Provence)

Vous lancez un collectif ?

Oui, nous avons créé un collectif avec le maire de Langouët et celle de Le Perray-en-Yvelines. Nous tentons de rassembler un maximum de maires pour faire bloc face à ce que l’on appelle non pas l’incompétence de l’Etat, mais pas loin. Nous sommes jusqu’ici 31 et les maires de Gennevilliers et d’Aubenas devraient nous rejoindre, ainsi que quelques autres. Cela commence à se savoir et nous avons bon espoir pour vraiment faire bloc avec la population.

Peut-être qu’il faut être ensemble pour peser, pour voir un peu comment mener une action un peu plus conséquente, un peu plus forte encore avec l’ensemble des citoyens et des associations qui voudront bien nous rejoindre. Mais quand on a lancé l’idée de ce collectif, j’avais aussi l’idée de nous rencontrer physiquement. Parce que pour l’instant, nous n’avons que des contacts téléphoniques, par mail ou sms.

Avec quel type d’actions ?

Pour l’instant, je ne peux pas vous le dire. On en est à l’état embryonnaire du collectif. On doit se voir très prochainement, tous les maires qui font partie de ce collectif et qui ont pris un arrêté. Il s’agit également de rencontrer le président de la République, la ministre de l’environnement Elisabeth Borne ou le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, pour qu’ils nous entendent à un moment ou à un autre.

Vous ne vous sentez pas écoutés ?

Cela fait quand même dix ans qu’il existe une directive européenne qui demande aux pays membres de réglementer les pesticides proches des habitations. Aujourd’hui, ce n’est pas significatif puisqu’on a une interdiction d’épandre à cinq mètres des écoles ou de certains lieux de travail ou d’habitation. Ce n’est pas suffisant à notre avis. Et nous les maires, qui sommes quand même les premiers représentants de l’Etat et les porte-paroles de la population, sur le terrain en permanence, nous pensons qu’il faut aller beaucoup plus loin. Moi, j’ai pris un arrêté de restriction de l’épandage des pesticides à moins de 500 mètres des cours d’eau, des puits de captage privé ou public, des parcelles cadastrées.

C’est aussi un appel et nous ne sommes pas contre les agriculteurs, loin de là. Nous avons envie de travailler avec eux, qu’on se mette tous autour de la table et que ce ne soit plus les industriels qui décident pour notre vie, pour notre santé. Que ce soit nous, les élus, les dirigeants et les agriculteurs, qui sommes les premières victimes de ces industriels et de ces pesticides.

Comment analysez-vous cet engouement après le cas de Langouët ?

Cela ne m’étonne pas du tout et je pense que les maires ont bien en tête leur mission et ce pourquoi ils ont été élus par la population. Car il ne faut pas l’oublier, c’est la population qui nous élit. Nous essayons de la représenter du mieux possible et de représenter aussi l’Etat du mieux possible. Nous sommes là pour protéger nos habitants, et là, nous sommes face à un cas de force majeure, pour respecter leur santé.

Les choses peuvent bouger ? Nous sommes à un moment de bascule ?

Je l’espère, je l’espère vraiment. Parce que je me bats depuis longtemps, en essayant d’inciter l’installation d’agriculteurs bio sur ma commune. Nous avons créé une alimentation bio et locale sur la commune. Il existe une fabrique de viennoiseries bio qui fait vivre une dizaine de personnes sur la commune. Cela fait très très très longtemps que je suis investie là-dedans et quand j’ai vu l’arrêté du maire de Langouët, je me suis dit : "Mais ça y est, on tient ce qu’il faut pour vraiment discuter avec les agriculteurs et nos représentants, nos dirigeants à l’Etat, puis l’Europe, pour qu’on arrête cette course vers l’enfer".

On est en train de tuer petit à petit l’humain. Parce que la Terre va se remettre de ce qu’on lui fait malheureusement subir, mais l’humain, lui, ne se relèvera pas de tout ça. Cela ne se fera pas dans les dix ans qui viennent, mais ça va aller, je pense, très vite, si on ne prend pas garde à la situation. On le voit, les insectes pollinisateurs meurent, les oiseaux disparaissent... et les pesticides en sont responsables. Plus évidemment, plus proches de nous, les cancers, les maladies de peau, les maladies respiratoires, les maladies de Parkinson... Tout ce que les scientifiques nous hurlent depuis des années, attention, si on continue dans cette direction, ça va faire des dégâts.

J’écoute les scientifiques, les médecins qui nous alertent. Et je dis aux agriculteurs : bon sang, mettons-nous ensemble pour trouver des solutions et qu’on arrête de faire faire du gras aux industriels qui ne respectent rien et qui se moquent complètement de la santé des gens. Nous sommes dans la protection de la santé publique et si nous ne faisons rien, nous les élus, par rapport à ça, on va se sentir un peu criminels. Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux, secrétaire général de l’Association des Maires de France

Faites-vous partie du collectif ?

La décision du tribunal administratif de Rennes de suspendre l’arrêté du maire de Langouët a ressuscité l’intérêt de certains de nos collègues. Donc naturellement, si les choses se structurent un peu, nous serons parties prenantes.

Le ministère de l’Agriculture indique qu’une consultation publique va être lancée début octobre, c’est un début de réponse ?

Oui, je pense que c’est positif. Cela veut dire que, sur le fond, notre démarche est bonne. Elle est d’ailleurs très bien comprise par une très très large majorité de nos habitants et des Français en général. Le président de la République a été lui-même finalement assez positif en commentant le dossier de Langouët l’autre jour. Je pense que nous allons parvenir à rouvrir le débat et à faire en sorte que nous allions plus vite dans cette affaire d’interdiction des pesticides, et du glyphosate en particulier, que la loi Labbé ne l’avait prévu. C’est positif.

Le collectif rassemble pour l’instant 31 maires, c’est le nombre qui fera la force ?

C’est un phénomène classique de boule de neige. Au début, cela met du temps à monter, quelques-uns prennent ce risque (qui limité car on ne va pas nous mettre en prison), mais après, évidemment, cela s’accélère et chacun son courage. Je pense que nous aurons le nombre. Fin septembre ou début octobre, beaucoup plus de maires auront franchi le pas. Mais je ne pense pas que ce soit le nombre, là, en l’occurrence. Nous sommes sur un sujet de société très largement partagé. Avec des médias qui en parlent de manière régulière. Je pense que le débat va se rouvrir, même si on en restait là. Ce débat ne peut pas ne pas se rouvrir.

Moi, j’ai pris cet arrêté au mois de mai. On en a parlé un tout petit peu à l’époque, et puis ça s’est un peu tassé. Il a fallu la question du tribunal administratif pour relancer l’affaire et accélérer le mouvement. Cela a porté au cube ou au carré l’intensité du message. Mais même sans ce jugement, je pense que le mouvement est en effet lancé.

Le fait que les maires des petites communes prennent ce risque, même limité, vous surprend ?

Pas du tout, parce que cela fait partie de notre rôle. Le maire n’est pas simplement le gestionnaire d’équipements collectifs, et celui qui essaie de lutter contre les incivilités. C’est aussi un élu politique, élu par la population. Il a donc une légitimité politique forte sur son territoire. Et il est tout à fait fondé, de notre point de vue, à prendre des décisions qui lui paraissent importantes pour l’avenir et la santé de ses concitoyens.

Que ce soit de petites communes, très sensibles à la question compte tenu de la présence forte de l’agriculture, est encore plus important. On voit bien que le réseau des 35 000 maires de France crée un ensemble, un réseau extrêmement important pour la vie quotidienne des gens et pour l’avenir de notre pays et de la République.

Et le fait que nos messages soient relayés de la sorte est quelque chose de très positif pour notre démocratie.

Et que cela émane de maires permet d’avoir davantage de poids que si cela venait seulement de la population, en tout cas pour discuter avec les autorités ?

Oui, regardez des pétitions signées parfois par des centaines de milliers de personnes sur les réseaux, elles ont parfois du mal à émerger. Le maire a une autre capacité : il a une capacité d’expression plus forte. Un habitant ne peut pas prendre un arrêté, le maire a la capacité de prendre un arrêté, une décision qu’il signe avec sa légitimité d’élu qui lui est reconnue par notre système républicain. Il y a donc forcément un face-à-face avec le représentant de l’Etat et cela porte un message beaucoup plus fort. C’est d’ailleurs un face-à-face tout à fait pacifique. Il n’existe pas de contentieux là-dessus entre le préfet et les maires, chacun est dans son rôle.

Mais le rôle du maire est totalement reconnu, important, et il porte évidemment dans la population.

Avec la collaboration d’Eric Chaverou et Nathalie Lopes

(vu sur https://www.frontsocialuni.fr/les-l...)



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