Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

11 des 212
de : Gidéon Lévy
mardi 5 septembre 2006 - 15h39 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
JPEG - 19.8 ko

de Gidéon Lévy

L’épouse et sept des enfants du Dr Nabil Abou-Salmiya, professeur de mathématiques et militant du Hamas, ont été tués avec lui dans l’explosion de leur maison. Une grand-mère, Hayariah Al-Atar et son petit-fils ont été tués sur leur charrette tirée par un âne sur le chemin du verger de figuiers. "Pluies d’été" à Gaza. Témoignages des survivants.

Hôpital Shifa à Gaza, quatrième étage : deux frères, sauvés des flammes. Leurs parents et leurs sept frères et sœurs ont été tués dans leur sommeil. Seuls, les deux frères ont été sauvés de l’enfer. Deux missiles ont été lancés sur la maison par un avion, au milieu de la nuit. Awad, 19 ans, est grièvement blessé ; Mohamed, 20 ans, sorti indemne, assiste son frère alité. Leurs parents et tous leurs jeunes frères et sœurs, dont une fillette handicapée, ont été tués. Vous imaginez ?

Les signes du traumatisme et du deuil sont sensibles chez les deux frères orphelins. Le regard abaissé vers le sol, la parole faible, le visage pâle et sans vie, six semaines après la nuit sanglante. Sur le mur de la chambre d’hôpital, ils ont collé une photo de leur père où l’on voit celui-ci en compagnie du Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, auquel il ressemblait extérieurement très fort. Le Dr Nabil Abou-Salmiya était professeur de mathématiques à l’Université islamique de Gaza et militant du Hamas. Mohamed Deif, un homme recherché, était venu en visite au milieu de la nuit dans la maison familiale. La force aérienne a lancé deux missiles sur la maison. Mohamed Deif a été blessé mais a survécu. Une famille a été presque entièrement anéantie. C’était le jour où a éclaté la guerre au Liban et nul n’a prêté attention à la mort semée dans le sud.

A Shifa, blessés et tués continuent d’affluer. Ambulance après ambulance, la semaine a déversé les victimes de l’activité de l’armée israélienne. Cette fois dans le quartier de Sajiyeh, et à leur suite arrivent les membres des familles, tout retournés. L’ambiance était dure et menaçante. Des dizaines de soldats armés du Hamas assurent la sécurité de l’endroit, en treillis bleu tacheté, Kalachnikov armées, sur les toits des alentours, dans la cour de l’hôpital et dans les couloirs. Des membres des familles sont étendus par terre, dans les chambres. Le seul hôpital de Gaza est plein à craquer.

Une lourde puanteur remonte des rues de la ville : les ordures n’ont pas été ramassées depuis bien des jours, suite à la grève des employés municipaux qui n’ont pas été payés depuis des mois, et l’odeur pénètre jusque dans les chambres des malades. Il n’y a d’électricité que quelques heures par jours, à cause du bombardement par la force aérienne de l’unique centrale électrique de la Bande de Gaza et la chaleur est pénible, elle aussi. L’ascenseur est à l’arrêt ou bien se traîne. Awad Abou-Salmiya est étendu, paralysé et les deux jambes bandées, dans un lit près de la fenêtre. Seul un petit vent venant de la mer apporte quelque soulagement.

Non loin de là, à Beit Lahya, Ahmed Al-Atar, un adolescent de 17 ans, est assis dans un fauteuil roulant. Son père supplie Israël et le monde pour que quelqu’un se préoccupe de jambes artificielles pour son fils. Mohamed a été blessé lorsque la force aérienne a fait sauter à l’aide d’un missile la charrette tirée par un âne, sur laquelle il se déplaçait avec sa mère et son neveu pour aller cueillir des figues dans le verger familial, près de la mer. La mère et son petit-fils ont été tués sur le coup ; Mohamed a perdu les deux jambes. Cela aussi s’est passé au cour de l’opération « Pluies d’été » dont nul ne voit la fin et à laquelle personne en Israël ne porte le moindre intérêt ni ne demande quel est son objectif.

L’armée israélienne tue et tue encore, neuf membres de la famille Abou-Salmiya, deux membres de la famille Al-Atar. 11 des 212, dont une cinquantaine d’enfants et d’adolescents, tués depuis l’enlèvement de Gilad Shalit, fin juin, jusqu’à la fin du mois d’août.

Un terrain vide, dans le quartier Cheikh Redouane. Il y avait là une maison de deux étages. C’est maintenant un terrain. Ici, contrairement aux autres maisons détruites, on a déjà évacué les décombres. L’arrière de la maison avait été complètement démoli et la partie avant penchait de côté. Deux missiles. Mohamed et Awad dormaient à l’avant, du côté de la rue, les autres membres de la famille à l’arrière, où ils ont été tués. La plupart d’entre eux dormaient. Peut-être le père était-il le seul éveillé, avec l’homme recherché, Mohamed Deif. Personne ne sait, personne ne le dira. Il était trois heures du matin. Le voisin, Ibrahim Samour, était encore allé le soir avec le Dr Abou-Salmiya prier à la mosquée puis ils avaient bavardé un peu devant la maison. Il était neuf heures quand ils se sont quittés. Personne n’a vu Deif, évidemment. Au petit matin, les voisins terrorisés ont été réveillés par une puissante explosion immédiatement suivie par une seconde. Ils disent que le choc les a fait tomber de leur lit. Les maisons, ici, sont proches les unes des autres.

Dans un bureau loué au rez-de-chaussée de la maison adjacente et qui fait office de tribunal populaire pour la résolution des litiges au niveau du quartier, photo de Abdel Aziz Rantisi au mur avec, dessous, un distributeur d’eau israélien de la compagnie Eden, Abdallah Samour, un étudiant de 18 ans, raconte ce qui s’est passé chez les voisins. Les enfants rassemblés dehors portent le polo du camp d’été du Hamas et l’un d’entre eux un T-shirt avec Yassin.

Abdallah était allé dormir à minuit pour se réveiller à trois heures au bruit d’un avion. Il habite au troisième étage. C’était la nuit du 12 juillet, quelques heures avant que n’éclate la guerre au Liban. La détonation a fait voler Abdallah hors de son lit, les fenêtres ont volé en éclats et les portes sont sorties de leurs gonds. La maison a été envahie par la fumée de l’incendie de la maison des voisins. Les parents criaient aux enfants de fuir la maison. Dehors, Abdallah a vu la maison détruite et fumante de la famille voisine. Il les connaissait très bien. Le Dr Nabil et son épouse Salwa et tous les enfants des voisins avec lesquels il a grandi : Nasser, 6 ans, Aya, 7 ans, Ouda, 8 ans, Iman, 11 ans, Yihieh, 13 ans et Basma, 15 ans.

Il y avait aussi Soumiya, une fille de 12 ans handicapée, qu’une voiture spéciale venait chercher chaque jour pour l’amener à l’école spéciale qu’elle fréquentait. Elle aussi a été tuée. Abdallah avait encore rencontré Awad et Mohamed dans l’après-midi et ce sont justement les seuls rescapés. Cette nuit-là, Abdallah a dégagé les corps avec son père. Ils ont trouvé Awad, le corps roulé dans un tapis. Mohamed Deif ? « Je ne le connais pas du tout », dit-il. Dans les journaux, en Israël, on a pu lire que Deif avait été dégagé, blessé, des décombres et qu’il avait été emmené à l’hôpital Shifa. Selon les comptes-rendus, le véhicule de secours aurait lui aussi été touché par un missile tiré d’un avion.

L’oncle d’Abdallah, Ibrahim Samour, dit lui aussi n’avoir jamais vu Mohamed Deif et ne pas même savoir à quoi il ressemble. Il habite au deuxième étage. Mouataz, son fils de trois ans, a été légèrement blessé par des éclats, de même que son épouse. Il s’est empressé de les emmener à Shifa, pendant que la maison des voisins brûlait. Depuis lors, tous les enfants dorment dans la chambre des parents. Mouataz pleure dès qu’il entend un avion. « C’était un homme bien », dit-il de son voisin, le Dr Abou-Salmiya. « Il militait au Hamas mais pas dans la branche armée. C’était un professeur qui aidait ses voisins pauvres ». Il dit que lors de leur dernière conversation, en revenant de la mosquée, ils n’ont pas parlé de politique. Et Abou-Salmiya n’avait évidemment fait mention d’aucune rencontre devant avoir lieu pendant la nuit.

Le porte-parole de l’armée israélienne : « Lors d’une opération conjointe de la force aérienne et de la Sécurité générale [Shabak], une attaque a été menée le 12 juillet à l’aube contre une maison du nord de la Bande de Gaza. La maison servait de refuge à des militants importants de la branche armée du Hamas qui concevaient et lançaient des actions terroristes et des tirs de roquettes Qassam. Au moment où la maison a été touchée, ceux qui étaient présents s’occupaient de la poursuite de l’action militaire du Hamas. Parmi eux, il y avait aussi Mohamed Deif qui a été blessé sans qu’on sache le degré de gravité de ses blessures. »

On donne maintenant à cette rue sablonneuse le nom de Nabil Abou-Salmiya qui y a été tué. Avant que nous ne le quittions pour aller à l’hôpital afin de rencontrer les deux frères, Ibrahim Samour mentionne un autre nom : Nissim Mizrahi. Nissim Mizrahi de « Rosh Indiani » a fait faillite, laissant à l’atelier de couture d’Ibrahim, aux dires de celui-ci, une dette de 130 000 shekels [ 23 000 €]. L’atelier est maintenant fermé.

Ahmed Al-Atar est assis dans un fauteuil roulant, ses moignons de jambes encore pansés. La douleur le tourmente et il presse ses moignons pour la soulager. Le 24 juillet, Ahmed se rendait, comme chaque jour, avec sa mère et son neveu, au verger familial de figuiers, près de la mer, pour y cueillir des figues. C’était dans l’après-midi, aux alentours de trois heures, et ils avançaient lentement sur la charrette tirée par un âne. « Tout à coup, nous avons attrapé un missile », dit-il. « Après ça, je n’ai plus rien vu. Je me suis réveillé dans un hôpital et c’est alors qu’on m’a dit que maman et Nadi avaient été tués et que mes jambes avaient été coupées. »

Après trois jours passés à l’hôpital Shifa, il a été transféré à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv mais là non plus, ils n’ont pas réussi à sauver ses jambes et elles ont été amputées entièrement. Il a aussi été brûlé à d’autres endroits du corps et à la tête, et les zones brûlées sont encore couvertes de pansements. Ahmed Al-Atar est un étudiant de 12e qui a épousé une jeune fille de 16 ans, Zeina, deux mois avant la tragédie. Sa mère, Hayariah, était âgée de 58 ans et son neveu Nadi, petit-fils de sa mère, avait 12 ans. Ahmed a appris que Nadi avait volé à des dizaines de mètres de la charrette et que le corps de Hayariah avait été déchiqueté, des suites du coup direct et précis à l’attelage.

Le porte-parole de l’armée israélienne : « Le matin du 24 juillet, deux tirs de roquettes Qassam ont été repérés comme provenant des abords de l’école d’agriculture de Beit Hanoun. Les deux roquettes ont été tirées en direction de Sderot et l’une d’elles est tombée à proximité d’une école de la ville. Plus tard dans la même journée, les forces de l’armée israélienne ont repéré deux terroristes qui arrivaient sur place et qui chargeaient les lanceurs de roquettes sur une charrette tirée par un âne. L’armée israélienne a exécuté un tir de précision vers le point où se trouvaient les terroristes et la charrette avec les lanceurs, et s’est assurée d’avoir bien atteint sa cible. Au moment du tir, ni femme adulte ni petit-fils n’ont été repéré sur la charrette. S’ils y étaient néanmoins, ce sont les organisations terroristes qui n’ont pas épargné leurs vies et qui se sont occupés d’opérations terroristes visant des civils d’Israël sous le couvert de personnes non impliquées, en les employant comme bouclier humain. »

Hayariah laisse derrière elle neuf enfants et une cinquantaine de petits-enfants. Elle était marchande sur le marché de Jebalya où elle vendait des produits de la ferme, figues, raisins, fraises et du fromage qu’elle faisait elle-même. Au mur est fixée une photo du cousin Mohamed, 23 ans, qui a été tué par la balle d’un soldat alors qu’il était à la fenêtre de sa maison, trois semaines exactement avant la tuerie de la grand-mère et du petit-fils. Sur la photo commémorative qui est accrochée dans la rue, ont voit le visage de Nadi avec, derrière lui, le chef assassiné du Front Populaire, Abou Ali Moustapha. Pourquoi le Front Populaire ? « Parce qu’ils ont procuré la nourriture pour la famille pendant les quatre jours de deuil », explique le père. Le dessin d’une rose rouge remplace la photo de Hayariah sur l’affiche. Ici, on ne donne pas à voir de photos de femmes, même après leur mort. On ne nous montrera pas non plus une photo de la fête du mariage d’Ahmed, pour que nous ne voyions pas sa jeune épouse.

Le père, qui s’appelle lui aussi Nadi, a appris la tragédie par la radio, alors qu’il était en ville. Ce matin, il est pour la première fois retourné pêcher avec son filet mais, de cinq heures du matin jusqu’à maintenant, il n’a pas pris le moindre poisson. Quelqu’un apporte une photo de la scène de la tragédie : un âne étendu mort sur le sable, en couverture du rapport hebdomadaire du Centre palestinien pour les Droits de l’Homme à Gaza, le rapport numéro 29 de l’année 2006. A l’arrière-plan de la photo, on voit une ambulance dans laquelle est étendu, apparemment, Ahmed, blessé, à moins que ce ne soit sa mère et son neveu, tués. Le cadavre de l’âne traîne dans le sable, au pied de la charrette. Dans le mille.

Haaretz, 31 août 2006 - http://www.haaretz.co.il/hasite/pag...

Version anglaise : Deadly diaries

Traduction de l’hébreu : Michel Ghys

http://www.protection-palestine.org...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> 11 des 212
5 septembre 2006 - 17h16

Nos dirigeants politiques occidentaux vont baisser leurs frocs jusqu’où, pour laisser faire de telles horreurs ? Qu’ils sachent que la majorité des citoyens n’approuvent pas ce laxisme à l’égard d’Israël. Plus ça va, et plus nous sommes nombreux à nous rallier à l’idée que l’état d’Israël ne peut pas exister tel quel, c’est-à-dire un état voyou. S’il avait choisi la voie pacifique depuis 1948 il en aurait été autrement.



> 11 des 212
5 septembre 2006 - 21h32

Froid dans le dos, voilà ce que j’ai ressenti à la leture de cet article.
J’ai honte de nos veules gouvernant ainsi que de cette mascarade qu’est L’onu.
quand on à vu cette dernière condamner pyong yang pour des ESSAIS ( P... DE M...) et que lorsque l’entité sioniste criminellement organisé et soutenu, tue allegrement sans relache ni pitié
tout ce petit monde est muet.
Je hais cette époque, honte de faire parti d’un monde injuste sans repère ethique et de voir cette vulgaire manipulation mentale pourrir les hommes juste.

la réalité dépasse la fiction...



> 11 des 212
5 septembre 2006 - 23h30

salut,pour ma part j’invoque dieu de faire vengeance sur les médias du journal le monde, libération et le figaro et les politiques français complices de ces crimes,ils vont rapidement gouter aux conséquence de leur actes



> 11 des 212
7 septembre 2006 - 23h28

Gydéon Levy que je ne connais pas semble être le nom d’un juif qui donne l’espoir qu’il y’a encore sur ce monde des types tout simplement bien . Merci monsieur Gydéon Levy pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites.

Un Algérien rassuré.



> 11 des 212
8 septembre 2006 - 08h24 - Posté par

Gidéon Levy est un journaliste honnête, juif, ayant pris conscience assez tard de la misère des palestiniens, il avait un peu plus de 20 ans, mais depuis il s’est bien "rattrapé", car oui il y en a en Israël des journalistes honnêtes : Amira Hass et lui sont les chefs de file de cette espèce en voie de disparition en Isrël.Pour répondre à "l’agérien rassuré" il peut s’il veut chercher dans Haarezt ses articles, mais aussi sur le site ISM,(mouvement de soldarité international) pour ma part depuis plusieurs années je "traque" ses écrits, et je suis reconfortée lorsque je le lis, il vit à Tel Aviv, il est courageux et je le réécrit Honnête.

Ce n’est guére facile pour lui d’écrire contre "son camp" mais il a ce courage ! et je l’ai remercié récemment par voie e-mail, (il m’a répondu) d’être ce courageux citoyen journaliste comme nous aimerions en avoir ici en France.

SAMY





À LA LIGNE - Feuillets d’usine
jeudi 18 - 19h09
de : Ernest London
Pourquoi je suis gilet jaune
mercredi 17 - 22h52
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Un américain à Paris (sans Gene Kelly) : LE REGARD D’UN AMÉRICAIN SUR LES GILETS JAUNES (vidéo)
mercredi 17 - 22h32
de : nazairien
2 commentaires
Ni République de l’apparat, ni moine-soldat
mercredi 17 - 21h24
de : Christian D et Monique D
1 commentaire
JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
2 commentaires
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
9 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
7 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
1 commentaire
14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
samedi 13 - 12h22
de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
samedi 13 - 11h17
de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
1 commentaire
Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
1 commentaire
BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
2 commentaires
LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
2 commentaires
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
1 commentaire
Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
2 commentaires
COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
1 commentaire
Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1
La France de Macron : la liberté d’expression en péril ! (no coment)
mardi 9 - 11h48
de : JO
2 commentaires
Sanctions contre les chômeurs : dix associations, collectifs et syndicats déposent un recours devant le Conseil d’État
lundi 8 - 17h06
ENVIRONNEMENT : Pas nette la planète sauf que "bla/bla" etc... !
lundi 8 - 16h11
de : JO
GODIN, INVENTEUR DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
dimanche 7 - 20h11
de : Ernest London
1 commentaire
Billet de Pierrick Tillet : Effondrement : le ministre Blanquer contraint de saborder le baccalauréat
dimanche 7 - 12h01
de : nazairien
3 commentaires
Week-end de résistance et d’occupation contre le projet de Surf Park de Saint Père en Retz (44) le 20 et 21 Juillet 2019
dimanche 7 - 11h02
de : Collectif Terres Communes
POINTS DE NON-RETOUR [THIAROYE]
vendredi 5 - 20h16
de : Ernest London
1 commentaire
Alexandre Langlois réagit à son exclusion de 12 mois : « C’est une sanction politique » (vidéà)
vendredi 5 - 01h44
de : nazairien

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple. Karl Marx
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite