Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
de : dp
lundi 24 mars 2008 - 13h03 - Signaler aux modérateurs
10 commentaires

De l’interprétation du résultat des dernières élections

La qualité de l’interprétation des résultats des dernières élections municipales et cantonales est, en soi, une question majeure pour notre parti et son avenir.

Depuis dimanche une série de déclarations sont produites par ceux qui nous « dirigent » qui nous annoncent un « redressement » du parti communiste qui aurait « une crédibilité et dynamisme » renouvelés. Ils affirment, non sans gloriole, que nous sommes redevenus, en l’espace de moins d’un an, « le troisième parti » de France. En conséquence il en résulterait que : « si les problèmes n’ont pas tous disparus, nous sommes en meilleure situation pour les aborder ».

Ces affirmations s’appuient sur les résultats des élections qu’il serait parfaitement incongru de bouder. De même nous partageons, tous, la joie qui se manifeste dans tous les endroits où nous avons gagné des positions.

Mais si on s’appuie bien sur les résultats, il convient alors de les examiner de manière détaillée.

Pour les municipales les résultats obtenus par notre parti sont finalement, tous comptes faits, les suivants : en 2001 nous étions à la tête de 183 villes et communes de plus de 3.500 habitants. Entre pertes et gains, nous ne le sommes plus, en 2008, que dans 176. Au total nous perdons donc 7 communes.

Pour les cantonales les choses se présentent ainsi pour le parti : nous perdons 10 conseillers généraux et un Conseil général particulièrement emblématique, celui de la Seine-saint-Denis, et nous gagnons la présidence de l’Allier.

Globalement nous perdons nationalement 1% par rapport à 2001 sur l’ensemble des cantons soumis à renouvellement.

Tels sont les résultats : moins sept communes, moins 10 cantons, moins 1%.

Ce n’est certes pas la Bérézina. Mais allons un peu plus loin dans l’examen des résultats. S’agissant des cantonales, qui mesurent le plus clairement notre influence, nous progressons dans 30 départements et nous reculons dans 65. Nous sommes au dessus de 10% dans 32 départements et en dessous dans 63.

Faisons une incidente sur ce dernier point. On entend des interprétations très spéciales, pour ne pas dire très spécieuses, selon lesquelles cette fois nous étions absents dans 30% des cantons, et donc si nous avions présenté des candidats partout ce n’est pas 9% que nous aurions obtenu nationalement mais 12%.

Il convient de raison garder car là, franchement, ça dérape.

Le problème est clair. Si nous présentions moins de candidats cette année cela tient à deux faits : soit nous soutenions dès le premier tour d’autres candidats, soit nous n’étions pas en mesure d’en présenter. De plus, si on retenait ce raisonnement, alors il faudrait créditer les partis qui ont présenté très peu de candidats (Verts, LCR) de chiffres faramineux.

D’ailleurs les Verts, suivant ce type de raisonnement, déclarent avoir obtenu un « résultat excellent » avec 11,54% alors qu’ils ne se présentaient que dans 452 cantons ! De même la LCR qui annonce un résultat de 6,5% en ne retenant que les cantons où elle était présente alors que son score est de 1,8% au plan national. En somme, à suivre ce raisonnement, moins on présente de candidats et plus on a en pourcentage. Cela ne tient pas.

Restons-en donc aux réalités « vraies », sérieuses, et non aux extrapolations qui sont toujours dangereuses et sujettes à caution.

Les réalités qui résultent des scrutins sont donc ainsi clairement indiquées.

A partir de là il est deux méthodes d’analyses possibles. Ou bien on examine ces résultats uniquement terme à terme (à plat ou en soi, en quelque sorte) ou bien on les replace dans le contexte du résultat national, d’une part, et on les apprécie en terme de tendance, d’autre part. La seconde formule semble la mieux appropriée pour tirer des enseignements et non seulement pour exprimer des réactions.

Tout d’abord il est un point qui souffre peu de discussions, je pense : ces élections étaient des élections locales. Le poids des personnes et des enracinements était majeur en la circonstance. J’y reviendrai. Et le type de campagne menée n’était pas de moindre importance. C’est d’ailleurs pourquoi, à qualité égale de nos candidats, on note des résultas très contrastés d’un département à l’autre mais aussi dans un même département.

Je ne retiendrai que deux exemples, que je connais mieux, pour soutenir ce dernier point : le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.

Pourquoi, et je ne parlerai ici que des cantonales mais on pourrait également parler des municipales, pourquoi, diable, dans ce dernier département (où nous étions majoritaires à nous seuls à l’origine et pendant longtemps) nous sommes-nous retrouvés dans une situation d’égalité avec le PS en 2004 pour finalement être dépassé clairement par celui-ci en 2008 ?

Et pourquoi dans le département du Val-de-Marne (où ne manque pas de se poser des problèmes sérieux, que cela soit clair) on assiste à un phénomène inverse alors que la composition sociologique n’est pas du tout identique ? Ce n’est pas une querelle de chapelle, on l’aura compris je l’espère.

Il mériterait tout de même que le parti sache pourquoi ces résultats en Seine-saint-Denis, des résultats qui viennent de loin et que nous n’avons pas contrariés (fait exception à cette tendance la « région » autour de Villepinte) ? Pourquoi ?

Et ce sont principalement des camarades de Seine-Saint-Denis qui, du fait de leur nationale responsabilité, sont portés à nous expliquer sans sourciller ce que je soulignais au début ! Paradoxal, non ? Ils tirent des conclusions générales euphoriques alors même que dans leur département c’est la « cata », comme on dit.

Je ne comprends pas, je le dis tout net, qu’on puisse faire l’impasse sur ce qu’on connaît le mieux et qui ne pousse pas à l’optimisme (quand bien même nous déclarons dans le 93 être battus mais en situation « de conquête ») tandis qu’on donne des leçons contestables qu’ils estiment pourtant être de caractère général et définitif.

Je ne comprends pas qu’un minimum réalisme mais aussi de pudeur, d’humilité et de retrait ne s’empare pas d’eux et d’elles.

Il y a donc la posture politique adoptée qui a joué. C’est un point à éclaircir dans chaque endroit. Et il y a aussi le poids de nos candidats qui a été un facteur non négligeable, je l’ai dit. Il résulte de ce fait incontestable une appréciation tout à fait nette : une somme de succès « individuels » ne fait pas le succès d’un parti.

Qui oserait prétendre que ces résultats électoraux témoignent d’une adhésion à notre politique nationale, à notre « projet » ? C’est d’ailleurs bien-là que le bât blesse. Le décrochage entre « notre » électorat local qui se rétrécit et la non-reconnaissance de notre politique générale qui aboutit, entre autres, à ce que nous ne récupérions pas des villes et des positions que nous avions encore récemment.

Pour cela, et bien qu’on ait annoncé avant le second tour des succès qui ne se sont pas produits, il suffit de comparer les villes significatives perdues il y a encore peu de temps et nos résultats actuels : ces villes très nombreuses – et je ne parle pas seulement des quelques unes données bien imprudemment gagnées avant le second tour – restent durablement perdues.

De plus les résultats le montrent : nous sommes toujours et fortement un parti dénationalisé (sans implantation nationale réelle). De sorte que si nous ne remontons pas globalement nos positions locales risquent fort de s’effriter rapidement et d’en souffrir d’ici peu.

C’est une première série de réflexions.

Deuxième type de réflexions à prendre en compte me semble-t-il : comparer nos résultats relativement à celui des autres, spécialement à ceux du Parti socialiste. On ne peut s’abstenir de procéder à cette comparaison.

En effet, que n’avons-nous pas entendu, parfois à juste titre, sur ce parti socialiste de la part de celles et de ceux – nombreux à la direction – qui défendent ce qu’il est convenu d’appeler une conception « identitaire » du parti et qui considèrent que toute idée de transformer radicalement notre parti comme étant suspect d’une volonté de le « dissoudre ».

Cette comparaison est importante parce que nous sommes dans une période politique marquée par un fort reflux de Sarkozy, un mécontentement tous azimuts et une volonté de changement marquée, très marquée.

Le parti socialiste « recentré » qui en appelle au Modem (un Modem qu’on enterre bien trop vite alors que son problème est inverse au notre : soutien à son projet national, implantation locale négligeable), le parti socialiste devrait « normalement » subir nettement les conséquences et les effets de cette contradiction : une volonté de changement grandissante dans le pays et une offre politique recentrée.

Nous aurions du bénéficier de cette situation et non pas lui d’autant plus qu’en 2008 c’était une situation politique exactement inverse à celle de 2001 où il s’agissait alors de sanctionner la gauche. C’est pure logique. Normalement…

Regardons les chiffres.

Aux municipales, le parti socialiste gagne 55 villes de plus de 20.000 habitants (France métropolitaine). Je ne compte pas les autres….

Aux cantonales, la droite (toutes tendances confondues) perd 164 cantons. Le PS, qui, de tous les partis, présentait le plus de candidats à ces élections, progresse de 4,3 % et gagne 169 cantons. Nous en perdons 10, je le rappelle. Il gagne tous les conseils généraux perdus par la droite et nous, sauf l’Allier, soit 7. Il en dirige désormais 53 en France métropolitaine.

Mais allons un peu plus dans le détail. La droite, toutes tendances confondues, perd 164 cantons. Mais si on distingue la droite UMP des autres droites (inclus le Modem qui n’existait pas en 2001) on obtient des éléments très significatifs d’une évolution majeure qui s’installe durablement en France.

En effet, la droite « non UMP » perd 326 cantons tandis que l’UMP en gagne 162 !

Ainsi le PS monte et l’UMP monte tout autant. Conclusion limpide : le bipartisme politique dans notre pays s’accentue. A eux deux, ces deux partis obtiennent ou cumulent près de 60% des sièges en France !

Accentuation du bipartisme, tel est le second phénomène majeur d’importance de ces dernières élections.

Nous sommes donc loin de devoir porter une vision « simpliste » sur ces élections.

Elles montrent que la droite sarkoziste, qui est en apparence rejetée, progresse tandis que décrié, sinon vilipendé par d’aucuns, comme étant un parti « soical-libéral », le parti socialiste progresse également.

Cela alors que le mécontentement et le besoin de perspectives radicalement neuves est clairement appelé par notre peuple.

Le carcan du bipartisme s’installe. Plutôt : il s’approfondit.

Cela nous éloigne quelque peu des « communiqués de victoire » produits mais cela nous rapproche de la vérité. Or qu’est-ce qui compte ? Le pire en politique c’est de mentir ou de se mentir (deux faces d’une même pièce, en vérité). Toutes choses égales par ailleurs, nous sommes toujours confrontés au même problème de crédibilité que celui qui nous était posé aux présidentielles.

Si pour battre la droite il faut mieux voter PS, alors quid de l’avenir et du parti ?

Un train ne peut pas en cacher un autre. Certes beaucoup s’attendaient à ce que ce soit pire. Et c’est vrai qu’il est totalement légitime de savourer les victoires obtenues de haute lutte. Mais le raisonnement qui aboutit à l’idée « que cela aurait pu être pire » est un raisonnement de gestion de l’acquis et non pas de conquête. Or c’est de cela dont nous avons besoin.

Pour y parvenir il faut avoir les yeux grands ouverts sur la réalité incontestable, chercher la vérité derrière les apparences immédiates. Et il convient d’ouvrir les voies à l’existence d’une réelle force politique de transformation sociale (qu’importe le nom, pour l’heure).

Tous les ingrédients sont réunis pour cela. Ne manque plus que l’audace et le courage pour le faire. En sommes-nous capables ? J’en suis sûr et certain. Mais pour cela il faut bannir à jamais le « vrai mentir », l’obsolète et le dogme.

Quand je lis sous la plume d’un responsable de notre parti, par exemple, qu’il nous faut « travailler au projet que doit porter la gauche » les bras m’en tombent. Quand je poursuis et que je lis que ce projet doit « être un projet de transformation de la société, etc. » sans dire le moindre mot de la dimension européenne et mondiale dans laquelle nous agissons de manière nouvelle mais bien réelle, je me dis : « Ca va, ça suffit ! Place au neuf ! »

Tout changer pour que rien ne change ne peut être notre politique. Et pourtant cette thèse a des adeptes chez nous. On s’accroche comme on peut, n’est-ce pas…

La réalité contemporaine nous convoque historiquement comme elle nous a déjà convoqué en d’autres temps. Nous avons su y faire face hier à de nombreuses reprises et notre peuple comme la France n’ont pas eu à s’en plaindre.

Avec Aragon, mais en toute modestie, je veux dire : « Hommes de demain, soufflez sur les charbons, à vous de dire ce que je vois ».

Jean-Claude Lefort Ivry, le 21 mars 2008



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Crédibilité politique...
24 mars 2008 - 14h34

Bonjour,

Voici quelques chiffres significatifs de la ville de PORTES LES VALENCE ( 9500 hab) en DROME.

Présidentielle MG BUFFET 5 %
Cantonale 2008 PCF 20 %

et municipale 2008 avec une liste d’union conduite par le PCF avec Pierre TRAPIER 47.5 % au premier tour face à 2 listes de droite 44 et 8 %
et la victoire au second tour avec 54.90 % et un maire PCF.

Quelle conclusion tirer sur la crédibilité nationale ou locale ? Le PCF retrouve des forces par son implantation locale. Retrouve t il une crédibilité sur son projet ou un projet de transformation ? Bref une élection efface t’elle une autre ?

Ne cachons pas notre plaisir mais restons lucides sur le travail restant pour construire une alternative.véritable.
GB26100



Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
24 mars 2008 - 14h55

Il est toujours bon de rappeler certaines données comme le fait l’auteur. Mais on ne peut non plus oublier que ces élections arrivaient après les catastrophes de R Hue et surtout de MGB en 2007. Le quasi -maintien est à apprécier aussi à cette aune là.
De plus de nombreuses pertres et des gains non réalisés résultent de très mauvais reports de nos "alliés". On peut en faire la liste.
Enfin, dans mon département, nous avons présenté beaucoup moins de candidats aux cantonales afin de ne pas creuser une ardoise après les législatives.
Alors oui, une critique, une analyse précise, mais aussi une mise en perspective sur ces dernières années.



Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
24 mars 2008 - 15h18

Après une vie de parlementaire bien remplie, Jean claude pousse plus loin et donne un bon cout de mains pour refaire un grand parti communiste



Les 3 propositions d’André Gérin
24 mars 2008 - 15h19 - Posté par alberts

J’en conclu qu’il nous faut pour cela un parti qui doit rester nécessairement communiste (notamment en ce qui concerne l’appellation), cependant les 3 propositions d’André Gérin en tant que propositions de travail me conviennent. A savoir :


a)consultation des communistes par référendum (après un large débat) afin qu’ils se prononcent sur la pertinence de garder un parti politique qui s’appelle PCF

b) mise en place d’une direction provisoire pour préparer le congrès, représentative de la pluralité des opinions.

c) l’élection des dirigeants au suffrage universel, par les adhérents à tous les niveaux pendant le congrès et sa préparation. (J’ajouterais : seraient potentiellement candidats tous les communistes à tous les niveaux ou l’on procéderait par scrutins successifs jusqu’à l’élection du collectif.)

Je suis néanmoins persuadé que l’issue du débat sur les différentes questions stratégiques, (analyse de la phase actuelle du capitalisme, projet, alliances, structures), et sur lesquelles les communistes ne sont pas arrivés à un accord, relève fondamentalement de la pratique au sens ou celle-ci sera leur mise en expérimentation dans et par l’action.

alberts



Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
24 mars 2008 - 15h51 - Posté par marcos

s’il n’y a pas de verrouillage ,que toutes les bouches s"ouvrent ,la démarche de M GUERIN constitue un nouveau défi à relever capable d’etre entrepris ,sans nier pour autant l’analyse pertinente de JC LEFORT qui tempère le triomphalisme électoral de
circonstance ,sachant que le bipartisme est déjà ancré aidé en cela par des médias complaisants Ne pourrait on s’inspirer du champ ouvert par CHOMSKY aux USA democraty now marqué par l’achat de temps d’antenne sur des radios"ouvertes" avec les ressources provenant de fonds volontaires assos democrates etc



Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
24 mars 2008 - 17h36

C’est quoi les propositions de Lefort ? Jospin ? Ségolène ?

CN46400



Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
24 mars 2008 - 18h52 - Posté par rené LE BRIS

Oui l’analyse de JC LEFORT est pertinente !!! Il faudrait aussi
analyser le vote des couches sociales notamment dans les cités !
je crains que l’on s’aperçoive qu’avec la crise, les plus pauvres
des plus pauvres continuent à voter à droite ( mieux vaut des
petits boulots promis avec les zones franches que le chomdu !),
et les dégâts aussi du communautarsime religieux qui a pour
effet de voter à droite ( l’ordre social, les femmes au foyer !!).

Il est temps de provoquer des Assises du Communisme du 21ème
siècle, cela est une première proposition.

Reconstituer une dynamique des collectifs antilibéraux en préparant
les prochaines élections européennes. deuxième proposition.

Bien sûr, cela n’empêche pas aussi des actions unitaires sur le social.

Je vous conseille de lire les derniers articles de Michel HUSSON et aussi
la contribution de Christian PICQUET de la Gauche Autrement !


Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
24 mars 2008 - 18h55 - Posté par

Pourquoi se poser des questions à propos du voisin (PS), quand vous souhaitez remédiez à vos propres maux ? Les faiblesses viennent de l’extérieur ou de l’intérieur ?


Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
24 mars 2008 - 19h05 - Posté par

La droite rallie facilement par le fric et la "fausse liberté individuelle". Pas besoin de faire du porte à porte pour convaincre, les gens y courent tout seuls.

Et nous, que pourrions-nous avoir d’aussi fort, qui aimante avec autant de force et de vigueur les citoyens, même ceux qui vivent dans les cités ? Toute la question est là.


Une étude de Jean-Claude Lefort sur les résultats des dernières élections
25 mars 2008 - 10h17 - Posté par

attention aux chiffres Jean Claude, le ps et la droite ont mis le paquet sur le 93 . Politiquement les sociaux démocrates (j’y met Voynet) ne pouvaient pas faire tomber aussi le 94, il faut toujours respecter l’adversaire !

Le 94 c’est pour le prochain coup !

A moins que le PCF retrouve des couleurs et là Jean Claude nous ne sommes plus tous d’accord , si le PS ne subit pas trop ses positions versaillaises , c’est que les gens n’ont pas la même exigence pour lui et pour le PCF .

Si nous redevenons bien communiste , ils nous ferons à nouveau confiance , sinon on peut crever, ils s’en tapent !

La question c’est pas d’être identitaire , unitaire ou sectaire .

C’est que propose "un parti communiste", en terme d’actions ,de résistance, d’alternatives, dans une situation de capitalisme mondialisé , dans un pays développé, riche, mais en pleine crise de l’emploi , de démantèlement de sa protection sociale , code du travail, services publiques etc..





Mort d’Adama Traoré : le « J’accuse ! » de sa sœur Assa (repris par le yéti blog)
samedi 20 - 17h52
de : nazairien
les deux actions du 18 juillet
jeudi 18 - 23h19
de : Jean-Yves Peillard
À LA LIGNE - Feuillets d’usine
jeudi 18 - 19h09
de : Ernest London
Pourquoi je suis gilet jaune
mercredi 17 - 22h52
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Un américain à Paris (sans Gene Kelly) : LE REGARD D’UN AMÉRICAIN SUR LES GILETS JAUNES (vidéo)
mercredi 17 - 22h32
de : nazairien
2 commentaires
Ni République de l’apparat, ni moine-soldat
mercredi 17 - 21h24
de : Christian D et Monique D
1 commentaire
JUSQU’À RAQQA : AVEC LES KURDES CONTRE DAESH
mercredi 17 - 11h51
de : Ernest London
Révolution algérienne : « l’auto-organisation constitue la clef de la suite du mouvement »
mercredi 17 - 11h38
1 commentaire
L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE
mercredi 17 - 11h28
de : jean 1
1 commentaire
Exigeons la libération de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran
mercredi 17 - 08h40
de : Christian DELARUE
14 Juillet 2019, est ce un "galop d’essai" , avant la "prise de la Bastille" ? (vidéo)
mercredi 17 - 00h26
de : nazairien
2 commentaires
Manon Aubry Députée Européenne (LFI), balance du lourd, envers, Ursula von der Leyen, candidate à la sucession de Junck
mardi 16 - 17h06
de : nazairien
4 commentaires
"Homard m’a tué" François de Rugy démissionne du gouvernement
mardi 16 - 15h21
de : nazairien
9 commentaires
Gauche homard du capitalo-écologisme
mardi 16 - 00h26
de : Christian DELARUE
11 commentaires
Le NICARAGUA inaugure la plus grande centrale solaire d’Amérique-Latine
lundi 15 - 17h57
de : JO
Gilets Jaunes 14 juillet, Champs-Elysées : Une femme serait éborgnée !
lundi 15 - 17h42
de : JO
Hommage des Gilets jaunes d’Angers aux révoltés de 1789
lundi 15 - 16h27
de : Le Cercle 49
macron au firmament
lundi 15 - 14h06
de : jean 1
Saïd Bouamama censure post-coloniale
dimanche 14 - 23h49
de : UJFP LMSI via jyp
2 commentaires
14 juillet, Champs-Élysées, Paris : les Gilets jaunes humilient « l’éborgneur » (vidéos)
dimanche 14 - 15h46
de : nazairien
11 commentaires
Alain Damasio : « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »
samedi 13 - 14h51
de : jean 1
Courant continu : C’est l’heure de l’mettre, avec entre autres Youssef Brakni, et Alexandre Chantry
samedi 13 - 12h22
de : Hdm
PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement
samedi 13 - 11h17
de : Ernest London
Affaire De Rugy : l’exemplarité pour tous !
samedi 13 - 09h29
de : JO
alerte gilets noirs
vendredi 12 - 19h06
1 commentaire
Cela suffit
vendredi 12 - 13h46
de : jean 1
1 commentaire
BURQINI de droit bien que contestable !
jeudi 11 - 22h15
de : Christian DELARUE
3 commentaires
LA HORDE et le Député François Ruffin revisitent "La Marseillaise" ! (video)
jeudi 11 - 22h07
de : jean 1
« Chute catastrophique » du niveau scolaire en France : une prof torpille l’Éducation nationale (vidéo)
jeudi 11 - 15h38
de : nazairien
2 commentaires
Lettre ouverte à Emmanuel Macron : non, la grève n’est pas une « prise d’otage »
jeudi 11 - 08h01
de : Cédric Maurin
1 commentaire
Le RIC des gueux ( que l’on nomme RIC Campagnard) est de retour.
mercredi 10 - 18h33
de : Arnaud
2 commentaires
COEUR DE BOXEUR - Le Vrai combat de Christophe Dettinger
mercredi 10 - 08h24
de : Ernest London
1 commentaire
Décrocheuse de portrait
mardi 9 - 23h51
de : Jean-Yves Peillard
Message publié par le Collectif Autonome de Dockers de Gênes
mardi 9 - 18h38
de : jean 1
La France de Macron : la liberté d’expression en péril ! (no coment)
mardi 9 - 11h48
de : JO
2 commentaires
Sanctions contre les chômeurs : dix associations, collectifs et syndicats déposent un recours devant le Conseil d’État
lundi 8 - 17h06
ENVIRONNEMENT : Pas nette la planète sauf que "bla/bla" etc... !
lundi 8 - 16h11
de : JO
GODIN, INVENTEUR DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
dimanche 7 - 20h11
de : Ernest London
1 commentaire
Billet de Pierrick Tillet : Effondrement : le ministre Blanquer contraint de saborder le baccalauréat
dimanche 7 - 12h01
de : nazairien
3 commentaires
Week-end de résistance et d’occupation contre le projet de Surf Park de Saint Père en Retz (44) le 20 et 21 Juillet 2019
dimanche 7 - 11h02
de : Collectif Terres Communes

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

La révolution ne paraît jamais plus improbable que la veille du jour où elle éclate. Eric Hazan
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite