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L’Europe capote mais perdurent… L’escroquerie judiciaire et la grande illusion des recours personnels


de : gautier
samedi 21 juin 2008 - 00h43 - Signaler aux modérateurs
3 commentaires

ATTENTION - DANGER POUR VOS LIBERTES !

Justiciables, vos recours n’aboutiront plus ! Cour de cassation - Conseil d’Etat - CEDH

gautierjean@no-log.org

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Le Traité de Lisbonne semble bien moribond, mais qu’en est-il de la justice ?

Après le NON de nos amis irlandais voici que le président eurosceptique tchèque s’interroge de plus en plus (cour constitutionnelle saisie), que le président polonais donne de la voix et menace de ne pas signer la ratification entreprise par le parlement de son pays et pour couronner le tout, que le premier ministre anglais revient la queue entre les jambes de la récente réunion des « élites » européennes.

Après le NON de nos amis irlandais voici que le président eurosceptique tchèque s’interroge de plus en plus (cour constitutionnelle saisie), que le président polonais donne de la voix et menace de ne pas signer la ratification entreprise par le parlement de son pays et pour couronner le tout, que le premier ministre anglais revient la queue entre les jambes de la récente réunion des « élites » européennes.

Ainsi l’Europe va-t-elle continuer à fonctionner à partir du traité d’Amsterdam pour ses grandes lignes et à partir de celui de Nice notamment pour son fonctionnement.

Les partisans « officiels » du NON à la Constitution Européenne puis au traité de Lisbonne n’ont eu de cesse de nous rabâcher les oreilles que seul l’aspect anti-social de l’Union justifiait un vote négatif. Or ceci participe à une intoxication politicienne.

En effet, si de nombreux éléments incitaient à une réflexion profonde car s’avérant très négatifs pour les peuples européens, il en est trois essentiels qui n’ont pas été mis en avant par ces « élites nonistes ».

Le premier résulte du fait que les peuples européens sont coupés de leurs dirigeants. D’ailleurs, est-il nécessaire d’avoir des dirigeants, des chefs ? Le peuple n’est-il pas capable de s’autogérer à l’instar de la Suisse, de l’Italie pour une part ou de nombreux états des Etats-Unis ? Le référendum, qui soit ou non d’initiative populaire fait peur, aux « élites » ouistes comme aux nonistes. Il fait peur à tous ceux qui possède un pouvoir ou une cour quelconque, y compris certains syndicalistes, pseudo libertaires et « hommes ou femmes » de gauche.

Certains s’empressent de noyer le bébé avec l’eau du bain en prônant la fameuse démocratie participative ; arnaque intellectuelle puisque dans ce cas, participation n’est que consultation sans pouvoir. D’autres (comme Sarkozy et sa clique) en fixant un seuil de signatures pétitionnaires tellement élevé ou assujetti à une requête issue du parlement et non du peuple directement que toute tentative de référendum d’initiative populaire serait vouée à l’échec, par essence.

Le second aspect vise la complexité juridique (démentielle) du texte proposé mais surtout le fait qu’aucune possibilité n’est laissé aux peuples de demander une modification substantielle de ladite constitution (ou du traité de Lisbonne).

Or toute constitution est un contrat social passé par et pour le peuple. Ce peuple peut la modifier ou la réformer en profondeur quand il le désire, si celle-ci ne lui convient pas ou plus.

Toute constitution doit donc pouvoir être modifiée. Nulle possibilité n’est laissée dans les textes européens.

Le troisième aspect vise le système judiciaire européen, et les commentaires à ce sujet sont peu nombreux voire inexistants.

On remarquera que les juges européens (comme d’ailleurs les juges français) ne sont pas élus mais nommés par les gouvernants. Ils sont quasi inamovibles, protégés à vie, y compris après la fin de leurs fonctions. Ils sont intouchables et foncièrement irresponsables.

La justice nous concerne tous. Or le citoyen n’est nullement consulté sur son fonctionnement et il est encore moins participant, mis à part les magistrats.

La justice est le bras armé des « élites », la police son garde-chiourme.

Peut-on accepter une justice coupée du peuple ? Le peuple doit pouvoir intervenir et agir au sein des tribunaux.

Pour comprendre le système judiciaire européen, il est nécessaire d’écarter certaines illusions propres au système judiciaire français.

A l’heure où Internet participe activement à communiquer au plan juridique, ce qui favorise la démocratie directe et la connaissance de tous en matière de droit, il convient de mettre en garde les justiciables quant à la réelle possibilité d’obtenir gain de cause devant les juridictions suprêmes, ou même tout simplement d’être reçus et entendus !

En effet il serait illusoire de croire que le citoyen lambda, y compris assisté par ministère d’avocat, puisse faire valoir ses droits devant lesdites cours.

Chacun, confronté à une justice défaillante, discriminatoire, aveugle, voire même abominable, peut être tenté "d’aller jusqu’au bout" en saisissant notamment les cours suprêmes afin, pense-t-il, de faire reconnaître son préjudice.

Or le système judiciaire entretient à dessein cette illusion, cette escroquerie mentale car en vérité tout est fait pour aboutir à une impasse, à un rejet, une non-admission du recours. La justice (et le pouvoir) craint essentiellement une révolte spontanée et immédiate des citoyens suite à un délibéré durant l’audience, il est donc nécessaire pour elle de gagner du temps et d’entretenir une certaine croyance quant aux possibilités des justiciables d’obtenir réparation en appel puis en cassation.

Le leurre fonctionne très bien, essentiellement à cause de l’ignorance de l’immense majorité des citoyens en matière procédurale et leur croyance bien naïve en ces institutions.

" Monsieur, Madame, vous êtes insatisfait ? " Ne vous inquiétez pas, la Cour d’appel (ou de cassation) va déjuger votre affaire, cela ne fait aucun doute, annonce péremptoirement l’avocat, pourtant principal artisan et rouage de ce système déliquescent " " Une avance de xxxxx euros me conviendra très bien pour continuer votre lutte bien légitime, s’empresse-t-il d’ajouter ! "

Abordons les problèmes posés par les différentes cours :

1° - Le Conseil d’Etat :

Comme la plupart des autres cours suprêmes, il subit de plein fouet une importante inflation de requêtes ; celles-ci ont été multipliées par 3 en quelques années et le phénomène s’accélère. Or la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 portant réforme du contentieux administratif a " résolu " le problème. En effet son article 11 permet d’écarter tout justiciable " en toute légalité " en instaurant une procédure préalable d’admission des pourvois. Ainsi le juge peut-il décider unilatéralement et sans besoin de motiver sa décision, qu’un justiciable n’est pas admis à faire valoir ses droits. Quel bel exemple de démocratie à la française ! Il en résulte évidemment une procédure élitiste dans laquelle le simple citoyen est maintenu dans l’illusion d’un accès à la justice de son pays Article 11 de la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. " Ce texte, qui a été intégré au Code de justice administrative (art. L 822-1), ouvre la voie à un système discriminatoire dont le but est à l’évidence d’écarter tout recours pouvant être gênant pour le pouvoir en place. Car enfin qui peut répondre aux questions suivantes : Qu’est-ce qu’un " moyen sérieux " ? Selon quels critères, quelles définitions précises, peut-on décider ou non de l’admission d’un pourvoi, qu’un pourvoi est irrecevable ? Aucune définition n’est proposée.

Le sieur Guy Canivet, président de la Cour de cassation et grand ami de l’escroc Chirac, dans un exercice de démagogie aveuglante dont il a le secret, tente de nous faire croire, par un premier texte publié en 1997 puis un autre en 2003, que ce système de filtration mis en place au Conseil d’état et à la Cour de cassation n’est destiné qu’à permettre une meilleure administration de la justice en éliminant les recours manifestement infondés ou irrecevables qui, selon lui, entravent inutilement les procédures.

En réalité tout cela est poudre aux yeux ; l’arbitraire le plus total quant à la sélection des pourvois est de mise, selon le bon vouloir, le fait du prince ; c’est à dire du juge et de l’Etat. (perdons toute illusion quant à la séparation des pouvoirs !)

En effet, à quoi sert donc de saisir le Conseil d’Etat si au final ce dernier peut écarter cette saisine au niveau de la cassation sans avoir à motiver son refus !

L’Etat entretien ainsi une illusion de justice alors qu’il s’agit en fait d’une escroquerie mentale et intellectuelle.

2° - La Cour de cassation (toutes chambres confondues) :

Elle se situe dans une position analogue au Conseil d’Etat.

La justice, fidèle alliée du pouvoir ou des politiques en place depuis des siècles, n’a pas intérêt à ce que le peuple puisse contester ses fondements, sa machinerie interne, ses privilèges exorbitants.

Ainsi, en votant la loi organique scélérate N° 2001-539 du 25 juin 2001 dite loi Jospin 2001 relative au statut des magistrats. (entrée en vigueur au 1er janvier 2002), les députés ont tout simplement enterré tout principe démocratique lié au fait de demander des comptes à l’Etat ou à un tiers par l’intermédiaire d’une procédure judiciaire.

Peu de personnes connaissent cette loi qui est pourtant essentielle car elle détermine, en son article 27, les conditions d’admission d’un pourvoi en cassation. Article 27 I. - Le deuxième alinéa de l’article L. 131-6 du code de l’organisation judiciaire est ainsi rédigé : " Cette formation déclare non admis les pourvois irrecevables ou non fondés sur un moyen sérieux de cassation. Elle statue lorsque la solution du pourvoi s’impose. Dans le cas contraire, elle renvoie l’examen du pourvoi à l’audience de la chambre. " II. - Le dernier alinéa du même article est complété par une phrase ainsi rédigée : " La formation déclare non admis les pourvois irrecevables ou non fondés sur un moyen sérieux de cassation. "

Elle fut votée par le parlement socialiste, sous la pression notamment des syndicats de magistrats de gauche.

Le justiciable français d’après-guerre s’estimait protégé par l’obligation faite à tous les tribunaux jusqu’au plus haut niveau, de répondre à chaque instance par un descriptif de son contenu et une réponse détaillée à l’ensemble des conclusions et moyens développés. Cette obligation de motivation, alliée à la publicité des jugements, était considérée comme la principale garantie de l’impartialité et l’indépendance de la justice.

Il n’appartenait pas à la Cour de statuer à priori sur les chances de succès du recours. Elle ne pouvait l’écarter qu’en cas de non-respect de la forme (par exemple, en matière pénale, pour dépassement du délai de pourvoi - article 568 du CPP)

Désormais, la Cour écarte 95% des demandes en déclarant unilatéralement, de façon dictatoriale et antidémocratique que le recours n’est pas fondé et qu’il ne peut par conséquent pas faire l’objet d’une étude de sa part ; entraînant ainsi la non-admission systématique du pourvoi.

Ainsi, le justiciable qui " dérange " la Cour (et l’Etat), et/ou quelque justiciable " haut placé " par ses propos juridiques, se verra privé de recours au plus haut niveau en toute légalité apparente sur le fondement notamment de l’alinéa 4 de l’article 136 du Code de l’organisation judiciaire modifié par la loi scélérate du 25 juin 2001 susnommée.

Ces décisions sont d’autant plus redoutables qu’elles trouvent prétexte et appui, comme nous allons le voir infra, sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, sensée pourtant être le garant du respect des droits citoyens ; chaque Cour se " renvoyant la balle " quant au respect du droit à l’accès d’un tribunal tel qu’énoncé dans l’article 6 de la ConvESDH.

Allons-nous vers la fin du droit écrit tel qu’instauré avec force durant la révolution française de 1789 pour s’affranchir du pouvoir discrétionnaire de l’ancien régime ?

Car comme l’écrit ; justiciable_fr@yahoo.fr

" si les décisions de justice écrites, avec description de l’affaire et réponse motivée des juges aux arguments des parties, faisaient défaut, alors les lois et décrets perdraient leur signification dès lors qu’il n’y aurait pas de jurisprudence faisant état de la manière dont ils sont interprétés et appliqués dans la pratique. Il n’y aurait pas, non plus, de garantie de l’égalité effective des citoyens devant la loi et la justice. Ce serait, à terme, le " droit " pour quelques-uns mais le pouvoir discrétionnaire à l’encontre de la grande majorité des citoyens, non pas à cause des juges mais du système mis en place. Sans motivation écrite, et publique, de tous les jugements, il n’y a pas de véritable droit écrit. "

Cette exclusion " des gueux justiciables " a commencé sous Jospin et perdure avec le gouvernement Rafarin, puis les lois liberticides de Perben et de Sarkozy.

Ces messieurs-dames de droite comme de gauche s’entendent à merveille pour fortifier leur justice de classe ; justice des (pseudo)élites. On peut lire dans le Code de l’Organisation Judiciaire que la dernière loi en date ayant fondé cet article est la " (Loi nº 2001-539 du 25 juin 2001 art. 27 Journal Officiel du 25 juin 2001 en vigueur le 1er janvier 2002) " L’ouvrage " Droit et pratique de la cassation en matière civile ", LITEC 2003, écrit notamment à ce sujet : " La décision de non-admission est dispensée de motivation spéciale, sans que cette dispense soit contraire aux exigences de la Convention européenne des droits de l’homme... " et nous renvoie même à une décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme antérieure à la loi de 2001, suite à un recours faisant remarquer que le Conseil d’Etat rendait de plus en plus télégraphiques ses décisions sur l’admission des pourvois en cassation. Il s’agit de l’arrêt Société Immeuble Groupe Kosser c/ France, 9 mars 1999 qui dit notamment : " l’article 6 de la Convention n’interdit pas aux États contractants d’édicter des réglementations régissant l’accès des justiciables à une juridiction de recours, pourvu que ces réglementations aient pour but d’assurer une bonne administration de la justice ". (...) La réglementation relative à la saisie d’une juridiction de recours vise assurément à une bonne administration de la justice... " C’est pourquoi, depuis quelque temps, de nombreux justiciables ayant saisi la Cour de Cassation reçoivent pour toute réponse une " décision type " dont, une fois les références de forme enlevées, le seul contenu réel est à peu près : " Attendu qu’aucun des écrits remis ou adressés par le demandeur ou son mandataire au greffe de la Cour de cassation ne comporte l’énoncé d’un moyen de cassation de nature à permettre l’admission du pourvoi ; DECLARE non admis le pourvoi... " Aucun descriptif du recours, aucune motivation circonstanciée.

Cette affaire est gravissime car désormais, depuis le 1er janvier 2002, tout justiciable "gênant" verra systématiquement et légalement son recours exclu avant même d’être examiné ; les cours suprêmes n’ayant pas à motiver leur refus d’admission !

Il s’agit ici d’un déni de justice caractérisé, d’une atteinte insupportable aux droits de l’homme les plus élémentaires ; celui d’être jugé par un tribunal.

Et la Cour Européenne des Droits de l’Homme entérine de facto toutes ces décisions sans état d’âme !!!

3° - La CEDH (cour européenne des droits de l’homme sise à Strasbourg)

Un simple calcul fait ressortir les éléments suivants : On considère qu’il y a 50000 requêtes annuelles déposées à destination des 45 juges de la CEDH. En supposant que ces juges travaillent 30 heures par semaine à raison de 40 semaines par an à examiner ces requêtes (ce qui est largement exagéré, notamment parce qu’ils effectuent également d’autres tâches), on parviendrait à un total de 54000 heures.

Etant donné que les décisions d’admission des requêtes se prennent sur la base de la collégialité de 3 juges, on arrive à 17000 heures de travail pour examiner 50000 requêtes ; soit environ 15 à 20 minutes par requête. Vu la complexité de celles-ci, il est matériellement impossible de les traiter décemment. La CEDH procède donc par élimination systématique.

D’ailleurs si l’on considère les numéros des requêtes consignées par la CEDH par exemple pour l’année 2005 (entre le numéro 4026 et le numéro 4857), on en déduit que seules 800 d’entre elles ont su trouver grâce aux yeux de la cour, soit environ 1,5% du total des requêtes déposées cette année ! La Cour Européenne des Droits de l’Homme applique-t-elle sa propre convention, notamment la principe du procès équitable qui exige entre autres l’impartialité du tribunal et l’audience publique ? La CEDH, au constat des 50000 demandes enregistrées annuellement, n’a pas les moyens de traiter ces plaintes. Elle a donc mis en place depuis longtemps un système de "classement sans suite" s’acheminant ainsi vers une justice de caste dans laquelle seule la plainte d’une partie pouvant s’adjoindre les services d’un avocat spécialisé aura quelque chance d’être examinée (et encore ! la CEDH statuant a minima des dispositions de la Convention), les autres (98% restants !) recevront tous après plusieurs années d’attente la même lettre volontairement laconique.

LETTRE TYPE DE LA COUR EUROPEENE DES DROITS DE L’HOMME POUR LES " IRRECEVABLES " " COUR EUROPEENE DES DROITS DE L’HOMME Conseil de l’Europe Strasbourg Monsieur (ou Madame, etc.).... (...) Section (référence) Requête n°.... (requérant) contre (Etat) (date) Monsieur (ou Madame, etc.).... Je porte à votre à votre connaissance que la Cour européenne des Droits de l’Homme, siégeant le... en un comité de trois juges (noms des juges) en application de l’article 27 de la Convention, a décidé en vertu de l’article 28 de la Convention de déclarer irrecevable la requête précitée, les conditions posées par les articles 34 ou 35 de la Convention n’ayant pas été remplies. Compte tenu de l’ensemble des éléments en sa possession, et dans la mesure où elle était compétente pour connaître des allégations formulées, la Cour n’a relevé aucune apparence de violation des droits et libertés garantis par la Convention ou ses Protocoles. Cette décision est définitive et ne peut faire l’objet d’aucun recours devant la Cour, y compris la Grande Chambre, ou un autre organe. Vous comprendrez donc que le greffe ne sera pas en mesure de vous fournir d’autres précisions sur les délibérations du comité ni de répondre aux lettres que vous lui adresseriez à propos de la décision rendue dans la présente affaire. Vous ne recevrez pas d’autres documents de la Cour ayant trait à celle-ci et, conformément aux directives de la Cour, votre dossier sera détruit dans le délai d’un an à compter de la date d’envoi de la présente lettre. La présente communication vous est faite en application de l’article 53 § 2 du règlement de la Cour. "

Le destinataire est tellement général, qu’on ne sait même pas s’il s’agit de l’article 34 ou de l’article 35. Aucune mention de l’objet de la requête, ni des demandes et arguments du requérant, pas plus que des motifs de la déclaration d’irrecevabilité. La communication avec le requérant est définitivement interrompue par le greffe, qui annonce d’emblée la future destruction du dossier. Accepterions-nous un tel droit en France ? En tout cas, à ce jour l’obligation de motivation des jugements est incontournable, y compris pour les cas d’irrecevabilité manifeste. Pourtant, le droit de la CEDH prime à présent sur le droit français et nous n’avons rien dit. Plutôt que de s’interroger sur le fond de l’affaire, en tentant de résoudre à la base les dysfonctionnements judiciaires (le mot est très faible !) qui engendrent un tel afflux de demandes, un système de filtrage analogue à celui de la CEDH a été mis en place en 1997 pour le Conseil d’Etat et en 2001 pour la Cour de cassation.

Quelques mots au sujet de la CEDH :

Cette cour, qui apparaît naïvement aux yeux de très nombreux justiciables comme étant la bouée de sauvetage à leurs problèmes, n’est en fait qu’une cour de légitimation des juridictions des différents pays la composant. Et contrairement à ce qu’elle tente de nous faire croire, elle ne statue qu’à minima des différentes lois en vigueur.

En effet, la CEDH, sensée pourtant au minimum respecter sa propre convention, la viole allégrement en utilisant un subterfuge qui en dit long sur la légitimité d’une telle cour ! Dans l’affaire Salé contre France, nous avons la confirmation de ces propos. (voir infra) Le requérant, M. Salé invoquait l’article 6.1 de la ConvESDH qui dispose que toute personne doit pouvoir bénéficier d’un tribunal établi par la loi pour statuer sur son affaire.

Il dénonçait l’iniquité de la procédure devant la Cour de cassation qui l’a débouté sans aucune motivation, en vertu du fameux alinéa 4 de l’article 136 du COJ. (non-admission du pourvoi).

Pourtant la CEDH a conclu à la non-violation, s’appuyant notamment sur la loi Jospin de 2001. On se trouve en présence d’un " renvoi d’ascenseur " entre la France et la CEDH très fréquent entre les juridictions internes, aucune ne voulant déjuger l’autre.

D’autre part, interrogeons-nous quant à l’origine de cette cour européenne. Créée en 1959 à l’instigation des Etats-Unis pour tenter de contrer le communisme (et notamment la montée de la guerre froide), elle est le reflet d’un système affairiste et puritain décadent visant à donner le change aux aides financières conséquentes des USA vers la France, l’Allemagne et différents pays européens à la sortie de la deuxième guerre mondiale. A ce titre, elle ne peut prétendre représenter une quelconque garantie de démocratie et de préservation des droits de l’homme.

Les citoyens sont invités à voter avec circonspection car il est indispensable d’exiger une véritable révolution tant constitutionnelle que judiciaire, et ce ne sont pas les mesurettes proposées par la commission d’Outreau qui satisferont les très nombreux justiciables spoliés par un système que l’on peut qualifier de maffieux à défaut d’être antidémocratique.

____________________________________

Salé c. France (requête no 39765/04) Non-violation de l’article 6 § 1 (équité) Le requérant, Christophe Salé, est un ressortissant français né en 1965 et résidant à Petite Foret (France). Licencié pour faute lourde en septembre 2000, le requérant intenta une procédure contre son ancien employeur, la SA Fontaine-Desmoulins, dans le cadre de laquelle il se pourvut en cassation. Par un arrêt du 30 juin 2004, la chambre sociale de la Cour de cassation déclara son pourvoi non admis au motif que ses moyens " n’étaient pas de nature à permettre l’admission du pourvoi " ; cette décision visait l’article L.131-6 du code de l’organisation judiciaire, lequel institue une procédure spécifique d’examen des pourvois en cassation. L’intéressé dénonçait l’iniquité de la procédure devant la Cour de cassation, résultant selon lui notamment de l’absence de communication du rapport du conseiller rapporteur alors que ce document aurait été fourni à l’avocat général, et du sens des conclusions de ce magistrat auxquelles il n’avait donc pu répondre. Il invoquait l’article 6 § 1 (droit à un procès équitable) de la Convention européenne des Droits de l’Homme. La Cour européenne des Droits de l’Homme estime que dans le cadre des procédures préalables d’admission des pourvois en cassation aboutissant à une décision de non-admission, le débat juridique portant sur le mérite du pourvoi est sensiblement réduit puisqu’il s’agit, selon les termes de l’article L.131-6, de pourvois irrecevables ou manifestement dénués de fondement. Ainsi, l’éventuelle communication au requérant du rapport du conseiller rapporteur, et la possibilité pour lui de répliquer par une note en délibéré aux conclusions orales de l’avocat général n’auraient eu aucune incidence sur l’issue du litige dans la mesure où la solution juridique retenue dans le cadre de la procédure préalable d’admission des pourvois ne prête guère, de par sa nature, à discussion. Dès lors, la Cour conclut à l’unanimité à la non-violation de l’article 6 § 1. (L’arrêt n’existe qu’en français.)



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Commentaires de l'article
L’Europe capote mais perdurent… L’escroquerie judiciaire et la grande illusion des recours personnels
21 juin 2008 - 09h25

Un euro à deux vitesses

L’Allemagne étant la locomotive économique de l’Europe, l’Allemand moyen - inquiet de l’évolution future de l’Union - commence à refuser tout paiement avec des euros portant les numéros de série italiens, espagnols, grecs et portugais...

http://www.agoravox.fr/article.php3...



Le problème des "hautes juridictions" est ancien mais actuel
21 juin 2008 - 10h44 - Posté par Universitaire

Voir ces sites :

http://www.geocities.com/petite_cit...

http://www.geocities.com/justiciable_fr

 

et ce commentaire du 20 juin à 11h, de Jean E. , à l’article :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

Il ne semble même pas que les conséquences institutionnelles du rapprochement entre établissements que comporte le Plan Campus aient fait l’objet d’une réflexion. Tout est fait très vite et de manière peu transparente.

Par exemple, que deviendront les garanties d’impartialité du traitement par la justice administrative des litiges de l’enseignement supérieur et de la recherche ?

 

L’actuel président de la Section du Contentieux du Conseil d’Etat, Bernard Stirn, est un professeur associé (depuis 1985) à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, d’après son curriculum vitae officiel :

http://www.conseil-etat.fr/ce/organ...

et ses cours se trouvent en ligne sur le site de Sciences Po :

http://www.supportscoursenligne.sci...

http://www.supportscoursenligne.sci...

De même qu’un curriculum vitae de l’intéressé (toujours sur le site de Sciences Po) :

http://www.sciences-po.fr/formation...

La vente de livres par correspondance d’Amazon se prévaut également de cette fonction de l’intéressé :

http://www.amazon.fr/libertés-en-qu...

"Il enseigne le droit public à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Ecole nationale d’administration"

 

L’actuel membre du Conseil Constitutionnel et ancien premier président de la Cour de Cassation, Guy Canivet :

http://www.conseil-constitutionnel....

a été professeur associé à Sciences Po en 2004-2007, après l’avoir été à l’Université Paris V en 1994-2004.

Canivet avait été auparavant président de chambre à la Cour d’appel de Paris (1991-96), puis premier président de la Cour (1996-99).

 

Tout est légal, d’après la pratique institutionnelle française. Mais les citoyens ont-ils été consultés sur l’opportunité de cette pratique ? La grande majorité n’en sont même pas informés. Quant aux politiques, ils ne s’empressent pas de soulever la question.



Le problème des "hautes juridictions" est ancien mais actuel
21 juin 2008 - 11h12 - Posté par Universitaire

Précisons également que des établissements comme Sciences Po ou les universités Paris V , Paris Dauphine, Paris I ... où enseignent des magistrats connus en tant que professeurs associés, constituent d’excellentes voies de rapprochement avec le secteur privé.

Il suffit d’aller voir leurs sites :

http://www.sciences-po.fr

http://www.univ-paris5.fr

http://www.dauphine.fr

http://www.univ-paris1.fr





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mercredi 29 - 21h19
de : Christian DELARUE (MRAP)
BOLIVIE : La Centrale Ouvrière Bolivienne déclare une grève générale illimitée
mercredi 29 - 16h01
de : joclaude
29 juillet 1900 : un ouvrier anarchiste tue le roi d’Italie
mercredi 29 - 15h14
de : jean1
PLAN DE RELANCE EUROPÉEN : L’ARNAQUE MACRON
mardi 28 - 16h34
de : joclaude
1 commentaire
Fin des prospectus : les c…, ça ose décidément tout !
mardi 28 - 11h10
de : Michel B.
5 commentaires
Ceux qui doivent vivre et ceux qui doivent mourir ; la sélection
mardi 28 - 00h41
de : Jean-Yves Peillard
Affaire Girard-Coffin : Un effet Obono
lundi 27 - 23h03
de : Christian Delarue
4 commentaires
Un policier révèle des centaines de cas de maltraitance et de racisme dans les cellules du tribunal de Paris
lundi 27 - 19h31
de : jean1
1 commentaire
OMISSION, DÉFORMATION, DÉSINFORMATION
lundi 27 - 17h32
COLOMBIE:L’Ambassadeur de Cuba en ce pays sollicité pour l’envoi de médecins !
lundi 27 - 15h37
de : joclaude
CASTEX : "Monsieur T2A", casseur de l’Hôpital
lundi 27 - 14h43
de : joclaude
L’Espagne se propose de rééduquer les prisonniers politiques
dimanche 26 - 22h51
de : Antoine (Montpellier)
3 commentaires
Le Covid-19 frappe plus durement les pauvres !
dimanche 26 - 16h36
de : joclaude
1 commentaire
NICARAGUA:Le président Daniel Ortega, a commémoré le 41e anniversaire de la révolution.
vendredi 24 - 11h21
1 commentaire

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DAZIBAO
C’est l’anniversaire de Frida Kahlo
lundi 6 juillet
de Roberto Ferrario
1 commentaire
Je trouve épouvantable de voir les riches passer leurs jours et leurs nuits dans des parties, pendant que des milliers et des milliers de gens meurent de faim. Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón ou Frida Kahlo, née le 6 juillet 1907 dans une démarcation territoriale de l’actuelle entité fédérative de Mexico, la délégation de Coyoacán, et morte le 13 juillet 1954 au même endroit, est une artiste peintre mexicaine. Son réalisme n’est pas seulement artistique : en 1928, elle (...)
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Le monde d’après : Jean Castex nouveau premier ministre droitard, sarkozyste et énarque
vendredi 3 juillet
de Roberto Ferrario
4 commentaires
"Politiquement, je suis de droite et je l’assume parfaitement", affirmait ce haut fonctionnaire. Membre du parti Les Républicains, il est notamment proche de Nicolas Sarkozy, dont il a été le secrétaire général adjoint à l’Élysée. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir la candidature de François Fillon pour la présidence de l’UMP lors du congrès de l’automne 2012. Cette nomination donne le ton de ce qui s’annonce dans les prochains (...)
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Info’Com : "Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là"...
jeudi 2 juillet
de Mickael Wamen
Normal de sortir une telle affiche quand on vois comment sont traités les salarié/es précaires du bureau de placement de Info’Com ! « Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là, tu n’est pas ici pour militer mais prendre du fric, et puis si il y a des injustices c’est pas ton problème ... » Voilà ce que j’ai entendu non stop durant quasi 2 ans ... Être précaire n’est pas être une sous merde et cela est vrai partout et notamment à la CGT ! Avoir un bureau (...)
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Nouvelle affiche scandaleuse de Info’ Com...
mercredi 24 juin
de Mickael Wamen
13 commentaires
De pire en pire le bad buzz continue... Se réjouir des licenciements à BFM c’est scandaleux !! Cette restructuration est totalement injustifiée comme toutes les autres et qu’elle touche des salarié/es de BFM ne donne pas droit de s’en réjouir ... Les salariés de BFM ne sont pas des chiens comme indiqué par Info’ Com ... En plus ce sont les « petits » qui vont morfler ! Comment Info’ Com peut il être à ce point une fois de plus totalement à la rue sur un (...)
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La chasse continue ... tu gênes donc on te dégage !!!! Bravo info’com ....
mercredi 17 juin
de Mickael Wamen
Ce n’est plus du syndicalisme mais utilisation de méthodes patronales les plus dégueulasses.... Bien content d’avoir démissionné car c’est impossible de continuer d’adhérer à un syndicat qui vire celles et ceux qui ne pensent pas comme la direction !!!! Info’com critique la conf’ mais fait pire ...ilsfont’com leur va très bien ! Ils sont plus fort avec leur « camarade agency » qu’avec la camaraderie la vraie, la gratuite.... Ils sont (...)
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Info’Com Cgt, nous n’avons pas adhéré avec obligation de nous taire !!!
jeudi 11 juin
de Mickael Wamen, Sidi Boussetta
WE LOVE NOTRE SYNDICAT Et OUI, nous aimons notre syndicat qui nous a accueilli en 2016, cette super équipe de l’époque, fraternelle, humaine et profondément militante... Ce même syndicat qui a toujours su différencier la CGT des hommes et des femmes qui la composent, qui a toujours osé dire les choses, par exemple, souvent relever les manquements du secrétaire général confédéral, de la confédération, de sa fédération, sans jamais remettre en cause la CGT... On est en droit de (...)
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Aux dirigeants d’Info’Com-CGT
vendredi 5 juin
de Mickael Wamen
2 commentaires
Après avoir repoussé plusieurs fois cette décision, je vous informe que je ne souhaite plus être adhérent au syndicat info’com CGT et je quitte le bureau de placement de la SACIJO. Je tiens de suite à indiquer que cette décision n’a strictement rien à voir avec cette connerie d’affiches. Ce serait trop facile pour vous de prendre cet argument pour expliquer ma décision.t Depuis les démissions d’Olivier et Stéphane, la ligne du syndicat ressemble bien trop à celle (...)
Lire la suite