> Ne privons pas le "non de gauche" de sa traduction politique !
7 septembre 2006, 22:39
J’adore Raoul Jennar*,
mais il fait la même erreur que la LCR et LO. En fait il s’en rend en partie compte : la majorité de l’électorat PS est de gauche, et ce sont les cadres du parti (en tout cas une nette majorité), qui sont sociaux-libéraux (ce qui, désolé, n’est pas la même chose que Sarko néo-conservateur dangereux).
Le problème c’est que si la gauche dite "antilibérale" (mot gentil pour ne pas choquer en disant "anticapitaliste", qui est plus proche de la vérité) refuse explicitement toute alliance avec le PS et donc les Verts et le PRG, elle choisit la défaite. C’est bien joli de vouloir garder sa pureté révolutionnaire mais si c’est pour attendre encore 50 ans la transformation dont on a besoin... Gouverner sans le PS, ça veut dire une Assemblée Nationale où la gauche sera D’OFFICE minoritaire. Ca veut donc dire : avoir au mieux un président "antilibéral" en cohabitation avec un gouvernement différent, social-libéral ou Sarkozyste...
Et c’est dommage de ne laisser aucune chance à Fabius (même si Raoul ne le cite pas, p-ê pour le préserver ?), qui, quoique sa sincérité n’est pas assurée, est une chance réelle pour unifier toute la gauche... COMME EN 1936 !!!
J’adore Raoul Jennar*,
mais il fait la même erreur que la LCR et LO. En fait il s’en rend en partie compte : la majorité de l’électorat PS est de gauche, et ce sont les cadres du parti (en tout cas une nette majorité), qui sont sociaux-libéraux (ce qui, désolé, n’est pas la même chose que Sarko néo-conservateur dangereux).
Le problème c’est que si la gauche dite "antilibérale" (mot gentil pour ne pas choquer en disant "anticapitaliste", qui est plus proche de la vérité) refuse explicitement toute alliance avec le PS et donc les Verts et le PRG, elle choisit la défaite. C’est bien joli de vouloir garder sa pureté révolutionnaire mais si c’est pour attendre encore 50 ans la transformation dont on a besoin... Gouverner sans le PS, ça veut dire une Assemblée Nationale où la gauche sera D’OFFICE minoritaire. Ca veut donc dire : avoir au mieux un président "antilibéral" en cohabitation avec un gouvernement différent, social-libéral ou Sarkozyste...
Et c’est dommage de ne laisser aucune chance à Fabius (même si Raoul ne le cite pas, p-ê pour le préserver ?), qui, quoique sa sincérité n’est pas assurée, est une chance réelle pour unifier toute la gauche... COMME EN 1936 !!!
D’ici là, y a plus qu’à convaincre les autres...
GrayFox
*(ce n’est pas ironique)