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Election d’Obama : une sévère défaite pour les prolétaires dans la lutte contre la bourgeoisie

5 novembre 2008, 13:40

Aux USA, ce qu’ils aiment surtout c’est d’être les premiers : le premier pays occidental à porter au pouvoir un métis. Parce qu’enfin, il y a eu de très généreux donateurs privés pour le porter aussi loin et haut. En même temps, il représente le "rêve américain", le pauvre qui réussit. On le dit aussi fort intelligent avec beaucoup de charisme, ce qui ne transpirait pas de McCain, sosie de Bush si on en juge par les propos de Fidel Castro qui le traite d’inculte et bête. Et puis continuer la descente aux enfers avec le parti républicain, j’imagine que les étasuniens voulaient faire une pause.

Maintenant, la vraie question est : est-ce qu’il y a parmi tous ces citoyens démocrates, même pauvres, qui pensent socialistes ? NON.

Pour transformer l’essai, encore faudrait-il que les américains viennent en masse en France pour apprécier, tant qu’il en est encore temps, notre système santé, nos retraites par répartition, ou nos écoles performantes quoiqu’en disent les mauvaises langues ou Darcos.

Donc OBAMA hérite d’une situation très très délicate.

En tout cas, le décès de la grand-mère d’Obama la veille de sa victoire est peut-être un signe pour lui, un rappel de sa promesse de généraliser la sécurité sociale à travers le pays. C’est peut-être de début de quelque chose de nouveau. En tout cas, il est d’une intelligence autre que celle de Bush et c’est déjà ça de gagné pour leur politique étrangère. Plus de guerres, ni en Irak, ni en Afghanistan. Tout au plus de la coopération, de l’entraide pour remettre sur pieds tous ces états démollis par leurs ingérences et invasions.

N’oublions pas qu’Obama a été éducateur dans des quartiers pauvres, ou des afro-américains ont été massés là, dans l’abandon le plus total de l’état. Il doit bien lui en rester quelque chose de ce moment-là qui logiquement devrait revenir à la surface d’une autre façon.

Et pour finir, je ne peux m’empêcher de remarquer que Mc Cain a fait la même chose que Sarkozy, parler devant un parterre de gens républicains, plus ou moins aisés, depuis un hôtel chic de son état, tout comme Sarkozy qui a fini au Fouquet’s, symbole du clan de nantis. Il aurait donc continué la politique dévastatrice de Bush. Rien que pour ça, attendons de voir.