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Election d’Obama : une sévère défaite pour les prolétaires dans la lutte contre la bourgeoisie

5 novembre 2008, 15:27, par (k)G.B.

Ce que je voulais dire par là, c’est que ce n’est pas tant l’élection d’Obama à la présidence des USA qui est une défaite pour les prolétaires, mais bien les élections elles-mêmes, qui portent en elles cette victoire de la ploutocratie sur le prolétariat, à cause de ce système de bipartisme « de fait » qui impose un moule idéologique aux candidats démocrates ou républicains somme toute similaire.

L’élection de McCain aurait tout autant été une sévère défaite, tout comme celle d’Hillary Clinton ... et finalement comme celle de la plupart des candidats qui ont passé la moulinette de la sélection de leurs partis respectifs — les candidats indépendants ne pouvant guère espérer une audience nationale étant donné le système de financement des campagnes.

En conséquence, je ne critique pas forcément le titre en tant que tel, il s’agit surtout de pointer du doigt le fait que finalement, cette défaite — ou cette bataille — était en quelque sorte « jouée » d’avance.

Finalement, les américains se retrouvent un peu dans la situation que nous n’avons pas eue, à savoir l’élection de Royal au lieu de Sarkozy. La « moins pire » auraient dit certains, dont je ne fais pas partie — ayant voté blanc au second tour.

Toutefois, il reste le symbole fort, symbole qui, je l’avoue d’ailleurs, m’a ému lorsque j’ai appris les résultats : celui du premier président des USA afro-américain. Un symbole qui pourra malheureusement tout à la fois être utilisé en bien, ou en mal.
Par exemple pour justifier un impérialisme qui se dédouanerait de toute accusation de racisme ou de « suprématie d’une race sur une autre », ou encore rajouter un vernis de « démocratie » ou de « progressisme » pour camoufler une politique quasi-autant belliciste que celle des précédents présidents.

Les états-uniens ont peut-être prouvé qu’ils n’étaient plus autant racistes qu’à une époque pas si lointaine, mais gommer les inégalités de couleur de peau ne fera pas disparaître la plus grande inégalité : celle de la classe « sociale », celle qui clive le monde en deux parties, les prolétaires — les exploités — d’un côté, et les ploutocrates — les exploiteurs — de l’autre.

Bref, ce n’est effectivement pas à mes yeux une victoire du prolétariat, ni même du progressisme. Mais l’issue de la bataille était déjà connue, bien avant...

(k)G.B.

PZ : Mais non, tu ne seras pas la « nulle en titre », je te rassure, il y en a un paquet qui peuvent prétendre à ce titre, bien avant toi. *Rit*