Election d’Obama : une sévère défaite pour les prolétaires dans la lutte contre la bourgeoisie
5 novembre 2008, 16:13
Je reprends ce passage du discours d’Obama (vous allez dire "elle s’en remet pas") :
"Si jamais quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir".
Et bien non, je ne m’en remets pas.
Qu’est ce que ça veut dire "le pouvoir de notre démocratie" ?
Qu’est ce qui différencie "leur" démocratie de "la notre" ?
C’est quoi d’ailleurs, "leur démocratie" ? Celle des USA vs le reste du monde ?
C’est quoi alors, par rapport aux autres pays, la spécificité de la "démocratie américaine" ?
Contre qui, contre quel ennemi mystérieux ce "pouvoir" de "leur" démocratie s’exerce-t-il, est-il supposé s’exercer ?
Qu’est supposé représenter ce pouvoir "en soi" ?
Moi j’ai mon idée sur la question, mais vous, vous qui lisez ce discours ou qui l’écoutez, vous entendez quoi ?
Et surtout, que pensez vous que vont entendre les citoyens, les travailleurs, même de "bonne volonté", qui n’auront pas notre formation théorique, notre entraînement à l’analyse politique, dont le bon sens "primaire" est étouffé par les analyses culpabilisantes et les savoirs castrateurs des "experts" (même si on se plante dans nos conclusions, même si nous ne sommes pas toutes et tous d’accord, nous avons une pensée critique, on sait au moins "débusquer" les mensonges) ?
Et puis enfin, comme c’est étrange, comme c’est dérangeant, même, que, de la bouche d’un soi-disant représentant de la communauté noire (qui certes, et je tiens à le noter, a pris tout le soin nécessaire pour, justement, ne pas se présenter comme tel), sorte ce rappel aux "Founding Fathers" qui, comme chacun sait, étaient en majorité colonialistes, esclavagistes, racistes, culs-bénis et j’en passe...
Comme si un Indien faisait appel à la mémoire de Christophe Colomb pour asseoir son propos...Comme si un protestant citait Jean Paul II...La "réconciliation" là aussi ? Ouah.
Les Etats-Unis apparaissent, je trouve, de plus en plus comme ce qu’ils ont toujours été, en fait, avec cette élection, c’est à dire un Etat nationaliste, où le capitalisme est toujours à son aise, un pays qui est même toujours le laboratoire de prédilection du capitalisme et du libéralisme.
Un pays où la "démocratie" est bien le masque de la dictature bourgeoise, où toute la théorie politique et juridique est au service du Capital et des capitalistes....
Gare au retour de bâton dans les dents pour "nous" donc. Nous toutes et tous dans le monde qui avons la "malchance" d’être à la fois non-Américains et prolétaires.
D’autant que nous sommes monstrueusement en retard, nous, socialo-communistes, sur la recherche de moyens politiques susceptibles de nous aider à lutter contre le capitalisme, et notamment plus qu’en retard dans la création et la modélisation de la démocratie prolétarienne.
On n’a pas fini le combat et comme je le disais au début de la Crise, si nous ne faisons rien, le capitalisme non seulement ne succombera pas ans cette Crise mais encore il risque même de se renforcer.
Alors non moi les discours sympathiques et bon enfants genre "Super ! c’est sympa il est noir, c’est cool, c’est bien ! Vive Obama le nouveau Messie" ...venant de gens qui n’ont objectivement aucun intérêt à ce type de manipulation, ça me fait d’abord et surtout de la peine.
Ok, mieux vaut (et d’une certaine manière, c’est pas sûr) Obama que Mac Cain (comme on disait ici "mieux vaut Royal que Sarkozy").
Mais venant de petits-bourgeois ou de bourgeois, ça me hérisse le poil, je trouve ça dégueulasse et éminemment révélateur.
Je reprends ce passage du discours d’Obama (vous allez dire "elle s’en remet pas") :
Et bien non, je ne m’en remets pas.
Qu’est ce que ça veut dire "le pouvoir de notre démocratie" ?
Qu’est ce qui différencie "leur" démocratie de "la notre" ?
C’est quoi d’ailleurs, "leur démocratie" ? Celle des USA vs le reste du monde ?
C’est quoi alors, par rapport aux autres pays, la spécificité de la "démocratie américaine" ?
Contre qui, contre quel ennemi mystérieux ce "pouvoir" de "leur" démocratie s’exerce-t-il, est-il supposé s’exercer ?
Qu’est supposé représenter ce pouvoir "en soi" ?
Moi j’ai mon idée sur la question, mais vous, vous qui lisez ce discours ou qui l’écoutez, vous entendez quoi ?
Et surtout, que pensez vous que vont entendre les citoyens, les travailleurs, même de "bonne volonté", qui n’auront pas notre formation théorique, notre entraînement à l’analyse politique, dont le bon sens "primaire" est étouffé par les analyses culpabilisantes et les savoirs castrateurs des "experts" (même si on se plante dans nos conclusions, même si nous ne sommes pas toutes et tous d’accord, nous avons une pensée critique, on sait au moins "débusquer" les mensonges) ?
Et puis enfin, comme c’est étrange, comme c’est dérangeant, même, que, de la bouche d’un soi-disant représentant de la communauté noire (qui certes, et je tiens à le noter, a pris tout le soin nécessaire pour, justement, ne pas se présenter comme tel), sorte ce rappel aux "Founding Fathers" qui, comme chacun sait, étaient en majorité colonialistes, esclavagistes, racistes, culs-bénis et j’en passe...
Comme si un Indien faisait appel à la mémoire de Christophe Colomb pour asseoir son propos...Comme si un protestant citait Jean Paul II...La "réconciliation" là aussi ? Ouah.
Les Etats-Unis apparaissent, je trouve, de plus en plus comme ce qu’ils ont toujours été, en fait, avec cette élection, c’est à dire un Etat nationaliste, où le capitalisme est toujours à son aise, un pays qui est même toujours le laboratoire de prédilection du capitalisme et du libéralisme.
Un pays où la "démocratie" est bien le masque de la dictature bourgeoise, où toute la théorie politique et juridique est au service du Capital et des capitalistes....
Gare au retour de bâton dans les dents pour "nous" donc. Nous toutes et tous dans le monde qui avons la "malchance" d’être à la fois non-Américains et prolétaires.
D’autant que nous sommes monstrueusement en retard, nous, socialo-communistes, sur la recherche de moyens politiques susceptibles de nous aider à lutter contre le capitalisme, et notamment plus qu’en retard dans la création et la modélisation de la démocratie prolétarienne.
On n’a pas fini le combat et comme je le disais au début de la Crise, si nous ne faisons rien, le capitalisme non seulement ne succombera pas ans cette Crise mais encore il risque même de se renforcer.
Alors non moi les discours sympathiques et bon enfants genre "Super ! c’est sympa il est noir, c’est cool, c’est bien ! Vive Obama le nouveau Messie" ...venant de gens qui n’ont objectivement aucun intérêt à ce type de manipulation, ça me fait d’abord et surtout de la peine.
Ok, mieux vaut (et d’une certaine manière, c’est pas sûr) Obama que Mac Cain (comme on disait ici "mieux vaut Royal que Sarkozy").
Mais venant de petits-bourgeois ou de bourgeois, ça me hérisse le poil, je trouve ça dégueulasse et éminemment révélateur.
La Louve