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Crise de la perspective ou perspective de crise ??

samedi 22 septembre 2012 , par Marc Berrus de"Communisme 21"..via A.C - Contacter l'auteur - 8 coms

Précision :

Je suis loin de partager ce point de vue .
Ceux qui me connaissent le savent :"Communisme 21" est une tendance du PCF , animée par quelques membres du C.N,( notamment BLOTIN -CIRERA-POURRE) dont certains ne manquent pas de qualités intellectuelles , de culture marxiste, .. mais qui , sur le fond , ne sauraient, pour moi dumoins, constituer un repère pour construire Projet -Orga révolutionnaires..
 :)

Cependant ce texte mérite lecture, , je crois, tant il cerne quelques contradictions du moment qui méritent d’être portées au "pot commun" de l’intelligence collective.

Donc, livraison ici sans autre commentaire(mais avec "gras" et italiques persos) dela prose deM.B

A.C

- 

Les débats de cette rentrée politique de fin d’été porte sur une situation complètement inédite. Un président de la République de gauche a été élu au printemps sur la base de propositions certes à caractère limité mais définissant de nouvelles priorités et répondant à des aspirations de justice sociale et de progrès. Et cela dans un contexte de poursuite voire d’aggravation de la crise aiguë que connaissent notre pays et le monde depuis quatre ans.

De premières décisions ont été prises qui sont en rupture avec ce qui se faisait sous l’ère de la droite sarkoziste. La recherche de l’austérité à tout prix a été abandonnée avec des mesures en faveur du pouvoir d’achat  : SMIC, allocation de rentrée scolaire, encadrement relatif des loyers, l’épargne populaire est encouragée. La retraite à soixante ans a été rétablie pour les salariés qui ont cotisé le plus longtemps. La nécessité de la croissance a été actée sur le plan européen avec des crédits mobilisés. La priorité de l’éducation a été affirmée et des postes créés.

De premières dispositions de justice fiscale ont été prises lors du collectif budgétaire qui devraient être suivies par d’autres :

la TVA sociale est supprimée et l’Impôt sur la fortune augmenté. Le programme de soixante propositions du candidat socialiste est mis en œuvre progressivement. La droite ne cesse de combattre cette politique et rêve d’un retour qui lui permettrait de réaliser son propre programme d’austérité drastique qui enfoncerait irrémédiablement le pays dans un recul profond de civilisation.

Sur les grands dossiers concernant les plans sociaux dans l’automobile ou l’agroalimentaire, le gouvernement est présent et fait des propositions qui ne sont pas de nature à stopper net tout licenciement mais qui ont vocation à favoriser des perspective d’avenir.

Dans un tel contexte l’opinion maintient pour l’essentiel sa confiance à l’actuel gouvernement, approuve les mesures de justice et exprime dans le même temps une réelle inquiétude et des doutes :

Où allons-nous ? Quel avenir pour nous-mêmes et nos enfants ? Le chômage monte et le pays est en quasi récession : Où est l’issue ?

Là est le dilemme de l’opinion et du pays. Il y a bien une crise de la perspective politique qui nourrit un pessimisme ambiant et qui peut compromettre la réussite du changement engagé. Une dynamique est indispensable : une politique de changement de gauche ne peut avancer que si elle est portée par le peuple de gauche que si celui-ci se rassemble, se mobilise et entraîne le pays.

Quelle attitude des partis politiques et « Front »de gauche ?

Les dernières déclarations de Jean Luc Mélenchon et de ses proches méritent un examen critique. L’ancien candidat du Front de Gauche à la présidentielle présente la politique conduite par l’actuel gouvernement comme de même nature que celle qui a précipité la Grèce et l’Espagne dans l’état où sont ces deux pays : c’est-à-dire une politique social libérale. La question essentielle de cette rentrée à ses yeux serait le traité budgétaire européen. Il lance sur France Inter un appel aux dirigeants du Ps qui ne lui sont pas favorables en des termes qui donnent long à penser : « C’est nous qui sommes la locomotive, venez mettre du charbon pour qu’elle avance ». Son ancien directeur de campagne Delapierre précise : « Nous sommes dans une stratégie de conquête de l’hégémonie ». Tout est dit : ne reconnaître quasiment aucun mérite à la politique actuelle, faire du traité européen la pierre angulaire de toute la politique française et apparaître comme l’alternative en faisant que la « locomotive » devienne hégémonique  !!! Cette entreprise apparaît bien hasardeuse : En cas d’échec de la gauche, il y a fort à penser que la droite reprendrait du poil de la bête, alors que le Front national apparaîtrait comme un recours possible. Qui plus est le projet politique de Jean Luc Mélenchon en renvoyant à plus tard la question du changement, en considérant que celui-ci n’est possible que s’il est lui-même majoritaire fait une croix sur le changement maintenant.

Coupé du temps présent, son changement l’est également de la réalité sociale : « Notre responsabilité n’est pas d’organiser les luttes sociales mais de montrer qu’il y a une perspective » précise encore et toujours son ancien directeur de campagne, dissociant le mouvement social de la question de la perspective. Mais alors de quel changement s’agit-il ? Celui réalisé par une avant garde (locomotive) hégémonique où ce qui est privilégié ce sont les superstructures juridiques (traités européens, 6ème république…..) ?

Où est la place du mouvement social dans tout cela ?
Le mouvement qui porte les réformes sociales créant ainsi dans un rapport dialectique avec le pouvoir politique des situations qui en appellent d’autres, mettant concrètement en perspective et à portée d’action collective le changement face à la crise, lui permettant par là-même d’avancer.

Jean Luc Mélenchon et ceux qui le suivent, ne créent pas par leurs paroles et leurs actes les conditions de la réussite de la politique nouvelle voulue par le suffrage universel. On peut s’interroger sur les organisations et parti qui ont décidé de mettre du charbon dans cette entreprise, je pense en premier lieu au Parti communiste qui, de fait, a abandonné son autonomie politique et joue un rôle second.

Sa direction parce qu’elle est profondément marquée par une culture issue du communisme étatique du XX ème et que, conservatrice d’elle-même, a fait le choix de ne pas changer assure et assurera Mélenchon et le Front de Gauche d’un soutien indéfectible.

Ce faisant non seulement elle conforte l’impasse stratégique dans laquelle la gauche est plongée, mais elle en fait son profit.

La crise de perspective et la crise de la politique qui lui est liée sont le terreau sur lequel elle peut développer ses thèmes où le virtuel se substitue au réel, où l’on pourrait changer en faisant l’économie d’un processus où c’est le peuple, le mouvement social lui-même qui définit le contenu et le rythme des changements.

Observons le positionnement du Parti Socialiste. La contribution générale présentée par Martine Aubry et Jean Marc Ayrault intitulée « Réussir le changement » donne le ton de ce que sera le prochain congrès en octobre. Les conditions à la réussite du changement y sont énoncées : « tenir ses engagements », « mobiliser la société », « préparer les idées et les équipes de demain ».

Un objectif à tout cela : « Préparer l’après-crise, mais bien sûr, c’est un préalable réussir la sortie de crise. C’est le sens des priorités claires que nous avons revendiquées, les 60 engagements de François Hollande » lit-on. Plus loin : « L’objectif n’est pas que de combattre la crise économique mais de construire un nouveau modèle de civilisation plus humain et moins marchand ». La réussite du changement est donc liée à une perspective de sortie de crise et d’après-crise, présentée comme un nouveau modèle de civilisation. Là où le bas blesse, c’est dans l’établissement de la crédibilité d’une telle démarche.

La nature de la crise dans laquelle nous sommes plongés est largement sous-estimée
et la notion de sortie de crise apparait comme fort peu étayée. La crise du capitalisme que nous connaissons a pour équivalent celle des années 30.

Des enjeux fondamentaux sont présents qui nécessiteront des rapports de force considérables pour que soient levés les obstacles. Les développements de la contribution socialiste sur la « mobilisation de la société » ou « la préparation des idées et des équipes » paraissent bien légers au regard des forces qu’il faut mettre en mouvement pour lever les obstacles, aux majorités d’idées qu’il faut construire, aux processus de transformations sociales qu’il faut accomplir pour que reculent les intérêts et les idées dominants dans le capitalisme et que progressent les changements. Mais cet éloignement de la réalité que l’on veut changer ne vient-il pas de la manière- même dont s’organise la vie politique dans notre pays ?

N’est ce pas le processus d’élaboration politique lui-même qu’il faut changer ?

Ouvrir une perspective veut-il forcément dire se couper de la réalité, l’édulcorer ? La politique a beaucoup déçu. Il est temps de la ré-enchanter en lui donnant de la chair, en la liant au concret : celui des espérances populaires, des luttes sociales qui ont besoin d’elle pour vivre comme l’homme a besoin d’air pour vivre. Dépasser les souffrances, les humiliations, les frustrations en faisant vivre des actions collectives, des projets communs nécessite de la politique. Pour être efficace, il faut être conscient des enjeux, lucide sur les objectifs et les moyens à mobiliser pour les atteindre : c’est la fonction de la politique que de rendre cela possible.

La réussite du programme de changement voulu par les français au printemps dernier
a besoin de perspectives politiques crédibles et mobilisatrices. Il doit donc devenir l’affaire des citoyens et du mouvement social. C’est l’échec assuré s’il reste l’affaire d’appareils politiques et d’institutions qui de par leur histoire leur sont désormais extérieurs. Nombreux sont ceux qui dans les partis, les syndicats, dans les associations, dans la vie citoyenne, dans les entreprises et les quartiers, pensent que le changement ne peut se faire sans eux, sans que leur parole s’exprime et soit entendue. On ne changera pas la société en dehors d’elle-même, de l’extérieur, par en haut, sans que l’ordre social, lui-même ne soit modifié par ceux qui sont directement concernés, sans qu’ils en fassent leur affaire.

Autrement la politique, autrement la gauche : tel est l’enjeu du changement maintenant. Débattons-en maintenant !

Marc Berrus

Mots clés : Alain Chancogne / Communisme : le débat /

Messages

  • AC déjà en retard d’une guerre, le trio n’est plus au CN depuis quelque temps déjà...Il parle de la crise des années 30, soldée, il ne le précise pas, en fait, par la 2° guerre mondiale. Alors, en route vers la 3° ? à moins que les prolos ne parviennent à dégager la petite minorité qui dévalise sans vergone la société toute entière...

    • Disons en retard d’une bataille ..J’ai effectivement déconné pour P.BLOTIN.
      pour le reste, vérifie, Camarade

      http://new.pcf.fr/spip.php?article4941

       :)

      Il parle de la crise des années 30, soldée, il ne le précise pas, en fait, par la 2° guerre mondiale.

      Désolé..

      La CRISE de 1930, d’autres qui sont intervenues n’ont jamais été "soldées" ..Elles sont des "moments" de la CRISE SYSTEMIQUEdu CAPITALISME..et relève du processus contradictoire qu’a joué ce SYSTEME, un temps porteur d’avancées sociales, démocratiques !Dans son intér^te et sous la contrainte dee la Lutte qu’on pouvait alors qualifier de"réformiste"..
      Quand il y avait du "grain à moudre" !

      Y compris en 36 et 68

      Ce qui rend totalement a-marxiste les expressions telles que"crise financière" entretenant l’idée qu’un keynésisme de" moralisation " et de limitation des"abus" d’un K devenue"fou"...serait possible.!

      NON, on est bien d’accord ?

      Ce Système est agonisant, en ruades terribles parce qu’il ne peut plus assurer un PROGRES HUMAIN quelconque.
      Il se doit même de tenter une"rémission" par sauvage Guerre de classes visant à des"RECULS" pour se pérenniser.(cf" taux de"profit, à lire et relire)
      C’est donc parce que le COMMUNISME "frappe à la porte" que tout Cirera, Laurent ou autre "frontiste de Goôche" qui , objectivement, se met en travers de l’autogestion , delaradicalité, de la mise à jour duMarxisme de cemillénaire est contre-révolutionnaire(au sens litteral)

      On partage, je pense

      Cordialement

      A.C.

    • C’est vrai que le communisme frappe à la porte avec cette crise du capitalisme qui annonce sa mort prochaine malgré les médicaments prônés et appliqués par les valets du capital dans tous les pays du monde .La crise de 29 qui a abouti à la seconde guerre mondiale a préfiguré les prochaines crises du capitalisme encore plus graves puisque que les USA et Israël prépare une guerre nucléaire en commençant par l’IRAN . Ils ont déjà expérimenté ce cas de figure en Irak avec la première guerre du golfe et la guerre en IRAK où ils ont expérimenté des armes avec des résidus atomiques . Donc pour défendre leur système ils sont prêts à toutes les atrocités possibles avec leur système de renseignements criminels comme la CIA et le Mossad,sans oublier les autres services de renseignement occidentaux comme la France et l’Angleterre etc ...

      Les luttes sociales massives ne suffiront pas ,comme nous le voyons en Grèce et en Espagne-Portugal , il faudra passer à une lutte physique et peut-être armée comme nous le voyons dans les pays arabes en ce moment. Le chômage massif non résolu par la crise du capitalisme,sans avenir pour la jeunesse, entraînera des révoltes qui seront réprimées comme nous commençons à le voir en France et cela débouchera sur la nécessité d’une lutte plus dure avec le conflit armé . Certains militants et dirigeants du FDG ne croient qu’à la victoire électorale pour changer de société alors que plus de 50% du corps électoral ne vote plus . A mon avis ils sont dans l’illusion que la bourgeoisie acceptera ce jeu démocratique.Le fait que déjà elle utilise le FN rénové de Marine Le Pen comme recours démontre qu’elle utilise les mêmes recettes qu’en 1929. Le mouvement ouvrier est déjà divisé à ce sujet puisque 30% vote FN et non pas FDG .Alors les révolutionnaires marxistes devront trouver avec créativité des luttes efficaces pour empêcher la bourgeoisie d’utiliser la violence et la mettre en situation d’isolement vis à vis des masses populaires en révolution. L’armée et la police devront évoluer vers une forme d’oganisation populaire comme à Cuba et le Vénézuéla afin d’éviter les bains de sang inévitables dans les révolutions comme nous le voyons dans les pays arabes et africains, et hier en Amérique latine sans parler des guerres coloniales avec ses millions de morts .

      Ce scénario noir est peu discuté dans nos rangs et Hollande et son équipe ne sont pas des saints . L’expérience des roms ne sont que des ersatz de répression, de même avec les musulmans actuels sur les interdictions de manifester. Le mouvement syndical doit se préparer activement à une riposte intelligente vis à vis des répressions futures en préparation contre lui . L’ armée à Valence tout récemment a expérimenté un exercice contre la guerilla urbaine, c’est un signe alarmant ...Donc soyons vigilants ....

      Bernard SARTON

  • Il y a deux aspects dans ce texte, qui sont intéressants tous les deux tant ils traitent de deux questions où la gauche "de gauche" est très fortement indigente :

    - le diagnostic et la compréhension que le gouvernement Hollande (et sa majorité) n’est pas un gouvernement qui se trompe ou ne fait pas assez, mais un gouvernement de guerre sociale.
    Sauf qu’il le fait de façon plus intelligente que Sarko qui injuriait le camp populaire avant de l’agresser. Hollande attaque tout autant et 2 fois plus sur l’emploi que Sarko mais fait croire autre chose, qu’il fait l’inverse.

    - la clé historique du changement social est tirée sur le terrain institutionnel, là où elle n’a jamais réussi sans mobilisation du camp social, sur ses revendications et en développent ses organisations de combat, à tel point que le mouvement social devienne en lui-même l’issue politique à la crise du capitalisme. Nos camarades là perçoivent qu’il y a quelque chose qui git là et c’est bien, mais ils n’en perçoivent pas forcement le mode d’emploi.
    par contre c’est bien l’inverse de la logique politique du FdG tous courants politiques confondus, qui cherche à courber le champ social au service d’une issue soit-disant politique dans les institutions.
    C’est historiquement un échec.

    1)
    D’abord les propos initiaux sont relativement indigents sur la politique menée par le gouvernement Hollande qui est une charge d’une extrème gravité contre les intérets populaires.

    En effet l’hémiplégie qui commence par ignorer la décision du gouvernement Ayrault de détruire plus de 350 000 emplois dans le périmètre de l’intervention de l’état (et ça concerne évidement aussi des contrats de travail de droit privés donc bien au delà des fonctionnaires, bien au delà des agents de l’état) est assez grave, de la même façon que l’entreprise liée de casse des salaires, de précarisation que représentent les 150 000 contrats d’avenir, illustrent une politique cohérente : détruire des emplois (des capacités), baisser les salaires, précariser, tout comme le font Peugeot, Sanofi, etc.

    La question du diagnostic sur la politique menée par le gouvernement Hollande est importante, le diagnostic sous-jacent avancé par les camarades cités, soit indique une complicité louche envers une agression globale sévère contre la classe populaire, soit une insuffisance grave d’analyse.

    Ne pas voir l’annonce de la destruction de 360 000 emplois jusqu’en 2015 et la compréhension de leur articulation avec les 150 000 emplois précaires qui les remplaceront en partie, mais sur une durée courte, la casse est immense et elle est articulée aussi avec la diminution des budgets des frais de focntionnement et d’intervention de 7% en 2013, 4% en 2014 et 4% en 2014.

    Le gouvernement Hollande se livre à un assaut contre le monde du travail. cet assaut est au service des patrons, l’acceptation des plans de destructions de capacités et d’emplois par les patrons du privé, qui a donné le feu vert pour le redémarrage des agressions contre les travailleurs des équipementiers (Contis, Michelin, etc), et au service des mêmes actionnaires par le versement rubis sur l’ongle de la dime de la dette, et donc la destruction de capacités et d’emplois dans le périmètre de l’intervention de l’état (nos 360 000 destructions d’emplois).

    Au détail on a les agressions par exemple à la Poste, SA controlée à 100% par l’état, où d’un côté on liquide 10 à 15 000 emplois par an (contrats publics) de l’autre on embauche 5000 précaires par an en le claironnant sur les toits. Mêmes proportions d’attaques et là ce n’est plus l’état, c’est la généralisation dans le privé comme dans le public de la destruction d’1 million d’emplois rapidement, la baisse des salaires et la précarisation.

    2)
    La riposte.
    Elle ne passe pas par des combinaisons politiques mais emprunte aux indignés portugais et espagnols, à la ténacité des batailles sociales dans ces pays, en Grèce et ailleurs, elle passe par la réactivation de structures unitaires de lutte que sont les coordinations non pour faire des syndicats rouges ou pour rajouter une division de plus mais pour unifier un mouvement syndical de résistance morcelé, divisé et affaibli.

    Le signal politique là dedans est d’aider, par tous les chemins, la massivité de la résistance en partant des batailles concrètes, leurs revendications. le LKP avait triomphé sur plus de 120 revendications (qu’il n’ait pu aller plus loin est une question complexe mais pas facile du tout à traiter dans ce contexte précis), pas 3, ou 1, ...

    Si ça se fait en première choc à la façon des indignés, prenons ! Si ça se fait autrement, prenons !
    Mais sachons qu’il faut se préparer, préparer les batailles, de la résistance jusqu’au pouvoir des travailleurs qui seul, dans la gravité de la crise du capitalisme pourrait nous sortir de l’affaire sans trop de casse.

    Nous avons la chance de savoir où vont attaquer les hollandistes , le décryptage n’est pas très compliqué pour qui donne un coup de torchon pour débarasser de la table les illusions et observe les projets concrets réels.

    Une grande partie des attaques annoncées ne sont pas forcement encore en route, il s’agit de préparer la résistance et la contre-offensive.

    • Copas m’a volé la critique du texte, qui ne prend pas la politique du PS pour ce qu’elle est : une attaque systématique du travail, pour sauver le capitalisme de sa crise.
      Evidemment, la seule perspective, c’est la mobilisation du mouvement social, à côté et assez vite contre les bureaucrates FdG. Rien à attendre des nomenclatures du PC ou ex PS.

      Mais le texte est juste dans sa description de l’opération Mélanchon :
      Selon Delapierre, adjoint de JLM : « Nous sommes dans une stratégie de conquête de l’hégémonie ... Notre responsabilité n’est pas d’organiser les luttes sociales mais de montrer qu’il y a une perspective » Le mouvement social est exclu de la politique. Pas de meilleure façon d’exprimer le projet de concurrence d’écurie avec le PS pour prendre les places dans la République bourgeoise.

  • L’ “invisible “ assaut :

    Ariège, le conseil général socialiste supprime le RSA à des centaines de personnes, et le revendique

    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6332

    les quartiers ?

    La gauche bleu marine

    http://blog.agone.org/post/2012/09/20/La-gauche-bleu-marine

    • Merci pour ce dernier lien
      La gauche bleu marine, par Jean-Pierre Garnier
      http://blgosog.agone.org/post/2012/09/20/La-gauche-bleu-marine#rev-pnote-697903-6

      "L’un des experts (du FdG) en matière urbaine, le géographe Guy Burgel faisait connaître, dans une tribune publiée à l’occasion de la Fête de l’Humanité, sa manière à lui de« combattre la ghettoïsation des quartiers » [5]. La manière forte : selon lui,« après la récidive des émeutes de banlieue à Amiens », Manuel Valls aurait eu des « réactions immédiates appropriées … pour rappeler que l’ordre républicain ne souffre d’aucune exception, et que son irrespect frappe d’abord les pauvres des quartiers déshérités ». Une appréciation en parfaite contradiction avec la réalité sociale d’un quartier que notre universitaire aurait pu connaître s’il avait seulement lu les enquêtes dont il n’a cessé de faire l’objet, à défaut d’y avoir mis les pieds"

  • Histoire ..de sourire..

    Dédié à l’ami SARTON :

    LE Communisme FRAPPE à la PORTE
    un théatre de Rive Gauche.21h..

    Sur scène  :
    Devant une porte fermée :

    Des révoltés, des indignés, quelques cocus de la social démocratie, des Ex de ceci,des Rouges , Tonton Stal et cousin Trotsk, un nanar, des paumés, des exclus, des prolos et des jeunes qui auraient voulu le devenir..bref..DU MONDE !
    ça pousse une PORTE qui résiste :
    Derrière la porte :

    Des gros salauds plein de thunes, bardés d’habits de luxe faits de sang, de sueur des va nu pieds de plusieurs générations, , des Ayrault fatigués, des Fillon qui s’marrent , un Hollande mi mollet, un Dany vert de rage,Clémentine Bobo, un Pierrot déguisé en cosaque, des aides de camp(..oui..de celui-ci) , kapos sinistres oui idiots utiles, en renfort, véritable "affront de Gôôche", un distingué économiste , un politologue, Charb, Fourest,

    — AU SECOURS, crie un acteur , de la Tribu du CAC 4
    0, le COMMUNISME frappe à la porte, A.C a balancé l’info , RESISTANCE, bordel..!

    - Mme Parisot à HOLLANDE :
    ça pousse fort, je me sens affaibli, j’ai soif, passe moi la gourde..
    - JLM :" Marie Jo est pas venue..."

    L’eau rance P :

    " Mais non, je parle de quoi tenir, sinon ils vont enfoncer la porte.malgré le renfort des hollandais

    - Pierrot Tristounet, sénateur de Gôôche :
    "Bernard, on a besoin de toi, stp.."

    - BS, révolutionnaire en 3X8 :

    " J’arrive..Tiens Pierrot, j’ai acheté la meilleureflotte avec mon fric , enfin ce qu’il en reste après cotises, souscription, frais de campagnes électorales., baisse de mon Pouvoir d’achat , austérités , car commele disaitsi justement LENINE..."

    P.L:Ok ok...Garde ça pour le Congrès ..
    Merci, camarade, t’es un bon militant..

    Le rideau tombe sur Bernard S. d’Aubagnequi sort en murmurant
    " J’entends d’ici les sarcaustiques chancognards sous commandement dec louves...

    .Z’ont pas compris que la flotte que j’apporte ne m’empêche pas, à la nuit tombée d’envoyer des signaux de solidarité grâce à mon émetteur Bella Ciao, en direction de ceux qui poussent de l’autre côté, mes compagnons de misère...


    Critique acerbe -(et àcroate) de cette pièce en un acte et un tableau

    " Le Communisme frappe à la porte"

    TOC toc..

    Comme on dit quand on se tape la tempe d’un index en contemplant dans un H.P un brave type qui a enfin reçu un droit..d’asile !

     :)

    Sans méchanceté, Nanard, mais ..quand même.....parfois, je souris jaune et pas parce que j’abuse du pastaga !!

     :))

    Cordialement..

    A.C

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