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Le rôle des résistants communistes juifs dans le sauvetage des enfants juifs (video "La traque de l’affiche rouge")

Publie le lundi 25 février 2008 par Open-Publishing
18 commentaires

(Retour sur le documentaire France2/arte : la Résistance en France)

de Max Weinstein Ancien résistant de l’Union de la Jeunesse Juive et ses Groupes de Combat (zone sud) Vice Président de M.R.J.-M.O.I.

Le documentaire sur la Résistance, diffusé mardi soir 19 février soir sur FR2, s’il est plein de bonnes intentions, ne donne pas la réalité des évènements tels qu’ils se sont passés.

Parler du sauvetage des enfants juifs à partir des dirigeants de l’UGIF me semble réducteur. C’est oublier que l’UGIF a été constituée à l’initiative de l’occupant nazi, tout comme le Judenreich en Allemagne. Même et y compris si certains des dirigeants de l’UGIF espéraient s’en servir pour la bonne cause, la défense et la sauvegarde des familles juives, la réalité, qui n’apparaît pas tellement dans le document, a fait que les fichiers constitués ont été utiles aux allemands et à la police française pour accentuer la répression contre les familles juives, les arrêter et les déporter.

Ce documentaire est réalisé de telle sorte qu’on a l’impression que la population française s’est dès le début de l’occupation portée au secours des juifs.

On a aussi l’impression que la Résistance à l’ennemi et ses soutiens s’est développée sans attendre, ce qui est faux. Il a fallu du temps à ceux de la société française qui voulaient résister pour s’organiser, mettre en place les réseaux.

La révolte des mineurs du Nord de la France est montrée comme un phénomène spontané alors que les militants communistes en étaient les initiateurs et dirigeants.

C’est tout du même tonneau dans cette émission : éviter d’avoir à faire connaître le rôle qu’ont joué les communistes dès l’entrée des armées nazies en France. C’était aussi une façon d’éviter d’avoir à évoquer le rôle important des communistes juifs de la MOI dès le début de la guerre. Ils en ont payé le prix fort.

Ce documentaire, tout à fait dans la ligne des campagnes qui ont visé à minimiser la Résistance des communistes depuis de longues années, les reprends à son compte en faisant partir la résistance des communistes de l’invasion hitlérienne de l’URSS.

Je ne sache pas qu’il y ait eu un seul autre parti, en tant que tel, qui se soit engagé comme l’a fait le P.C.F.

De plus, il ignore complètement, en faisant la part belle aux Eclaireurs Israélites de France et autres mouvements, l’action décisive des résistants de l’U.J.R.E. pour le sauvetage des enfants, en particulier, le coup de Vénissieux dont il est largement fait écho.

Ma tante Sabine, actuellement en Israël, âgée de 94 ans, qui fut de ces femmes de l’Union des Femmes juives clandestine à participer à cette action formidable, serait sans doute indignée de cette partialité. Et puis, parler de monseigneur Salièges et de sa lettre pastorale, sans citer le nom de celui qui lui avait rendu visite pour l’alerter sur la situation des juifs, Charles Lederman, un des dirigeants de l’OSE, Oeuvre de Secours à l’Enfance, sous prétexte sans doute qu’il était un militant communiste, est un scandale.

Ce scandale à propos de Charles Lederman est fréquent et bien des historiens se gardent bien de le citer lorsqu’ils abordent cette question.

Le regard révisionniste qu’ont porté sur l’histoire de ce temps les réalisateurs de ces films laisse mal augurer de ce que vont être les quatre films qui vont être projetés sur France5.

En tant qu’ancien résistant, communiste d’origine juive, je sais que la Résistance n’est pas l’apanage des seuls communistes, qu’elle fut multiforme.

Au fur et à mesure des mois, elle s’est organisée, elle a grandi.

Laisser entendre, comme on pourrait le croire à la vue du documentaire, que les français se sont engagés dès l’abord dans la résistance ou dans son soutien, est une façon erronée d’écrire l’histoire.

Je me souviens encore de la foule énorme qui est venue acclamer Pétain peu avant le débarquement du 6 juin 1944 sur la Place des Terreaux à Lyon où je me trouvais.

Il y a eu des résistants, certes, mais les juifs avaient plus de raisons que d’autres de se méfier et de s’engager dans la lutte contre l’envahisseur. Ce qui fut le cas, dès avant l’occupation allemande par la création par les juifs de la MOI du mouvement « Solidarité », puis, par la suite, des organisations de résistance active que furent l’UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide), l’U.J.J. (Union de la Jeunesse Juive), l’U.F.J. (Union des Femmes Juives).

Je n’oublie pas les groupes de F.T.P. de la M.O.I. où les jeunes juifs, aux côtés d’autres antifascistes, firent merveille. Cela ne diminue en rien les mérites des dirigeants du comité Amelot dans lequel figuraient aussi des communistes juifs.

Sans doute n’est-il pas dans l’air de notre période de reconnaitre enfin sans réticence, sans a priori et sans arrière-pensées, ce que fut le rôle des communistes dans la Résistance à l’ennemi, dès l’occupation de notre territoire, sans négliger pour autant la Résistance dans son ensemble et sa diversité.>

Fraternellement,

Max Weinstein

Ancien résistant de l’Union de la Jeunesse Juive et ses Groupes de Combat (zone sud)

Vice Président de M.R.J.-M.O.I.



La traque de l'affiche rouge (1/4)


La traque de l’affiche rouge (2/4)


La traque de l’affiche rouge (3/4)


La traque de l’affiche rouge (4/4)

Messages

  • Les Garibaldiens célèbrent depuis 64 ans les fusillés de l’Affiche Rouge au cimetière d’Ivry sur Seine.
    Ils étaient Juifs, communistes et étrangers...

    LES GARIBALDIENS

  • "Ce documentaire est réalisé de telle sorte qu’on a l’impression que la population française s’est dès le début de l’occupation portée au secours des juifs."

    J’ai un exemple, celui de mon grand-père qui a hébergé des enfants juifs pendant toue la durée de l’occupation dans son pensionnat de la région parisienne. Il n’était pas résistant, je suis sûr qu’il y a eu beaucoup d’autres cas de "sauvetage" dès le début de l’occupation qu’on ne connait pas.

    • Il persiste une surprenante attitude banalisée à dire que ceux qui ont caché des réprimés, pourchassés ou traqués n’étaient pas des résistants. On la rencontre même parmi ceux qui ont participé à ces actes majeurs de dignité et de refus de l’asservissement, de contestations des lois iniques. Ils sont les racines de combat comme ceux menés par le Réseau Education Sans Frontières et toutes les organisations qui agissent pour le même but.

      Ils (et le plus souvent elles) risquaient internement déportation exécution de la part des autorités d’occupation comme de la justice et a police du gouvernement de Vichy.

      L’association des amis du musée de la résistance Nationale a entrepris une série de démarches pour que soit attribué à ceux qui ont pris part à tous ces sauvetages la carte de combattant volontaire de la Résistance.
      (la reconnaissance ne sera pour le plus grand nombre qu’à titre posthume et honorifique).

      A l’heure où l’hôte de l’Élysée entouré de toute une garde rapprochée directement issue d’organisations d’extrême droite ou néo nazi nous parle de morale, patriotisme et autres repères qui font sourire (?) venant de son horizon politique, au moment ou sa politique de traque des sans papier va jusqu’aux rafles dans les écoles et les services sociaux, il est surprenant que la seule reconnaissance officielle des acteurs de sauvetage durant la période 40-44 soit celle portée sur des critères certes réels par le yad waschem mais, pour des raisons liées à l’objectif de cette organisation, circonscrite aux Justes ayant sauvé des enfants juifs.Si le travail rigoureux qu’ils réalisent sort de l’ombre des faits et hommes et femmes au comportement admirable, il laisse de côté ceux qui se sont trouvé à avoir le même héroïsme pour d’autres catégories de réprimés traqués et pourchassés.

      C’est à la République de tous les réunir dans leur diversité en leur reconnaissant la nature de combattant volontaire de la Résistance pour leurs actes. C’est participer à un devoir d’histoire et à l’entretien de la mémoire pour les démocrates que de s’engager pour faire aboutir cette reconnaissance.

      Cela sortira ce grand moment de l’histoire de notre pays de la démarche compassionnelle et récupératrice où veut l’enfermer cette droite au pouvoir.

  • Les précautions oratoires en disent long sur les objectifs poursuivis : Faire oeuvre historique crédible sans heurter les forces politiques actuelles (UMP+PS) qui, persuadées que le "spectre du communisme" est en voie d’évanécence, il faut éviter tout risque de le réveiller. Telle est l’équation que tente de résoudre cette série.

    Si les communistes sont parfois cités, souvent en tête, on préfère, quand il faudrait les citer seuls, les ignorer (grève des mineurs). Le statut du Pcf (interdit), n’est jamais distingué de celui des autres (autodissous). Dans un listage des journaux clandestins, L’Humanité est "oubliée"... L’impact de Stalingrad éffacé par le débarquement en Afrique du Nord.

    Par avance on veut esquiver les critiques qui ont émergé à la suite du Mémorial du Mt Valérien ("trop de ces fusillés sont communistes....pourquoi donner cette précision ?...etc").

    Le silence sur la démarche de Léderman est du même tabac, imaginons qu’un socialiste ou un gaulliste ait commis cet acte......

    Bref, l’histoire de la Résistance, à la télé, 65 ans aprés, c’est pas encore au point. Et à qui la faute ? aux communites bien sûr !

    • C’est très indulgent de dire que 65 après la Résistance c’est pas encore au point.

      J’ai vu les 2 premiers épisodes ,il y en a 4 autres à venir(voir france2.fr) ils ne sont rien d’autre que du révisionnisme pur et simple.

      A en croire ces films -docus dès le début de la guerre tous les français étaient des justes,tous s’occupaient de cacher des juifs,surtout des enfants.

      Et au niveau de la résistance en général ,alors là c’est De Gaulle et les curetons qui l’ont faite.Bien sûr il y avait aussi quelques communistes,très gentils,sympas voire même des communistes courageux !!!

      Aucun mot sur le rôle des communistes qui ONT CRÉÉ LA RÉSISTANCE ?LES PREMIERS MAQUIS...RIEN !!!Scandaleux !!!.

      Aucun mot non plus sur tous les communistes fusillés,déportés avec les Juifs et morts dans les camps,gazés et brûlés !!Une honte !!

      On ne nous parle pas non plus de cette milice spéciale dans Paris qui était chargée de chasser le FTP MOI dirigée par un curé !! Ce curé a été tué fin 44 ,on ne sait pas si c’est par la résistance ou par le "milieu"avec lequel il trafiquait.

      Le côté dangereux de ces films est augmenté par le mélange avec des images d’archives à qui on fait dire ce que l’on veut.

      En gros ces films voudraient nous faire croire que la résistance a été faite par De Gaulle et les curetons,des "justes" dès le départ et éventuellement quelques communistes ...

      On oublie aussi de rappeler que le Vatican a couvert la Shoah...

      Un grand merci pour ce texte et ces vidéos qui remettent les pendules à l’heure.

      Salutations communistes et fraternelles à toutes et tous

      François Pellarin.

  • Des médias commencent à parler d’une possible création d’une dictature en France. Mais au travers de ce film, c’est bien, les heures sombres qui assombrissent notre pays. La désinformation, c’est bien les prémices de la dictature

    Seuls les FFI selon eux ont résistés vaillament et ces pauvres communistes ont juste donnés leurs sang. Mais qu’est ce que ce BORDEL ????????????????????????????

    Qui peut admettre ca ?????????????
    Pas une réaction du PCF, de ses militants !!!! RIEN !!!!!

    Je sais que moi, je n’oublierais jamais ce qu’on fait les communistes, l’étant moi même, petit fils et arrière petit fils de résistants.

    Je suis outrée, que le sang versé de nos camarades, n’est plus aujourd’hui, qu’un simple élément dans la résistance. Les planqués de Londres ont un si beau rôle dans ce témoignage.

    Camarades, nous sommes peut être affaibli par des stratégies diverses de notre parti qui peuvent être contestable, mais chacuns en tant que communiste, ne peut oublier qu’en lui sonne la révolte et la résistance à l’oppression.

    Ressortons le drapeau rouge, ce si beau drapeau de résistance et de combat face aux fascistes. Reprenons notre couteau, et mettons le entre nos dents.

    Nous devons retrouver notre ardeur d’antan à incarner cette peur. Cette peur qu’ont tous les capitalistes, les fascites, de ces communistes, qui n’ont que leurs idées, leurs courages et leurs poitrines à offrir à leurs mitrailles, mais qui luttent sans faillir.

    Révoltons nous !!!
    Hasta siempre

    • voir ARTICLE AGORAVOX : QUELLE MOUCHE A BIEN PU LE PIQUER :

      ou TROP TARD LES MALLETTES ÉDUCATIVES SONT DÉJÀ PAYÉES !!!!

      UNE MOUCHE ÉTATIQUE ISRAÉLIENNE (EN ÉCHANGE DE MONNAIE SONNANTE ET TRÉBUCHANTE)

      LA DERNIÈRE PHRASE DE LADITE MALETTE DE LAD LAYELED A ÉTÉ REGURGITÉE TELLE QUELLE PAR ARNAUD KLARSFELD CHEZ RUQUIER ... Y A DEUX TROIS JOURS ... PAS FATIGANT LE TRAVAIL DE PROPAGANDE ...

      LA CONCEPTRICE DE LA MALETTE VIT EN SUISSE ET TRAVAILLE POUR LES VOYAGES (PAYANT) D’ÉTUDES AU KIBBOUTZ. FAUT CROIRE QUE LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION EN FRANCE N’EST PAS CAPABLE DE PENSER SUR L’EXTERMINATION DES JUIFS : FAUT ALLER EN ISRAEL POUR AVOIR LA "BONNE INTERPRÉTATION".

      TEXTO :

      La mémoire en mallette

      Transmettre n’est pas un jeu d’enfant. Que dire aux jeunes élèves à propos de la barbarie ? Comment faire comprendre l’horreur sans céder au sensationnel et donc effrayer malgré soi ? L’association Yad Layeled France propose une série d’activités pour faire connaître la Shoah dans les écoles.

      Une jolie mallette bleue contient des livres, un disque, une cassette vidéo. Les enseignants choisissent parmi ces documents ceux qu’ils présentent aux élèves, et le dialogue peut commencer. Une île, rue des oiseaux et J’étais un enfant à Varsovie sont deux récits autobiographiques. Voulez-vous suivre Alex ? Ou bien préférez-vous écouter Larissa ? Qu’importe, ces gamins vous conduisent dans les rues du ghetto de Varsovie. Pour accompagner la lecture, un livret pédagogique offre des pistes de travail, un jeu de cartes tient le rôle de dictionnaire. Il est possible de diffuser le témoignage enregistré des rescapés, souvenirs de la vie quotidienne et vestiges d’émotions intenses.

      Autre document formidable de la mallette, l’album que Serge Klarsfeld a conçu en mémoire de Georgy Halpern est un chef-d’œuvre. Les lettres éclatées de tendresse, les photos de famille nimbées de sentiments et les dessins naïfs de cet enfant abrité dans la Maison d’Izieu bouleversent le cœur. Au fil des pages, on suit les espérances et les inquiétudes de Georgy, sachant quel tragique destin l’attendait : comme ses camarades et la femme qui les protégeait, il fut déporté puis exterminé.

      Essentielle mission que lutter contre la haine par la connaissance. Yad Layeled France est le relais de l’association mère israélienne. A l’origine, des rescapés créent, en 1949, un kibboutz en Israël, destiné à faire connaître ce qu’ils avaient subi – l’un d’eux avait même construit une maquette du camp de Treblinka. L’association poursuit son travail. « Nous encourageons la visite de ce kibboutz devenu musée. Nous présentons aussi une exposition itinérante et nous organisons des séminaires en Galilée pour former les instituteurs et les professeurs des écoles », explique Béatrice Rosenberg, présidente de Yad Layeled France. S’adresser aux enfants est sans doute la meilleure manière d’assurer le devoir de mémoire. Dire la vérité avant que les préjugés et leur cortège de mensonges ne s’installent dans des esprits égarés, telle est l’ambition de ces bénévoles dévoués et vigilants. Ils doivent pourtant se battre pour convaincre et récolter des fonds. Mais l’amour est aussi le nerf de la guerre.
      F.C.

      Yad Layeled France
      7, rue Victor-Hugo
      92310 Sèvres
      01 45 07 17 47.
      yadlayeled.org

  • jE SUIS TOUJOURS AUSSI PLEINE DE REVOLTE EN MOI, QUAND JE ME

    DOCUMENTE UN PEU PLUS SUR LE MYSTERE ENFIN A PEINE DEVOILE, DE CES

    COMMUNISTES RESISTANTS DE CETTE DERNIERE GUERRE. IL Y EU TELLEMENT DE

    MENSONGES ET DE CRITIQUES A L’EGART DE SES HOMMES PLUS QUE TOUT

    AUTRES COURAGEUX, QUE JE NE PUIS QUE REMERCIER CE TRAVAIL D’ARCHIVE

    QU’A FOURNI CE MAX WEINSTEN AU SUJET DE < L’AFFICHE ROUGE>

    ENFIN ON CONNAIS MIEUX LA VERITE, ET L’ON EN SAURAS ENCORE J’EN SUIS

    CERTAINE.
    UNE FERVANTE DE NOTRE ACTION POUR ENFIN UN JOUR RETROUVER

    LA LIBERTE .

  • Très bon article rempli de vérités.
    Pour quoi de dis cela, je possède de nombreux documents en facs similés bien sur, sur les tracts clandestins de l’époque, tout comme je possède l’affiche rouge, donc je confirme ce qu’explique Max Weinsten et il serait nécessaire pour notre histoire, l’histoire de la France, que la vérité soit enfin dite sur la MOI et le rôle des communistes en général dans la résistance contre le fascisme.
    Le Communisme n’est pas staline, ni Pol Pot le Communisme est plus grand que ces hommes qui n’ont pas su ou voulut le mettre en application.
    jack52

  • merci pour ce texte intéressant.
    Quant à l’attitude des communistes en 1939, peut-être qu’une ligne modérée sur la question reste la plus souhaitable. Il y a quand même quelques pages un peu embarrassantes, non ? Il y a les militants qui sont capables de prendre de la distance par rapport aux discours officiels, et puis il y a les quelques-uns qui, à leur corps défendant (on l’espère), prennent au sérieux le pacte germano-soviétique, et qui accueille bien l’armée nouvellement alliée de l’URSS... Il ya eu ainsi quelques maires dans la banlieue rouge qui se sont ainsi fourvoyés. Quelle que soit la valeur personnelle de tous les autres, ça incite à la modération quant au Parti en tant qu’institution.

  • BRAVO pour ce document, que beaucoup de français dits "aryens", devraient voir pour comprendre le prix du sang et du sacrifice....ILS n’étaient, par naissance/race ?!.nationalité,...ou quoi que ce soit que des HOMMES ! LIBRES ! Libres par leur amour de la vie, et ça m’énerve toujours -et je ne suis pas juif ni arabe, mais "français bon teint"....!- quand j’entends autour de moi que les juifs sont allés à Auschwitz comme à l’abattoir ! Sans résister...!!! Toutes les études, de Maurice Rajfuss à celles de Klarsfeld, ou américaines (et, là aussi, il y aurait beaucoup à dire sur les larmes de crocodile versées, quand on sait le soirt réservé à celles et ceux qui furent rejetés de Cuba, destination : une mort certaine !)s’accordent avec ce document, et montrent, et il en est malheureusement ENCORE besoin, que tous les replis communautaires, toutes les intolérances qui en découlent, toutes les prétentions à une prétendue supériorité raciale, ne mènent qu’à des catastrophes où, et c’est sans doute le plus grand crime que l’on puisse reprocher aux nazis, l’Être Humain perd justement toute humanité...
    Cela rappelle aussi que JAMAIS l’Allemagne nazie n’aurait pu, à elle seule, et ceci au vu et au su de la population française lambda (et même si la Shoah dans sa dimension "industrielle", une industrie fondée sur la mort et l’utilisation des corps même, des dents, des cheveux,...etc...était...."inimaginable" au sens où on devrait le savoir, aujourd’hui....) n’aurait, paradoxalement, JAMAIS pu avoir lieu sans la Collaboration de la Police Française (et la Préfecture de Police de Paris porte, sur son drapeau, la médaille de la Résistance !!! Quelle honte !), et le "silence" de beaucoup de français....Certes, ils avaient..."peur"....., mais, heureusement, beaucoup aussi aidèrent....Comme ils le pouvaient....Originaire de l’Est de la France, je sais que ma grand-mère, disparue aujourd’hui, vendait sans tickets" et hors des maigres heures allouées aux juifs, des marchandises d’épicerie...Et, bien que n’ayant pas vécu cette époque, ma mère me parle TOUJOURS, de ses "petites amies" -elle avait alors 9 ans....!- qui ne revenaient pas, subitement, un jour, à l’école...Ainsi que des haut-parleurs installés à Nancy et qui incitaient les français à la haine raciale.............Elle en pleure encore....Les enfants d’Izieu, dans leur itinéraire terrible qui allait les mener aux fours crématoires de Brkenau, sont passés par ma ville natale : CHAUMONT...Tout le monde pouvait "observer" ces transports terrifiants en regardant par-dessus le pont qui surplombe la gare !!! Et que l’on en finisse en disant que :
    1-NON, les "juifs" ne sont pas allés à l’abatoir comme du bétail humain...!
    2-Qu’ils ont été surreprésentés dans les organissations de Résistance !.....
    3-Que les lois sont faites pour servir la population !! Non pour l’opprimer !!!
    Merci pour ce très beau et bouleversant témoignage........Bravo, et honte à la Police et à la Gendarmerie (f)rançaise !!!
    Alain CHATEAU, REIMS- 49 ans.....

  • Pour compléter votre propos, c’est à Compiègne-Royallieu que j’ai récemment découvert l’action menée par quelques lycéens le 11 Novembre 1940 au monument aux morts de cette ville.

    Parmi eux, Jean-Baptiste Daelmann, alors agé de 18 ans, et devenu plus tard libraire éminent de la région, et des lycées, de Compiègne.

    Mais pouvait-on déjà parler de résistance ?
    D.Remy