Accueil > Les mille fleurs fanées de Messieurs Sarkozy et Fillon
Les mille fleurs fanées de Messieurs Sarkozy et Fillon
Publie le mardi 3 février 2009 par Open-Publishing2 commentaires
Les mille fleurs fanées de Messieurs Sarkozy et Fillon
En lançant à grands coups de trompette l’application de son plan de relance, le gouvernement français fait preuve d’aveuglement, de cynisme et d’irresponsabilité.
Un gouvernement aveugle
Il n’a pris aucune mesure de l’ampleur et de l’origine de la crise. Celle-ci est pour lui extérieure, venue d’ailleurs. Or ce sont les politiques néolibérales appliquées méthodiquement depuis trente ans, en France, en Europe et dans le monde, qui ont conduit à la situation actuelle : liberté pour les capitaux, explosion des dividendes et blocage des salaires, privatisation des services publics et protection sociale confiée de plus en plus aux fonds spéculatifs, crédit sans contrôle pour les circuits financiers, etc. Et Messieurs Sarkozy et Fillon veulent poursuivre de plus belle ce délabrement baptisé « réformes ».
Un gouvernement cynique
Le Premier ministre déclare que « rien ne serait pire qu’un changement de cap » et que « aujourd’hui, la priorité absolue, c’est l’emploi ». De deux choses l’une : ou bien il le pense et alors il a changé de cap puisqu’il y a six mois encore, c’était priorité au pouvoir d’achat (« travailler plus pour gagner plus ») ; ou bien il se fiche autant de l’emploi que le Président promoteur du bouclier fiscal se moque du pouvoir d’achat des pauvres, et dans ce cas il maintient son cap. On comprend mieux le sauvetage des banques sans contrepartie aucune exigée de leur part, tandis que les minima sociaux continueront de végéter.
Dans les mille mesures annoncées avec tapage en faveur de l’investissement, le Premier ministre confirme les craintes formulées au mois de décembre dernier : l’essentiel ne représente pas des sommes supplémentaires, mais un redéploiement d’engagements déjà pris.
Un gouvernement irresponsable
De la même façon que le gouvernement oppose emploi et pouvoir d’achat de salariés, comme si l’enrichissement des riches n’avait pas pour conséquence de brider l’emploi et les salaires des pauvres, il oppose investissement et consommation. Quelle entreprise privée va investir si elle n’a pas de perspectives de débouchés ? Plus grave, piétinant ses propres modestes engagements en faveur de l’écologie, il appelle une croissance – qui de toute façon ne reviendra pas de sitôt – sans s’interroger sur le bien-fondé des aides à des secteurs en difficulté au moment où il faudrait commencer à penser à leur reconversion.
L’association Attac appelle les travailleurs et les citoyens à amplifier le mouvement d’opposition à la crise et aux fauteurs de crise qui s’est manifesté le 29 janvier. Pour sa part, Attac, en liaison avec l’ensemble des associations altermondialistes, s’attachera à populariser l’appel anti-crise lancé au Forum social mondial qui vient de s’achever à Belém.
http://www.france.attac.org/spip.php?article9515
Attac, Montreuil, 2 février 2009





Messages
1. Les mille fleurs fanées de Messieurs Sarkozy et Fillon, 3 février 2009, 11:30
Il semblerait qu’Obama présente un plan un peu plus consistant. Dans un pays ultra-libéral il faut le faire.
Le Grenelle il est passé où dans le plan Fillon ? Les énergies renouvelables, propres sont pourtant porteuses d’emplois, de respect de l’environnement, de la santé (moins de maladies = moins de poids sur la Sécu), plus d’indépendance aussi. J’ai beau scruter tous les toits, je ne vois pratiquement pas de photovoltaïque. Lors de la tempête il y a peu, beaucoup d’arbres sont tombés et les sylviculteurs de pleurer. Pourtant cet espace forestier, outre son débouché pour la pate à papier, pourrait nous concocter des "granulés de bois" pour une chaudière à bois, extrêmement performante en Allemagne. Chez eux la maison "passive" vers Fribourg, permet de sortir des factures de chauffage, eau chaude, électricité de 100 € l’an. Leur système existe pourtant depuis 1970.
Faudra-t-il attendre encore des lustres pour s’y rallier ? Ca me fait penser à la crise de la voiture, qui s’est pris un coup sur la tête avec le dernier choc pétrolier. Tout le monde sait qu’il faut penser à l’après pétrôle, mais la recherche pour une voiture propre tarde. Quand il n’y aura plus de pétrole, ça va donner le bazar !
Fillon, de par son plan, démontre par A + B, que nous sommes gouvernés par des ringards, des gens du passé, des gens qui ont peur d’être innovants, audacieux. C’est tellement plus facile de détruire des services publics, qui ont pourtant leur très grande utilité, surtout par temps de crise. Bah bah bah !
2. Les mille fleurs fanées de Messieurs Sarkozy et Fillon, 3 février 2009, 13:13
Dire que le gouvernement n’a pas pris la mesure de la "crise" est totalement faux. Il profite simplement de celle ci pour poursuivre sans état d’âme sa politique de démantèlement des services publics et des acquis sociaux. Non ils ne sont pas incompétents, c’est beaucoup plus grave que ça et il serait temps que les réformistes de tout poil en prennent rapidement conscience sous peine de se voir taxer de complicité. Mais quand donc les citoyens(nes) vont-ils enfin ouvrir les yeux. Et le coup des mille chantiers et du train de la relance (le TGV spécial qui a amené Fillon et sa clique à Lyon hier) c’est pas magnifique avec en prime un petit côté exotique qui pourrait laisser croire que tout ça se déroule à Pékin. Et pour finir on pourrait déjà lancer un autre avertissement lancé au gesticulateur en chef en éteignant la télé afin de le laisser seul dans le numéro pitoyable qu’il compte présenter jeudi soir à la population.