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Massacres de chats à Bourges

vendredi 5 septembre 2008

Les enfants eux aussi participent..à ces massacres !

Empoisonnés, brûlés et torturés… Les chats sauvages ne sont pas toujours bien accueillis par les Berruyers.

Depuis le début du mois, plus de cinquante chats ont été retrouvés morts dans les rues de Bourges. Les massacres ont eu lieu en centre-ville et dans des coins « sensibles » de l’agglomération, comme la Chancellerie ou le Moulon. Dans ce quartier, pas moins de six cadavres ont ainsi été retrouvés ces derniers jours et une cinquantaine d’autres manquent à l’appel.

Selon Marie-José Millet, présidente de l’Association pour la protection du chat libre de Bourges (APCLB), les chats pris pour cibles endurent les pires souffrances : « Certains sont brûlés ou abattus à la carabine, d’autres sont empoisonnés à la mort au rat ou au tue-corbeau. C’est lamentable. » Les coupables ? « Le plus souvent, ce sont les habitants du quartier. Récemment, des enfants d’une dizaine d’années ont été surpris en train de brûler vif un gros chat roux. On a aussi vu des jeunes jouer au foot avec des chatons, mais ce sont des cas isolés. » Il semble en effet que les pauvres bêtes soient victimes de leur nombre : « Les résidents se plaignent de la présence de trop nombreux chats abandonnés dans le quartier. Surtout, ils ne veulent pas les voir s’installer au pied de leur immeuble. Ils ne supportent plus rien », souffle Marie-José.

Avec les membres de son association, elle retrouve parfois des chats agonisant qu’elle doit faire piquer chez le vétérinaire. « Lorsqu’ils convulsent, c’est horrible à voir et à entendre », raconte t-elle tristement. Et de poursuivre : « L’autre jour, un homme nous a appelés pour nous dire qu’il avait trouvé une vingtaine de cadavres de chats dans une poubelle. Le temps qu’on se déplace, les ordures avaient déjà été ramassées et passées au broyeur. Nous sommes arrivés trop tard », déplore la présidente de l’association. « Je n’ai pas réussi à en sauver autant qu’il y en a eu d’enterrés. »

Dernière affaire en date : un homme a été surpris par une de ses voisines avec un manche à balai au bout duquel il avait attaché un pieu pour tuer les chats. Avertie, Marie-José a porté plainte la semaine dernière. La présidente de l’association espère que cette enquête sera concluante, contrairement aux précédentes, toutes classées sans suite.

Si l’association a été créée en juin 2006, Marie-José se bat pour ses amis les chats depuis le début des années quatre-vingt. Depuis, l’APCLB, composé de quinze bénévoles, a recueilli 400 chats abandonnés. Elle en a aussi fait tatouer et opérer 200 autres qui vivent dans les rues. Une démarche qui a un coût : malgré les dons que l’association reçoit de particuliers et de fondations, les frais de vétérinaires sont loin d’être compensés.

Rens : Association pour la protection du chat libre de Bourges : 06.50.71.39.16