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PCF un congrès pour les questions essentielles, sans langue de bois, au-delà des "tendances...

samedi 6 octobre 2007 - Contacter l'auteur - 1 com

Un congrès pour les questions essentielles, sans langue de bois,
au-delà des réseaux, tendances ou autres appellations.

9 Septembre 2007

Qui sommes-nous : des militants communistes soucieux du fait que le prochain congrès puisse permettre d’affirmer les valeurs fondatrices de notre parti pour que de vraies perspectives émergent.
Nous avons été choqués par les pratiques anti-PCF qui se sont déroulées au sein de notre parti de la part de dirigeants, et notamment, d’élus.
Aussi nous tenons à préciser notre indépendance vis-à-vis des groupes et tendances. Permettons le débat, au-delà de logiques d’affrontement.

Ce qui fonde notre démarche :

Nous voulons affirmer un Parti communiste, porteur d’initiatives pour transformer la société :

- Un autre mode de production,
- Une autre répartition des richesses,
- Pas de social-démocratie d’aménagement du capitalisme…
- Privilégier le travail de terrain, être présents auprès des habitants, dans les luttes.

Il y a des questions essentielles que nous souhaitons voir traitées au cours de ce congrès, dans un premier temps : le rapport du Parti et de ses élus :

Le congrès doit être l’occasion de traiter clairement de la question du positionnement de notre parti et de la nécessité de l’existence d’un parti révolutionnaire de transformation sociale en capacité de tracer des perspectives.
La conception d’un parti de militants porteurs de propositions pour une véritable alternative de société s’estompe au profit d’un activisme de court terme pour des enjeux de pouvoir personnel.
Le travail d’analyse des mutations économiques et sociales au niveau national, européen et mondial n’est pas suffisamment porté à la réflexion des militants. Or ceux-ci doivent en disposer pour contribuer à construire des propositions de fonctionnement économique et social en véritable rupture avec le capitalisme.
Les idées caritatives et sociétales sont certes plus faciles à faire partager mais elles ne peuvent à elles seules faire avancer les idées d’une société de justice économique, sociale, culturelle.

D’autre part, les élus doivent être des porte-voix des aspirations, des conceptions et des volontés de transformations, issues de la réflexion populaire et militante. Aujourd’hui les militants ne sont plus appelés à donner de la voix qu’en période électorale, pour être courroie de transmission et soutenir une gestion du « moins pire que les autres ».

Bien sûr nos élus, qui souvent sont débordés par des charges de travail et des responsabilités exorbitantes avec lesquelles même la vie privée devient un sacrifice, ne peuvent que se situer dans le cadre de la légalité républicaine correspondant à l’état de la lutte des classes à chaque moment historique.
Mais les élus communistes doivent articuler la gestion la plus juste possible et l’ouverture de perspectives transformatrices, en s’appuyant sur leur parti et sur le mouvement social des luttes contre l’ordre capitaliste.

Nombreux sont les élus qui essaient tant bien que mal avec des marges de manœuvre réduites, de coller à la volonté populaire, mais nous restons persuadés que la bonne gouvernance serait mieux soutenue lorsque les élus accepteront le principe et créeront le lieu pour rendre compte périodiquement aux militants communistes, en appliquant le principe de non cumul des mandats et de leur limitation.
C’est un retour de mandat pour les militants et une source de richesse imprégnée des réalités du terrain pour les élus agissant souvent dans l’urgence.

Pour ce faire, nous ne pouvons pas faire l’économie d’une analyse critique du positionnement de notre Parti, ainsi que de l’expérience du gouvernement de la gauche plurielle.

Voici donc les questions par lesquelles nous pourrions commencer :

1. Sans ancrage de terrain, ne pas présenter des candidats qui n’auraient pas la légitimité de leur action. Mais nous savons que nous n’avons pas assez de cadres qui assureraient le succès populaire, d’autre part nous le constatons à chaque élection, un passage sur TF1 est plus productif qu’un travail de fourmi de porte à porte, collage et tractage.
La réponse à cette question ne doit pas, pour autant, affaiblir notre lien avec la population et notre message politique.

2. Présenter des candidats du Parti (et uniquement du Parti ou externes mais acceptant sans équivoque leur désignation par le Parti) qui annoncent sans consensus nos valeurs « claires et radicales », pas une ouverture de vitrine qui obligerait nécessairement au compromis.
Pour nous faire élire, nous n’avons pas à avancer cachés, si notre score est un échec il faut poursuivre le travail de terrain mais en aucun cas chercher des alliances qui nécessiterait de nous positionner en recul.
Les seules alliances acceptables doivent s’affirmer sur la transformation de la société et le refus du capitalisme même aménagé, en aucun cas pour participer en marginaux à une gestion social-démocrate à quelque niveau que ce soit localement ou nationalement.

3. Nos élus locaux, nationaux, s’ils ne peuvent mettre en œuvre nos objectifs, qui peuvent être aménagés et adaptés pour répondre aux déterminismes sociaux et politiques locaux ou nationaux, doivent démissionner (ce serait un acte politique fort). Il est préférable d’être dans l’opposition que de gérer au moindre mal, sans efficacité réelle.

4. La place des élus dans l’élaboration des politiques du parti : certes ces militants comme tous les militants doivent prendre leurs places dans l’élaboration des politiques de l’organisation révolutionnaire de transformation sociale, le mandat de présenter les propositions du parti devant les électeurs ne permet pas à ces camarades de confisquer cette parole pour bénéficier d’une prééminence sur le reste du parti et de confisquer le mandat pour des stratégies individuelles. les élus doivent comprendre que les dernières pratiques anti-PCF, ne peuvent continuer, avec selon les circonstances, un pied dedans et un pied dans l’égo et les alliances aventureuses.

5. Le parti doit être porteur de renouveau politique, nous sommes à un carrefour politique, un changement d’ère (une droite dure où le libéralisme règne en maître, une social démocratie qui s’assume comme telle, le parti communiste ne peut plus être celui des années précédentes (celui d’avant la chute du mur de Berlin), il doit à nouveau attirer, être porteur de propositions et avoir un message clair et audible, surtout auprès de la jeunesse.

Nombreux à signer ce texte nous pourrons éviter un congrès qui se prépare au sommet (le congrès doit être celui de tous les communistes, pas seulement celui des exécutifs ou de ceux qui ont accès à l’information facilement qui vivent, du matin au soir, dans la sphère politique).

Éviter un congrès avec des collectifs nationaux ou départementaux qui trop souvent sont restreints aux camarades habituels qui ne sont pas toujours porteurs des réflexions des camarades de base.
Réussir un congrès combatif, de construction d’un parti politique fort, efficace, proche de tous, surtout des plus démunis, un parti regagnant du crédit auprès des couches populaires qui nous ont délaissés au profit de l’abstention, du vote extrémiste et du vote Sarkozy ; une nouvelle force politique où la politique serait au cœur, un parti de gauche, révolutionnaire et sans concession à tout aménagement du capitalisme.

Dans une prochaine intervention d’autres sujets seront abordés pour enrichir la réflexion du congrès.

Adresse pour prendre connaissance des textes faire des commentaires... :

questions-essentielles-pcf.over-blog.com

Mots clés : Communisme : le débat / Partis politiques /

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