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Plan de licenciement dans les ministères

vendredi 30 juillet 2010

Rue 89 nous informe de l’existence d’un véritable plan de licenciement dans les cabinets ministériels. Une centaine de conseillers sont sur le départ, ou pas très loin. On imagine l’ambiance. Je suis sûr que les « Conti » ont dû connaître ces affres, tout comme les dizaines de milliers de contractuels de l’Éducation nationale, remerciés le 30 juin et qui, à partir du 15 août, attendent, la peur au ventre, une lettre de recrutement pour les onze mois suivants.

Parmi les futurs virés (qui n’étaient pas des parasites et qui travaillaient effectivement comme des malades), il y a bon nombre de non fonctionnaires, recrutés hors échelle statutaire de la Fonction publique, à 7000 euros par mois. Rue 89 cite le cas de certains conseillers en communication que j’imagine tout frais sortis de leur école privée. Ils devront se contenter de moins, s’ils retrouvent du travail.

Un haut fonctionnaire se plaint : « Il faut aller au bout de la logique. Quand un ministre est nommé, il devrait alors pouvoir faire le ménage à la tête de son administration. Il faudrait politiser les directions d’administration comme aux Etats-Unis. Comment voulez-vous confier la gestion d’un dossier sensible à quelqu’un qui vous est hostile ? »

C’est exactement ça : adopter le « système des dépouilles », le « spoil system » étatsunien. Cela procède de la mort de la Fonction publique française. Derrière cette précarisation, ce dégraissage prétendument aussi vertueux que la chasse aux grosses cylindrées des gens du voyage (il faut des grands coffres pour y mettre les poules volées), il y a, comme toujours, la privatisation de l’État.

Ce qui est amusant, vu de l’extérieur, c’est que tous ces petits jeunots qui vont être virés étaient globalement sarkozystes comme des bêtes (dans les deux sens du terme) et ont eux-mêmes été les exécutants de la politique de régression sociale sans précédent impulsée par l’avocat d’affaires de Neuilly et sa bande.

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