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Quelles questions oserons-nous nous poser ?

samedi 29 septembre 2007 - Contacter l'auteur - 8 coms

Contribution pour le congrès extraordinaire

Gau Jean-François - 28 septembre 2007

Le Comité exécutif a fait plusieurs propositions en vue de la réunion du Conseil national des 6 et 7 octobre qui va décider des modalités de préparation du Congrès extraordinaire. Je partage ces propositions et souhaite donner mon avis sur l’une d’entre elles : la nécessité d’organiser la discussion à partir d’une identification et d’une formulation précises des problèmes principaux qui nous sont posés.

Cela peut paraître une évidence : bien sûr qu’il nous faut examiner les problèmes que nous rencontrons ! La belle découverte ! pourrait-on dire.

Pourtant, je pense vraiment que cette identification ne va pas de soi. Et que d’elle dépendent tout à la fois le niveau des questionnements auxquels nous acceptons de nous confronter, l’ambition des décisions que nous nous donnons l’objectif de prendre à l’issue du processus qui s’engage et, donc, la manière de conduire collectivement ce processus.

Pour l’instant (c’est un constat que chacun peut faire, me semble-t-il), nos échanges d’idées portent surtout sur deux questions.

La première est évidemment essentielle : quel parti, quelle formation politique ? À cette étape du débat, je dois reconnaître que mon opinion sur la réponse à y apporter est insuffisamment motivée pour être définitive. Des textes, collectifs ou personnels, sont portés à la discussion, avec leurs propres cohérences, et avancent des conclusions. Ce sont des apports utiles, mais ils me semblent (encore une fois : à cette étape) soulever plus d’objections qu’apporter des solutions. Si nous nous donnions l’objectif de créer un nouveau parti, je ne vois pas, compte tenu de la réalité des forces politiques et sociales françaises (qui n’est pas du tout, par exemple, celle de l’Allemagne), comment le PCF pourrait ne pas en être l’épine dorsale. Ce qui reviendrait à créer un parti « ex-communiste » avec quelques personnalités. L’événement ne risquerait-il pas d’être perçu davantage comme un abandon que comme une création ? Je mesure en même temps le véritable suicide collectif que constituerait le choix d’une sorte de « PCF maintenu » ne s’engageant que dans des améliorations, par ailleurs nécessaires, de son intervention dans les luttes, de ses propositions ou de son fonctionnement. Bref, faire comme d’hab’, mais en mieux.

Il y a besoin, « ici et maintenant », d’un grand parti populaire, qui ait la force d’influer sur la réalité et qui soit la référence politique de celles et ceux qui veulent de vrais changements. Il suffit de regarder où nous en sommes pour se dire que, si nous sommes candidats à être ce parti, il nous faut et il nous faudra produire des actes politiques extrêmement forts, bouleversant les données actuellement établies : dans le mouvement populaire, à gauche et y compris chez nous. Quels actes ? Examinons-les. Sans doute : imaginons-les. J’ai le sentiment en tout cas que ce n’est pas en exigeant qu’on tranche a priori qu’on fera avancer la réflexion d’un millimètre. Celle-ci a besoin, à l’évidence, d’être nourrie de l’examen sérieux des conditions, de la possibilité même du combat politique pour le dépassement du capitalisme (disons : du combat révolutionnaire) aujourd’hui.

La seconde question la plus débattue pour l’instant porte sur les raisons qui ont conduit à notre résultat à la présidentielle. Nous sommes-nous fourvoyés avec le choix de notre politique de rassemblement au 33e Congrès ? Avons-nous mal « géré » le mouvement qui a abouti à l’échec d’une candidature commune ? Quel jugement portons-nous sur notre campagne pour la présidentielle ? Tous les éléments (telle ou telle décision prise et la responsabilité de celles et ceux qui l’ont prise) ayant produit ce résultat doivent être examinés. Et, si on doit parler d’erreurs, je dois préciser que, pour ma part, je ne considérerai pas comme telle la décision que nous avions prise, après la victoire au référendum et les potentiels qu’elle dessinait, de contribuer à une dynamique populaire, citoyenne unissant dans les luttes et les élections celles et ceux qui se donnent l’objectif de travailler à un projet politique de changement réel et à des rassemblements majoritaires, à gauche, permettant de le faire entrer dans la vie.

Il y a beaucoup de choses à dire sur ce point. Disons-les. Mais, là encore, j’ai le sentiment que, si nous nous en tenions seulement à lui, nous ne ferions pas le tour de la question.

Notre résultat à la présidentielle est le plus mauvais de l’histoire de notre parti, comme le précédent l’avait déjà été. Et il a poursuivi, amplifié jusqu’au point limite un déclin électoral continuel amorcé depuis le milieu des années 70 du siècle dernier.

Depuis trente ans, de fait, nous nous battons lors de chaque élection (sans succès, sauf à de rares exceptions) pour tenter qu’elle ne soit pas plus mauvaise que la précédente. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour tenter de comprendre ce qui n’allait pas, effectué des remises en cause parfois difficiles, procédé à des innovations – à des expériences et à des corrections. Il serait injuste de passer ces efforts par pertes et profits : ils nous ont permis, alors que tant de partis communistes ont disparu ou se sont « groupuscularisés » de demeurer malgré tout une force politique qui compte, comme le résultat des législatives ou le succès de la Fête de l’Huma, entre autres, en témoignent.

Tout au long de ces années, nous avons centré surtout l’analyse de cette baisse d’influence sur la critique de la stratégie dite du programme commun et sur les conséquences de l’échec historique du modèle soviétique, du « communisme du 20e siècle ». Sans doute ces analyses doivent-elles encore être creusées, mais reconnaissons que, congrès après congrès (et nous en avons tenu de nombreux), beaucoup a été dit sur ces points.

Aujourd’hui, nous devons constater qu’un fossé s’est creusé entre ce que nous sommes, ce dont notre parti est porteur et le peuple, la société tels qu’ils sont devenus. On peut reconnaître notre honnêteté, notre sincérité, voire l’utilité de notre apport militant ; on peut être d’accord avec tels ou tels de nos refus ou de nos propositions ; mais le doute de la possibilité d’un changement de politique et de société dépassant le capitalisme, qui est la raison même de notre existence (pour ne pas dire la certitude de l’impossibilité d’un tel changement), s’est imposé.

La force du socialisme au 19e siècle, du communisme au 20e était certes qu’ils incarnaient une espérance rencontrant le sentiment de révolte contre l’injustice, l’autoritarisme, la guerre – et les raisons d’éprouver ce sentiment aujourd’hui face aux ravages du capitalisme mondialisé ne sont pas moindres. Mais ils tiraient d’abord leur force de la conviction rationnelle, partagée par des millions d’hommes et de femmes dans le monde entier, à partir de leur expérience dans le travail et la société, que les contradictions dans la réalité produites par l’exploitation et la domination capitalistes appelaient comme une nécessité historique un changement révolutionnaire, le dépassement de ce système.

Depuis une trentaine d’années, parallèlement à notre déclin, nous vivons progressivement un changement d’époque. Nous y sommes, maintenant. On évoque, pêle-mêle, la « mondialisation », l’émergence de nouvelles grandes puissances, l’intégration européenne, l’usage massif des nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’affirmation de l’individu, le morcellement de la société… Tout cela produit comme un puzzle, que nous ne savons pas assembler. Il faut vraiment y voir de plus près.

Et, pour cela, je pense qu’il nous faut partir du b.a.-ba sur quoi reposait la force des perspectives révolutionnaires que j’ai évoquées et que nous ne maîtrisons plus. À savoir :

Quelles sont les contradictions de notre époque nées de la domination du capitalisme actuel ? Quelles sont les forces sociales au cœur de ces contradictions ? Quel projet politique, quel projet transformateur de la société, de l’Europe, du monde peut-il correspondre aux intérêts, aux aspirations, au « vécu » de ces forces ? Et, donc, quel parti politique, en France, pour porter ce projet ?

Nous avons besoin d’intégrer et sans aucun doute de découvrir beaucoup d’éléments dans la réflexion véritablement « extra-ordinaire » que nous devons maintenant développer entre nous et avec la société. Nous avons besoin de beaucoup travailler. Car c’est bien d’un travail (et même d’un travail collectif considérable, devant bénéficier de l’apport du plus grand nombre possible) qu’il s’agit de produire quand on mesure l’ampleur des questions posées.

Je reviens à mon point de départ : identifier et formuler ces questions n’est vraiment pas chose aisée. Car je pense qu’il y a plusieurs risques à cet égard. Par exemple, celui de nous engager dans une description de la réalité à l’infini. Il nous faut sûrement mieux la connaître, dans sa complexité, mais pour exercer ce qui est notre rôle : tenter de la transformer. Un autre risque serait d’énumérer des questions indépendamment les unes des autres, sous forme, pourrait-on dire, de sujets de dissertation. Un autre encore serait, à l’inverse, de postuler une sorte de thèse de départ et de vouloir traiter les questions en illustration de celle-ci.

Il me semble que ce que nous avons besoin, c’est de mettre à plat, de la façon la plus directe et la plus accessible possible, les questions politiques, les problèmes politiques auxquels nous sommes confrontés, et avec nous la gauche et, plus généralement, le mouvement transformateur dans le monde.

Je ne m’y essaie pas dans le cadre de cette contribution. Mais je voudrais souligner ce qui, à mon avis, devrait en être le parti pris : partir de la réalité de cette époque nouvelle, de ses grands traits, c’est-à-dire des évolutions produites par le capitalisme, malgré lui et en retour de son intervention dans le monde, les sociétés, l’organisation du travail et de la vie, les consciences.

Partir de celles et ceux à qui nous nous adressons, tels qu’elles et ils sont. Ils vivent dans le capitalisme fait monde, dans une société qui liquide les principes de 1945 sur lesquels elle était assise. Ils ne considèrent pas que cette société soit parfaite ; ils souffrent, souvent durement, de ses injustices, de sa violence ; ils sont capables de se mobiliser pour se défendre ; mais ils savent qu’il y a bien pire ailleurs, ont soif de bénéficier des progrès, du dynamisme qu’elle génère et ont appris par l’école et par tous les médias à identifier les différentes tentatives de construction d’autres organisations de la société comme des échecs définitifs. Leur vie est celle de la précarité généralisée ; de l’épée de Damoclès du chômage, de la pauvreté sanctionnant un « accident de la vie » ; d’une organisation du travail de plus en plus individualisée ; d’une autonomie et d’un rapport à l’autre et à l’espace totalement renouvelés que leur ouvrent Internet, le portable et les vacances à prix cassés. L’idéologie et les politiques libérales savent à merveille utiliser ces réalités, comme on le constate avec et depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. On pourra toujours vitupérer l’époque, pourfendre l’« individualisme » et s’interroger à perte de vue sur l’opposition individu/collectif. Mais il n’y a et il n’y aura pas d’autre solution que de partir de ce vécu commun, qui est aussi le nôtre, pour proposer un projet collectif qui se construise autrement que ceux du passé à partir de ces individus et par elles et eux.

Et partir, indissociablement, de la « réalité objective », comme nous disions, c’est-à-dire du mouvement et des contradictions du capitalisme actuel : mondialisé, financiarisé, militarisé. La globalisation n’est pas une affaire de « politique extérieure » : elle détermine, elle intègre l’ensemble des problématiques politiques, économiques, sociales. Il y a un « fil » qui relie la mise en concurrence des travailleurs et des peuples, la destruction de l’emploi stable, des services publics et de la protection sociale, le creusement comme jamais des inégalités sociales, la concentration des pouvoirs et le présidentialisme, la crise profonde de confiance en laquelle ses politiques libérales plongent l’Union européenne, la chasse aux migrants, la guerre, les menaces sur l’avenir de la planète et des générations futures, la standardisation culturelle, l’insécurité et l’économie souterraine… Accélérer cette mondialisation capitaliste par le libéralisme ou le social-libéralisme ? Ou la refuser par le protectionnisme, le nationalisme, l’« identitaire » sous toutes ses variantes ?

L’enserrement du développement et de l’ordre du monde par les règles et les objectifs du capitalisme, les antagonismes et les « nœuds » qui en résultent ouvrent de nouveaux terrains d’affrontement politique et idéologique ou modifient profondément les données de certains d’entre eux. J’ai la conviction, pour ma part, que relever le défi du défrichement d’une voie actuelle, réaliste, rassembleuse au dépassement du capitalisme implique de dégager des propositions d’intervention politique concrètes au niveau où sont posés les problèmes de notre époque – depuis les changements dans nos modes de vie qui seront inévitables et les luttes pied à pied pour faire reculer la droite et le patronat, jusqu’aux décisions à prendre par les institutions politiques, financières, militaires internationales. Ce qui implique aussi de donner à voir que cette voie n’est pas celle d’une société idéale pour demain matin, à laquelle personne ne peut croire, mais qu’il s’agit d’un processus politique dans lequel il s’agit d’avancer ; et de définir les contours des rassemblements, en France, dans l’Union européenne, dans le monde auxquels nous voulons travailler.

Nous ne nous en sortirons pas sans faire le choix, selon le mot du poète, d’être « absolument moderne ».

Mais je constate que, voulant traiter des questions à identifier, j’empiète déjà sur les réponses… Je m’en arrête donc là.

Jean-François Gau

Cellule du quartier Buttes-Chaumont (Paris-19e).

Le 28 septembre 2007
Gau Jean-François
Membre du Comité Exécutif National du PCF

Mots clés : Communisme : le débat / Partis politiques /

Messages

  • ON A BIEN COMPRIS JF....

    que tu nous les poses bel et bien tes questions, de manière insidieuse pour ne pas dire lache.

    Car enfin, ton billet est celui d’un simple adhérent ou celui d’un haut responsable du parti ?

    Et d’un haut responsable du Parti qui n’aurait rien à proposer, sauf le grand sabordement !

    Un de ces hauts responsables qui ne seraient responsables de rien ?

    Comme tant d’autres, je n’ai pas adhéré à ce Parti à l’age de 17 ans pour entendre cela à 63 ans !

    JC COUALAN

    • Rien de nouveau,rien de concret,que des phrases qui ne veulent rien dire,lu dans les comptes-rendus du comité national .Rien sur la mise en place dés maintenant de la socièté communiste,rien sur le rôle des salariés dans l’entreprise,des citoyens dans la ville,rien sur l’organisation même du PCF et de ses alliés,rien sur l’autocritique d’une direction qui ne voit qu’à courte-vue et nous a entraîné au désastre électoral.Ce que veulent les communistes et le peuple c’est du concret,du sonnant et trébuchant idéologique et organisationnel pour triompher le plus vite possible de la bourgeoisie.On ne peut attendre les lendemains qui chantent dans un pseudo processus sociètal dirigé par Internet.La riposte au capitalisme mondialisé sera "révolutionnaire" à l’image d’un Chavez ou ne sera pas .Il faut sortir de la logique institutionnelle de la 5ème république par tous les moyens,y compris violent.La pauvreté généralisée est à nos portes comme le souligne si bien le Secours Populaire.L’échec électoral est le produit de nos compromissions avec la Social-démocratie à qui nous avons permis de rafler la mise des millions d’électeurs de gauche et démocrates par divers accords de sommet depuis la période Thorèzienne.Les désistements pour Jules MOCH dans l’hérault arrivé derrière nous comme pour le socialiste D’Epinay sur seine ont amorcé la pompe aspirante électorale pour le PS,suivi plus tard de la candidature commune de Mitterrand en 1965 et du programme commun ........Cette stratégie perdante n’a jamais été remise en cause malgré nos discussions et le scepticisme militant .Pour les municipales nous poursuivons la même stratégie avec la variante citoyenne pour masquer notre faiblesse.Et malgré ces échecs,ces contradictions,ces atermoiements nous restons "utopiques" pour la plupart d’entre nous en pensant que le Communisme c’est l’avenir du monde.Le retour du Marxisme dans l’actualité,de l’anti-communisme verbal,de la description d’un Lénine "autoritaire et magouilleur" précurseur du Stalinisme, démontre la fiabilité de nos idées et de la volonté de la bourgeoisie de poursuivre sa lutte idéologique contre le Communisme "non français" spoliateur des libertés .Et pourtant nous sommes toujours là comme "éclaireur "du peuple qui reconnaîtra nos qualités par l’expérience vécu du système capitaliste nauséabond et sans avenir pour un être humain non argenté d’actions avec un intérêt à 25 % par an .

      Bernard SARTON,section d’Aubagne

  • Bonne analyse pour en arriver à se dire qu’il faut en finir avec le PCF ;c’est sou-jacent.
    Moi je pense le contraire, le PCF peut être cet outil.
    Je ne crois à un nouveau parti avec les communistes comme force centrifuge.Désolé.

    • Jean François Gau

      Les militants qui m’ont formé s’appelaient Jacques Grossmann, André Sibaud, Le Prévost, tous des militants des dirigeants de Paris 19è.

      Des communistes des résistants exemplaires qui nous ont permis de vaincre le fascisme.

      Libre à toi d’avoir des phantasmes pour un grand parti populaire etc etc, première divergence, je n’ai pas les mêmes que toi...... rires, cependant il ne faut pas compter sur moi pour flinguer le parti.

      Tu sais Jean François, les militants communistes se sont débarrassées depuis longtemps des oripeaux staliniens que l’on leur avait collé sur le dos.

      Il est aussi fini le temps où les communistes suivaient sans broncher les joueurs de flûte qui ont plonger le parti dans les abîmes.

      Je t’ai beaucoup lu et apprécié. Que se passe t il à Fabien ? vous pétez les plombs !, il me semble que rien n’a changé et que les méthodes staliniennes sont toujours en vigueur

      Il me semble que les dirigeants qui nous ont conduit à tant d’épreuves douloureuses devraient par honnêteté intellectuelle remettent leur mandat et gérer le parti pour organiser un grand congrès démocratique,pas simplement un extraordinaire pour nous calmer.

      Les communistes doivent pouvoir s’exprimer et décider souverainement sur la nouvelle politique pour construire un grand parti communiste de notre temps.

      Vous n’avez pas conduit le combat nécessaire concernant le stalinisme et vous avez laissez salir et ramer les camarades.

      Tu sais dans les cités les fameux producteurs se foutent des grandes déclarations philosophiques, qu’est que l’on entant ? les communistes vous nous avez laisser tombé, ce qui d’ailleurs n’est pas vrai.

      Donc ce que souhaitent une majorité de camarades c’est, rassembler les communistes, ne pas les diviser sur vos échecs et reconquérir notre électorat.

      Que l’on entende le PCF, la gauche sociale démocrate ce n’est pas la même chose, attention ! il y a des baisers qui tuent.

      Bien à toi. Francis de Montmartre du pays des communards

  • Quelles questions constituent de tels renoncements que se les poser est bien la suite logique d’autres renoncements.

    Que de telles questionnements tous azimuths viennent des élus de notre parti est le résultats des choix posés depuis tant de décennies qui ont abouti aux résultats électoraux successifs que l’on sait.

    De quoi le peuple a-t-il besoin ? Pas d’électoralisme à courte vue, pas de sauveurs suprèmes locaux, pas de tribuns géniaux, de combines à deux balles pour une élection à venir...

    D’un PCF qui affirme ses idées, son idéal, sa différence. Pas d’un parti mollasson éternellement penché sur son nombril, en introspection, en méas culpas, en tergiversations, en bidonnages électoraux, en alliances forfaitures, (du PS aux bobos antilib’). Mais un parti qui éclaire de ses choix le chemin pour rompre avec le capitalisme qui nous broie tous au quotidien, pour aller vers le socialisme,vers une société nouvelle au service de tous, pour le bonheur commun.

    Mince, qu’un groupuscule sectaire de bobos de la LCR rassemblent plus de voix que le PCF aux élections présidentielles ces voix convaincues de voter communiste en se portant sur un bellâtre porteur de sweat Nike à capuche montrent bien que l’électorat jeune est près à voter communiste pour peu qu’on lui en offre la possibilité. Ces jeunes rencontrés à la fête de l’Huma l’expriment régulièrement, ces jeunes pensent que la LCR reprend les dicours du PCF d’il y a 25 ans.

    Il faut réaffirmer nos principes, nos valeurs, notre idéal, expliciter la lutte des classes et le sens de l’intérêt commun.

    Salut fraternel.

    Le Rouge-gorge

    • Mince, qu’un groupuscule sectaire de bobos de la LCR rassemblent plus de voix que le PCF aux élections présidentielles ces voix convaincues de voter communiste en se portant sur un bellâtre porteur de sweat Nike à capuche

      ça c’est de l’argumentaire, bravo !

      Ces méthodes, encore trop répandues, font autant de mal au PCF que les éventuelles erreurs stratégiques de la direction.

      Le plus "drôle", c’est l’utilisation du mot "sectaire" : dans une telle phrase, il a vraiment de la saveur (l’hôpital, la charité...).

      Un bobo sectaire

    • ah ce Gau , si il fallait en faire, un fromage, ce serait du bonbel, un dessert, un chamallow , soit une bonne pate, qui s’adapte toujours aux nouvelles situations !

  • On voit dans les réponses à JFG que les sectaires identitaires sont encore bien présents et freinent toute évolution...Tel ces catholiques qui croient sauver l’Eglise en revenant à la messe en latin ! Pauvre Parti, Pauvres communistes identitaires !
    Et pourtant , elle tourne, aurait dit Galilée, réabilité dans les années 2000 par Jeanpolski comme Maurice Kriegel Valrimont l’a été par Robert Hue dans les années 95
    ON NE FERA RIEN SANS LE PCF
    ON NE FERA RIEN AVEC LE PCF TEL QU’IL EST....

    Je ne sais pas pourquoi je m’acharne à écrire... je vais encore être censuré... Tant pis !!!

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