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Ukraine : Obama réplique à la Russie, appelle les Européens à se mobiliser…

Publie le jeudi 27 mars 2014 par Open-Publishing
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Ukraine : Obama réplique à la Russie, appelle les Européens à se mobiliser…

La visite de Mr Obama, son intervention et ses mises en garde, que doit on en penser ? Jolie la démocratie, quand on installe les « grandes oreilles américaines » sur le vieux continent avec la complicité de l’ex France Télécom. Il y a des mots qui interpellent, comme cet « Ordre International » (Mondial ?) mis en place sur des décennies. Il faut lire entre les lignes, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on nous vend, l’union UE/USA comme une « panacée » qui va via le fameux Traité Trans- Atlantique soumettre tous les pays de l’Union à la botte des américains. Vous en doutez ? il suffit de taper traité trans-atlantique dans la barre de recherche des moutonsenrages.fr pour avoir un aperçu de la mise à plat ventre de l’UE face aux termes de ce traité. N’oublions pas que même s’il y a des résistances à l’Est, il ne peut rien en sortir de bon pour les peuples, déjà pour l’Ukraine, il est question d’augmenter le prix du gaz, pour obtenir l’aide du FMI. Il fallait bien que Mr Obama se dérange en personne, pour faire comprendre aux Européens tout les avantages de la « coopération » (soumission ?) USA/UE. Ceux qui ont pu apprécier la liberté, ce sont ses gardes du corps…

Bruxelles – Le président américain Barack Obama a rejeté mercredi les arguments de la Russie dans la crise ukrainienne et a appelé depuis Bruxelles les jeunes Européens à se mobiliser pour leurs idéaux menacés, selon lui, par l’attitude de Moscou.

En point d’orgue d’une journée qui l’aura vu rendre hommage aux sacrifices des soldats américains sur le Vieux continent pendant la Première Guerre mondiale, célébrer les liens avec les institutions européennes et insister sur la solidité de l’Alliance atlantique, M. Obama a prononcé un discours en forme de mise en garde sur la fragilité des acquis démocratiques.

« Je viens ici pour insister sur le fait que nous ne devons jamais tenir pour acquis les progrès accomplis ici en Europe (…) parce que la lutte des idées continue pour votre génération », a lancé M. Obama dans le palais des Beaux-Arts à Bruxelles, face à 2.000 personnes dont le roi et de la reine des Belges.

La crise ukrainienne constitue un « moment test pour l’Europe et les Etats-Unis, pour l’ordre international que nous avons mis des générations à construire », a ajouté le dirigeant américain, effectuant à Bruxelles la deuxième étape d’une tournée européenne après La Haye et avant Rome.

Dans ce discours prononcé d’un ton ferme, le dirigeant américain a réaffirmé que « l’isolement » de la Russie deviendra « plus profond » si Moscou « maintient le cap actuel ».

« Avec le temps, et tant que nous restons unis, le peuple russe se rendra compte qu’il ne peut pas obtenir la sécurité, la prospérité et le statut qu’il recherche par la force brute », a-t-il aussi assuré, en rejetant les arguments du président Vladimir Poutine justifiant l’absorption de la Crimée aux dépens de l’Ukraine.

Il a estimé qu’il était « absurde » d’accuser son pays de collusion avec des « fascistes » à Kiev. Il s’est aussi déclaré « confiant » dans le fait que les valeurs de « dignité humaine, de droits de l’homme et d’Etat de droit triompheront ».

Alors que des pays de l’Est s’inquiètent de la situation en Ukraine, le président américain a assuré que l’Otan ne « vacillera pas » et que « les pays de l’Otan ne sont jamais seuls ».

Plus tôt au siège des institutions européennes où il se rendait pour la première fois en cinq ans de mandats, il a réaffirmé la solidité des liens entre les Etats-Unis et l’Europe, mais a appelé les Européens à ne pas baisser la garde.

- L’approvisionnement énergétique en question -

« Le monde est plus sûr et plus juste quand l’Europe et les Etats-Unis sont solidaires », a affirmé M. Obama après un sommet UE-USA d’une heure et demie. Selon lui, Moscou a fait un « mauvais calcul » en pensant « enfoncer un coin entre l’Union européenne et les Etats-Unis ».

Pour le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, « l’annexion illégale de la Crimée » par la Russie était une « une honte » et « nous ne la reconnaîtrons pas ». Il a confirmé qu’en cas de nouvelle « escalade », « Européens et Américains étaient prêts à intensifier » leurs sanctions.

Lors de leur réunion extraordinaire à La Haye, les pays du G7 ont prévenu Moscou que de nouvelles sanctions s’attaqueraient à l’économie, de l’énergie à la finance en passant par les ventes d’armes et le commerce.

Parachevant la prise de contrôle de la Crimée par Moscou, des drapeaux russes ont été hissés sur toutes les unités militaires de la péninsule mercredi matin.

Selon la Banque mondiale, le produit intérieur brut de la Russie pourrait chuter cette année de 1,8%, et la fuite des capitaux atteindre jusqu’à 150 milliards de dollars si la crise en Ukraine s’aggravait.

Barack Obama a aussi appelé les Européens à prendre leurs responsabilités, se disant « préoccupé » par la baisse des dépenses militaires de certains pays de l’Otan. « La situation en Ukraine nous rappelle que la liberté a un prix », a-t-il lancé.

A l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, les deux dirigeants ont souhaité que l’Alliance atlantique renforce sa présence dans l’est de l’Europe.

Aux côtés des dirigeants européens, M. Obama a aussi estimé que la crise ukrainienne démontrait « la nécessité pour l’Europe de diversifier ses sources d’énergie », alors qu’elle est toujours très dépendante des importations de gaz russe.

Au moment où Américains et Européens serrent les rangs face à la Russie, le sommet a aussi été l’occasion de confirmer leur engagement à avancer dans leurs négociations pour un vaste accord de libre-échange transatlantique (TTIP).

Barack Obama a rejeté les critiques sur cet accord avant même sa conclusion, et assuré qu’il ne permettrait pas que la protection de l’environnement et des consommateurs soit affaiblie.

Mercredi matin, le président américain s’est rendu à Waregem, en Flandre (nord), pour une cérémonie en présence du roi des Belges, Philippe, et du Premier ministre, Elio Di Rupo, dans le seul cimetière militaire américain de la Première guerre mondiale en Belgique, dont on commémore cette année le centième anniversaire.

Il a quitté mercredi soir Bruxelles pour Rome, où il doit être reçu jeudi matin en audience par le pape François au Vatican.

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