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Xavier "Confucius" Bertrand : "A partir du 1er janvier, il n’y aura plus de plafond"

lundi 3 novembre 2008 - Contacter l'auteur - 7 coms

de Slovar

Xavier BERTAND est, sommes toutes, content. Avec sa voix de professionnel de l’hypnose, il est venu expliquer la dure réalité de ceux qu’on envoie à la retraite alors qu’ils auraient comme Molière pu mourir sur scène. Vieux truc de communication que ces déclarations de Xavier BERTRAND essaye d’opposer les mauvais français qui ne rêvent que de "foutre le camp" dès que le nombre d’année de cotisations est atteint à ceux qui souffrent le martyr d’un départ imposé, alors que ...

Cette avec cette même technique qu’on vous a vendu le scandale des français qu’on empêchait de travailler plus et qu’on vous expliquera que bien que les milieux financiers aient brûlé des milliards dans des opérations spéculatives le revenu du Livret A doit baisser.

Quels sont les exemples choisis par le Ministre pour justifier cette décision : Luc Montagnier (certes Nobel de Médecine) et ... Guy ROUX entraineur de football.

Si on peut se poser effectivement la question du Professeur Montagnier, on peut franchement rire de celle de Guy Roux.

Guy Roux qui avait demandé une dérogation pour exercer son métier d’entraineur après la limite d’âge de 65 ans à Lens (Alors qu’il travaillait comme consultant pour des télévisons et participait à des campagnes de publicité : Cristalline, Gazon (Compofloranide), Bouygues, Citroën, Saint- Yorre, ...Elle lui fut accordée, mais il démissionna trois mois plus tard, avouant qu’il n’avait plus l’énergie pour ça, précipitant le RC Lens vers la Ligue 2.

En résumé, un cas qui aurait pu se discuter et un problème d’orgueil.

Se basant sur ces deux cas marginaux, si on suit notre Ministre, il faudrait généraliser à l’ensemble des français un texte qui ne concerneraient que deux personnes dont un qui avait mal évalué ses capacité physiques ?

Au delà du ridicule et de de la mystification, il est indispensable de rappeler quelques éléments escamotés par le Ministre et sa majorité parlementaire :

L’Ined (Institut national d’études démographiques) a publié une étude intitulée “La double peine des ouvriers”. Elle souligne l’importance du statut socio-professionel dans l’apréhension de l’espérance de vie et de l’état de santé. Si en dix ans, les Français ont gagné trois ans d’éspérance de vie (77,5 ans) et les Françaises deux ans (84,4 ans), reste que les cadres supérieurs ont une éspérance de vie de six années de plus que les ouvriers. Ces derniers passent en outre plus de temps dans un mauvais état de santé. Les personnes sans activité se révèlent être les plus fragiles, elles ont l’éspérance de vie la plus courte - Source dossier INED

Pénibilité : Le 26 Septembre 2008, on pouvait lier au sujet de la pénibilité du travail : "Le Medef a proposé un texte à partir des "convergences" entrevues, selon lui, lors de la dernière négociation, le 19 juillet, qui portaient sur "un cadre collectif de réparation de la pénibilité, incluant une approche personnalisée". Il a notamment formalisé les critères d’accès qui donneraient droit à une cessation d’activité anticipée pour travaux pénibles : 40 ans d’activité salarié sans limite d’âge, 30 ans d’exposition à des contraintes physiques ou psychiques marquées, à un environnement agressif, à certains rythmes de travail, et l’existence de "traces durables, identifiables et irréversibles" sur la santé.

Le salarié remplissant ces conditions passerait ensuite devant une commission ad hoc, qui validerait ou non sa demande de retraite anticipée. La rupture du contrat de travail serait ensuite à l’initiative du salarié, lui donnant droit à "une indemnité de rupture", similaire à une indemnité de licenciement, "d’un montant à définir". Il percevrait ensuite une "pension d’invalidité de l’assurance maladie"SourceAFP

Soyez grabataires et à la charge de la collectivité ou rien !!!

Discrimination à l’emploi : Peu importe la catégorie sociale, le secteur d’activité, le bassin d’emploi ou la taille de l’entreprise, le candidat de 48-50 ans voit se fermer toutes les portes dès l’envoi de son CV. Globalement, il reçoit 3 fois moins de réponses positives, avec seulement 32%1 de chances d’être convoqué à un entretien d’embauche, que le candidat de référence âgé de 28-30 ans (homme « français de souche » par son nom et prénom, sans photo). Ce constat est sans appel à plus d’un titre. Son CV n’a pas été envoyé sciemment aux annonces précisant en toute illégalité un critère d’âge. Enfin, une partie de l’échantillon a été portée à 48 ans au lieu de 50 ans et cette donnée n’a rien changé aux résultats.

Quelques chiffres sont particulièrement alarmants : Un cadre quinquagénaire a 7 fois moins de chances d’être reçu que le candidat référent, avec 14%. S’il est employé, ce candidat a 4,5 fois moins de chances (22%). Un quinquagénaire postulant dans une entreprise de 200 salariés et plus, a 9 fois moins de chances d’obtenir un entretien, avec 11%. Et la situation s’aggrave pour le quinquagénaire postulant à un poste de commercial en Ile-de-France avec un chiffre qui passe de 3,7 fois en 2004 à 7,7 fois moins de possibilités aujourd’hui, d’obtenir une convocation que le candidat référent. Par ailleurs, le secteur tertiaire est le plus rétif à proposer un entretien au candidat âgé de 48-50 ans, avec 29 %, suivi de près par l’industrie (31%) Source Quinquas citoyens

Car en fin de compte, la citation de Confucius que Madame Lagarde s’était plu à déclamer : "Choisissez un métier qui vous plaît et vous n’aurez pas à travailler une seule journée de votre vie" ne concerne définitivement qu’un petit nombre de français au travail. Et oui, c’est dommage mais tout ne monde ne peut être chercheur, artiste ou dirigeant.

Les autres et bien, ils sont ... ce que le marché du travail est à même de fournir. Le réassort de rayons, le travail posté de caissière, la conduite d’un engin de chantier, le terrassement, les opérateurs de centre d’appels, les vendeurs de grands magasins, les manutentionnaires, ... sont dés métiers qui ne génèrent pas à fortiori la passion et comportent une dose de créativité ... réduite à néant.

Cette situation semble échapper à nos députés qui, il est vrai, n’ont quasiment jamais affronté le moindre travail posté ou précaire. Comment gère t-on le problème de l’allongement de la durée du travail à l’Assemblée nationale ou au Sénat ?

Avant d’aborder les problèmes d’âge, il faut savoir qu’il existe une absence de limite d’âge pour l’exercice des fonctions quelque en soit leur nombre. Pour être concret, on peut aujourd’hui être Maire, Sénateur, propriétaire d’un organe de presse et fabricant d’armes fournisseur de l’Etat français, on peut être Député, Président d’un conseil général et dans tous les cas, par le biais de l’intercommunalité ajouter de nombreuses fonctions parfaitement cumulables. Au fait, on peut aussi être Ministre et Maire et depuis peu retrouver son siège de député sans avoir a repasser devant les électeurs.

Quelle est leur âge moyen ?

... / ... La moyenne d’âge en 2006 était de 57,7 ans ... / ... Ils ont un niveau d’études élevé (cinq années après le bac) et, par conséquent, exercent – ou exerçaient – une profession hautement qualifiée. Ils ne sont que 0,9 % d’ouvriers et 2,4 % d’employés ... / ... SourceJournal du CNRS

Quant aux sénateurs :

La moyenne d’âge des sénateurs est de 64 ans. On compte seulement 15 sénateurs de moins de 51 ans (soit 4,5%) et 66 de plus de 71 ans (soit 20%) - Source Nouvel Obs

En bref, un métier qui plait et qu’on a plaisir à faire durer. N’oublions pas que le doyen de l’assemblée nationale a 87 ans et celui du Sénat 83 ans. A la lueur de ces informations, on comprend mieux la préoccupation de l’allongement de la durée de du travail voulue par es députés et probablement avalisé sous peu par les Sénateurs ...

Mais pour revenir à ceux qui n’ont pas eu la chance de trouver le métier qui plait, que leur propose t-on ?

Après les promoteurs du système Danois pour éradiquer le chômage, nous avons maintenant des promoteurs du modèle Suédois pour l’allongement du nombre d’années au travail.

Il est souvent dit que le système de retraites par points en Suède est le plus performant et le plus juste ? A quoi correspond ce système et cela est-il vrai ?

Henri Sterdyniak : Le système suédois a l’avantage d’être un système unifié. Contrairement au système français, il n’y a pas un très grand nombre de caisses, donc pas d’opposition entre les différentes catégories de salariés. Et dans le système suédois, vous choisissez librement l’âge de départ à la retraite entre 60 et 70 ans, et plus vous partez tard, plus vous avez une retraite élevée.

Néanmoins :

Enfin, dernière caractéristique du système suédois, c’est un système mixte qui est à 90 % répartition et à 10 % capitalisation. Le système fonctionne relativement bien en Suède, car les taux d’emploi des 60-70 ans sont élevés. On a 74 % des personnes de 55 à 65 ans qui travaillent, elles peuvent choisir sans problème le moment où elles partent à la retraite. Ce serait beaucoup plus difficile à mettre en œuvre en France, où une grande partie des salariés sont exclus de leur entreprise à 58 ans, donc n’ont aucun choix du moment du départ à la retraite.- SourceLe Monde

On pouvait s’attendre à ce que les organisations d’employeurs soient ravies puisque le MEDEF demandait de reporter l’âge légal du départ à la retraite à 62 ou 63 ans. Et bien, surprise !!!

Du côté du MEDEF : Travailler plus longtemps : si les Français n’y sont pas réfractaires, la réalité du marché du travail est plutôt marquée en France par un taux d’emploi des seniors particulièrement bas. Seulement 37, 7% des 55-64 ans travaillaient en 2005 en France. Après l’Italie, c’est le taux d’emploi des seniors le plus bas d’Europe. D’où l’idée du gouvernement d’inciter les entreprises à les embaucher par le biais d’un "bonus-malus" ou de quotas. Mais l’idée ne suscite gère l’enthousiasme au Medef.

"Un système de bonus-malus basé sur le taux d’emploi des seniors dans les entreprises serait par définition arbitraire et injuste", estime Jean-René Buisson, président de la commission protection sociale du Medef, mardi dans Les Echos. Selon lui, "les entreprises qui sont déjà performantes en ce domaine auraient droit à des bonus quand, par exemple, une start-up embauchant massivement, mais n’ayant pas de salarié de plus de 55 ans, serait pénalisée"- Source TF1/LCI

Du côté de la CGPME

Poursuite d’activité professionnelle jusqu’à 70 ans

La CGPME souhaite un rééquilibrage pour tenir compte de la réalité des entreprises. Permettre aux salariés de plus de 65 ans de poursuivre leur activité est un élément important pour favoriser l’emploi des seniors. Pour autant, poursuivre son activité au-delà de 65 ans exige une volonté réciproque du salarié et de l’employeur. Imposer le maintien d’un salarié jusqu’à 70 ans contre la volonté de son employeur, c’est ouvrir la porte à toutes les dérives. La CGPME souhaite donc que le dispositif adopté par les députés soit rééquilibré pour tenir compte de la réalité de la vie des entreprises.

En clair, que l’état se débrouille avec ses vieux !!! C’est vraiment dommage que vous n’ayez pas eu la vocation d’un prix Nobel ou d’un entraineur de football ... ou que vous ne soyez pas un élu de la nation. A moins que ... Ministre ?

Slovar les Nouvelles

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