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sortez le 7 octobre : il y a une action près de l’usine ou de la maison

mercredi 1er octobre 2008 - Contacter l'auteur - 5 coms

Le 7 octobre, première grande mobilisation mondiale

La crise actuelle est la plus grave qu’ait connu l’économie mondiale depuis des décennies. Son déclenchement contredit tous les discours patronaux et gouvernementaux tenus jusqu’à ces dernières semaines. Loin d’être simplement la conséquence de dérapages financiers aux Etats-Unis, elle met en cause toute la logique économico-financière mise en œuvre depuis 25 ans à l’échelle mondiale.

Pour augmenter les revenus du capital, une pression s’exerce depuis de nombreuses années sur l’emploi et tous les éléments de valorisation du travail : les salaires, la protection sociale, les minima sociaux. Les états ont déréglementé les normes sociales pour précariser l’emploi et flexibiliser le travail salarié, exigeant que la vie humaine s’adapte à la rapidité des mouvements de capitaux. Pour élargir la place du marché, ils ont procédé partout dans le monde à des privatisations de services publics.

La dimension mondiale des secousses du système bancaire signe l’échec de ces politiques.

Le MEDEF veut en profiter pour obtenir de nouvelles exonérations de cotisations et de nouveaux assouplissements du droit du travail. Le Président de la République et le gouvernement appellent à l’unité nationale, pour tenter de s’exonérer des conséquences de leurs propres choix dans la situation actuelle.

A cet égard, le projet de loi de finances pour 2009 comme le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ne tiennent absolument pas compte de l’urgence sociale et économique et des leçons qu’il faut tirer de la crise.

Pour la CGT, il faut à la fois repenser le système économique mondial et revoir les politiques économiques et sociales en France et en Europe.

Les salariés ne portent aucune responsabilité dans l’émergence de la crise financière. Ce n’est pas à elles ni à eux d’en payer les dégâts ni d’en subir les conséquences. La CGT rejette les discours entretenant la fatalité de la situation.

Aujourd’hui les états mobilisent des centaines de milliards de dollars et d’euros de fonds publics pour tenter de juguler la crise. Ils annoncent l’étatisation de banques afin d’éponger leurs pertes colossales. L’intervention publique est nécessaire, mais la question est de savoir si elle doit sauver le système financier pour permettre à la spéculation de perdurer ou si elle doit favoriser une croissance fondée sur le progrès social.

Face à la crise, il faut des réponses nouvelles : la sécurité sociale professionnelle, une nouvelle politique de développement industriel, la création d’un pôle public financier sont autant de propositions de la CGT qui prolongent les actions revendicatives sur le pouvoir d’achat, l’emploi, le développement de la protection sociale solidaire, pour conforter la place du service public, arrêter le processus de privatisation de la Poste.

Dans ce contexte, les salariés ont le plus grand intérêt à se rassembler et à se mobiliser pour porter leurs revendications.

En ce sens, le 7 octobre, grande journée interprofessionnelle d’action, doit se traduire par des manifestations puissantes et des initiatives, y compris des grèves, dans les entreprises. Le 7 octobre permettra de porter les revendications communes à l’échelle mondiale face à la crise économique et financière. Il permettra aussi en France un mobilisation pour des emplois de qualité, des salaires revalorisés, l’amélioration des conditions de travail, une protection sociale et une retraite de haut niveau, des services publics efficaces.

Mots clés : Emploi-chômage / Manifs-actions / Syndicats /

Messages

  • Il est assez étonnant de trouver un texte comme ça qui laisse complètement de côté la réalité de l’appel du 7 octobre.Une journée appelée par la CSI, la CES, pour un "travail décent", reprise telle quelle par la confédération CGT. Si l’on se donne un minimum la peine de lire les textes d’appel sur le site de la CGT, on est littéralement consterné.

    Cela n’a plus rien à voir avec le syndicalisme, ni de près, ni de loin, on est dans les couloirs des institutions internationales, une ONG du "travail minimum décent", le TMD, équivalent du RSA ?

    Une honte, pas d’autre mot, et pour un syndicaliste de classe, il est absolument "indécent" de participer à cette mascarade !

  • lire en contrepoint

    7 octobre : une journée mondiale de l’indécence !

    mon syndicat boycotte cette mascarade

    Pour la région nord pas de calais, UNSA, CFDT, CGC, CFDT, CFTC et FO ont prévu une action "de masse" : la présence d’au moins 5 militants, place de la république à Lille.

    On ne se moquerait pas un peu ?

    Que la CGT se soit engagée dans cette tartufferie est lamentable

    • Bon ok, je partage mais nous sommes dans la merde et qu’est-ce qu’on fait ?
      Pourquoi ne pas s’approprier le 7 octobre et en faire ce qu’on en veut. L’initiative et la créativité nous revient pas aux confédés, même pas aux directions du parti, la base doit se secouer. joelledagen

    • OUI TU AS RAISON MILITANT PAS VIRTUEL APPROPRIONS NOUS CE JOUR A NOUS
      LA BASE ,CELLE QUI TRINQUENT ,QUI N’EST PLUS PROTEGEE PAR UN SYNDICALISME
      QUI S’ADAPTE AUX REFORMES ET QUI NE LES COMBATS PAS SUFFISAMMENT , car pourquoi apres la casse totale du code du travail ,une reunion tripartite ou THIBAULT
      CHEREQUE ET MAILLY N’AS PAS EU LIEU POUR DIRE STOP UNE BONNE FOIS POUR TOUTE A NABOLEON 1ER CAR EN TANT QUE SYNDIQUE JE ME SENS TRAHI ,ABANDONNE
      CAR LA SITUATION EST TRES GRAVE ,NON SEULEMENT LA CRISE FINANCIERE MAIS EN PLUS CETTE DROITE ODIEUSE CONTINUE LEURS REFORMES ANTISOCIALE CONTRE
      NOUS CE QUI VA ACCENTUE ENCORE PLUS LA PAUVRETE ; ALORS SOUHAITONS QUE LE PEUPLE PRENNENT SON DESTIN EN MAIN PUISQUE CES NEOLIBERAUX CARNASSIERS
      NE PENSENT QU’A NOUS METTRE SUR LA PAILLE ET QUE L’ON SOIT AU MOINS UN MILLION DE PERSONNES DANS LA RUE !!! gtyvier

  • Être révolutionnaire c’est être opportuniste et se saisir de toutes les occasions à notre portée, surtout "de masse", pour dire et affirmer ce que NOUS nous voulons.

    Le 7 octobre ON NE DOIT PAS RESTER CHEZ NOUS - on ne boude pas dans son coin , ça fait le jeu des anti-révolutionnaires, des réformards de tout poil- on réunit des camarades à peu près sur la même longueur d’onde, on fait de l’AGIT-PROP, o ndonne NOS tracts avec NOS mots d’ordre.

    "Travail décent ?""" Cazzo !

    Démocratie prolétarienne, pouvoir populaire, réappropriation de la plus value qui nous est volée chaque jour.

    Mais m.. on n’a qu’à se baisser pour ramasser là, en ce moment !

    ON CREVE LA DALLE MAIS SARKO PROPOSE 300 MILLIARDS d’EUROS POUR SAUVER LES BANQUES POURRIES ?????

    C’EST DU BILLARD Qu’est ce qu’on fout ?

    Perso, le 7, j’y vais - si je peux je ME FOUS EN GRÈVE, et je défile avec mes camarades ET je tracte pour le "TOUS ENSEMBLE",

    LL

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