Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI

Grèce : un coup de force par voie parlementaire

de : L'Humanité
dimanche 9 mai 2010 - 10h11 - Signaler aux modérateurs
9 commentaires
JPEG - 41.6 ko

de Fabien Perrier

Exclusif. Désormais, toutes les mesures prises dans le cadre du plan pour la Grèce de l’UE et du FMI seront signées par le ministre grec des Finances, sans vote au Parlement.

C’est dans l’après midi que la nouvelle est tombée. « Un coup d’Etat », ont dénoncé, en substance, les partis de gauche (KKE et coalition Syriza). Quant à Nouvelle Démocratie (ND, droite) et à Laos (extrême-droite), ils ont dit que la procédure n’est pas légale. Le gouvernement Pasok (social-démocrate) mené par Georges Papandreou vient de faire passer en Grèce une grave modification de loi qui remet fondamentalement en cause la démocratie : désormais, toutes les lois et tous les accords pris dans le cadre du « plan de soutien à l’économie grecque » défini par le gouvernement grec, l’UE et le FMI seront signés par le ministre des Finances, sans vote au Parlement qui ne sera plus qu’informé.

Grave pour la démocratie, cette décision l’est à plus d’un titre. Tout d’abord, elle refuse de prendre en compte les observations des députés qui, le 6 mai, s’étaient opposés au projet de loi sur « les mesures pour la mise en œuvre du mécanisme de soutien à l’économie grecque par les Etats-membres de la zone euro et le FMI ». En effet, seuls les députés Pasok dans leur quasi-totalité et ceux du Laos (extrême-droite) avaient approuvé, dans une alliance pour le moins douteuse, ce plan d’austérité. Quant aux trois députés Pasok qui se sont abstenus, ils ont été exclus du parti.

Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret

Les députés du KKE (PC grec) et de Syriza (gauche radicale dont la principale composante est Synaspismos) et ceux de ND ont dénoncé ce projet de loi. A leurs yeux, il ne s’agissait pas d’une loi classique mais bien de la ratification d’un accord international qui délègue des compétences nationales aux institutions internationales. De ce fait, la majorité nécessaire au Parlement n’était pas de 151 députés mais de 180. Le gouvernement leur a répondu que, non, aucune compétence étatique n’était dévolue aux institutions internationales. Pourtant, aujourd’hui, dans une assemblée vide, le ministre des Finances a introduit une modification d’un des articles de ce projet de loi, l’article 3. Selon cet article, les mesures d’austérité seront désormais prises par décret, sans consultation des élus du peuple. Cette modification fait fi d’une règle minimale dans tout système parlementaire : le Parlement vote pour ou contre des lois que le gouvernement lui soumet ou qu’il propose au gouvernement. L’assemblée populaire, élue en octobre 2009, est ainsi niée.

C’est donc désormais le ministre des Finances qui a les pleins pouvoirs sur les mesures d’austérité, sujet qui constitue aujourd’hui le principal enjeu politique du pays et qui touche à la souveraineté grecque (cf. L’Humanité du 7 mai, notamment page 5).

Nombreux sont les députés, de gauche mais aussi de ND et de Laos, qui affirment que l’acte est anticonstitutionnel

Comment le ministre s’y est-il pris ? Sans prévenir les présidents des groupes de la tenue du vote, il a fait la proposition d’une modification de l’article 3, votée par le chef du groupe Pasok. Et le vice-président du Parlement a considéré que la loi était votée, car le parti majoritaire venait d’approuver cette modification. Nombreux sont les députés, de gauche mais aussi de ND et de Laos, qui affirment que l’acte est illégal, voire anticonstitutionnel, au regard du contexte dans lequel il a été effectué. A l’heure où ces lignes sont écrites, il semble toutefois qu’aucun recours juridique ne soit possible.

Alors que le 5 mai, des centaines de milliers de manifestants défilaient en Grèce pour dénoncer les mesures d’austérité, leurs voix sont ainsi bâillonnées, d’un seul coup. Un coup qui ressemble fort à un « coup d’Etat », selon le KKE et Syriza, terme qui n’est pas sans évoquer des heures sombres en Grèce. Un coup qui survient au moment où les Grecs songeaient à la pause du week-end. Quelle sera leur réaction ?

http://www.humanite.fr/Un-coup-d-Et...


Partager cet article :

Imprimer cet article
Commentaires de l'article
Grèce : un coup de force par voie parlementaire
9 mai 2010 - 10h32 - Posté par laforcedupeuple

Tout mon soutien au peuple Grec. La démocratie, c’est le peuple.

Avec ce coup de force de l’état Grec et en plus PS, s’agit-il d’une démocratie ?



Grèce : un coup de force par voie parlementaire
9 mai 2010 - 11h20

De plus ça risque de devenir "contagieux" et certains n’attendent que ça... Chez nous aussi on connaît la méthode pour contrer les "non" éventuels... comme en 2005 !!! Décidément on jurerait que la Grèce devient un "laboratoire" grandeur nature pour dompter les peuples récalcitrants ?



Grèce : un coup de force par voie parlementaire
9 mai 2010 - 11h34 - Posté par Lorenzo

et pendant ce temps Israel va rentrer dans l’OCDE tranquillement, comme une lettre à la poste destination de nouveaux temps tortionnaires, ils vont pouvoir apporter leur savoir faire en matière de construction de murs et de massacres d’innocents - un seul vote aurait suffit à les en chasser, le vote polonais...disparu

...à méditer

http://www.lepost.fr/article/2010/0...


Grèce : un coup de force par voie parlementaire
9 mai 2010 - 11h38 - Posté par Mengneau Michel

Je suis de plus en plus persuadé que la gouvernance mondiale capitaliste a encore prit un peu plus de pouvoir, et ceci avec l’accord des gouvernements socialistes ou autres droites réactionnaires. La Grèce est effectivement un banc d’essi pour voir ou sont les limites qu’il ne faut pas dépasser, les limites du consentement. A partir de là, les capitalistes qui sont maintenant les maitres incontestés du monde vont se lacher pour étendre leur hégémonie. D’autant qu’il ont une épine concurentielle qui est la Chine. Chine qui détient une grande partie des réserves monétaires et particuliairement en dollar. Chine que l’on va tenter de contrer en exploitant le travailleur dans les pays développés...Donc, si ça marche en Grèce on va généraliser le tour de ceinture imposée aux travailleurs. Le plan de rigueur à Fillon en est l’un des prémices


Grèce : un coup de force par voie parlementaire
9 mai 2010 - 12h19 - Posté par

Merci de ne pas oublier le role de la BCE,banque centrale privée,chargée de la defense des interets des banquiers et de la finance internationale.

C’est d’abord a Bruxelles et Frankfort que notre riposte doit se manifester....

Ce qui se joue ce week-end :

BA dit :

9 mai 2010 à 10:20

Pour briser l’encerclement de la dette, François Leclerc écrit les 3 solutions possibles : « la restructuration de la dette au détriment des créanciers, sa pure et simple monétisation ou encore le développement de plans de soutien publics à l’économie induisant une relance de l’inflation au-delà de la sacro-sainte norme des 2%. »

D’après certains médias, les dirigeants européens vont choisir la deuxième solution : la monétisation de la dette.

Lisez cet article :

« Le mécanisme décidé autorisera la Commission européenne à emprunter des fonds sur les marchés financiers grâce à une garantie des Etats membres de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne. »

Romandie

Concrètement : la Commission européenne va emprunter des centaines de milliards d’euros.

Deux entités vont se porter garants de cet emprunt :

1- Les Etats européens. Tu parles d’une garantie ! C’est une garantie en toc ! Les Etats européens sont eux-mêmes surendettés !

2- La Banque Centrale Européenne apportera sa garantie. Problème : ça prépare de futurs effondrements, mais cette fois-ci au niveau des Etats. Pourquoi ?

Parce qu’après le 15 septembre 2008, les banques auraient dû faire faillite. Or, les banques n’ont pas fait faillite. Les banques ont été sauvées par les Etats car elles étaient « too big to fail », trop grosses pour faire faillite.

Conséquence : après le 15 septembre 2008, les banques ont continué à faire des conneries, car elles savaient qu’elles ne risquaient pas de faire faillite, puisque les Etats les sauveraient en cas de problème.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, c’est pareil, mais au niveau des Etats.

Par exemple, un chef d’Etat européen (grec, ou italien, ou français…), va pouvoir faire toutes les conneries pour pouvoir être ré-élu. Ce chef d’Etat va pouvoir laisser dériver ses finances publiques.

Ce chef d’Etat va pouvoir endetter son pays pour les quatre générations suivantes : il s’en fout, puisqu’en cas de risque de défaut de paiement, il sait que la Commission Européenne le sauvera, grâce à la garantie de la Banque Centrale Européenne.

Conclusion :

Un chef d’Etat veut être ré-élu. Un chef d’Etat, juste avant l’élection présidentielle, arrose ses électeurs en creusant toujours plus la dette publique de l’Etat. Ce problème va atteindre des proportions gigantesques en Europe puisque la Commission européenne renflouera désormais les Etats surendettés.

Cette fuite en avant est un crime pour les générations futures.

Cette fuite en avant est suicidaire.

Cette fuite en avant est un suicide collectif.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1...


Grèce : un coup de force par voie parlementaire
9 mai 2010 - 12h46 - Posté par

tout ce ’cinéma’ est programmé, comment peut on croire en tout cela...


Grèce : un coup de force par voie parlementaire
9 mai 2010 - 13h19 - Posté par phibre

au moins en grece cela a le merite d’etre clair... chez nous (..) c’est plus sournois puisque nicolas premier a verrouillé le pays de l’interieur par sa presse ses medias.bon il reste internet mais les internautes se servent-ils de cet outil pour s’informer ? pas vraiment pour le moment et ILS le savent .



Grèce : un coup de force par voie parlementaire
10 mai 2010 - 15h29 - Posté par jp t

ces déficits publics sont la conséquence de politiques budgétaires publiques dispendieuses.



Grèce : un coup de force par voie parlementaire
10 mai 2010 - 20h25

je ne croyais pas au livre de todd fin de la democratie , mais ca sent vraiment la fin , que faire pour résister ?







accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

(test au 15 juin 2021)
Facebook Twitter
DAZIBAO
Une lettre de Cesare Battisti, en grève de la faim et des soins depuis le 2 juin
jeudi 10 juin
de Cesare Battisti
Je m’adresse à mes enfants bien-aimés, à ma compagne de voyages, aux frères et aux sœurs, aux neveux, aux amis et aux camarades, aux collègues de travail et à vous tous qui m’avez bien aimé et soutenu dans votre cœur. Les effets destructeurs de la grève Je vous demande à vous tous un dernier effort, celui de comprendre les raisons qui me poussent à lutter jusqu’à la conséquence ultime au nom du droit à la dignité pour chaque détenu, de tous. La dignité (...)
Lire la suite
QUI ATTAQUE UN CAMARADE ATTAQUE NOTRE SYNDICAT DANS SON ENSEMBLE !!!!
samedi 5 juin
de Roberto Ferrario
Après mon expulsion de infocom ordonné par Romain Altmann ma colère est très froide je peux dire glaciale... Je me réveille cet matin avec plein d’idées de comme organiser la riposte... mais tranquillement... Ma première adhésion syndicale à 17 ans mon premier boulot dans le plus grand hôpital de Milan, je ne 64 et certainement n’est pas un Romain Altmann qui va m’empêcher de continuer mon combat, probablement solitaire... Mais aussi avec mes camarades de mon syndicat, la (...)
Lire la suite
La purge interne chez Info’Com-CGT se poursuit...
vendredi 4 juin
de Collectif Bellaciao
La direction du syndicat #InfoComCGT dirigé par le secrétaire général Romain Altmann : après avoir poussé à la démission Mickaël Wamen (délégué CGT Goodyear) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Sidi Boussetta (secrétaire-adjoint UL CGT Blois) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Roberto Ferrario (porte parole du site bellaciao.org) du syndicat #InfoComCGT après la démission de Stéphane Paturey secrétaire général-adjoint d’#InfoComCGT après la démission de (...)
Lire la suite
Israël. Exemple du déséquilibre d’information…
lundi 17 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Le gouvernement israélien a toujours peur de l’information comme aujourd’hui après la démolition du siège de l’AP et comme par le passé les « ennemis d’Israël » sont des journalistes ... Exemple du déséquilibre d’information. Des journalistes à Gaza sur les décombres de leurs anciens bureaux détruits par l’armée de l’air israélienne ... A Paris, la discussion sur « nos » médias grand public tourne autour du nombre de fois où l’expression (...)
Lire la suite
Liberté de la presse, version israélienne (video)
samedi 15 mai
L’armée israélienne a détruit samedi le bâtiment qui abrite les bureaux de l’agence de presse américaine Associated Press et Al Jazeera dans la bande de Gaza La tour de la ville de Gaza qui abritait les bureaux des médias internationaux a été pulvérisée samedi par une attaque annoncée quelques minutes plus tôt par l’armée israélienne. Le bâtiment de 13 étages, visé par l’armée de l’air israélienne et qui venait d’être évacué, s’est effondré, (...)
Lire la suite
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite
Mise à jour : réfugiés italiens sept sur dix sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Oreste Scalzone
* Sur les sept personnes arrêtées hier matin à l’aube, libérées de prison et remises en « caution » sous contrôle judiciaire : Roberta Cappelli, Narciso Manenti, Marina Petrella, Giorgio Pietrostefani, Sergio Tornaghi. ** Des deux Compagnons constitués ce matin, l’audience pour « statuer » sur la demande de libération de Luigi Bergamin a été fixée à 18 heures, et il est fort probable qu’elle ait eu le même résultat. Les « demandes » formulées par l’avocate Irène (...)
Lire la suite