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Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature


de : Infonucléaire
mardi 26 avril 2011 - 01h03 - Signaler aux modérateurs
3 commentaires

En janvier 2010, l’Académie des sciences de New York a publié sous la direction d’Alexei Yablokov le recueil le plus complet de données scientifiques concernant la nature et l’étendue des dommages infligés aux êtres humains et à l’environnement à la suite de l’accident de Tchernobyl « Chernobyl : Consequences of the catastrophe for people and the environment » cet ouvrage (dont on peut lire une version réduite et traduite par Wladimir Tchertkoff) met à la disposition du lecteur une grande quantité d’études collectées dans les pays les plus touchés : la Biélorussie, la Russie et l’Ukraine. Les auteurs estiment que les émissions radioactives du réacteur en feu ont atteint dix milliards de curies, soit deux cents fois les retombées des bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki, que sur les 830 000 « liquidateurs » intervenus sur le site après les faits, 112 000 à 125 000 sont morts, et que le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l’accident, entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date.

Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature

Les responsabilités occidentales

Fruit de 20 années de recherches et de soins de milliers de scientifiques et de médecins russes, ukrainiens et biélorusses, le livre publié à Saint Petersbourg en 2007 (et en janvier 2010 par l’Académie des sciences de New York sur « les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour l’homme et la nature » (version en Word réduite et traduite par Wladimir Tchertkoff) montre l’énormité du mensonge scientifique organisé depuis 22 ans par l’AIEA et l’OMS pour le compte des États qui se sont attribué la légitimité de posséder et d’utiliser les armes atomiques. Cet ouvrage considérable constitue la preuve scientifiquement documentée du crime de haute trahison devant l’Humanité des États membres du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, France, Grande Bretagne, Chine et Russie), et des agences des Nations Unies, qui les cautionnent par leur autorité scientifique et médicale.

Depuis l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki la science officielle ne reconnaissait que les effets des doses d’irradiation externe très élevées sur la santé, produits par les rayons gamma du flash de l’explosion des deux bombes. Suite à l’accident de Tchernobyl, cette vérité provisoire et incomplète s’est constituée en dogme : pour éviter une chute catastrophique de la crédibilité de l’industrie nucléaire, les institutions internationales détentrices du pouvoir scientifique dans le domaine de l’atome ont choisi d’ignorer ce que ce deuxième désastre atomique majeur, différent du précédent dans ses mécanismes et ses effets pour la santé, pouvait apporter de nouveau à la connaissance scientifique pour la sauvegarde de l’humanité. La physicienne Bella Belbéoch [coauteur de "Tchernobyl, une catastrophe"] l’a lucidement prévu cinq jours après la catastrophe (1) : "Il faut s’attendre dans les jours qui viennent à un complot international des experts officiels pour minimiser l’évaluation des victimes que causera cette catastrophe. La poursuite des programmes civils et militaires impose à l’ensemble des États une complicité tacite qui dépasse les conflits idéologiques ou économiques".   LES ÉTAPES DE LA SOUMISSION SCIENTIFIQUE AU MENSONGE (2)

Les 25-29 août 1986, soit quatre mois après l’explosion, l’AIEA organise la première Conférence internationale à Vienne pour analyser l’accident de Tchernobyl et ses conséquences. Les personnalités qui comptent à cette réunion sont Messieurs D. Beninson, président de la CIPR et dirigeant de l’énergie atomique en Argentine et M. Rosen directeur de la sûreté à l’AIEA. Les Occidentaux se sont déjà définitivement entendus sur le chiffre total " rassurant " de 4000 pour le bilan des décès à venir. De leur côté, choqués par la Catastrophe, les représentants soviétiques se montrent apparemment sincères dans leur effort d’analyser la situation, mais les données qu’ils présentent sonnent le glas de l’industrie nucléaire.

Les réunions des groupes de travail de la Conférence de Vienne ont lieu à huis clos, les journalistes n’y sont pas admis. Les discussions sont dures. La distance est trop grande entre les prévisions des Soviétiques et les chiffres que les occidentaux sont prêts à accepter. Le professeur Valéri Légassov, celui qui a survolé avec l’académicien Vassili Nesterenko la centrale en feu pour trouver le moyen d’éteindre l’incendie, est le rapporteur soviétique, il présente un volumineux rapport comprenant une partie générale et 7 annexes.

L’annexe 7 de 70 pages entièrement consacrée aux problèmes médicaux et biologiques, est la pierre d’achoppement avec les occidentaux. Sans aucun chiffre de dosimétrie individuelle, ni aucune donnée biologique, les Soviétiques prévoient par calculs mathématiques abstraits un supplément de 40 000 cancers mortels pour 75 millions d’habitants de la partie européenne de l’URSS.

Tout aussi abstraitement, sans aucun chiffre de dosimétrie individuelle, ni aucune donnée biologique, les occidentaux jugent ce bilan trop élevé. Un bras de fer qui n’a strictement rien de scientifique puisque Tchernobyl est une première absolue dans l’histoire de la science et que seulement 4 mois sont passés depuis la catastrophe sans vraies recherches ni mesures cohérentes.

Le lendemain, à la conférence de presse du 26 août, D. Beninson qui présidait le groupe de travail sur les conséquences sanitaires, qualifie les chiffres soviétiques "d’extrêmement surestimés". De son côté M. Rosen fixe la limite supérieure à 25 000 morts. Toujours sans aucune donnée objective.

La bagarre n’est pas finie, deux jours plus tard la limite est descendue à 10 000 morts et pour D. Beninson au plus à 5 100, bien qu’il ne dispose d’aucun élément scientifique pour l’affirmer. Mais M. Beninson est Président de la CIPR et son opinion a du poids : les chiffres soviétiques sont trop élevés selon lui car la contamination interne par le césium radioactif est "surestimée".

Depuis cette Conférence internationale, l’ "annexe 7" a disparu de la circulation. Peu de gens en ont eu connaissance. Les experts tant soviétiques qu’occidentaux ne s’y sont plus jamais référés, comme si elle n’avait jamais existé.

Au cours des mois suivants, les rotatives des publications officielles relayées par la presse se mettent en action : dans une publication de la Communauté européenne (COM 607, Octobre 86) certains experts jugent que la dose due à la contamination interne est trop élevée d’un facteur dix, et pour les dirigeants de l’AIEA qui ont fait une tournée de cinq jours (cinq !) en URSS en janvier 1987 "les premières estimations du détriment sanitaire ont été trop pessimistes et doivent être réduits d’un facteur 5 à 7".

Le 8 octobre 1986, Le Monde écrit : « L’accident de Tchernobyl a renforcé l’audience et la crédibilité de l’AIEA », et souligne [...] « Dans les jours qui ont suivi l’accident de la centrale ukrainienne, l’AIEA - par l’intermédiaire de son directeur général - a clairement montré sa volonté de maîtriser la situation. [...] Il ne fait nul doute que l’accent sera désormais mis, plus encore qu’auparavant, sur toutes les activités relatives à la sûreté nucléaire. » . L’OMS du coup est hors jeu. Soumise.

La jonglerie des chiffres, amorcée à Vienne sans aucune preuve scientifique, s’accentue. Pour être crédible et aboutir au même résultat, la révision à la baisse doit venir des experts soviétiques eux-mêmes.

Pour les faire plier et les faire collaborer afin de rendre le mensonge acceptable, il aura fallu cinq ans, de 1986 à 1991. Cela s’est fait par étapes, non sans difficultés, parallèlement à la perestroïka et à la dissolution de l’URSS, jusqu’à la publication de l’expertise internationale dirigée par l’AIEA « Projet international Tchernobyl » dont le rapport final, présenté à Vienne en mai 1991, affirmera que les rayonnements n’ont aucun effet sur la santé de la population.

En mai 1987, lors d’une conférence organisée par l’OMS à Copenhague (WHO, 13-14 May 1987), A. Moïsseev affirme, toujours dans l’abstraction, qu’une "tendance positive de la situation radiologique" permet de réduire la dose collective externe d’un facteur 1,45 et la dose collective interne d’un facteur compris entre 7 et 10,5 par rapport à l’estimation initiale.

En septembre 1987, L. Iline et O. Pavlovsky présentent au siège de l’AIEA à Vienne un autre rapport mensonger sur les conséquences radiologiques de l’accident sous-titré "L’analyse des données confirme l’efficacité des actions à grande échelle pour limiter les effets de l’accident". Il est indiqué que 5,4 millions de personnes dont 1,7 millions d’enfants auraient reçu, pour protéger leur thyroïde, de l’iode stable à titre prophylactique contre l’iode radioactif. Ce qui était faux. L’un des motifs de la destitution du professeur Nesterenko de son poste de directeur de l’Institut d’énergétique atomique de l’Académie des sciences biélorusse était précisément qu’il réclamait l’application massive de cette prophylaxie qui, pour être efficace, devait être réalisée dans les heures qui ont suivi l’accident. Sa recommandation rejetée, il a été accusé de semer la panique, et a été démis de son poste. (3)

D’après le rapport Iline-Pavlovsky on ne relève aucune augmentation de morbidité chez les enfants, il n’y a pas de différence entre régions contaminées et régions témoins et pour la première fois il est fait mention du syndrome de "radiophobie"[*] chez les habitants des zones contaminées pour expliquer la morbidité croissante.
Pour finir, on relève un grossier maquillage des chiffres dans ce rapport : la dose efficace est estimée sur 70 ans pour toute la population de l’URSS (278 millions d’habitants), alors que les habitants contaminés de la seule partie européenne de l’URSS, pris en compte dans "l’annexe 7" de 1986, sont 75 millions. Ce qui donne une dose collective 18 fois plus faible. Cet excès de soumission intéressée permettra à l’UNSCEAR de faire un beau geste, en avril 1988, en « corrigeant » les Soviétiques, pour aboutir en fait au chiffre fixé en 1986 de 4000 cancers mortels. Chiffre réitéré, 19 ans plus tard, dans le Communiqué Conjoint OMS/AIEA/UNDP publié le 5 septembre 2005 pour célébrer le vingtième anniversaire de la Catastrophe.

Avril 1988. À la conférence de Sydney, L. Iline réévalue un peu la dose qu’il a précédemment divisée par 18. Mais, à l’Assemblée Générale de la même année, UNSCEAR décide de faire la "moyenne" des deux estimations d’Iline et réduit la dose présentée par Légassov dans "l’annexe 7" en 1986, en la divisant par 9. Deux ans après Vienne, "Beninson peut être satisfait" - conclut B. Belbéoch et ajoute : "Iline et Pavlovsky étaient signataires de l’annexe 7. C’est donc d’une véritable autocritique qu’il s’agit." Ou une cynique distribution des rôles ? Quatre jours après la communication de L. Iline à la conférence de Sydney, le professeur V. Légassov s’est suicidé le 26 avril, jour du deuxième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. (voir "le testament" de Legassov)

En septembre 1988, pour éviter les évacuations massives trop coûteuses, le conseil des ministres d’URSS statue sur le critère de "résidence sans danger" ou de "vie sûre", en adoptant la théorie inventée par L. Iline de "35 rem en 70 ans". Cette mesure a soulevé la contestation d’un groupe de scientifiques biélorusses de l’Académie des sciences. Au lieu des 35 rem (350 mSv) ils ont exigé 7 rem (70 mSv/an) en 70 ans, ce qui correspondait à la recommandation internationale formulée par la CIPR depuis 1985 (Déclaration de Paris) : dose annuelle de 0,1 rem (1 mSv/an).

Mars 1989. Les désaccords entre les experts moscovites et les scientifiques biélorusses, entre le pouvoir central et les académiciens soutenus par l’opinion publique - sont apparus lors des débats de mars 1989 au soviet de Biélorussie, en pleine campagne électorale pour le premier Soviet des députés des peuples de l’URSS qui sera élu démocratiquement le 26 mars 1989.

Juin 1989. Pour colmater la brèche ouverte par les académiciens biélorusses, trois membres de l’OMS, toujours les mêmes, seront dépêchés en juin à l’Académies des sciences de Minsk : P. Waight, directeur du groupe de radioprotection du secrétariat de l’OMS, Dan Beninson, président de la CIPR, et le professeur Pellerin chef du SCPRI Service central de protection contre les rayonnements ionisants, rattaché au ministère français de la Santé, - jettent leur poids institutionnel dans la balance et concluent en souverains, en dénigrant les académiciens qui s’opposaient à la dose-vie préconisée par le pouvoir central de l’URSS :

 " Les scientifiques insuffisamment compétents dans le domaine des effets des radiations assimilent l’ensemble des différentes perturbations biologiques et médicales observées au seul effet des radiations. Ces perturbations ne peuvent pas être causées par l’action du rayonnement ionisant" (OMS, 1989). L’immunité juridique des "experts" de l’OMS et de la CIPR leur permettait de dire impunément n’importe quoi. Ils invoquaient, quant à eux, les facteurs psychologiques et le stress pour expliquer ces perturbations biologiques. ("Une tragédie avec des acteurs en petit nombre qui, jour après jour, décident du sort de millions de personnes.", Yves Lenoir, « Tchernobyl, l’optimisation d’une tragédie » 1996.)

Cependant la fronde inquiète le pouvoir, tant à Moscou qu’à Vienne. Il faut réussir à la délégitimer par les scientifiques soviétiques eux-mêmes.

Le 14 septembre 1989, un groupe de 92 "scientifiques travaillant dans les domaines de la médecine et de la protection radiologique en rapport avec la situation créée par l’accident de Tchernobyl" adresse une lettre collective à Mikhail Gorbatchev. Parmi les signataires il y a L. Iline bien sûr, mais aussi S. Yarmonenko en tête de liste, A. Gouskova, M. Savkine, l’ukrainien V. Bebéchko et d’autres. 12 ans plus tard, en juin 2001 nous les filmerons à la Conférence internationale de Kiev, agressifs, ancrés obstinément dans leur négationnisme. Les "92" défendent le choix d’imposer la dose-vie de 35 rems.

Le 26 mai 1989, ouverture de la session du Congrès des députés de l’URSS.

Le Congrès institue une Commission pour l’analyse des causes de l’accident de la centrale de Tchernobyl et des responsabilités du pouvoir exécutif dans l’absence de mesures de protection efficaces pendant la période post-accidentelle. Un groupe permanent d’experts, rebelles à la ligne autoritaire antiscientifique de Moscou, comprenant 200 spécialistes représentant différentes branches scientifiques et techniques des trois républiques victimes de la catastrophe, travaille au sein de cette Commission. Une vingtaine de députés font partie du groupe d’experts dont, Youri Chtcherbak, Alla Yarochinskaya, l’écrivain Ales Adamovitch qui soutiendra avec Andrei Sakharov la création de l’Institut indépendant "Belrad" de l’académicien Vassili Nesterenko. Celui-ci dirigera les travaux de la Commission sur la Biélorussie, puis, à partir de 1991, le Comité indépendant unifié des 200 spécialistes de Biélorussie, d’Ukraine et de Russie qui a pris le relais de la Commission du Soviet Suprême, quand le Parlement fut dissous à la dissolution de l’URSS.

Le début des années 90 correspond à la brève période de "printemps démocratique" introduit par la perestroïka. On en espéra beaucoup pour une investigation historique et scientifique sur Tchernobyl. Mais, favorisés par l’écroulement de l’État soviétique et par la crise institutionnelle qui a enlevé tous moyens à la société civile née pendant la pérestroika, les agences du nucléaire et leurs auxiliaires aux postes clés des ministères de la santé et des instituts scientifiques ont repris en main la situation qui semblait leur échapper. Toutefois, sous la pression de la société, certaines mesures partielles d’aide aux populations ont été prises. Elles seront annulées au cours des années de la "normalisation", qui ont suivi. De même des vérités commençaient à se faire jour, des recherches sérieuses en médecine radiologique étaient poursuivies en marge de la science officielle. Youri Bandajevsky jeune et brillant anatomopathologiste biélorusse, ira ainsi très loin. Il décrira la corrélation entre la radioactivité incorporée à faibles doses dans l’organisme et les pathologies dans les territoires contaminés. Il finira en prison pour avoir révélé ses découvertes et dénoncé la politique du ministère de la Santé de son pays.

Mais, la recherche de la vérité, n’a pas cessé depuis alors. Elle continue encore aujourd’hui dans les catacombes. Le livre de Alexei Yablokov en est le témoignage surprenant.

En octobre 1989, les nucléocrates soviétiques demandent une fois de plus l’aide aux collègues occidentaux. Pour se relégitimer devant la société civile qui proteste à travers ses députés, le Kremlin demande à l’AIEA une expertise internationale d’évaluation des conséquences de l’accident et de l’efficacité des contre-mesures prises par les autorités. Depuis la discussion à huis clos en août 1986 à Vienne, où l’Annexe 7 de Légassov a été jetée au panier, le pouvoir central soviétique est rentré dans les rangs, il a maté les voix scientifiques discordantes avec les "92" signataires de la lettre à Gorbatchev et il demande maintenant qu’on renvoie l’ascenseur. L’AIEA crée un Comité de consultation internationale, "Projet international Tchernobyl" présidé par le docteur Itzuro Shigematsu, représentant du RERF - Fondation de recherche des effets radiologiques à Hiroshima, - une organisation financée par les gouvernements américain et japonais qui étudie les conséquences de l’irradiation chez les victimes des bombardements atomiques au Japon. Conformément au plan approuvé par le Comité de consultation internationale, de mars 1990 à janvier 1991, une cinquantaine de missions visitent l’URSS, auxquelles participent, outre les Soviétiques, 200 experts de 25 pays représentant entre autres l’AIEA, l’UNSCEAR, l’OMS, la FAO, la Commission des Communautés Européennes. Leur rapport final sera résumé lors d’une conférence de l’AIEA, à Vienne, les 21-24 mai 1991. Le message fondamental des experts est qu’à Tchernobyl les rayonnements n’ont produit aucun effet sur la santé de la population.

C’est le crime de haute trahison des agences de l’ONU et des États qu’elles cautionnent, dont la publication du professeur Alexey V. Yablokov constitue le réquisitoire et la pièce à conviction scientifique. [...]

Wladimir Tchertkoff,
secrétaire adjoint de « Enfants de Tchernobyl Bélarus »,
auteur de « Le crime de Tchernobyl », Actes Sud, 2006


-----

1 - Article du 1er mai 1986 dans le journal Ecologie.

2 - Une partie de la chronologie de l’assujettissement de la science aux autorités nucléaires occidentales est tirée de l’article de B. Belbéoch "Responsabilités occidentales dans les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl en Biélorussie, Ukraine et Russie". « Radioprotection et Droit Nucléaire » Ed.Georg, 1998, p.247-261.

3 - "Le crime de Tchernobyl - Le goulag nucléaire", W. Tchertkoff, Actes Sud, 2006.

[*] Radiophobie : Si ce terme a été introduit par l’académicien Iline afin de nier la réalité des pathologies liées aux radiations, le concept de radiophobie est en fait ancien puisqu’en 1958 l’Organisation Mondiale de la Santé avertissait déjà : « Il semble donc confirmé que l’avènement de l’ère atomique a placé l’humanité devant certains problèmes de santé mentale » (Rapport technique n°151, OMS, 1958) Le terme de radiophobie a fait l’objet d’un rejet des populations dont on trouve par exemple l’écho dans un témoignage cité par Françoise Thom dans la deuxième édition de son livre Le moment Gorbatchev : « On nous dit que le stress explique l’augmentation des pathologies. Mais regardez les animaux. On a même renoncé à l’élevage dans les régions où la contamination dépassait 15 curies de césium au km : pas à cause des gens, mais parce que le bétail périt. Les cancers augmentent aussi parmi le bétail, de même que les furonculoses de tout genre. Quand on me parle de radiophobie, je réponds : - Nos vaches biélorusses ne lisent pas les journaux et elles aussi tombent malades. Un spécialiste occidental m’expliquait savamment que les faibles doses de radiations étaient bonnes pour la santé, que tous ces troubles s’expliquaient par l’autosuggestion. Je lui ai dit : - Croyez-vous que nos animaux meurent de stress ? » (M. Malko, Institut de l’Énergie atomique de l’Académie des sciences de Biélorussie in Le moment Gorbatchev p 313).


Infonucléaire,
www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html



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Commentaires de l'article
Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature
26 avril 2011 - 09h10 - Posté par marie.lina

Selon "France culture" ce matin :600000 liquidateurs ! entre 1986 et 1991 ; ils ont eu droit ce jour (les vivants et les morts ) à une médaille en chocolat !
Mais honte aussi à nous qui , sans Fukushima , auraient oublié l’esprit en paix ! Il faut sortir du nucléaire : signé "la petite cancéreuse tenace " dites marie.lina



Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature
26 avril 2011 - 10h31 - Posté par
Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe pour l’homme et la nature
26 avril 2011 - 15h08 - Posté par JdesP

Ces "liquidateurs" connaissaient le danger et pourtant, ils y sont allés avec un courage et des valeurs altruistes qui existaient à un niveau de masse en URSS, n’en déplaise aux adversaires du socialisme. C’est pourquoi, je garderai une grande admiration pour les soviétiques auxquels nous devons la libération de l’Europe du Nazisme et du fascisme et une limitation certaine des effets nocifs de la radioactivité pour le reste du monde.
Ceci est à comparer avec la TEPCO japonaise qui continue à nous empoisonner tous, sciemment pour "sauvegarder" avec beaucoup de mensonges, ses profits, qui verse des salaires et primes ridicules aux ouvriers qui vont à la mort avec du matériel inexistant ou défectueux : jolie performance pour un pays maître en technologie.
Médailles en chocolat ou non, en France, les travailleurs intérimaires de la sous-traitance nucléaire se voient nier par EDF et leurs entreprises les maladies liées à l’exposition aux radiations.





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La chasse continue ... tu gênes donc on te dégage !!!! Bravo info’com ....
mercredi 17 juin
de Mickael Wamen
Ce n’est plus du syndicalisme mais utilisation de méthodes patronales les plus dégueulasses.... Bien content d’avoir démissionné car c’est impossible de continuer d’adhérer à un syndicat qui vire celles et ceux qui ne pensent pas comme la direction !!!! Info’com critique la conf’ mais fait pire ...ilsfont’com leur va très bien ! Ils sont plus fort avec leur « camarade agency » qu’avec la camaraderie la vraie, la gratuite.... Ils sont (...)
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Info’Com Cgt, nous n’avons pas adhéré avec obligation de nous taire !!!
jeudi 11 juin
de Mickael Wamen, Sidi Boussetta
WE LOVE NOTRE SYNDICAT Et OUI, nous aimons notre syndicat qui nous a accueilli en 2016, cette super équipe de l’époque, fraternelle, humaine et profondément militante... Ce même syndicat qui a toujours su différencier la CGT des hommes et des femmes qui la composent, qui a toujours osé dire les choses, par exemple, souvent relever les manquements du secrétaire général confédéral, de la confédération, de sa fédération, sans jamais remettre en cause la CGT... On est en droit de (...)
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Aux dirigeants d’Info’Com-CGT
vendredi 5 juin
de Mickael Wamen
2 commentaires
Après avoir repoussé plusieurs fois cette décision, je vous informe que je ne souhaite plus être adhérent au syndicat info’com CGT et je quitte le bureau de placement de la SACIJO. Je tiens de suite à indiquer que cette décision n’a strictement rien à voir avec cette connerie d’affiches. Ce serait trop facile pour vous de prendre cet argument pour expliquer ma décision.t Depuis les démissions d’Olivier et Stéphane, la ligne du syndicat ressemble bien trop à celle (...)
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