Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Requiem pour les putains de l’oligarchie
mercredi 15 février 2012 - 17h04 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

Nous savions que la sacro-sainte « liberté de la presse » n’avait jamais été qu’un mythe. Nous savions que les valeurs dont nos médias s’entichaient n’étaient qu’un fragile paravent pour duper les plus naïfs. Mais pouvions-nous imaginer qu’ils n’aient même plus peur de montrer eux-mêmes au grand jour leur visage monstrueux ?

Ainsi, comme le relate le journal Le Monde [1], « [l]es dirigeants de neuf chaînes de télévision et de radio ont adressé, lundi 6 février, une lettre à Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, demandant d’assouplir les règles de stricte égalité entre les candidats, pendant la période électorale. » L’objet précis de la demande ? « Les chaînes souhaitent que cette règle de stricte égalité entre candidats "soit limitée à la période de campagne officielle c’est-à-dire aux deux semaines précédent le premier tour de l’élection", contre cinq envisagées aujourd’hui. » L’initiative vient de médias aussi bien publics que privés (RTL, France Inter, France Bleu, France Info, France Culture, Europe 1, RMC, BFM Business et BFM TV). Ces dirigeants disent agir au nom de leurs rédactions. Certes, une rédaction est rarement univoque, et on ne peut pas exclure non plus que certains d’entre eux aient agi sans même consulter en profondeur leurs salariés, comme cela doit se faire si souvent. Mais devant l’absence de toute rébellion de la part de ces derniers après cette initiative lourde de sens, force est de constater que tous ont acquiescé, fût-ce à contre-coeur. Un tel acte de trahison contre les dernières règles de droit médiatique en vigueur devrait pourtant soulever des grèves, une colère noire, s’il restait encore un tant soit peu d’esprit professionnel et citoyen au sein des rédactions. Mais non, rien.

Ne nous méprenons pas : il ne s’agit pas ici de s’attaquer au fond de l’affaire. Après tout, quelle importance que ceux qu’on appelle les « petits candidats » puissent bénéficier de trois semaines de plus ou de moins d’égalité stricte dans les médias de masse, quand on les bâillonne, eux et les idées qu’ils représentent, ainsi que des myriades d’intellectuels et de citoyens méritants, pendant l’immense partie du temps d’antenne en-dehors de l’hypocrite procédure électorale ? Quelle importance accorder à cet éventuel changement, quand on sait que les mêmes médias n’éprouvent aucune gêne à bafouer dans les grandes largeurs les règles du CSA ? Sans que celui-ci ne songe à intervenir, bien entendu [2]. Quelle importance accorder à cet éventuel changement, quand on sait que la presse n’est soumise à aucune règle de son côté ? Enfin, quelle importance accorder à cet éventuel changement quand les médias consacrent en permanence les deux partis de gouvernement, de telle sorte que chez beaucoup de nos concitoyens n’ayant accès qu’à la télévision et la radio, le choix du pouvoir se limite tous les cinq ans à deux individus dont ils ont entendu dire que leurs points de vue étaient les seuls raisonnables, et surtout qu’ils étaient de loin les plus largement partagés [3] ?

Non, le problème n’est pas dans le fond. Il est dans la forme, et celle-ci signale un comportement d’une déliquescence inouïe, qui en dit long sur la nature du régime et l’état de ses forces.

Dans l’idéal, ils ont bien sûr toujours souhaité qu’on les laisse tranquilles avec les dures lois de cette sotte et risible équité. Ils y parviendront peut-être, d’ailleurs. Certains journalistes, comme Jean-Michel Aphatie, n’avaient pas hésité à le dire ouvertement, mais isolément jusque-là [4]. Ce qui est sans doute inédit, ce qui aurait sans doute été inimaginable il y a dix ou vingt ans, c’est que ces médias n’aient même plus peur d’afficher en public et dans leur ensemble, très explicitement et par le canal le plus officiel qui soit – une lettre au Conseil constitutionnel s’il vous plaît –, leur plus profond mépris pour leur première mission, inscrite dans leur acte de naissance : le pluralisme politique.

En effet, n’étaient-ils pas nés pour le servir, ce pluralisme ? Si ce n’était pas vrai, au moins s’en vantaient-ils, au moins le clamaient-ils avec ardeur ! Le Figaro de Serge Dassault n’arbore-t-il pas en une de chaque numéro la sainte maxime de Beaumarchais : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » ? Les révolutionnaires américains et français n’avaient-ils pas inscrit il y a 200 ans la liberté de la presse (et donc son pluralisme inhérent) dans le marbre de leurs déclarations les plus solennelles, pour en faire, comme le dit Francis Balle, « le principe cardinal de l’État moderne, la condition d’exercice des libertés politiques ou personnelles, cette aune permettant de mesurer le degré d’accomplissement, pour une société démocratique, de son idéal de citoyenneté et de réalisation du bonheur personnel » [5] ? Le mythe fondateur de nos médias de masse, ce grâce à quoi nous étions censés les croire et voir en eux nos vaillantes sentinelles, était qu’ils étaient sortis des entrailles du despotisme pour faire vivre les valeurs de la République ! D’ailleurs, la première d’entre elles, la Liberté, est rarement autant attribuée dans les discours à une quelconque autre entité que la presse.

Mais aujourd’hui, qu’en est-il de ce mythe ? Eh bien on peut, on doit penser qu’ils l’ont laissé tomber et moisir une bonne fois pour toutes, comme du maquillage qui s’estompe sous la pluie battante de l’évidence. Voici aujourd’hui ce qu’ils demandent – sous les yeux de leurs auditeurs, de leurs téléspectateurs ! – aux plus hautes autorités du régime, c’est-à-dire les premières à bénéficier de la réforme qu’ils exigent : « De grâce, laissez-nous parachever notre condition d’esclaves ! » Ils faisaient le trottoir, mais maintenant ils s’en vantent. Ils étaient en laisse, mais maintenant ils veulent que ça se sache. Ils n’attendent même plus sagement que le pouvoir en place les arraisonne ; ils le devancent !

Force est de constater que l’oligarchie agit, dans son ensemble, de plus en plus à visage découvert. Elle ne s’illusionne même plus du rôle dont elle se donnait auparavant l’apparat : elle a carrément et froidement changé de valeurs. Elle n’est même plus comme cette société bourgeoise de la Révolution française que Karl Marx décrivait admirablement : « Camille Desmoulins, Danton, Robespierre, Saint-Just, Napoléon, les héros, de même que les partis et la masse de la première Révolution française, accomplirent dans le costume romain et en se servant d’une phraséologie romaine la tâche de leur époque, à savoir l’éclosion et l’instauration de la société bourgeoise moderne. » [6] Via l’effet de théorie, nos bourgeois révolutionnaires agissaient au moins selon l’illusoire et antique vertu dont ils se dupaient eux-mêmes. Mais nos médias, eux, ont perdu toute conscience propre, toute illusion sur le rôle qu’ils jouent. Ils ne parviennent plus à se faire croire à eux-mêmes qu’ils sont les serviteurs du peuple ; alors ils n’ont plus d’autre choix que d’agir que comme ce qu’ils sont réellement : la putain de l’oligarchie. Certes, ils ne vous diront sans doute pas encore qu’ils ne croient pas à la démocratie. Certes, ils s’accrochent encore volontiers au totem du mot, même après l’avoir vidé, essoré de son sens sur la place publique ; mais au moins, ils ne font plus rien pour vous faire croire à tout prix à leurs mythes défunts. Ils sont comme cette prostituée qui vous donnera le lâche baiser que vous avez réclamé pour que vous puissiez vous complaire, le temps que les langues se nouent, dans l’idée que vous avez trouvé l’âme soeur.

Si Dieu est mort, alors les médias aussi ; en tant que tels du moins. Car désormais, ils vous le disent eux-mêmes : « nous n’avons que faire de vous, de votre fichue démocratie, du moins de ce qui en reste ; notre camp est résolument celui de l’oligarchie ». Si vous n’avez pas cru les lanceurs d’alerte autour de vous, ayez au moins la décence de les croire, eux. Et de vous en défaire, si ce n’est déjà fait.

Mais, me direz-vous, faire sans les médias, est-ce possible ? Faut-il capituler en même temps que nous libérer de ces médias sans vergogne ? Bien évidemment non ; encore faut-il se rappeler que le premier média du peuple, c’est le peuple lui-même. Internet et la voie du journalisme citoyen permettent de maintenir plus vive que jamais la flamme de la liberté de la presse consacrée par nos textes fondateurs, dont les hommes au pouvoir n’ont aujourd’hui plus que faire. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, et les médias citoyens, qui émergent en même temps que les médias de masse pourrissent, doivent être le premier jalon d’un nouvel horizon démocratique. Réel, celui-là.

Ainsi, ils veulent en finir avec le pluralisme ? Très bien : nous n’avons qu’à nous lever, car nous, nous n’avons pas à le chercher : nous l’incarnons.

[1] http://www.lemonde.fr/election-pres...

[2] http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

[3] On peut également lire dans la lettre parvenue au Conseil constitutionnel : “[La règle] prive téléspectateurs et auditeurs d’émissions de fond et empêche tout débat avec les candidats qui ont des chances d’accéder au second tour, alors qu’une campagne officielle sur les chaînes de radios et de télévisions publiques assure déjà l’égalité entre tous les candidats.”

[4] http://www.wat.tv/video/aphatie-je-...

[5] Francis BALLE, « Mythes et réalités de la liberté de la presse » pour l’Encyclopédie Universalis (version électronique)

[6] Extrait du « Dix-Huit Brumaire de Louis Bonaparte »
http://www.marxists.org/francais/ma...

source :

http://www.enquete-debat.fr/archive...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Requiem pour les putains de l’oligarchie
15 février 2012 - 19h33

Pourquoi pas une manifestation devant la Maison de la Radio à Paris et devant les sièges régionaux et locaux de ce soi-disant Service Public ?



Requiem pour les putains de l’oligarchie
15 février 2012 - 21h27

leur plus profond mépris pour leur première mission, inscrite dans leur acte de naissance : le pluralisme politique.

Et qui avait été inscrite et confortée grâce à la Loi de 1945 sur le Service public de la Presse mise votée après la Guerre pour développer l’information publique indépendante alors que les principaux tires qui avaient collaboré étaient mis sous tutelle ou interdits et leurs outils techniques nationalisés par la "Société Nationale d’Edition et de Presse".

Et qui a permis aux Grands patrons de presse de se gaver sur le compte du contribuable durant 50 ans et de financer la destruction des Titres indépendants du Pouvoir ainsi que de conforter la concentration de l’info dans un petit nombre de mains...

Ca méritait d’être précisé car on peut voir ici l’effet d’une "loi" qui au départ est imaginée par le CNR pour favoriser l’info citoyenne et le pluralisme de la Presse, donc favorable à la Démocratie, et qui détournée de son objectif devient le vecteur du totalitarisme médiatique.

A méditer...

G.L.






G7 : Biarritz occupée par l’état-major du néolibéralisme
jeudi 22 - 18h05
de : joclaude
1 commentaire
Nous accusons !
jeudi 22 - 17h07
Qu’a vraiment dit Vladimir Poutine sur les Gilets Jaunes à Brégançon ?
jeudi 22 - 16h58
de : JO
Urgences, femmes de chambre, travailleurs sans-papiers : trois grèves qui n’ont pas pris de vacances
jeudi 22 - 16h21
VENEZUELA : Témoignage sur la reconnaissance des droits des Indiens !
jeudi 22 - 11h50
de : JO
GILETS JAUNES :L’enquête sur la mort de Mme. Zineb Redouane à Marseille !
mercredi 21 - 19h37
de : joclaude
MANIFESTATION POUR EXIGER LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH
mercredi 21 - 17h51
de : Jean Clément
La "guerre en syrie, qui n’en finit pas de finir" : Les raids pro-Résistance de l’aviation russe
mercredi 21 - 17h25
de : nazairien
1 commentaire
Biarritz : Ville fermée.
mardi 20 - 21h39
de : L’iena rabbioso
Contre-G7 : la Confédération paysanne appelle à une forte mobilisation
mardi 20 - 16h16
de : jean 1
3 commentaires
À MES FRÈRES - Anthologies de textes poétiques et politiques
mardi 20 - 10h44
de : Ernest London
Féminisme : choisir un courant.
mardi 20 - 10h15
de : Christian DELARUE
1 commentaire
Depuis le 8 Aout 2019 énième accident nucléaire Nionoska Russie
lundi 19 - 22h32
de : savoie antinucléaire ACDN Next-up
L’île aux enfants.
lundi 19 - 18h24
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Trump décrète un blocus total du VENEZUELA !
lundi 19 - 18h02
de : JOclaude
1 commentaire
Comité Chômeurs et Précaires CGT Strasbourg : Les nouveaux Esclaves !
lundi 19 - 16h23
de : JOclaude
Montpellier : 150 gilets jaunes font fermer le Polygone et un « village jaune » au rond point de Près d’Arènes.
lundi 19 - 16h06
de : jean 1
1 commentaire
ARGENTINE : le spectre d’un retour du péronisme fait plonger la Bourse !
lundi 19 - 15h53
de : joclaude
1 commentaire
Contre-sommet : « Ce G7 n’est pas un point d’arrivée, c’est un point de départ »
lundi 19 - 10h26
3 commentaires
Féminisme hypertextile et féminisme hypotextile
lundi 19 - 01h00
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Voiler sans tarder les jeunes filles de 2 à 12 ans ?
dimanche 18 - 22h09
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Suite des oeuvres des brutes de Macron ! Mes observations !
dimanche 18 - 21h25
de : JO
2 commentaires
Pudeur pour soi ou pudeur pour autrui.
dimanche 18 - 21h13
de : Christian DELARUE
5 commentaires
ADIEUX AU CAPITALISME Autonomie, société du bien être et multiplicité des mondes
dimanche 18 - 07h31
de : Ernest London
1 commentaire
G7EZ BLOKATU Deuxième communiqué/Bigarren agiria
samedi 17 - 12h06
de : g7blokatu
Théorie de la consience du monde ; aujourd’hui la Palestine
vendredi 16 - 22h54
de : Agence media palestine
ÇA GRÉSILLE DANS LE POTEAU - Histoires de la lutte contre la T.H.T Cotentin-Maine – 2005-2013
vendredi 16 - 11h04
de : Ernest London
Santé de la population : les connivences de l’aristocratie médicale avec le nucléaire, le pétrole, la téléphonie,...
jeudi 15 - 22h49
de : coordi sud-est
2 commentaires
Grèce. La chasse aux jeunes rebelles est ouverte.
mercredi 14 - 23h02
de : Ne vivons plus comme des esclaves - Yannis Youlountas
Tournesol OGM fauché dans l’Hérault
mercredi 14 - 22h44
de : faucheur de chimères
Chez Castagner le nucléaire
mardi 13 - 22h51
de : Intercollectif contre les projets nucléaires et imposés
G7 BLOKATU : Bloquons le G7 et son monde !
mardi 13 - 21h04
de : jean 1
Rassemblement de soutien aux mobilisations du 13 août au Brésil contre l’extrême droite de Bolsonaro
mardi 13 - 08h43
de : jean 1
1 commentaire
Quand Castaner diffusait une BD porno contre ses adversaires politiques
lundi 12 - 22h25
de : Les Crises
Selon l’IGPN
lundi 12 - 22h21
de : Chantal Mirail
1 commentaire
Bulletin du 8 aout 2019
lundi 12 - 22h17
de : CADTM
NathalieLoiseau dans ses oeuvres.
lundi 12 - 09h18
de : jean 1
La SCOPTI 1336 a besoin de vous !
vendredi 9 - 08h10
de : Frérot
Festival « Les Bure’lesques 2019 »
jeudi 8 - 22h43
de : jean 1
Acte 42 : Appel à passage de la frontière Suisse le 31 aout 2019
mercredi 7 - 22h09
de : JOJO

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches. Victor Hugo
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
1 commentaire
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite