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LUTTE CONTRE LE RACISME ET L’ANTISÉMITISME - Conférence de presse (video)
mardi 19 février
de JEAN-LUC MÉLENCHON
12 commentaires
Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon et des députés de la France insoumise le 19 février 2019 à l’Assemblée nationale. Le président du groupe « La France insoumise » a dénoncé les actes antisémites commis, notamment contre M. Finkielkraut. Il a expliqué que la lutte contre l’antisémitisme et le racisme était au fondement de l’engagement humaniste des insoumis et qu’il était « impossible d’être raciste et membre de la France insoumise ». Jean-Luc (...)
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Deux présidents au Venezuela / deux présidents au Cameroun ; voyez l’ingérence de l’occident
de : Oeil d’Afrique et Survie
lundi 4 février 2019 - 11h59 - Signaler aux modérateurs

Sachant que pour les gouvernements, il y a le « bon » et le « mauvais » « dictateur-président », le bon c’est celui avec lequel on peut faire des affaires, et dès que les affaires sont menacées, le bon passera automatiquement pour un mauvais dictateur ou président. Dans l’ingérence, on gère au mieux... (Jean-Yves Peillard)

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source https://www.oeildafrique.com/analys...

Cameroun : Paul Biya embastille Maurice Kamto dans le sang

Par Oeil D’Afrique le 29 janvier 2019

Une barbarie indicible a lieu au Cameroun. Le régime de Paul Biya vient de blesser par tirs de balles réelles des manifestants citoyens dans les rues du pays. Le Président élu du pays, le Professeur Maurice Kamto et certains de ses proches conseillers ont été emprisonnés hier, au mépris total des libertés pourtant garanties par la constitution. Notre correspondant Saint-Just Massoda raconte.

Le régime de Paul Biya – au pouvoir depuis 37 ans - vient de franchir toutes les limites dans l’usage disproportionné de la VIOLENCE contre le peuple camerounais. Mobilisés pour dire NON au hold-up continu des ressources financières du pays, NON au hold up électoral répétitif de la souveraineté du peuple, et NON au hold-up des libertés constitutionnelles des citoyens du Cameroun, les citoyens sortis dans les rues du pays et dans la diaspora à l’Appel du Président élu par les Camerounais le 7 octobre 2018 le Professeur Maurice Kamto, subissent coups et blessures par matraques et balles, emprisonnements, humiliations et vexations de toutes sortes depuis le 26 janvier 2019.

Des cadres de l’opposition, tels Maître Michèle Ndocki et Célestin Ndjamen et de nombreux autres militants, viennent d’être blessés par balles tirées à bout portant dans leurs jambes par la milice tribale logée par Paul Biya au cœur des armées et police du Cameroun. La brutalité des scènes vécues et racontées dépasse toute imagination.

Les soldats de Paul Biya se comportent comme une armée coloniale contre la population : ils tabassent, blessent, humilient et tuent impunément ! Les noms et visages de certains des exécuteurs de ces barbaries circulent. Les Camerounais payent à nouveau le prix du sang pour avoir simplement essayé d’exercer leur droit le plus élémentaire. Leurs seuls crimes supposés ? Avoir manifesté leur colère par des marches pacifiques à travers les rues des différentes et principales villes du pays. Le ras-le-bol national est total.

Et comme si cela ne suffisait pas, depuis hier 28 janvier 2019, le Président élu du Cameroun, le Professeur Maurice Kamto, qui a sonné courageusement l’éveil national camerounais, vient d’être jeté en prison avec ses proches conseillers, Christian Ekoka Penda et Albert Dzongang, des hommes pourtant connus de tous pour leur modération et leur sens de la patrie. L’usage des tirs à balles réelles contre les marcheurs par les forces barbares de Biya est largement documenté et devrait constituer une base évidente pour que des poursuites internationales soient lancées contre le régime pour violations répétées et ostentatoires des droits humains. On voit en particulier, grâce à des vidéos amateurs prises via des téléphones portables de citoyens, des soldats armés de mitraillettes tirer dans les jambes des manifestants, tout en proférant des injures grossières et des injonctions indignes d’une armée républicaine. L’ensauvagement du Cameroun par la milice tribale de Biya est désormais une banalité.

Il urge donc, sans aucun doute, que les grandes puissances occidentales, dont notamment la France, qui continuent de soutenir, d’armer et de financer le régime et bientôt quarantenaire de Paul Biya, prennent toutes leurs responsabilités. Autrement, le risque court d’un embrasement total du pays par une guerre civile aux conséquences incalculables.

Après le Cameroun anglophone, le Cameroun francophone est définitivement en ébullition. Nous avons parcouru rues et quartiers de trois villes, Yaoundé, Douala et Bafoussam, en trois jours. La tension est perceptible et la volonté populaire d’en découdre définitivement est énorme. Les images des manifestations des camerounais de la diaspora crépitent aussi sur les téléphones à travers le pays et galvanisent les énergies.

Les manifestations citoyennes lancées par le Président Kamto semblent par ailleurs bénéficier d’un soutien populaire très large, qui augure d’une montée en puissance inexorable de la colère dans le pays. Des millions de Camerounais devraient sans doute se retrouver bientôt dans les rues, dans un duel décisif de récupération des libertés fondamentales bafouées par la soldatesque du satrape Biya, qui risque fort bien d’être définitivement débordée et sabordée par les citoyens déterminés.

Saint-Just Massoda

Correspondant au Cameroun

&&&&&&&&&&&&&&& Rappels

https://survie.org/billets-d-afriqu...

Cameroun renouvellement dans la continuité malgré la guerre

rédigé le 15 novembre 2018 (mis en ligne le 29 novembre 2018) - Alice Primo

Après 36 ans à la tête de l’Etat, Paul Biya vient de s’imposer pour un septième mandat, tandis que le pays s’enfonce dans la guerre. Une "élection" aussitôt reconnue par Paris.

Tout semblait joué d’avance. Il ne s’agis­sait après tout que d’un scrutin prési­dentiel, une formalité : le cinquième depuis l’avènement officiel du multipartisme fin 1990, et le septième depuis sa prise de pou­ voir il y a 36 ans. Le 7 octobre dernier, Paul Biya avait généreusement convoqué une élection, comme le prévoit une constitution de 1996 en­core partiellement appliquée. Le Code électo­ral, sur mesure, prévoit notamment un scrutin à un seul tour et ne laisse donc aucune chance à des oppositions dispersées [1]. Le fichier élec­toral, en complet décalage avec l’évolution dé­mographique du pays (seulement 6 millions d’inscrits pour environ 23 millions de Came­rounais) malgré la « refonte » dudit fichier dé­cidée suite à l’élection présidentielle précédente, permet tous les arrangements pos­sibles. Quant à l’organisme officiellement « in­dépendant » chargé de coordonner et superviser les élections, ELECAM, ses membres sont dé­signés par le pouvoir, et son nouveau direc­teur nommé fin mai a été accusé d’avoir mené une grande opération de toilettage interne voire de « chasse aux sorcières » dans les jours suivant sa nomination (Jeune Afrique, 6/06).

Rebondissements

Pour ne prendre aucun risque, le régime a même pris le soin de reporter – à la dernière minute – les élections législatives et munici­pales initialement prévues en juillet, donc en amont de la présidentielle, à l’année prochaine. Etant donné qu’il est plus difficile de manipu­ler les résultats à l’échelle d’une commune ou d’une circonscription, des opposants faisaient le pari qu’ils parviendraient plus facilement à bâtir des alliances électorales respectant le lea­dership des uns et des autres selon les fiefs électoraux, pour construire une majorité op­posée à Paul Biya au sein de l’Assemblée na­tionale, et fragiliser ainsi son pouvoir. En reportant les législatives, Biya gagne du temps, qu’il consacrera certainement à rallier des op­posants à coups de millions, et démobilise l’électorat pour ce scrutin de 2019 puisque le match s’est déjà joué à la présidentielle.

Tout se passait donc comme prévu (par le régime), jusqu’à la surprise de dernière mi­nute : le ralliement in extremis d’Akere Muna, un des principaux candidats d’opposition, à Maurice Kamto, immédiatement propulsé challenger n°1 du président Biya. Mais le reste de l’opposition n’a pas suivi (entraînant une possible dispersion des voix avec 6 autres candidats, en plus de Biya et Kamto), et cette alliance a été officialisée si tardivement, moins de 48h avant l’ouverture des bureaux de vote, que les bulletins au nom d’Akere Muna, pourtant retiré de la course, étaient à disposition des électeurs le dimanche.

Observation civique

La société civile camerounaise redoutait les traditionnelles conclusions des « observa­teurs internationaux » dépêchés par l’Union africaine et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), largement plus bien­veillants envers les mascarades électorales que ceux envoyés par l’Union européenne au Ga­bon en 2016, dont le rapport sur les manipu­lations électorales avait surpris par sa sincérité. Les observateurs de l’UE n’ayant pas été conviés par le régime en place, et les organi­sations de la société civile souhaitant contri­buer directement à cette surveillance, un dispositif a donc été mis en place dans le cadre de la campagne « Tournons la Page » et piloté par les associations Dynamique Ci­toyenne,

Un Monde Avenir et le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDDHAC).

Une application pour té­léphones mobiles a ainsi été diffusée pour permettre aux relais de ces différentes organi­sations dans le pays de renseigner directement les résultats des bureaux de vote où ils pou­vaient être présents. Cette initiative a plusieurs limites. D’une part, la corruption systémique qui s’est mise en place au Cameroun en 36 ans de règne de Paul Biya empêche de parier sur la loyauté de la totalité de ces observateurs bé­névoles. D’autre part, on peut s’interroger sur la robustesse d’un résultat national extrapolé à partir d’une telle photographie (fidèle ou non, donc) d’un échantillon supposé repré­sentatif des bureaux de vote : les fortes dispa­rités entre régions voire départements, et entre grandes villes et zones rurales, rendent l’exercice délicat. Mais surtout, la démarche comporte le risque de valider implicitement l’idée selon laquelle le problème serait avant tout « technique », et que des réponses du même ordre pourraient amener un peu d’ex­pression démocratique.

Or, l’ensemble du processus dit « électoral » étant biaisé, depuis le martèlement constant de la propagande du régime jusqu’à la façon dont est organisé et of­ficiellement avalisé le scrutin, il est illusoire de croire que des mesures telles que la mise en place d’urnes scellées et transparentes ou la centralisation honnête des résultats peuvent suffire à crédibiliser une telle élection : ce sont certes des conditions nécessaires, mais nulle­ment suffisantes. Ce paradoxe n’avait d’ailleurs pas échappé à ces mêmes organisations de la société civile camerounaise, qui revendiquent depuis des mois une transformation en pro­fondeur du Code électoral. Au final, leurs conclusions ont d’ailleurs plutôt porté sur le recensement d’irrégularités qui décrédibilisent le scrutin que sur la diffusion de résultats col­lectés par leurs soins.

Finalement, c’est une autre initiative « d’ob­servation électorale » qui a le plus démontré, si besoin était, la fable que représentait ce scrutin. Dès le lendemain de la fermeture des bureaux de vote, les Camerounais découvrent dans un reportage de leur télévision d’État, la CRTV, une délégation d‘observateurs internationaux « in­dépendants » présentés avec l’étiquette de l’ONG mondiale de lutte contre la corruption Transparency International, aux commentaires dithyrambiques (voir encadré). Problème : aler­té par le tollé, le secrétariat international de Transparency dénonce dès le lendemain une opération d’usurpateurs. L’ONG dément avoir la moindre opération d’observation électorale sur place et tout lien formel avec ces personnes, dont on apprendra qu’elles avaient seulement sollicité et obtenu une formation à l’utilisation d’une plateforme en ligne de dénonciation de la fraude, mise sur pied par Transparency.

Le scandale, énorme au Cameroun et relayé dans la presse internationale, éclabousse le régime : la CRTV en est une émanation directe, et ces observateurs­-là avaient obtenu l’accréditation du ministère de l’administration territoriale, contrairement aux observateurs de la société ci­vile camerounaise...

Faux observateurs, vrai fiasco

Le 8 octobre, les observateurs internationaux que les partisans du régime ont voulu faire passer pour une délégation Transparency International surjouent leur rôle. Pour Nurit Greenger, au centre du dispositif, tout s’est passé « extrêmement bien. (…) Tout le monde a fait ce qu’il avait à faire, d’une façon claire et satisfaisante » ; interrogée sur le risque éventuel de fraudes, elle affirme « ne voir aucune manière dont cela aurait été possible ». Raphaël Kalfon, un autre observateur, est admiratif : « j’ai trouvé que c’était d’une grande sérénité et en même temps d’une grande émancipation démocratique ». Un constat que partage son compère Salomon Benros : « c’est une véritable leçon de démocratie ». Amanda Benzaki-Levy y va de son analyse d’experte : « on a assisté à des discussions très animées. (…) C’est un bon signe.

Ça prouve qu’il peut y avoir des confrontations, des discussions, des désaccords, et ils peuvent être exprimés. (…) Honnêtement, pour ne pas très bien connaître l’Afrique, j’ai vraiment été agréablement surprise par ça ». Après le démenti de Transparency international, différentes explications bancales ont été relayées par l’Agence Cameroun Presse, qui se présente comme un organe d’information, en fait créé moins de trois mois avant la présidentielle.

Face au scandale, elle a assumé avoir invité ces « personnes volontaires, bénévoles et honnêtes », selon son chef éditeur cité par Jeune Afrique (10/10), Eli Dayan. Cette homonymie avec un ancien ministre israélien des Affaires étrangères est une des étranges connexions entre cette équipée et Israël, pays d’origine de Mayer Heres, conseiller de Biya chargé des questions de sécurité et patron du Bataillon d’intervention rapide (BIR), redoutable troupe d’élite du régime. Nurit Greenger, journaliste américaine qui se présente sur son compte Twitter comme sioniste, est correspondante du Jerusalem Post à Los Angeles.

Salomon Benros dit vivre en Israël sur sa page Twitter. Quant à Raphaël Kalfon, c’est un Français qui représentait les Républicains en Israël en amont des élections françaises de 2017, par ailleurs responsable d’une loge maçonnique pour l’Afrique. Pour les autres, les connexions avec Israël sont moins certaines. Amanda Benzaki vient de Paris, elle indique dans des CV en ligne avoir travaillé à l’ESSEC mais aussi avoir été « Responsable du Pôle Sureté et Veille » au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, dans le 3ème arrondissement, et travaillé au « Conseil Sureté et Intelligence » dans une autre entreprise. Enfin, il est difficile de savoir si Hubert Haddad (homonyme de l’écrivain) avait des liens avec Israël ou le Cameroun. Mais Yamina Thabet, présidente de l‘Association tunisienne de soutien aux minorités (ATSM), était déjà venue en juillet au Cameroun, où elle avait fièrement posé en photo des officiers du BIR (tunivisions.net, 26/07).

Comme souvent dans ce type d’histoire rocambolesque, impossible de prouver qui est responsable. Mais quelque soit le niveau auquel a été pris la décision de les faire venir (avec l’accréditation complice par le ministère de l’administration territoriale), le résultat aura été un fiasco total.

Contestation porteuse d’espoir

Le Code électoral camerounais prévoit de­ puis 2012 que le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats officiels dans un délai de 15 jours. Prévu par la Constitution de 1996, ce Conseil n’a été mis en place... qu’en février der­nier, par deux décrets présidentiels. Il comprend 11 membres qui dépendent tous du bon vou­loir du vieux despote, qui en nomme 3 directe­ment (dont le président du Conseil) et 8 autres officiellement au nom d’institutions qui lui sont acquises (présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Conseil supérieur de la Magistra­ture). Autant dire une chambre d’enregistre­ment, pour valider les résultats officiels préparés pendant plusieurs jours par ELECAM, organe tout aussi assujetti au régime.

Les recours de­vant être introduit dans les trois jours suivant le scrutin, donc avant même la proclamation des résultats, l’opposition a frappé là où était la fai­blesse de ce château de cartes institutionnel : son manque de crédibilité. Pendant plusieurs jours d’audience au Conseil constitutionnel, les avocats de Maurice Kamto ont étrillé l’organisa­tion du scrutin, en commençant par récuser l’im­partialité et la légitimité du Conseil lui­-même du fait des conflits d’intérêts de six de ses membres, proches du camp présidentiel et parfois membres éminents du parti au pouvoir [2]. Et c’est avec la retransmission de ces audiences en direct à la télévision que la véritable surprise est venue : les Camerounais, qui ne s’étaient guère passion­nés pour la campagne électorale d’un pseudo­-scrutin joué d’avance, ont massivement suivi les débats, et les ont même vécus avec espoir. C’est que ces derniers portaient enfin sur l’essentiel : la légitimé des institutions auxquelles on leur demandait jusqu’à présent de faire mine de croire. Mais le 19 octobre, le Conseil constitu­tionnel a déclaré « irrecevables » les recours, et la police a dans les jours suivants arrêté des mi­litants (et même la journaliste Josiane Kouagheu, correspondante Reuters/Le Monde, et Mathias Mouendé du quotidien camerounais Le Jour, qui couvraient une manifestation à Douala), assigné à domicile des leaders d’opposition et ainsi en­voyé un message répressif très clair. Les résul­tats officiels, promulgués le lundi 22 octobre, gratifient généreusement Paul Biya de plus de 71 % des voix...

Le lendemain de ce « clap de fin », le gouvernement publiait un appel d’offres, prêt depuis le 12 octobre, pour lancer la construc­tion d’une luxueuse résidence de fonction (près de 273 millions de francs CFA, soit 415 000 eu­ros) pour le président du Conseil constitution­nel. De là à voir une récompense pour bons et loyaux services, il n’y a qu’un pas, qui fut vite franchi dans l’opinion publique camerounaise.

Collier de perles

Dès l’annonce des résultats officiels, les Etats­-Unis ont félicité « le peuple camerounais » (et non son indéboulonnable président) tout en pointant, dans le communiqué du Secrétariat d’État, « nombre d’irrégularités avant, pendant et après l’élection du 7 octobre. Il est possible que ces irrégularités n’aient pas affecté le ré­sultat, mais elles ont créé l’impression que l’élec­tion n’était pas crédible ou véritablement libres et équitables ». Pour sa part, la France, par la voix du ministère des Affaires étrangères, a publique­ment « adressé ses vœux de réussite au pré­sident Biya pour ce nouveau mandat afin de satisfaire les aspirations légitimes du peuple camerounais à la sécurité, à la prospérité et à la pleine expression des libertés. » Si c’est de l’ironie diplomatique, elle est bien cachée : le pays est en guerre, l’insécurité est générale et chacun est libre de s’exprimer tant qu’il ne cri­tique pas trop violemment le chef d’Etat. Mais le MAE français fait surtout très fort lorsqu’il af­firme son attachement « à la stabilité et à l’uni­té du Cameroun » et assure que « l’élection présidentielle s’est globalement déroulée dans le calme » : la guerre fait des ravages depuis plus d’un an dans deux régions anglophones (cf. Billets n°279, juillet-­août 2018), où des groupes armés revendiquent l’indépendance après que les manifestations pacifiques pour le respect des droits des anglophones ont été réprimées vio­lemment depuis 2016.

Parler de « stabilité » et « d’unité », c’est donc épouser la ligne dure du régime, qui prétend vainement mater dans le sang la révolte. Des affrontements ont été signa­lés le jour du vote jusque dans les rues de Ba­menda, une des principales villes anglophones, et quelques jours après, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés rappelait que « depuis début 2018, environ 400 civils ont été tués dans l’escalade des attaques entre les groupes sépa­ratistes et les forces gouvernementales » et que ces deux régions s’étaient vidées d’au moins 30 000 personnes réfugiées au Nigeria voisin [3] et de 436 000 déplacés internes dans le pays (UNHCR, 9/11). Le MAE le sait, mais fait comme s’il ne voit rien, n’entend rien. Peut­-être devrait­ il alors ne rien dire, pour éviter d’appeler dans la foulée « au respect des procédures légales si des contestations des résultats devaient avoir lieu »... alors que le Code électoral camerou­nais prévoit que « les décisions du Conseil Consti­tutionnel relatives aux opérations électorales, aux résultats des élections et aux candidatures ne sont susceptibles d’aucun recours » (art. 136). Ainsi, le MAE français, empêtré dans sa realpo­litik... donne dans l’irréalisme, en appelant à quelque chose d’impossible.

Apologie de journalisme

La pression n’est pas retombée dans les jours suivant la proclamation des résultats, au contraire. Des intimidations et arrestations se sont multi­pliées, dans l’opposition politique mais aussi chez les journalistes, pour accentuer la pression. La présentatrice vedette d’une chaîne privée de télévision a ainsi été arrêtée le 7 novembre, puis inculpée de diffusion de fausse nouvelle, sim­plement pour avoir retweeté une accusation portée contre l’armée camerounaise.

Le Syndi­cat national des journalistes est monté, au cré­neau, dénonçant par la voix de son président Denis Nkwebo : « Il y a une volonté à travers Mimi Mefo et ceux qui sont embastillés depuis quelques jours, d’adresser un message aux autres journalistes : nous sommes obligés de nous taire » (Africanews, 8/11). Mimi Mefo a été libérée le 10 novembre, mais la pression sur les journalistes camerounais continuent. Joseph Olinga Ndoa, emprisonné 3 jours début no­vembre, est poursuivi pour « outrage à fonction­naire », pour avoir interrogé la préfecture de Bafoussam sur les raisons de la fermeture des bars de la ville à 21h un samedi soir précédant une marche de l’opposition dans cette grande ville. Surtout, depuis le 23 octobre, le journaliste Michel Biem Tong (site Hurinews.com) a été détenu trois semaines dans les locaux du si­nistre secrétariat d’Etat à la défense (SED), puis transféré à la prison de Yaoundé. Accusé d’inci­tation à l’insurrection et d’apologie du terro­risme, celui qui était justement correspondant du Comité pour la libération des prisonniers po­litiques au Cameroun (CL2P) encourt la peine de mort, en vertu de la loi anti­terroriste de 2014, mais risque surtout de ne pas ressortir vivant de ces mouroirs que sont les prisons du pays.

Mais ni la guerre ni les arrestations ne per­turbent la diplomatie française, qui se targue d’être un partenaire du Cameroun dans la lutte contre le terrorisme. Le 25 octobre, Emmanuel Macron a fait parvenir à Paul Biya une lettre [4] ex­primant son « plaisir de lui adresser toutes [ses] félicitations » puis sa confiance dans « le renou­vellement dans la continuité » que l’octogé­naire saurait engager. Difficile de mieux résumer la politique africaine de la France.

France 24, pas fière de faire de la propagande

Début octobre, France 24 rediffuse un vieux spot publicitaire de 30 secondes qui, comme le décrit le site Investir au Cameroun (30/10), « ne contient que des images de Camerounaises et de Camerounais de toutes les régions et de toutes les cultures qui se retrouvent dans le message "Tous fiers d’être Camerounais" ». Pour ce site d’information sur le business au pays de Paul Biya, il s’agit d’« un message fédérateur, non partisan ». En fait un message d’unité, alors que le pays se déchire depuis la déclaration d’indépendance de groupes séparatistes dans les régions anglophones... et que les partisans d’une ligne dure n’ont à la bouche que le mot « unité », justement, là où il faudrait commencer par le dialogue. Et comme le signale le chercheur Arnaud Labrousse dans son billet sur le site d’ACRIMED (29/10), « ce qu’il y a de curieux dans [ce spot], c’est que le nom du fier annonceur n’y figure nulle part ». Comme l’explique Labrousse, il s’agit de l’agence parisienne Stratline Communication, coutumière des publireportages depuis sa création en 2006, et qui avait d’ailleurs emmené « 15 journalistes français en goguette » au Cameroun avant la présidentielle de 2011 (Rue89, 14/05/11). Cette boite de communication est dirigée par Yasmine Bahri Domon... qui est par ailleurs la directrice de publication du site Investir au Cameroun, qui rappelle que le spot date de 2011.

Déjà à l’époque, la rédaction de France 24 aurait pu s’interroger sur le sens d’un tel message publicitaire, l’évocation de la gloire d’un pays vantant forcément celle de son régime. Cette fois, il aura fallu attendre le 22 octobre - jour de l’annonce des résultats, dans un contexte de tension croissante - pour que la direction de la chaine fasse savoir à l’agence Stratline qu’elle voulait « que la campagne Fier d’être Camerounais soit suspendue » ( Investir au Cameroun , 30/10). Une bonne idée, mais qui arrive un peu tard. Et dont on aimerait savoir de combien de recettes publicitaires elle a privé la chaine... car quitte à être fiers, les Camerounais aimeraient sans doute savoir combien cela leur coûte.

[1] Ainsi, l’opposition ne peut pas se rassembler entre deux tours ; il suffit qu’au moins deux opposants en apparence crédibles se présentent à l’élection pour que les résultats, réels ou bidouillés, indiquent une dispersion des voix face au candidat du régime. [2] Sur le site internet du parti au pouvoir, le RDPC, la fiche au nom d’Emmanuel Bonde, présenté comme chargé de mission à la présidence depuis 1982 et nommé ministre des Mines en 2011, a étrangement disparu durant la jour­ née où son cas a été soulevé, le 16 octobre, comme l’a relevé sur Twitter la journaliste Josiane Kouagheu. [3] Mais dès janvier, l’agence nigériane de gestion des situations d’urgence (Sema) estimait que 43 000 Camerou­nais anglophones s’étaient réfugiés au Nigeria, quand l’ONU en comptabilisait presque 3 fois moins (Reuters, 25/01) [4] Les conseillers Afrique de l’Elysée ont prétendu auprès de journalistes français que cette lettre n’était pas desti­née à être publiée... comme s’ils ignoraient qu’une pré­cédente lettre, en mai dernier, avait été déjà été publiée sur le site de la présidence camerounaise.

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https://survie.org/pays/cameroun/ar...

Publié le 22 octobre 2018 - Survie

Au Cameroun, le vrai-faux suspense n’aura duré qu’un temps : malgré les rebondissements liés à l’alliance de deux des principaux candidats d’opposition juste avant le scrutin, le Conseil constitutionnel vient sans surprise d’annoncer la victoire du vieux dictateur Paul Biya à l’issue d’une illusion d’élection présidentielle. Avec cette « tacite reconduction », la guerre en cours depuis plus d’un an dans les régions anglophones ne peut que dégénérer davantage.

L’association Survie appelle la France à ne pas reconnaître ces résultats, à suspendre toute coopération militaire et policière avec le régime et à œuvrer au niveau européen pour que des sanctions visent les responsables camerounais des exactions dans les régions anglophones.

La guerre ravage les régions anglophones du Cameroun, où des mouvements de lutte armée ont fait suite à un mouvement pacifique réprimé pendant des mois. Cela n’empêche pas le régime en place depuis l’indépendance [1] de mener à bien son projet de « tacite reconduction » du dictateur Paul Biya, 85 ans, en place depuis 36 ans. Un procédé déjà bien rôdé de propagande pré et post-électorale ont diffusé l’idée qu’il n’y avait pas d’autre option crédible lors de ce scrutin à un tour, et des techniques de fraudes pudiquement désignées comme des « irrégularités » ont fait le reste [2]. Il ne restait alors plus qu’à une institution fantoche, le Conseil constitutionnel [3], de promulguer ce matin les faux résultats, donnant plus de 71% de voix à Biya.

Pour Thomas Borrel, porte-parole de Survie, « on a un régime en guerre contre sa population, avec un vieux dictateur qui s’impose pour 7 années de plus. Et la France ne dit rien, n’envoie aucun signal de condamnation, de prise de distance claire. C’est une Françafrique "business as usual", que l’Élysée veut faire passer en prétendant qu’une réaction passerait pour une leçon néocoloniale. La France dispose pourtant d’un puissant levier, avec sa coopération policière et militaire avec ce régime. Pour ne plus s’ingérer dans les affaires camerounaises, il ne suffit donc pas d’un service diplomatique minimum : notre pays doit arrêter cette coopération, ne pas reconnaître ces faux résultats et cesser de considérer que ces dirigeants sont fréquentables ».

Cette coopération consiste à proposer des formations, à mettre des conseillers français à disposition des plus hautes autorités militaires et policières – y compris parfois dans le renseignement [4] – et à fournir du matériel répressif. Très peu d’informations sont disponibles sur cette coopération avec le Cameroun, puisque le manque de transparence est de mise dans ce domaine [5]. Les autorités françaises assurent qu’aucune unité camerounaise engagée dans la répression dans les régions anglophones ne bénéficie de programmes de formation ou de conseil français. Mais il leur est en réalité impossible de garantir qu’aucun équipement militaire français n’y est utilisé, et surtout, comme l’explique Thomas Borrel, « la question n’est pas de savoir si tel ou tel soldat a été formé par la France, ce qui est d’ailleurs impossible à vérifier, tout comme l’origine de leur matériel. C’est plutôt de savoir si le maintien d’une relation organique entre cet appareil répressif et le mentor historique français est perçu par les Camerounais comme la réaffirmation continue du soutien de Paris : la réponse est évidemment oui » [6].

L’association Survie appelle une nouvelle fois à des mesures politiques concrètes plutôt qu’à de vaines promesses du président Emmanuel Macron, à commencer par le retrait des coopérants policiers et militaires français du Cameroun et la transparence sur les matériels de répression et de guerre livrés à ce pays ces cinq dernières années. La France doit aussi agir au niveau européen pour que des sanctions individuelles soient appliquées aux responsables politiques et militaires camerounais impliqués dans la chaîne de commandement des corps d’armée qui commettent des crimes de guerre dans les régions anglophones. Rappel : une vidéo diffusée par Survie le 8 octobre vise à interpeller les Français sur la situation dans ce pays et sur la responsabilité française.

Emmanuel Macron et la stabilité au Cameroun https://www.youtube.com/watch?v=nDn...



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ARRESTATION VIOLENTE DE GAËL QUIRANTE, SECRÉTAIRE DE SUD POSTE 92
mercredi 20 - 15h00
La CSG remboursée ? A malin, malin et demi !
mercredi 20 - 11h30
de : JO
La loi du peuple
mercredi 20 - 09h28
de : Alina Reyes
25 ans d’insurrection zapatiste : « C’est une forme de démocratie réelle, radicale »
mercredi 20 - 08h14
LA DÉMOCRATIE AUX MARGES
mardi 19 - 19h03
de : Ernest London
LUTTE CONTRE LE RACISME ET L’ANTISÉMITISME - Conférence de presse (video)
mardi 19 - 12h05
de : JEAN-LUC MÉLENCHON
12 commentaires
Quand les lapins auront leurs historiens..
mardi 19 - 06h52
de : curtillat
1 commentaire
droit de grève remis en cause en Suède
lundi 18 - 19h59
de : CNT-Relations médias
1 commentaire
Urgence Humanitaire à GAZA ! Pour ne pas confondre Religion et Tyrannie !
lundi 18 - 16h38
de : JO
Alain Finkielkaut le maoïste.
lundi 18 - 16h22
de : L’iena rabbioso
7 commentaires
Discours à l’oiseau
lundi 18 - 12h08
de : Alina Reyes
1 commentaire
Pierre Perret sur les gilets jaunes : "ce mouvement ne doit pas s’arreter, la misere est patiente"
dimanche 17 - 22h06
de : nazairien
LE MOUVEMENT NE S’ESSOUFFLE PAS macron tu vas dégager !
dimanche 17 - 19h27
de : luttes invisibles
2 commentaires
antisémitisme racisme pour les nuls
dimanche 17 - 19h02
de : UJFP
1 commentaire
Espagne. Des élections au péril d’un procès politique !
dimanche 17 - 16h24
de : Antoine (Montpellier)
2 commentaires
DÉPASSER LES GILETS JAUNES
dimanche 17 - 14h31
de : Lukas Stella
HAÏTI : Le monde change, le neuf tarde à naître, les monstres n’effraient plus ?
dimanche 17 - 12h08
de : JO
Tricastin, on a la liste de ceux qui font les c...
dimanche 17 - 12h04
de : Fuku blog et nuc savoie via JYP
Video Venezuela : Les 5 gros mensonges de Macron, médias et Cie
dimanche 17 - 11h34
de : michel midi
Gouvernement : gilets jaunes ou pas, le cap reste libéral
dimanche 17 - 10h14
1 commentaire
ISRAËL : encore et toujours en cours, Génocide de GAZA !
vendredi 15 - 18h11
de : JO
2 commentaires
Engin de chantier ou transpalette devant le Ministère ? De quoi être perplexe !
vendredi 15 - 17h19
de : JO
Un petit débat / C’est l’heure de l’mettre
vendredi 15 - 16h48
de : Hdm
La Havane : Il est urgent de stopper l’aventure militaire impérialiste contre le Venezuela
vendredi 15 - 15h48
de : nazairien
1 commentaire
« Malheur à nous si nous n’avons pas la force d’être tout à fait libres, une demi-liberté nous ramène nécessairement au
vendredi 15 - 06h52
de : JODEZ
Le parlement européen condamne l’usage des armes de guerre.
jeudi 14 - 19h51
de : JO
La couardise de griveaux mise à jour
jeudi 14 - 18h56
de : jean 1
Mairie de Paris : les lobbies, c’est pas fini !
jeudi 14 - 09h58
Deux ans ferme requis contre Christophe Dettinger : François Boulo réagit sur RT France
mercredi 13 - 23h41
de : nazairien
7 commentaires
La macronie à la recherche de son point G
mercredi 13 - 22h37
de : Alina Reyes
2 commentaires
Les élites sont des dieux, les Gilets Jaunes et les gueux sont des inutiles !
mercredi 13 - 20h13
de : Claude JANVIER
2 commentaires
Christophe Dettinger ex-boxeur Gilet Jaunes en jugement (extrait)
mercredi 13 - 19h30
de : JO
Terrifiant, Laurent Alexandre, un chirurgien-urologue, fondateur de "doctissimo" et transhumaniste, dans ses délires
mercredi 13 - 16h39
de : nazairien
3 commentaires
Venezuela : Les 5 gros mensonges de Macron, médias et Cie
mercredi 13 - 12h39
1 commentaire

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Ce n'est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l'imagination. André Breton
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En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
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Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
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Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
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Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
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Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
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Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
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