Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
184330390 IP
209249981 pages
(depuis le 10/02/2002)
192 connectés
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !


3ème partie : "Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression"
de : Victor Serge
dimanche 1er mars 2009 - 18h44
3 commentaires
JPEG - 55.3 ko

2ère partie ici

Il peut sembler utile et intéressant de nos jours de re-publier et de diffuser largement cet ouvrage écrit par Victor Serge en 1925


III. LES ARCANES DE LA PROVOCATION.

Le mécanisme le plus important de la police russe était à coup sûr son « agence secrète », nom décent du service de provocation dont les origines remontent aux premières luttes révolutionnaires et qui atteignit un développement tout à fait extraordinaire après la révolution de 1905.

Des policiers (dits : officiers de gendarmerie) spécialement formés, instruits et triés, procédaient au recrutement des agents provocateurs. Leurs succès plus ou moins grands dans ce domaine les classaient et contribuaient à leur avancement. Des instructions précises prévoyaient les moindres détails de leurs relations avec les collaborateurs secrets. Des spécialistes hautement rétribués réunissaient enfin en un faisceau tous les renseignements fournis par la provocation, les étudiaient, formaient et tenaient des dossiers.

Il y avait dans les bâtiments de l’Okhrana (Petrograd, Fontanka, 16) une chambre secrète où n’entraient jamais que le directeur de la police et le fonctionnaire chargé d’y classer les pièces. C’était celle de l’agence secrète. Elle contenait notamment l’armoire à fiches des provocateurs - où nous avons trouvé plus de 35 000 noms. Dans la plupart des cas, par un surcroît de précautions, le nom de « l’agent secret » est remplacé par un sobriquet, ce qui fait que le travail d’identification de certains misérables dont, après la révolution, les dossiers complets tombèrent entre les mains des camarades, fut singulièrement difficile.

Le nom de provocateur ne devait être connu que du directeur de l’Okhrana et de l’officier de gendarmerie chargé d’entretenir avec lui des relations permanentes. Les reçus mêmes que signaient les provocateurs à chaque fin de mois - car ils émargeaient tout aussi paisiblement et normalement que les autres fonctionnaires, pour des sommes variant de 3, 10, 15 roubles par mois à 150 ou 200 roubles au maximum, - ne portaient généralement que leur sobriquet. Mais l’administration, défiante envers ses agents et craignant que ses officiers de gendarmerie n’imaginassent des collaborateurs fictifs, procédait assez fréquemment à des révisions minutieuses des différentes branches de son organisation. Un inspecteur muni de larges pouvoirs enquêtait lui-même sur les collaborateurs secrets, les voyait au besoin, les congédiait ou les augmentait.

Ajoutons que leurs rapports étaient soigneusement vérifiés - autant que faire se pouvait - les uns par les autres.

IV. UNE INSTRUCTION SUR LE RECRUTEMENT ET LE SERVICE DES AGENTS PROVOCATEURS.

Ouvrons tout de suite un document que l’on peut considérer comme l’alpha et l’oméga de la provocation. Il s’agit de l’Instruction concernant l’agence secrète, brochure de 27 pages dactylographiées, petit format. Notre exemplaire (numéroté 35) porte à la fois, dans les deux coins du haut, ces trois mentions : « Très secrètes », « Ne doit être ni transmise ni montré », « Secret professionnel ». Que voilà d’insistance à recommander le mystère ! On comprendra bientôt pourquoi. Ce document, qui dénote des connaissances psychologiques et pratiques, un esprit méticuleusement prévoyant, un très curieux mélange de cynisme et d’hypocrisie morale officielle, intéressera quelque jour les psychologues.

Cela débute par des indications générales :

La Sûreté politique doit tendre à détruire les centres révolutionnaires au moment de leur plus grande activité et ne pas gâcher son travail en s’arrêtant à de moindres entreprises.

Ainsi le principe est : laisser se développer le mouvement pour mieux le liquider ensuite.

Les agents secrets reçoivent un traitement fixe proportionné aux services qu’ils rendent.

La Sûreté doit

éviter avec le plus grand soin de livrer ses collaborateurs. À cette fin, ne les arrêter et ne les libérer que lorsque d’autres membres d’égale importance appartenant aux mêmes organisations révolutionnaires pourront être arrêtés ou libérés.

La Sûreté doit

faciliter à ses collaborateurs l’acquisition de la confiance des militants.

Suit un chapitre sur le recrutement.

Le recrutement des agents secrets est le souci constant du directeur des Recherches et de ses collaborateurs. Ils ne doivent négliger aucune occasion, même donnant peu d’espoir, de se procurer des agents...

Cette tâche est extrêmement délicate. Il importe, afin de l’accomplir, de rechercher les contacts avec les détenus politiques...

Doivent être considérés comme prédisposés à prendre du service

les révolutionnaires d’un caractère faible, déçus ou blessés par le parti, vivant dans la misère, évadés des lieux de déportation ou désignés pour la déportation.

L’Instruction recommande d’étudier « avec soin » leurs faiblesses et de s’en servir ; de converser avec leurs amis et parents, etc. ; de multiplier « en toute occasion les contacts avec les ouvriers, avec les témoins, les parents, etc., sans jamais perdre de vue le but »...

Étrange duplicité de l’âme humaine ! Je traduis littéralement trois lignes déconcertantes :

On peut se servir des révolutionnaires dans la misère qui, sans renoncer à leurs convictions, consentent par besoin à fournir des renseignements...

Il y en avait donc ?

Mais continuons.

Placer des moutons auprès des détenus est d’un usage excellent.

Quand une personne paraît mûre pour prendre du service - c’est-à-dire quand, sachant un révolutionnaire aigri, matériellement gêné, ébranlé peut-être par ses mécomptes personnels, on possède en outre contre lui quelques chefs d’inculpation assez graves pour le bien tenir en main :

Arrêter tout le groupe dont elle fait partie et conduire la personne en question chez le directeur de la police ; avoir contre elle des motifs de poursuites sérieux et se réserver pourtant la possibilité de la relâcher en même temps que les autres révolutionnaires incarcérés, sans provoquer d’étonnement.

Interroger la personne en tête à tête. Tirer parti pour la convaincre des querelles de groupes, des fautes des militants, des blessures d’amour-propre.

On croit entendre, en lisant ces lignes, le policier paterne s’apitoyer sur le sort de sa victime :

 Ah oui, pendant que vous irez aux travaux forcés pour vos idées, votre camarade X..., qui vous a joué de si bons tours, fera bonne chère à vos dépens.

Que voulez-vous ? Les bons paient pour les mauvais !

Ça peut prendre - quand il s’agit d’un faible - ou d’un affolé que menacent des années de déportation...

Autant que possible, avoir plusieurs collaborateurs dans chaque organisation.

La Sûreté doit diriger ses collaborateurs et non les suivre.

Les agents secrets ne doivent jamais avoir connaissance des renseignements fournis par leurs collègues.

Et voici un passage que Machiavel n’eût pas désavoué :

Un collaborateur travaillant obscurément dans un parti révolutionnaire peut être élevé dans son organisation par des arrestations de militants plus importants.

Assurer le secret absolu de la provocation est naturellement l’un des plus grands soucis de la police.

L’agent promet le secret absolu ; à son entrée en service, il ne doit modifier aucunement ses façons de vivre.

Les relations avec lui sont entourées de précautions qu’il serait difficile de surpasser.

Des rendez-vous peuvent être assignés à des collaborateurs dignes de toute confiance. Ils ont lieu dans des appartements clandestins, composés de plusieurs pièces ne communiquant pas directement entre elles, où l’on puisse en cas de nécessité isoler différents visiteurs. Le tenancier du logis doit être un employé civil. Il ne peut jamais recevoir de visites personnelles. Il ne doit ni connaître les agents secrets ni leur parler. Il est tenu de leur ouvrir lui-même et de s’assurer avant leur sortie que personne ne vient dans l’escalier. Les entretiens ont lieu dans des chambres fermées à clé. Aucun papier n’y doit traîner. Avoir soin de ne jamais faire asseoir le visiteur ni près d’une fenêtre, ni près d’un miroir. Au moindre indice suspect, changer d’appartement.

Le provocateur ne peut en aucun cas venir à la Sûreté. Il ne peut accepter aucune mission importante sans le consentement de son chef.

Les rendez-vous sont pris par signes convenus à l’avance. La correspondance est adressée à des adresses conventionnelles.

Les lettres des collaborateurs secrets doivent être écrites d’une écriture méconnaissable et ne contenir que des expressions banales. Se servir du papier et des enveloppes correspondant au milieu social du destinataire. Employer les encres sympathiques. Le collaborateur poste lui-même ses lettres. Quand il en reçoit, il est tenu de les brûler aussitôt après les avoir lues. Les adresses conventionnelles ne doivent être inscrites nulle part.

Un problème grave était celui de la libération des agents secrets arrêtés avec ceux qu’ils livraient. À ce sujet l’instruction déconseille le recours à l’évasion car :

Les évasions attirent l’attention des révolutionnaires. Préalablement à toute liquidation d’une organisation, consulter les agents secrets sur les personnes à laisser en liberté en vue de ne pas trahir nos sources d’information.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
3ème partie : "Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression"
1er mars 2009 - 23h06 - Posté par f4cf6fe7c98f97c2...

Ca rappelle un peu "Les possédés" de Dostoïevski en moins bien écrit...



3ème partie : "Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression"
2 mars 2009 - 11h34 - Posté par 78ac5ea3ed252668...

Les méthodes répressives d’une certaine police politique sont toujours en vigueur, le pire est que ces personnes utilisent maintenant des moyens technologiques beaucoup plus sophistiqués pour surveiller les "activistes"...et autres personnes pouvant être de nature à troubler "l’ordre social"...

Au nom de certains prétextes (insécurité etc) les moyens de surveillances des personnes sont (sans tomber dans la paranoîa) de plus en plus insidieux dans certaines villes...( haies rasées, arbres coupés...tout est fait pour pouvoir surveiller de loin...) et , l’on parle de liberté d’expression en France ?



3ème partie : "Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression"
5 mars 2009 - 21h20 - Posté par Jérome - 6035331b2680e759...

Très bon texte de Serge mais un peu dépassé par les nouvelles stratégies répressives des Etats : maintenant on tue la subversion à son stade embryonnaire ; à l’époque de Serge, les flics attendaient la pleine maturation de l’organisation pour frapper. Le mouvement ouvrier révolutionnaire est passé par là ; contrairement aux radicaux, l’Etat ne croit pas si obsolète la vieille lutte des classes.





…et puis quoi encore ?
mercredi 20 - 10h17
de : SVPat
1 commentaire
Une hirondelle ne fait pas le printemps
mercredi 20 - 10h13
2 commentaires
Le génocide israélien et ses complices volontaires
mercredi 20 - 09h59
Kurdistan de Turquie : nouvelle exécution extrajudiciaire
mercredi 20 - 09h58
de : actukurde
MILITARISATION ET DANGEROSITÉ DE LA SOCIÉTÉ AMÉRICAINE
mercredi 20 - 08h51
de : POTOMAIL
1 commentaire
A méditer
mercredi 20 - 08h43
1 commentaire
Août 1944 : Quand des anarchistes espagnols libéraient Paris
mercredi 20 - 08h37
de : paraules lliures
Le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima.
mercredi 20 - 07h36
LoL again
mercredi 20 - 07h16
4 commentaires
LOL
mercredi 20 - 07h13
3 commentaires
Pour Croisièreurope comme pour Israël, la Palestine n’existe pas : BOYCOTT
mardi 19 - 18h35
de : Fernanda
1 commentaire
L’OCCIDENT SE TIRE UNE BALLE DANS LE PIED !
mardi 19 - 17h37
de : JO
3 commentaires
LE 19 AOUT 1953 - Renversement de Mossadegh en Iran
mardi 19 - 16h47
de : Histoire
LE 19 AOUT 1893
mardi 19 - 09h16
de : Histoire
2 commentaires
Le gouvernement canadien s’oppose à la venue d’enfants palestiniens blessés
mardi 19 - 04h08
de : Samir Ben
1 commentaire
Montpellier. La solidarité avec Gaza convoquée au commissariat !
mardi 19 - 00h50
de : antoine (Montpellier)
1 commentaire
Sans "riches" pas de salut ! Ou la cupidité comme moteur de l’économie.
lundi 18 - 17h00
de : Michel Taupin
5 commentaires
Odyssée pour la liberté
lundi 18 - 16h21
de : juanito
CORREA, PRESIDENT DE L’EQUATEUR : OÙ EST LA PRESSE LIBRE ET INDEPENDANTE ?
lundi 18 - 12h11
de : JO
3 commentaires
Travail illégal : La misère noire des travailleurs du Bâtiment
lundi 18 - 09h24
de : arthur
La Gauche défend la France d’en-bas !
lundi 18 - 09h17
de : CD
7 commentaires
Boycott TAMA FRANCE A3F
lundi 18 - 08h51
de : Fernanda
Putain de foule anonyme : la photo qui interpelle !
dimanche 17 - 22h38
de : SVPat
"DIE- LINKE", le modèle DU FDG, caniche du SIONISME !
dimanche 17 - 19h44
de : Alain Chancogne dit"A.C."
8 commentaires
Pour en finir avec le sionisme
dimanche 17 - 10h16
2 commentaires
VENEZUELA ! Pas facile le Socialisme avec une opposition de droite conspiratrice
samedi 16 - 21h33
de : JO
1 commentaire
J’SUIS QU’UN PAUVRE MILLIONNAIRE
samedi 16 - 09h46
de : 2ccr
3 commentaires
SUBPRIMES : 18 août 2007. Le New York Times publie un étrange article.
vendredi 15 - 22h48
2 commentaires
Le réseau Ponzan, des anarchistes dans la guerre secrète
vendredi 15 - 20h26
de : PACO
1 commentaire
Je vous écris depuis la bouche de l’enfer
vendredi 15 - 18h37
de : Nurit Peled-Elhanan
4 commentaires
EMEUTES AUX ETATS-UNIS :AÏE ! CE PAYS N’EST PAS DE SA PANOPLIE D’ETATS TERRORISTES
vendredi 15 - 15h47
de : JO
Nantes : Période faste pour les expulsions
vendredi 15 - 13h16
de : Isabelle Rimbert
Mekhissi et la sanction
vendredi 15 - 10h07
9 commentaires
La vérité sur ces ukrainiens soutenus par l’UE
vendredi 15 - 00h40
14 commentaires
UN JOURNALISTE ITALIEN EST MORT A GAZA !
jeudi 14 - 14h33
de : JO
VISAS DES USA. RESERVE AU PERSONNEL DE SANTÉ CUBAIN !
jeudi 14 - 13h55
de : JO
Présent et avenir supposés et calculés de nos “glorieux” pays
jeudi 14 - 12h58
de : Ocséna, Contre le système-ENA
1 commentaire
Tarn : Barrage de Sivens-Testet, un projet d’intérêt général ?
jeudi 14 - 12h28
de : lo beret liure
7 commentaires
CAPITAINE THOMAS SANKARA, un film de Christophe Cupelin (vidéo)
jeudi 14 - 10h46
6 commentaires
Gaza avant le Congo ? La Palestine avant la Syrie ?
mercredi 13 - 23h38
de : Alain Gresh
2 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole. Karl Marx
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi
lundi 12 mai
de Roberto Ferrario
A Giogiana ...si la révolution d’octobre avait été en mai si tu vivais encore, si je n’étais pas impuissant face à ton assassinat, si ma plume était une arme gagnante, si ma peur explosait sur la place, courage né de la rage étranglée dans la gorge, si t’avoir connue devenait notre force, si les fleurs que nous avons offertes à ta vie courageuse, dans notre mort devenaient des guirlandes de la lutte de nous toutes, femmes, si... ce ne serait pas (...)
Lire la suite
9 mai 1978 : PEPPINO IMPASTATO et sa lutte contre la mafia (videos)
samedi 10 mai
de Roberto Ferrario
L’histoire de "Les Cent pas" Années 60. Peppino Impastato, jeune garçon issu d’une famille étroitement liée à la mafia, vit à Cinisi, une bourgade sicilienne. Sa maison se situe à cent pas de la demeure de Tano Badalamenti, le parrain local. Son père espère faire de lui un personnage influent de la pègre. Mais en grandissant, Peppino devient un adolescent rebelle et idéaliste. Bientôt attiré par le communisme, il s’emploie à lutter ouvertement contre les pratiques de la (...)
Lire la suite
L’HISTOIRE DU 1er MAI, JOURNEE INTERNATIONALE DE CELEBRATION DES LUTTES DES TRAVAILLEURS
jeudi 1er mai
de Roberto Ferrario
4 commentaires
Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière. La prolétarisation du travail se développe au fur et à mesure que la mecanisation industriel vient remplacer les anciennes formes de production. Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables. Les (...)
Lire la suite
JEUDI 17 AVRIL A LIEU LA JOURNÉE DES PRISONNIERS PALESTINIENS – À PARIS , RASSEMBLEMENT DE 17 HEURES À 19 HEURES PLACE DE LA FONTAINE SAINT-MICHEL (M° SAINT-MICHEL, LIGNE 4)
mercredi 16 avril
1 commentaire
La détention de milliers de Palestiniens n’est pas la seule arme utilisée par l’occupant israélien pour venir à bout de la résistance de tout un peuple, mais c’est l’une des plus cruelles. Pas un jour, pas une nuit ne se passent sans que la soldatesque israélienne fasse irruption dans les villes et villages de Palestine occupée, et prenne en otage la jeunesse de ce pays. Il y a actuellement plus de 5.000 Palestiniens détenus par Israël, dont plusieurs centaines en (...)
Lire la suite
Mercredi 9 avril 2014 à 16h : extradition de Mario Sandoval
mardi 1er avril
de Collectif Argentin pour la Mémoire
Nous vous convions à nous accompagner à l’audience qui aura lieu le Mercredi 9 avril à 16h à la Chambre de l’Instruction (Pole 7-Chambre 5) au Palais de Justice de Paris , dans laquelle l’Argentine demande l’extradition de Mario Sandoval pour "privation illégale de la liberté suivie de la mort de la victime". Memo : M. Sandoval, qui vit actuellement en France, est poursuivi en Argentine pour crimes contre l’humanité commis pendant la dictature. Les autorités (...)
Lire la suite
Milan : 18 mars 1978 Fausto et Iaio tués par les fascistes (video)
mercredi 19 mars
de Roberto Ferrario
Je ne peux cacher que j’ai la gorge serrée et que cela me fait mal quand je me souviens de ces évènements. Je suis originaire de Milan et j’ai connu le centre Leoncavallo (à cette époque, j’habitais à 5 minutes de là) : je me souviens que deux heures après l’assassinat des camarades, informé par "Radio Popolare", je me trouvai sur place, participant à une manifestation improvisée qui a rassemblé 5000 personnes et qui s’est terminée à une heure du matin... (...)
Lire la suite
RAPPEL DES REGLES DE PUBLICATION SUR BELLACIAO/ "CONSPIRATIONNISME", FAFS etc.
dimanche 2 mars
de Collectif BELLACIAO
15 commentaires
Cher-e-s Internautes et Ciaoistes ;-) Nous vous rappelons que si ce forum est accessible en "open publishing" c’est aussi à la condition que vous fassiez préalablement un travail de vérification de vos sources et que vous évitiez de nous polluer les pages avec des articles issus de sites d’extrême-droite ou proche de l’extrême-droite, "conspirationnistes", "confusionnistes", délirants etc. Nous vous rappelons que les sites et blogs suivants sont interdits de publication (...)
Lire la suite
Le PAON : "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat"
vendredi 28 février
de Volatile déchaîné
27 commentaires
"Il se défend de toute opposition de principe face aux dirigeants d’entreprise, parle compromis et pragmatisme syndical. Pour autant, il est certains sujets sur lesquels Thierry Lepaon a la rancune tenace, le ton dur et les convictions chevillées au corps. Des sujets trop lourds de conséquences pour se satisfaire de la tendance au “consensus mou” qui, selon lui, gagne la société. Des sujets dont la simple évocation pousse le nouveau patron de la CGT à renouer avec sa (...)
Lire la suite
De Nantes en février 2014, faire retour à Gênes en juillet 2001… (Partie I)
jeudi 27 février
de ElodieTuaillon-Hibon
10 commentaires
De Nantes en février 2014, faire retour à Gênes en juillet 2001… (Partie I) « On ne peut pas envier une mère qui survit à son fils. Et pourtant, j’envie ces mères qui, de leur fils, ne se rappellent que la vie. Moi, le mien, je l’ai vu mourir une infinité de fois. Je m’accroche encore à une dernière espérance, fragile : celle de ne pas le voir mourir une fois de plus, enterré par un archivage. » La maman de Carlo. Haidi Giuliani Il ne s’agit pas pour moi de (...)
Lire la suite
Ce soir hommage à L’affiche Rouge.
mercredi 26 février
de JP
1 commentaire
Dans le cadre de la semaine anti-coloniale, hommage à L’affiche Rouge, projection le mercredi 26 février, à 19 heures, du film « Les FTP-MOI dans la résistance » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia, suivie d’un débat en présence de Katia Guiragossian ( nièce de Missak et Mélinée Manouchian), de Leon Landini (FTP du bataillon Carmagnole) et des réalisateur. Espace Jean-Dame, 17, rue Léopold-Bellan, Paris 2, M° (...)
Lire la suite
Riverains du 11ème : Sauvons notre quartier Timbaud/St Maur/Oberkampf
mardi 11 février
de Village T.
1 commentaire
Pourquoi c’est important Sauvons les restaurants, les cafés et les commerces de proximité du onzième arrondissement. Depuis plusieurs années, une poignée de riverains par leurs plaintes répétées essaient d’étouffer notre quartier. Ils ont décidé de tout mettre en oeuvre pour faire de ce quartier vivant, un quartier mort. Pourtant le Village Timbaud/St Maur/Oberkampf est devenu au fil des années un endroit où il fait bon vivre et sortir. C’est un quartier populaire, (...)
Lire la suite
Sauvons les Quartiers Timbaud/St Maur/Oberkampf (Paris)
vendredi 7 février
de Couleurs sur Paris - OBERKAMPF
8 commentaires
La vie des derniers îlots populaires de Paris (11ème, 20ème, 13ème, etc), leur vie nocturne mais aussi leur vie dans la journée, leur tissu social, culturel, artistique encore authentiquement parigot et populo... fait depuis quelques années l’objet d’attaques virulentes de la part de petits collectifs "citoyens" ou "de riverains" (qui souvent ne représentent qu’eux-mêmes mais développent un gros pouvoir de nuisance...), qui viennent investir dans l’immobilier dans (...)
Lire la suite
DOC’ EN PICARDIE, un festival documentaire sur la Résistance
mardi 4 février
de Lulu d’Aubrac
1 commentaire
Montdidier du 7 au 9 février Abbeville du 21 au 23 février Les inquiétudes liées à un contexte économique et social aussi douloureux qu’incompréhensible, sont multiples. Dès lors, grande est la tentation de repli sur soi et d’exclusion de l’autre. Ainsi, l’adhésion à un discours dangereusement « simpliste » et manichéen désormais décomplexé, augmente parce que plus facile à intégrer. Si l’ignorance n’explique pas tout, il apparaît cependant nécessaire (...)
Lire la suite
Avorter : un droit pour toutes en Europe ! Samedi 1-02-2014 manifestation à 14h place Joffre Paris
vendredi 31 janvier
de Paris planning familial
3 commentaires
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question » Simone de Beauvoir En Espagne, le droit à l’IVG est sur le point d’être supprimé. Le gouvernement conservateur a déposé un projet de loi pour interdire l’avortement, sauf en cas de danger pour la femme ou de viol, et uniquement si celui-ci a fait l’objet d’une plainte. Dans toute l’Europe les (...)
Lire la suite
100% anti-fn. Unis contre l’extrême-droite et ses alliés
mercredi 29 janvier
de Collectif Bellaciao
Cet matin, mercredi 29 janvier, aux ateliers pour battre les idées du FN. 09h30 : Accueil des participant-es à la Bourse du travail de Paris 3 Rue du Château d’eau, Paris. Métro République 10h00 : Lancement de la journée " Depuis toujours, le syndicalisme s’est opposé à l’extrême droite" 10h30 : Les impostures sociales du FN et de l’extrême droite Aujourd’hui, mercredi 29 janvier 2014, c’est le lancement d’une grande campagne (...)
Lire la suite