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Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire ! |
Fac Strasbourg : pluie de grenades lacrymos à la gare !
jeudi 12 mars 2009 (19h58) 4 commentaires BRIEFING DE LA JOURNEE DU MERCREDI 11 MARS 2009 à Strasbourg.
Après une nuit tranquille d’occupation, nous nous levons tous à 7h comme à l’accoutumée et nous organisons en équipes de blocage et piquets de grève. Chose surprenante : enfin, nous sommes une bonne centaine avec beaucoup de nouveaux à barricader les bâtiments et les tenir. Comme il a été voté en Assemblée Générale Centrale, nous bloquons totalement le Portique et le Platane, et rebloquons tout le Patio. Nous barricadons ainsi tous les bâtiments de sciences humaines. Le Patio a été barricadé assez rapidement et efficacement, nous commençons à connaître ce bâtiment par coeur. Au Portique, c’est un peu plus chaud : des réacs forcent les portes (une de cassée au moins), sont assez agressifs (beaucoup de STAPS parmis les "énervés"), des profs aussi. On calme le jeu et on rebarricade encore plus, avec des tas de chaises et tables assez impressionants. Finalement, le vice-président arrive avec ses lieutenants et décide la fermeture administrative. Nous attaquons également le Platane, bâtiment facile à bloquer avec à peine quatre portes. Il y a beaucoup de cours, mais on s’en fout, on s’engouffre à cinquante dans les salles et on leur prend les tables et chaises. On barricade tout, et la présidence choisit également la fermeture administrative. A noter que quelques camarades BIATOSS étaient présents et nous couvraient face au vice-président, notamment. Mis à part ces quelques brèves et superficielles tensions, ça se passe plutôt bien au final et les gens sont même assez réceptifs (en tout cas dans le patio). Rien à voir avec la propagande de la présidence comme quoi les personnels et enseignants furent agressés, oppressés, menacés. Pas d’antibloqueurs, d’ailleurs, juste des gens énervés sur le coup. On tient le patio. A 10h, la Commission Action se réunit pour parler les modalités d’attaque de la gare, la cible du jour. Plusieurs plans et itinéraires sont élaborés, mais surtout nous savons bien que les flics seront là et on rédige un petit FLY ACTION avec des règles de base en action. Je vous le recopie : LORS DE L’ACTION :
EN CAS DE GARDE A VUE :
En effet, étant donné le nombre toujours croissant d’activistes prêts à la confrontation, l’apprentissage par la pratique se fait au fil des actions. Les quelques-uns plus "expérimentés" ne sont pas là pour donner des leçons ni des ordres, mais au contraire "apprendre" aux camarades d’avoir certains réflexes d’autodéfense et de solidarité. Encore quelques manifs, et on aura même plus besoin de crier "en lignes", ça se fera tout seul. Ainsi, c’est véritablement un Black Block qui se forme sur Strasbourg. Jusqu’à 13h, heure de départ de manif, on tire 500 de ces flys, on fabrique le drapeau-action qui servira de repère (un drapeau rouge et noir avec une tête de mort), deux grandes banderoles censées être sur les côtés du Bloc afin d’empêcher les flics d’incruster le cortège, mais la banderole de tête habituelle (NON A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC DE L’ENSEIGNEMENT) n’était pas là...
13h, Place Rouge. Nous nous inquiétons, il n’y a pas grand monde. On part en cortège vers 14h seulement et là, c’est la surprise : on passe de 1500 à 3500-4000 personnes (les IUT, par exemple, sont venus en retard). C’est donc déjà une réussite, avec une très belle manif massive et animée (on rentre à peine de vacances, rappelons-le). Tout au long de la manif, les camarades s’autogèrent et veillent les uns sur les autres. Manif classique jusqu’à Place Kleber, et là on ne s’arrête même pas, on continue directement jusqu’à l’Homme de Fer. Tout le noyau dur des occupants-grévistes est en tête de cortège, on avance au ralenti pour que l’ensemble du cortège reste compact. Une fois à l’Homme de Fer, pareil, on ne s’arrête pas, on continue directement. C’est en arrivant sur la Place Kleber qu’on a fait tourner les Fly Action, et les gens étaient très motivés. Agréable surprise : on était 200 contre les CRS lors de la visite Pécresse, 300 à courir et attaquer la Chambre des Commerces et de l’Industrie, 600 face aux gendarmes mobiles près de Broglie et la préfecture, et là nous sommes 1000-1500 à continuer en cortège d’action. On remarque également qu’il y a très peu de drapeaux, banderoles et pancartes, autrement dit rien d’inutile et d’encombrant. Le drapeau rouge et noir à tête de mort est déployé. Tout le monde se met instinctivement en lignes au coude à coude, remonte ses foulards, enfile ses lunettes anti-lacrymos, remonte ses capuches, et on avance en hurlant "la rage du peuple", "tous ensembles grève générale", "tout est à nous, rien n’est à eux...", "nous sommes les étudiants, en lutte, en lutte", et surtout longuement "El Pueblo, Unido, Jamas Sera Vencido". On avance sur les rails de trams (histoire de bloquer) jusqu’à la station Alt Winmärick qui, en remontant, amène à une longue rue débouchant directement sur la Place de la Gare. Le plan initial était de courir en lignes jusqu’à la gare. Mais, alors qu’on avance dans cette très longue rue pas très large mais très animée (beaucoup de commerces, banques, hôtels), on constate le déploiement en rangs serrés de gendarmes mobiles tout au bout de la rue avec plusieurs cars. Ils sont déjà casqués, armés de fusils, etc. C’est alors une très belle scène : on avance silencieusement, à plus de 1000, tous en lignes, pour beaucoup équipés, banderoles GREVE GENERALE en tête, presque sans un cri. On ne s’arrête pas, on avance, on avance. Les flics commencent à flipper, ils ne sont qu’une quarantaine au plus à barrer la voie et savent qu’ils ne pourront pas tenir longtemps. Pas de concession, pas de négociation, on attaque. A quelques mètres des flics, on ressere encore davantage les rangs et on leur rentre dedans. Les flics sont alors très agressifs, le contact n’aura duré quelques minutes, mais les matraques frappent à toute volée, les coups de boucliers sont de plus en plus durs, et on se défend comme on peut. Soudain, très rapidement donc, les flics contre-attaquent. Ils tirent une dizaine de grenades lacrymogènes sur toute la longueur de la rue, tirent du gel lacrymos sur les premières lignes pour les disloquer, et tous les flics en civil étalés sur toute la rue balancent également à la main des grenades. Très vite, l’air est irrespirable. C’est alors le repli, les gens se sont un peu piétinés les uns sur les autres, même si on aidait à relever les gens tombés à terre. Les flics nous chargent alors dans le dos, pour nous faire reculer pour de bon. Les gaz remplissaient la rue, pénétraient les commerces et les banques. Plusieurs camarades shootent dans les grenades pour les renvoyer vers les flics. On s’est refugié à la première rue latérale sur la gauche, où l’air était un peu plus respirable. Aussitôt, on s’échange les dacryos, on vérifie qu’il n’y a pas de blessés graves ni d’arrestations, on se soigne les uns les autres. Je fus alors très impressioné : les camarades reprenaient leur souffle, et presque aussitôt le mot qui tournait était "on y retourne". On remarque que les rues latérales donnant également sur la place de la Gare sont libres d’accès, qu’on pourrait attaquer par là. On est 200 dans la rue à reprendre rapidement nos esprits, et malgré cela on se dit qu’il faut y retourner, même à 200. C’est alors que des camarades viennent nous dire que tout le monde est resté au début de la grande rue principale. On y retourne, et là c’est l’émerveillement : un gros millier de personnes de la manif encore présents, solidairement, attendant de voir la suite des évènements. On remarque également que les flics ont, étrangement, abandonné la position au bout de la rue. Et même l’entrée de la gare est libre. Les cris fusent : "on y va !". Tout le monde remet ses foulards, ses lunettes, etc. Et, spontanément, 6 à 700 personnes courent en scandant à plein poumon "el pueblo, unido, jamas sera vencido" vers la gare. On débouche sur la place de la Gare que nous traversons en courant, de manière groupée. C’est au moment où l’on atteint enfin l’entrée de la gare que les gendarmes mobiles se redéploient rapidement, à la hâte, devant l’espèce de verrière de la gare. On s’arrête. CRS SS est scandé, mais aussi "pétain, reviens, t’as oublié tes chiens", "la matraque, c’est phallique, ça fait bander tous les flics", "CRS impuissants, la matraque fait pas d’enfants", "police partout, justice nulle part" ; et, encore et toujours, EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO. Plusieurs rangs serrés de gendarmes mobiles et CRS prennent position sur les côtés de la place, des cars arrivent. Finalement, constatant que les flics n’ont pas l’intention de nous charger, on occupe la chaussée devant l’entrée de la gare et tout le monde se met à danser. Quand les flics ont renforcés leurs lignes devant nous, arborant leurs fusils à grenade et flashball, tout le monde s’est regroupé devant eux en leur jetant des boules de papiers. Quelques bouteilles ont volé, et si des pavés ont effectivement été déterrées, aucun n’a été lancé. On occupe la chaussée devant les flics près d’une heure. Pendant tout ce laps de temps, des camarades cherchent des moyens de pénétrer la gare, et il y avait effectivement plusieurs possibilités, qu’on n’a pas assez exploitées. On finit par se replier. On est encore 3-400. La Batucada (fanfare des activistes) est toujours là, mettant l’ambiance même sous les lacrymos (un grand bravo), très appréciée. On est donc encore 400, et il n’est question pour personne de rentrer sur le campus. On repart ainsi en cortège d’action, en lignes, Batucada en tête, vers un nouvel objectif : bloquer le carrefour Etoile Polygone, qui donne sur l’entrée d’autoroute. Malgré la distance, on y va. On arrive en pleine heure de pointe, vers 17h.
Mais ils ne le feront pas. Retour à la fac occupée, retour au QG, retour chez nous. On se donne 1/2h de break. Et, à 18h30, on réunit le Comité de Lutte, jusqu’à 20h ; qui rassemble étudiants-lycéens-quelques profs et quelques BIATOSS. Le Comité de Lutte rassemble plus de 130 personnes ( !), avec plein de nouvelles têtes. C’est très positif.
Au premier point, chacun témoigne de ce qu’il a vécu des évènements, tout le monde est assez enthousiasmé de la journée. Déjà, il y a eu zéro arrestation. Un sans-faute, donc. Il y a quatre blessés graves, avec fracture du tibia, et 3 poignets brisés. Plusieurs blessés légers, avec hématomes en général. C’est vrai que niveau matraque, ils y ont été fort. On a constaté l’efficacité du FLY ACTION, des lignes, de l’équipement anti-lacrymos et on a prévoit d’avoir un équipement un peu plus offensif (à suivre...). La manif-action a duré près de 5h, de 13h à 18h !
On a noté également le déploiement de quelques hélicoptères de la police, sûrement un prétexte à l’entraînement policier pour le contre-sommet de l’OTAN prochain à Strasbourg. Chaque commission a fait son bilan, et on renouvelé les référents. A ce sujet, je m’excuse car aujourd’hui s’est tenue la réunion de la commission Journal De Grève et je n’étais pas là, mais j’étais littéralement épuisé (nuits blanches, etc.). Si quelqu’un pourrait me rapporter ce qui s’y est dit, ce serait bien. En gros, c’était ça. Puis nouvelle nuit d’occupation sans incident, où chacun raconte sa vision de la journée. Au niveau national, voici les infos :
Voici quelques vidéos et liens sur les évènements d’hier : La communauté éducative manifeste à Strasbourg le 11 mars 2009. Sur ce, camarades,
g-toto De : G. jeudi 12 mars 2009
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jeudi 29 juillet-17:45 de : Via Claude Deloume jeudi 29 juillet-17:21 de : bernard Sarton 1 commentaire jeudi 29 juillet-16:40 de : AF 2 commentaires jeudi 29 juillet-15:23 de : O.P.A jeudi 29 juillet-12:58 de : PACO 1 commentaire jeudi 29 juillet-12:01 de : BRETON 5629 3 commentaires jeudi 29 juillet-11:42 de : (pas de nom) 3 commentaires jeudi 29 juillet-09:00 de : La Californie en faillite. jeudi 29 juillet-08:12 de : cirederf jeudi 29 juillet-07:45 de : UE mercredi 28 juillet-23:29 de : MRAP mercredi 28 juillet-23:00 de : JdesP 2 commentaires mercredi 28 juillet-22:31 de : Daniel Dauphiné 4 commentaires mercredi 28 juillet-22:23 de : Antoine (Montpellier) mercredi 28 juillet-21:30 de : LE BRIS RENE 5 commentaires mercredi 28 juillet-20:32 de : PCF Paris 15 4 commentaires mercredi 28 juillet-20:17 de : cocolère13 8 commentaires mercredi 28 juillet-19:07 de : Youenn 2 commentaires mercredi 28 juillet-18:02 de : LE REBOURSIER mercredi 28 juillet-17:42 de : Caleb Irri 1 commentaire mercredi 28 juillet-13:23 de : gmo 2 commentaires mercredi 28 juillet-11:55 de : Youenn 2 commentaires mercredi 28 juillet-11:52 de : AMDH mercredi 28 juillet-10:01 de : Audrey Fournier 1 commentaire mercredi 28 juillet-09:54 de : CAPJPO 2 commentaires mercredi 28 juillet-09:42 de : Audrey Fournier mercredi 28 juillet-09:40 de : Cyrille Louis mercredi 28 juillet-09:39 de : Paris mardi 27 juillet-21:23 de : Marianne, sur leur site. 5 commentaires mardi 27 juillet-20:37 de : Gnafron 4 commentaires mardi 27 juillet-18:06 de : Sébastien 6 commentaires mardi 27 juillet-18:04 de : O.P.A 5 commentaires mardi 27 juillet-16:07 de : Depoil jean claude 3 commentaires mardi 27 juillet-12:42 de : PCF BÉZIERS mardi 27 juillet-11:05 de : Himalove mardi 27 juillet-10:38 de : Alain Chancogne 23 commentaires mardi 27 juillet-10:26 de : Un document sonore. 2 commentaires mardi 27 juillet-10:26 de : Strasbourg 8 commentaires mardi 27 juillet-10:24 de : DECAZEVILLE 3 commentaires mardi 27 juillet-10:18 de : CGT Cegelec Dunkerque 1 commentaire |






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Le scarabée :