Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
190030094 IP
215418000 pages
(depuis le 10/02/2002)
153 connectés
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

4ème partie : "Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression"
de : Victor Serge
lundi 13 avril 2009 - 20h56 - Signaler aux modérateurs
JPEG - 46.5 ko

3ère partie ici

Il peut sembler utile et intéressant de nos jours de re-publier et de diffuser largement cet ouvrage écrit par Victor Serge en 1925


V. UNE MONOGRAPHIE DE LA PROVOCATION A MOSCOU (1912).

Une autre pièce choisie dans les archives de la provocation va nous éclairer sur l’étendue de celle-ci. Il s’agit d’une sorte de monographie de la provocation à Moscou en 1912. C’est le rapport d’un haut fonctionnaire, M. Vissarionov, qui fut chargé cette année-là d’une tournée d’inspection à l’agence secrète de Moscou.

Ce M. Vissarionov remplit sa mission du 1er au 22 avril 1912. Son rapport forme un gros cahier dactylographié. À chaque provocateur, désigné bien entendu par un sobriquet, une notice détaillée est consacrée. Il en est de très curieuses.

Au 6 avril 1912, il y avait à Moscou 55 agents provocateurs officiellement en fonction. Ils se répartissaient comme suit :

Socialistes-révolutionnaires, 17 ; social-démocrates, 20 ; anarchistes, 3 ; étudiants (mouvements des écoles), 11 ; institutions philanthropiques, etc., 2 ; sociétés scientifiques, 1 ; zemstvos, 1. Et « l’agence secrète de Moscou surveille également la presse, les octobristes (parti K.D., constitutionnel démocrate), les agents de Bourtzev, les Arméniens, l’extrême-droite et les jésuites ».

Les collaborateurs sont généralement caractérisés par de simples notices à peu près ainsi conçues :

Parti social-démocrate. Fraction bolchevik. Portnoï (le Tailleur), tourneur sur bois, intelligent. En service depuis 1910. Reçoit 100 roubles par mois. Collaborateur très bien renseigné. Sera candidat à la Douma.

A participé à la conférence bolchevik de Prague. Des 5 militants envoyés en Russie par cette conférence, 3 ont été arrêtés...

D’ailleurs, revenant à la conférence bolchevik de Prague, notre haut fonctionnaire de police se félicite des résultats que les agents secrets y ont obtenus. Certains ont réussi à s’introduire dans le comité central, et c’est l’un d’entre eux, c’est un mouchard, qui a été chargé par le parti du transport de littérature en Russie. « Nous tenons ainsi tout le ravitaillement de la propagande », constate notre policier.

Ici une parenthèse. - Eh oui, ils tenaient à ce moment-là le ravitaillement de la propagande bolchevik. L’efficacité de cette propagande en était-elle amoindrie ? La parole imprimée de Lénine perdait-elle quoi que ce soit de sa valeur, pour avoir passé par les mains sales des mouchards ? La parole révolutionnaire a toute sa force en elle-même : elle n’a besoin que d’être 12 entendue. Peu importe qui la transmet. Le succès de l’Okhrana n’aurait été vraiment décisif que si elle avait pu empêcher le ravitaillement des organisations bolchevik de Russie en littérature de provenance étrangère.

Or, elle ne pouvait le faire que dans une certaine mesure, sous peine de démasquer ses batteries.

VI. DOSSIERS D’AGENTS PROVOCATEURS.

Qu’est-ce qu’un agent provocateur ? Nous avons des milliers de dossiers où nous trouverons sur la personne et les actes de ces misérables une documentation abondante. Parcourons-en quelques-uns.

Dossier 378. - Julie Orestovna Serova (dite Pravdivy - le Véridique - et Oulianova). À une question du ministre sur les états de service de ce collaborateur congédié (parce que « brûlé »), le directeur de la police répond en énumérant ses hauts faits. La lettre tient quatre grandes pages. Je la résume, mais en termes à peu près textuels :

Julie Orestovna Serova fut employée, de septembre 1907 à 1910, à la surveillance des organisations social-démocrates. Occupant des postes relativement importants dans le parti, elle put rendre de grands services, tant à Petrograd qu’en province. Toute une série d’arrestations ont été opérées d’après ses renseignements.

En septembre 1907, elle fait arrêter le député à la Douma Serge Saltykov. Fin avril 1908, elle fait arrêter quatre militants : Rykov, Noguine, « Grégoire » et « Kamenev ».

Le 9 mai 1908, elle fait arrêter toute une assemblée du parti. En automne 1908, elle fait arrêter « Innocent » Doubrovsky, membre du comité central.

En février 1909, elle fait saisir le matériel d’une typographie clandestine et le bureau des passeports du parti.

Le 1er mars 1905, elle fait arrêter tout le comité de Pétersbourg. Elle a, en outre, contribué à l’arrestation d’une bande d’expropriateurs (mai 1907), à la saisie de stocks de littérature et notamment du transport illégal de littérature par Vilna. En 1908, elle nous a tenus au courant de toutes les réunions du comité central et indiqué la composition des comités. En 1909, elle a participé à une conférence du parti à l’étranger, sur laquelle elle nous a informés. En 1909, elle a surveillé l’activité d’Alexis Rykov.

Ce sont de beaux états de service.

Mais Serova a fini par être brûlée. Son mari, député à la Douma, a publié dans les journaux de la capitale qu’il ne la considérait plus comme sa femme.

On a compris. Comme elle ne pouvait plus rendre de services, ses supérieurs hiérarchiques l’ont remerciée. Elle est tombée dans la misère. Le dossier est rempli de ses lettres au directeur de la Sûreté : protestations de dévouement, rappels de services rendus, demandes de secours.

Je ne sais rien de plus navrant que ces lettres tracées d’une écriture nerveuse et pressée d’intellectuelle. Le « provocateur en retraite », comme elle se qualifie quelque part elle-même, semble aux abois, harcelé par la misère, dans un total désarroi moral. Il faut vivre. Serova ne sait rien faire de ses mains. Son détraquement intérieur l’empêche de trouver une solution, un travail simple et raisonnable.

Le 16 août 1912, elle écrit au directeur de la police : Mes deux enfants, dont l’aînée a cinq ans, n’ont ni vêtements, ni chaussures. Je n’ai plus de mobilier. Je suis trop mal vêtue pour trouver du travail. Si vous ne m’accordez pas un secours, je serai réduite au suicide... On lui accorde 150 roubles.

Le 17 septembre, autre lettre, à laquelle est jointe une lettre pour son mari, que le directeur de la police voudra bien faire poster : Vous verrez, dans la dernière lettre que j’écris à mon mari, qu’à la veille d’en finir avec la vie je me défends encore d’avoir servi la police. J’ai décidé d’en finir. Ce n’est plus ni comédie, ni recherche d’effet. Je ne me crois plus capable de recommencer à vivre... Serova ne se tue cependant pas. Quelques jours plus tard, elle dénonce un vieux monsieur qui cache des armes.

Ses lettres forment à la fin tout un gros livre. En voici une qui est touchante : quelques lignes d’adieu à l’homme qui fut son mari : J’ai souvent été coupable devant toi. Et maintenant encore je ne t’ai pas écrit. Mais oublie le mal, souviens-toi de notre vie commune, de notre travail commun et pardonne-moi. Je quitte la vie. Je suis fatiguée. Je sens que trop de choses se sont brisées en moi. Je ne voudrais maudire personne ; maudits soient pourtant les « camarades » !

Où commence, dans ces lettres, la sincérité ? Où finit la duplicité ? On ne sait. On est devant une âme complexe, mauvaise, douloureuse, polluée, prostituée, mise à nu.

La Sûreté n’est cependant pas insensible à ses appels. Chacune des lettres de Serova, annotée à la main du chef de service, porte ensuite la résolution du directeur : « Verser 250 roubles », « Accorder 50 roubles ». L’ancienne collaboratrice annonce la mort d’un enfant. « Vérifier », écrit le directeur.

Puis elle demande qu’on lui procure une machine à écrire pour apprendre à dactylographier. La Sûreté n’a pas de machines disponibles. À la fin, ses lettres se font de plus en plus pressantes. Au nom de mes enfants, écrit-elle le 14 décembre, je vous écris avec des larmes et du sang : accordez-moi un dernier secours de 300 roubles. Il me suffira à jamais. Et on le lui accorde, à la condition qu’elle quittera Petrograd. Au total, en 1911, Serova reçoit 743 roubles en trois fois ; en 1912, 788 roubles en six fois. C’était, à cette époque, assez considérable.

Après un dernier secours délivré en février 1914, Serova reçoit un petit emploi dans l’administration des chemins de fer. Elle le perd bientôt pour avoir escroqué de petites sommes à ses camarades de travail. On note dans son dossier : « Coupable de chantage. Ne mérite plus aucune confiance. » Sous le nom de Petrova, elle réussit pourtant à prendre du service dans la police des chemins de fer qui, renseignée, la congédie. En 1915, elle sollicite encore un emploi d’indicatrice. Et le 28 janvier 1917, à la veille de la révolution, cette ancienne secrétaire d’un comité révolutionnaire écrivait à « Sa Haute Noblesse M. le Directeur de la Police », lui rappelait ses bons et loyaux services et lui proposait de l’informer sur l’activité du parti social-démocrate dans lequel elle peut faire entrer son second mari... À la veille des grands événements que l’on sent venir, je souffre de ne pouvoir vous être utile...

 Dossier 383. « Ossipov », Nicolas Nicolaevitch Veretzky, fils d’un pope. Etudiant. Collaborateur secret depuis 1903, pour la surveillance de l’organisation social-démocrate et de la jeunesse des écoles de Pavlograd. Envoyé à Pétersbourg par le parti en 1905, avec mission de faire entrer des armes en Finlande, se présente aussitôt à la direction de la police pour y recevoir des instructions.

Soupçonné par ses camarades, est arrêté, passe trois mois à la section secrète de l’Okhrana et en sort pour être envoyé à l’étranger « afin de se réhabiliter aux yeux des militants ».

Je cite textuellement la conclusion d’un rapport :

Veretzky donne l’impression d’un jeune homme tout à fait intelligent, cultivé, d’une grande modestie, consciencieux et honnête ; signalons à sa louange qu’il dispose de la plus grande partie de son traitement (150 roubles) en faveur de ses vieux parents.

En 1915, cet excellent jeune homme se retire du service et reçoit encore douze mensualités de 75 roubles.

 Dossier 317. « Le Malade ». Vladimir Ivanovitch Lorberg. Ouvrier. Écrit maladroitement. Travaille en usine et reçoit 10 roubles par mois. Un prolétaire de la provocation.
 Dossier 81. - Serge Vassilievitch Praotsev, fils d’un membre de la Narodnaia Volia, se flatte d’avoir grandi dans un milieu révolutionnaire et d’avoir de vastes et utiles relations... Nous avons des milliers de dossiers semblables.

Car la bassesse et la misère de certaines âmes humaines sont insondables.

Nous n’avons pas eu connaissance des dossiers de deux collaborateurs secrets dont les noms suivent. Ils doivent pourtant être mentionnés ici, comme des cas types : un intellectuel de grande valeur, un tribun...

Stanislaw Brzozowski, écrivain polonais d’un talent apprécié, aimé des jeunes, auteur d’essais critiques sur Kant, Zola, Mikhailovsky, Avenarius, « héraut du socialisme en lequel il voyait la plus profonde synthèse de l’esprit humain et dont il voulait faire un système philosophique embrassant la nature et l’humanité » (Naprzod, 5 mai 1908), auteur d’un roman révolutionnaire, La Flamme, touchait à l’Okhrana de Varsovie, pour ses rapports sur les milieux révolutionnaires et « avancés », des appointements mensuels de 150 roubles.

Le pope Gapone, l’âme, avant la révolution de 1905, de tout un mouvement ouvrier à Pétersbourg et Moscou, l’organisateur de la manifestation ouvrière de janvier 1905 ensanglantée, sous les fenêtres du Palais d’Hiver, par les feux de salves tirés sur une foule de suppliants conduite par deux prêtres portant le portrait du tsar, le pope Gapone, incarnation véritable d’un moment de la révolution russe, finit par se vendre à l’Okhrana et, convaincu de provocation, fut pendu par le socialiste-révolutionnaire Ruthenberg.



Imprimer cet article





L’affaire Uramin à la croisée des chemins
vendredi 31 - 19h46
de : Luc Ez
De la continuité entre le maintien de l’ordre et la répression militaire
vendredi 31 - 19h34
lettre de novembre à Obama
vendredi 31 - 17h36
de : kakine
Qui a peur du grand méchant casseur ?
vendredi 31 - 16h25
de : YANNIS YOULOUNTAS
L’AEROPORT DE TOULOUSE EN VENTE !
vendredi 31 - 16h13
de : JO
La condamnation de l’hebdomadaire Minute
vendredi 31 - 15h43
de : SNJ-CGT
La solidarité avec Georges Abdallah doit s’intensifier
vendredi 31 - 14h38
de : [Tien/1]
Paroles, de bouches à oreilles..
vendredi 31 - 14h38
de : Norbert Gabriel
RASSEMBLEMENT SAMEDI 1er NOVEMBRE 2014 A 11 HEURES, DEVANT LA PREFECTURE DE VAUCLUSE, BLD LIMBERT A AVIGNON
vendredi 31 - 13h23
Le Testet. Ce barrage a créé un fossé entre les jeunes, la gauche de résistance... et ce gouvernement
vendredi 31 - 11h49
de : antoine (Montpellier)
Erdogan n’est pas bienvenu en France !
vendredi 31 - 08h14
de : Actukurde
1 commentaire
Sivens : les gendarmes ont changé 3 fois leur version des faits
vendredi 31 - 00h16
2 commentaires
Le viol et le meurtre
jeudi 30 - 23h24
de : jean yves peillard
1 commentaire
Remi Fraisse, Crime d’Etat. Dimanche 2/11 15h Stalingrad
jeudi 30 - 22h09
de : LO
7 commentaires
Les manoeuvres politiciennes du SNES
jeudi 30 - 21h07
de : Front Unique
1 commentaire
Samedi 1 novembre Paris : 14h, Bastille, manifestation de soutien à la résistance de KOBANE
jeudi 30 - 20h56
3 commentaires
Nantes. Expertise ADN pour vol de nourriture périmée dans une poubelle
jeudi 30 - 20h23
de : Klaod - Lorient
2 commentaires
Samedi 1er nov, 15h PAU, Rassemblement ! Remi Fraisse, Ni Oubli ni Pardon ! Non au barrage du Testet
jeudi 30 - 19h35
de : LIBERTAT
6 commentaires
Vidéos hommage à Rémi Fraisse depuis Turin
jeudi 30 - 19h15
de : Testet liure
Après les arbres, ils abattent les hommes - manif Toulouse samedi 15h
jeudi 30 - 16h39
de : Testet liure
4 commentaires
Où en est la révolution au Kurdistan syrien ?
jeudi 30 - 16h00
de : Emile Pouget
Manifestation massive contre le gouvernement en Hongrie
jeudi 30 - 15h48
de : Philippe Alcoy
Manifestation Anti Répression
jeudi 30 - 15h26
de : Vivi
TOULY l’ordurier chez BRUNET
jeudi 30 - 13h23
de : stafed
2 commentaires
Erdoğan n’est pas bienvenu en France !
jeudi 30 - 01h28
4 commentaires
Le MRAP demande la levée du blocus contre Cuba
jeudi 30 - 00h17
de : Le MRAP
1 commentaire
manif parisienne fin
mercredi 29 - 21h32
2 commentaires
Tribune pour Rémi : Convergences
mercredi 29 - 21h21
de : Bakatesta
A qui le gouvernement fait-il la guerre ? Communiqué
mercredi 29 - 17h59
de : arthur
2 commentaires
HALTE AUX DISCOURS POPULISTES DE LA FÉDÉRATION CGT-POLICE
mercredi 29 - 17h28
de : Police SGAP de Paris et Préfecture de Police
9 commentaires
Les régions-Etat vont succéder à la France ...
mercredi 29 - 17h00
de : Bernard SARTON
8 commentaires
REMI FRAISSE - victime d’une explosion, qui avait provoqué un arrachement important d’une partie du haut du dos.
mercredi 29 - 16h18
3 commentaires
réunion sur la souffrance au travail le 10 novembre a 20h00
mercredi 29 - 14h51
de : Duse
Cazeneuve déclare « il ne s’agit pas d’une bavure » !
mercredi 29 - 14h48
de : lo beret liure
10 commentaires
Manifestation de solidarité avec le peuple Burkina Faso jeudi 30 octobre 18h devant l’ambassade du Burkina Faso
mercredi 29 - 14h11
de : Bruno Jaffrré
1 commentaire
Rencontre-débat « le FN et les perspectives 2017 » (18 novembre 2014)
mercredi 29 - 12h10
de : MRAP d’Aubervilliers
Comment est mort Rémi ? (+vidéo)
mercredi 29 - 12h02
de : Nantes révoltée
5 commentaires
Hommage en dessin à Rémi Fraisse
mercredi 29 - 10h44
de : Marco
Remi Fraisse - les manifs se multiplient (lieux & heures)
mercredi 29 - 09h36
de : Testet liure
3 commentaires
SEGOLENE EVOQUE LES MORTS AU COMBAT
mercredi 29 - 06h54
de : arthur
2 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

L'utopie cest la réalité de demain. Victor Hugo
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi
lundi 12 mai
de Roberto Ferrario
A Giogiana ...si la révolution d’octobre avait été en mai si tu vivais encore, si je n’étais pas impuissant face à ton assassinat, si ma plume était une arme gagnante, si ma peur explosait sur la place, courage né de la rage étranglée dans la gorge, si t’avoir connue devenait notre force, si les fleurs que nous avons offertes à ta vie courageuse, dans notre mort devenaient des guirlandes de la lutte de nous toutes, femmes, si... ce ne serait pas (...)
Lire la suite
9 mai 1978 : PEPPINO IMPASTATO et sa lutte contre la mafia (videos)
samedi 10 mai
de Roberto Ferrario
L’histoire de "Les Cent pas" Années 60. Peppino Impastato, jeune garçon issu d’une famille étroitement liée à la mafia, vit à Cinisi, une bourgade sicilienne. Sa maison se situe à cent pas de la demeure de Tano Badalamenti, le parrain local. Son père espère faire de lui un personnage influent de la pègre. Mais en grandissant, Peppino devient un adolescent rebelle et idéaliste. Bientôt attiré par le communisme, il s’emploie à lutter ouvertement contre les pratiques de la (...)
Lire la suite
L’HISTOIRE DU 1er MAI, JOURNEE INTERNATIONALE DE CELEBRATION DES LUTTES DES TRAVAILLEURS
jeudi 1er mai
de Roberto Ferrario
4 commentaires
Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière. La prolétarisation du travail se développe au fur et à mesure que la mecanisation industriel vient remplacer les anciennes formes de production. Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables. Les (...)
Lire la suite
JEUDI 17 AVRIL A LIEU LA JOURNÉE DES PRISONNIERS PALESTINIENS – À PARIS , RASSEMBLEMENT DE 17 HEURES À 19 HEURES PLACE DE LA FONTAINE SAINT-MICHEL (M° SAINT-MICHEL, LIGNE 4)
mercredi 16 avril
1 commentaire
La détention de milliers de Palestiniens n’est pas la seule arme utilisée par l’occupant israélien pour venir à bout de la résistance de tout un peuple, mais c’est l’une des plus cruelles. Pas un jour, pas une nuit ne se passent sans que la soldatesque israélienne fasse irruption dans les villes et villages de Palestine occupée, et prenne en otage la jeunesse de ce pays. Il y a actuellement plus de 5.000 Palestiniens détenus par Israël, dont plusieurs centaines en (...)
Lire la suite
Mercredi 9 avril 2014 à 16h : extradition de Mario Sandoval
mardi 1er avril
de Collectif Argentin pour la Mémoire
Nous vous convions à nous accompagner à l’audience qui aura lieu le Mercredi 9 avril à 16h à la Chambre de l’Instruction (Pole 7-Chambre 5) au Palais de Justice de Paris , dans laquelle l’Argentine demande l’extradition de Mario Sandoval pour "privation illégale de la liberté suivie de la mort de la victime". Memo : M. Sandoval, qui vit actuellement en France, est poursuivi en Argentine pour crimes contre l’humanité commis pendant la dictature. Les autorités (...)
Lire la suite
Milan : 18 mars 1978 Fausto et Iaio tués par les fascistes (video)
mercredi 19 mars
de Roberto Ferrario
Je ne peux cacher que j’ai la gorge serrée et que cela me fait mal quand je me souviens de ces évènements. Je suis originaire de Milan et j’ai connu le centre Leoncavallo (à cette époque, j’habitais à 5 minutes de là) : je me souviens que deux heures après l’assassinat des camarades, informé par "Radio Popolare", je me trouvai sur place, participant à une manifestation improvisée qui a rassemblé 5000 personnes et qui s’est terminée à une heure du matin... (...)
Lire la suite
RAPPEL DES REGLES DE PUBLICATION SUR BELLACIAO/ "CONSPIRATIONNISME", FAFS etc.
dimanche 2 mars
de Collectif BELLACIAO
15 commentaires
Cher-e-s Internautes et Ciaoistes ;-) Nous vous rappelons que si ce forum est accessible en "open publishing" c’est aussi à la condition que vous fassiez préalablement un travail de vérification de vos sources et que vous évitiez de nous polluer les pages avec des articles issus de sites d’extrême-droite ou proche de l’extrême-droite, "conspirationnistes", "confusionnistes", délirants etc. Nous vous rappelons que les sites et blogs suivants sont interdits de publication (...)
Lire la suite