Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Douceurs policières (qui font mentir leur ministre les vilains) (4 videos)
lundi 28 janvier
de Irae
2 commentaires
Et après langlois essaiera de nous faire pleurer sur leur sort.
Lire la suite, commenter l'article...

Portrait d’un photographe : CHRISTIAN PETER
de : Séverine Capeille
samedi 5 décembre 2009 - 11h34 - Signaler aux modérateurs

Les femmes ne se laissent pas facilement corseter dans des définitions. Elles échappent aux concepts et aux analyses à cause de leur dualité, leur fertilité, leur intuition… Mais pour envisager leur complexité, il suffit parfois de les regarder avec attention. C’est ce que fait Christian Peter, en nous emportant dans le « rêve onirique d´un corps sanctifié à une utopie d´expression ». Talentueux photographe, il fait bien plus que mettre les femmes dans la lumière, il a cette capacité à faire émaner d’elles une lumière.

 Séverine Capeille : Voyez-vous, Christian Peter, en disant que vous faites émaner des femmes une lumière, je ne pense pas au sens propre de l’expression que le cliché suivant suggère (sourire)…

…mais j’évoque la mise en valeur d’une nature instinctuelle profonde. Loin des clichés dévastateurs dans lesquels les femmes sont communément enfermées, vos photographies explorent les contrastes, les ambivalences de leurs personnalités. Vous arrivez à faire ressortir leur intériorité. Comment procédez-vous ? C’est une question de patience et / ou une efficace direction d’acteurs ?

Christian Peter : Vos éloges me flattent !

Avant tout, je dois préciser que je suis assez mal à l’aise face à une ou un journaliste. Je n’aime pas trop parler de moi. J’avoue que je décline souvent les propositions d’interview en direct, surtout face à une caméra. Mais je vais jouer le jeu car j’apprécie vos questions.

Après une première partie de carrière laborieuse et assez conventionnelle, à travailler dans la publicité, j’ai assouvi mon désir de création avec la complicité de modèles rencontrées au grès de mes errances et des hasards de la vie.
Au début je séduisais beaucoup par mon physique pour amener une femme à poser comme modèle, alors qu’aujourd’hui c’est plutôt mon travail qui séduit les modèles, ce que je préfère. Cela évite les écueils et les dommages collatéraux…

Au-delà des corps, je me suis surpris à écrire sur le tard une étude psychologique de l’âme féminine à nu, c’est le cas de le dire !
Ainsi tous les modèles sont différents et m’apportent beaucoup. J’espère leur rendre la pareille…
Concrètement, avant les prises de vue, je m’entretiens avec le modèle en dehors du contexte, au café par exemple, pour apprendre à la connaître, surtout si elle est débutante.
Au fil de notre discussion, je tente de délimiter ses envies, sa démarche et sa vision de notre projet commun.
Une fois en studio, pour répondre à votre question, nous suivons un fil directeur, et le meilleur se révèle toujours par un moment de grâce qui ne peut pas, à mon avis, être entièrement calculé.

 Vous tentez de faire apparaître ce que vos modèles ignorent peut-être parfois d’elles-mêmes. Quelles sont généralement leurs réactions en découvrant les photographies ? Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?

Généralement, je décèle les modèles qui ont plus à montrer que leur corps, et c’est cela qu’elles découvrent sur les clichés, et qui peut les surprendre.
Qu’elles soient nues ou costumées aux antipodes de leur quotidien, ce qui est intéressant est de montrer une autre facette, sinon c’est une photo d’identité !
J’ai à cet effet un stock de costumes qui aident à entrer dans un personnage, et justement bien souvent à y trouver une part d’elles-mêmes qu’elles ignoraient.
Ainsi, les plus pudiques viennent à se dévoiler, et à ce propos je me rappelle une jeune femme assez stricte, qui portait des sous vêtements couleur chair sous sa jupe droite, et qui me remercie encore de lui avoir prêté pour la première fois des dessous en dentelle noire, de la part de son mari…(sourire)

 La femme en tant que symbole est largement envisagée. Je pense, par exemple, à la photographie appelée « Touchée par la grâce » ; on peut voir une ballerine danser dans une église en ruine. Pouvez-vous nous en dire plus sur cet étonnant et remarquable cliché ?

Ce cliché est représentatif de mon goût pour les contrastes. J’avais photographié ce bâtiment écroulé après un gros orage fin des années 70 et je n’avais jamais tiré le cliché. Mais après un travail sur la danse, j’ai repensé à l’église en ruine et la composition a pris sa place presque à mon insu (photo retouchée en 2007)
Au niveau du symbole, la grâce et la force de la ballerine, qui pourrait paraître frêle, est évidente en comparaison avec la pierre massive, mais déchue.
La religion n’a rien à y voir, toute autre ruine aurait eu la même symbolique.

 Votre formation classique aux beaux-arts explique le soin particulier que vous apportez au cadrage. Il est possible de dire que vos photographies se lisent comme de véritables « tableaux »…

Des cadrages d’une infinie précision mettent pertinemment en relief des courbes et des ondulations. La technique est-elle primordiale à vos yeux ?

La technique est impérative pour ne pas être handicapé par son absence ; mais elle n’est que le moyen d’exprimer la pensée, et j’utilise tous les moyens dont je dispose pour rendre la vision que j’ai pu avoir à un moment, réfléchie ou improvisée.
Pour ce qui est de la précision, on pourrait la qualifier d’obsession, mais on ne se refait pas…

 Vous avez une prédilection pour la sensualité. Comment faites-vous pour ne jamais basculer dans la vulgarité ? Quel est votre secret ?

La vulgarité, c’est surtout une question de regard. Ma sincérité d’amoureux du corps de la femme, des femmes, me permet certainement d’éviter la vulgarité, merci de le noter. C’est simple, quand on aime, on n’est pas vulgaire, on n’est pas outrageux. Tout est question de réciprocité. Je ne prends que ce que l’on me donne, et tâche humblement de le sublimer. Je crois qu’utiliser ce qui est volé est vulgaire.

 Pour vous, existe-t-il vraiment des femmes plus photogéniques que d’autres ? Tout ne dépend-t-il pas, parfois, des qualités du photographe ?

Oui, il y a des femmes plus photogéniques que d’autres ! Ce sont celles qui prennent du plaisir à être photographiées !
Au-delà de se montrer, de savoir qu’elles ont fait la démarche et qu’elles sont en confiance, qu’elles savent que nous créons quelque chose ensemble.
A nouveau, il ne faut pas être entravé par le manque de technique, mais il s’agit surtout de ressentir ce que le modèle peut donner comme nous l’avons dit, parfois au-delà de ce qu’elle pensait pouvoir montrer…

 « Les hommes préfèrent les rondes » : vous confirmez ?

En toute simplicité, je photographie et apprécie toutes les femmes sans distinction, surtout pas de physique, voila pour moi ; pour les hommes, en l’occurrence ceux qui apprécient mon travail, les clichés les plus appréciés sont ceux qui mettent en situation des femmes plantureuses… On pourra analyser cela par différentes réminiscences de l’idéal féminin, mais ce n’est pas mon domaine…

 Vos décors et vos mises en scène sont savamment orchestrés. Quelle est votre façon de procéder ? Ils sont préalablement imaginés ou vous les improvisez en fonction du modèle que vous photographiez à un moment particulier ?

Les deux ! Je prospecte souvent pour trouver un lieu original et quand je le trouve, il faut souvent procéder à des démarches administratives. Les autorisations se font en général par courrier. Par conséquent il ne faut pas être pressé, surtout pour les lieux qui dépendent du Ministère de la Culture.
Mais bien souvent je fais appel à mes relations surtout avec les antiquaires. Je privilégie les décors et mobiliers qui ont une âme. Soit ils me prêtent du mobilier, soit je fais mon shooting dans une galerie d’art. Le dernier recours, c’est le studio.

 Les photographies de nus se font en revanche dans un décor totalement épuré. C’est un peu comme si seule la simplicité et la surface pouvaient rendre compte de la complexité et de la profondeur. Comme si la forme, et LES formes, étaient un moyen d’accès à l’expression d’une force intérieur et d’un insondable fond ?

En studio, c’est comme devant une toile vierge, il s’agit surtout de géométrie, et comme vous pouvez le constater, ma forme préférée est la courbe. Pour la force et la profondeur, je m’en remets à mon modèle, si je l’ai bien choisi…

 Quelle est la qualité que vous préférez chez une femme ?

Je suppose que vous voulez dire en tant que modèle !
Eh bien comme je vous l’ai dit, le meilleur modèle est celui qui prend autant de plaisir à poser que j’en prends à la photographier et, j’espère, que le spectateur à regarder le résultat…
Sinon, humainement, la droiture est la qualité primordiale à mes yeux.

 Les photographies de femmes enceintes racontent quelque chose de vrai, de sensible et de touchant. Votre travail est étonnamment original et varié sur ce thème…

… En couleur ou en noir et blanc, elles sont toutes réussies, mais j’avoue qu’il y en a une qui m’a heurtée : elle présente une femme enceinte en pleine corrida. Cette épée dans la main, ce sang sur le taureau… me font froid dans le dos. Pourquoi ce duel entre la vie et la mort ?

Il s’agit d’une expression extrême de mon goût pour le contraste, mais la provocation n’est pas mon but.

 La photo que j’apprécie tout particulièrement dans cette série de femmes enceintes est celle que vous avez judicieusement appelée « No smoking »…

On perçoit à quel point la femme a bien du mal à demeurer « l’avenir de l’homme ». Croyez-vous qu’il soit encore possible, si ce n’est de revenir en arrière, au moins de tout arrêter ? Pensez-vous que l’humanité puisse encore être sauvée ?

Ce cliché traduit l’excès industriel au sein d’une société urbaine. Je dirais que cette femme enceinte victime de la pollution, apporte malgré tout la vie dans ce décor apocalyptique, en ce sens le cliché est réaliste mais optimiste.
La femme avenir de l’homme, je ne crois pas, car cela semble impliquer que l’homme disparaitrait et que la femme le remplacerait ; la femme et l’homme, donc les hommes au sens ethnologique, sont depuis toujours les garants mutuels de leur survie, de nos jours de façon moins tranchée que cela a pu l’être dans les cavernes chez l’animal que nous sommes …

 Les masques à oxygène vont-ils devenir un accessoire de mode ?

Pour l’instant ils sont un accessoire symbolique.
Si malheureusement ils sont un jour nécessaires à notre survie, je fais confiance à la créativité des hommes pour en créer qui seront considérés comme esthétiques, mais cela m’effraie…

 Quel est votre plus grand plaisir en tant que photographe ?

Voir apparaître, quand la muse est bien lunée, le rêve entraperçu au petit matin, parfois vingt ans plutôt.

 Que pensez-vous du virage récemment pris par la photographie avec la vaste accessibilité au numérique ? Est-ce inquiétant pour votre métier ?

La photographie n’est pas un métier, c’est une passion, qui vous traite avec plus ou moins de bienveillance, cela sans regard des frais engagés ou du temps passé, c’est injuste aussi bien que salvateur.
En d’autres temps l’accessibilité au dessin n’a pas multiplié les génies picturaux et réduit à néant les maîtres en la matière…

 Vous avez photographié Franca Maï (Romancière et Sistoeurs dans l’âme ) cet été…

Je la remercie au passage pour m’avoir donné l’occasion de découvrir votre œuvre. Et vous ? Un petit message à lui faire passer ?!

Franca est une artiste et une femme entière, accomplie ; elle est pour moi une inspiration et une référence.
La découverte de sa personnalité et la lecture de ses romans m’a bouleversé, et je ne souhaite pas mieux que d’avoir la chance d’en lire de nombreux autres dans le futur.

Quels sont vos rêves ?

Trouver un mécène assez fou pour financer mes délires les plus secrets.

 Un mot pour finir ?

Merci de votre intérêt pour mon travail, j’espère ne pas vous décevoir à l’avenir…

Visitez le site de Christian Peter pour découvrir l’ensemble de son travail

(Reproduction des photos strictement interdite)

http://www.sistoeurs.net/spip.php?a...



Imprimer cet article





Gilets jaunes...comme Nuit Debout...
mardi 19 - 08h11
de : sisi
Bellachiotte,merdia islamo-fasciste...
mardi 19 - 08h05
de : hubu
Quand les lapins auront leurs historiens..
mardi 19 - 06h52
de : curtillat
droit de grève remis en cause en Suède
lundi 18 - 19h59
de : CNT-Relations médias
2 commentaires
Urgence Humanitaire à GAZA ! Pour ne pas confondre Religion et Tyrannie !
lundi 18 - 16h38
de : JO
Alain Finkielkaut le maoïste.
lundi 18 - 16h22
de : L’iena rabbioso
5 commentaires
Discours à l’oiseau
lundi 18 - 12h08
de : Alina Reyes
Pierre Perret sur les gilets jaunes : "ce mouvement ne doit pas s’arreter, la misere est patiente"
dimanche 17 - 22h06
de : nazairien
LE MOUVEMENT NE S’ESSOUFFLE PAS macron tu vas dégager !
dimanche 17 - 19h27
de : luttes invisibles
2 commentaires
antisémitisme racisme pour les nuls
dimanche 17 - 19h02
de : UJFP
1 commentaire
Espagne. Des élections au péril d’un procès politique !
dimanche 17 - 16h24
de : Antoine (Montpellier)
2 commentaires
DÉPASSER LES GILETS JAUNES
dimanche 17 - 14h31
de : Lukas Stella
HAÏTI : Le monde change, le neuf tarde à naître, les monstres n’effraient plus ?
dimanche 17 - 12h08
de : JO
Tricastin, on a la liste de ceux qui font les c...
dimanche 17 - 12h04
de : Fuku blog et nuc savoie via JYP
Video Venezuela : Les 5 gros mensonges de Macron, médias et Cie
dimanche 17 - 11h34
de : michel midi
Gouvernement : gilets jaunes ou pas, le cap reste libéral
dimanche 17 - 10h14
1 commentaire
ISRAËL : encore et toujours en cours, Génocide de GAZA !
vendredi 15 - 18h11
de : JO
2 commentaires
Engin de chantier ou transpalette devant le Ministère ? De quoi être perplexe !
vendredi 15 - 17h19
de : JO
Un petit débat / C’est l’heure de l’mettre
vendredi 15 - 16h48
de : Hdm
La Havane : Il est urgent de stopper l’aventure militaire impérialiste contre le Venezuela
vendredi 15 - 15h48
de : nazairien
1 commentaire
« Malheur à nous si nous n’avons pas la force d’être tout à fait libres, une demi-liberté nous ramène nécessairement au
vendredi 15 - 06h52
de : JODEZ
Le parlement européen condamne l’usage des armes de guerre.
jeudi 14 - 19h51
de : JO
La couardise de griveaux mise à jour
jeudi 14 - 18h56
de : jean 1
Mairie de Paris : les lobbies, c’est pas fini !
jeudi 14 - 09h58
Deux ans ferme requis contre Christophe Dettinger : François Boulo réagit sur RT France
mercredi 13 - 23h41
de : nazairien
7 commentaires
La macronie à la recherche de son point G
mercredi 13 - 22h37
de : Alina Reyes
2 commentaires
Les élites sont des dieux, les Gilets Jaunes et les gueux sont des inutiles !
mercredi 13 - 20h13
de : Claude JANVIER
2 commentaires
Christophe Dettinger ex-boxeur Gilet Jaunes en jugement (extrait)
mercredi 13 - 19h30
de : JO
Terrifiant, Laurent Alexandre, un chirurgien-urologue, fondateur de "doctissimo" et transhumaniste, dans ses délires
mercredi 13 - 16h39
de : nazairien
3 commentaires
Venezuela : Les 5 gros mensonges de Macron, médias et Cie
mercredi 13 - 12h39
1 commentaire
GILETS JAUNES ACTE XIV
mercredi 13 - 12h22
de : JO
ON LACHE RIEN dédicace Aux gilets jaunes. Pierot
mardi 12 - 16h45
de : nazairien
3 commentaires
Les objectifs des contre-réformes libérales du gouvernement Macron-Philippe
mardi 12 - 11h14
de : Allain Graux
Fête du livre de Noir et Rouge le samedi 16 juin février 2019
mardi 12 - 10h13
de : frank
« LES IDEES S’AMELIORENT. LE SENS DES MOTS Y PARTICIPE »
lundi 11 - 22h03
SYRIE : Il parait que la coalition de l’OTAN ne frappe que des djiadistes ?
lundi 11 - 21h49
de : JO
Les chiens sont lâchés contre Juan Branco
lundi 11 - 21h11
de : curtillat
3 commentaires
Gilets jaunes : les 133 enquêtes de l’IGPN peuvent-elles conduire à des sanctions ?
lundi 11 - 17h57
VENEZUELA : Comment le coup d’Etat a été déjoué, révélations !
lundi 11 - 17h50
de : JO
1 commentaire
EVASION FISCALE : Un fléau qu’une étude Britannique chiffre à 825 milliards !
lundi 11 - 17h33
de : JO

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent. Gandhi
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite