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AUTOPSIE D’UN FIASCO

samedi 6 janvier 2007 - Contacter l'auteur - 17 coms

de Patrick MIGNARD

Le courant altermondialiste et antilibéral se porte mal, très mal. Après la crise d’ATTAC plus ou moins maladroitement, et pas tout à fait, dépassée, c’est l’échec de la tentative de la nomination d’un « candidat unitaire » de l’antilibéralisme pour les Présidentielles.

L’unité apparente n’était en fait qu’une unité de façade, fondée sur des mobilisations et des résultats électoraux conjoncturels et hétéroclites. La pratique des organisations politiques était prévisible et rien ni personne ne pouvait éviter la catastrophe.

Le fiasco ne vient pourtant pas de ce qui s’est passé, mais plutôt, nous allons le voir, de « ce qui ne s’est pas passé ».

UN MOUVEMENT HETEROCLITE

De quoi est composé le mouvement altermondialiste et/ou antilibéral ?

D’un ensemble hétéroclite de personnes, d’associations diverses et d’organisations politiques en recherche de reconnaissance, pour une, le PC, de renouvellement de sa virginité politique… et d’électeurs/trices.

Tout ce monde a un dénominateur commun : « ça va mal, il faut que ça change ».

Le problème c’est qu’une fois que cela a été dit, chacun-e croit que tout a été dit… ou presque.

Le problème c’est qu’une fois que l’on a constaté l’accord sur ce constat ; la mobilisation et le changement doivent « couler de source »… ce qui apparemment est évident puisque « tout le monde est d’accord là-dessus ».

Si l’on tient compte, par-dessus le marché (si j’ose dire) de quelques « succès » retentissants (victoire du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, et « victoire » sur le Contrat Première Embauche), compensant une longue frustration due à de multiples défaites… il n’en faut pas moins à tout ce monde pour croire en l’invincibilité du mouvement et à la possibilité et l’imminence du changement ( ?).

Le succès du NON a été un puissant facteur de délire collectif. Déjouant les pronostics et les stratégies politiques des grands partis,

Le seul ciment véritablement utilisable était la « volonté collective de changer »

Mais tout le monde ne mettait pas la même chose dans cette expression et dans la mesure où l’on voulait s’en tenir au plus petit dénominateur commun, on n’a pas approfondi la question.

Le ciment était de mauvaise qualité et n’allait pas tarder à se désagréger et ce d’autant plus que les matériaux étaient hétéroclites, les projets de construction différents, les architectes concurrents et surtout que la maison n’avait aucune fondation prévue.

UN SYMBOLE A DEFAUT DE PRATIQUE

Durant toutes ces mois, ces semaines la course au symbole a été pathétique… et dérisoire. La sacro sainte « unité » devait trouver sa matérialisation dans un symbole, dans un homme ou femme qui sans être explicitement providentiel (ça n’a jamais été dit mais on y était presque ! ), devait apparaître comme le référent naturel (ça n’a jamais été dit mais c’était bien ça), en tout les cas médiatique (ça ç’a été dit explicitement).

La question qui aurait du être posée et qui ne l’a jamais été était : « Que représente ce personnage ? ». Quelle peut bien être la réponse ? Personne ne sait… ou plutôt si, on sait : l’unité, un espoir. Mais très concrètement sur quoi se fondent cette « unité » et cet « espoir ». En l’absence de référent concret quel peut-être le contenu de telles notions ?

Ce qui ont suivi les « évènements » diront : la « Charte Antilibérale »

Dans ces conditions on ne peut que s’étonner que se soient les ambitions personnelles, l’expression des égos, les intérêts bureaucratiques des organisations qui aient pris le dessus dans le « débat » ? Mais comment aurait-il pu en être autrement ?

Et aujourd’hui, sur le tas de ruines, au lieu d’essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé, on se jette les débris à la figure en s’accusant de tous les maux. Et il y en a même qui s’apprêtent à reconstruire, avec les mêmes matériaux et surtout les mêmes plans, sur le même terrain mouvant. Il y a du Sisyphe chez ces gens là !

Ce « mouvement », si tant est que ça en soit un, trompé par son propre discours, sa propre rhétorique a cru à la dimension historique des concepts qu’il manipulait. Il s’est lui-même saoulé d’espoir et d’espérance en construisant des images qui ne trouvaient leurs racines que dans ses propres propos… L’auto excitation des réunions publiques et des discussions dans les collectifs ont fait le reste.

Ne rêvons pas, il n’y a rien, il n’y aurait rien, et il n’y aura rien d’historique dans le cas de la nomination d’une candidature unique, aujourd’hui ou demain, du « mouvement anti libéral ». C’est en effet prendre ses désirs pour la réalité. A y regarder de près, une candidature unique n’a aucun sens, sinon sur le plan purement formel et affectif. Or, le formalisme et même l’affectif n’a de sens dans l’Histoire que s’il est socialement fondé, et encore faut-il que les circonstances historiques soient favorables,… ce qui n’est pas toujours le cas.

UNE STRATEGIE DEPASSEE

Doit-on être scandalisé par les pratiques d’appareils au sein du mouvement ? Oui certainement. Mais doit-on en être surpris ? Certainement pas. Ce qui s’est passé était parfaitement prévisible. Pourquoi ? Pour deux raisons intimement liées :

- on sait ce que sont des logiques d’appareils et que pouvait-on attendre d’autre de leur part ?

- le manque de pratique sociale, de fondation du discours et de la stratégie sur autre chose que du concret surdétermine les magouilles bureaucratiques. En effet, en l’absence de référence concrète, il ne reste plus que la stratégie des appareils… face à la seule bonne volonté des autres.

Les vieilles rengaines sur l’ « unité » des organisations politiques, si elles ont pu faire illusion, et elles l’ont fait, ont bien vite été dépassées par les intérêts de boutiques et les prétentions individuelles de celles et ceux qui se croient, se croyaient, investi-e-s d’une mission historique… et ce malgré la présence, il faut le reconnaître d’une masse d’individus tout à fait honnêtes et sérieux dans leurs intentions de changement.

Ce ne sont pourtant pas les pratiques bureaucratiques et scandaleuses des organisations politiques qui sont fondamentalement responsables de ce qui s’est passé, c’est le manque de référent concret qui ne pouvait produire qu’une stratégie purement électorale et bureaucratique.

En effet, que représentait concrètement ce « large mouvement » dont on nous parlait ? En fait rien, sinon, une volonté, un espoir dont on pensait qu’elle pouvait faire un « miracle électoral ». Il n’avait qu’une existence idéologique, sans aucun fondement social. En dépit des dénégations véhémentes des leaders (encartés ou non) du « mouvement » la stratégie était purement électorale et médiatique, autrement dit, elle reproduisait le même concept stratégique, les moyens financiers et médiatiques en moins, que celui des organisations traditionnelles.

Que représentaient concrètement les fameux « collectifs » ? Rien, sinon des individus éparpillés ou des militants représentants leurs organisations… « Oui mais, me dira-t-on il s’y est mené des débats intéressants ». Je n’en doute pas, mais sur quoi ? Se fondant sur quoi ? Quel débat sur les pratiques y avait-t-il ? Fondant l’avenir sur quoi de concret, sur quelles expériences, sur quels groupes en situation sociale alternative ? Il peut y avoir des débats forts intéressants mais purement formels… la preuve !

La Charte si laborieusement élaborée demeure aujourd’hui un document vide, socialement et politiquement vide, une pièce dans le « musée des illusions ».

On nous dit que ce mouvement était solide et puissant alors qu’il a fallu de simples désaccords bureaucratiques pour qu’il s’écroule !... Tout cela n’est ni très cohérent, ni très sérieux.

POURQUOI UN TEL GACHIS ?

Parce que nous vivons encore sur des illusions, celles qui consistent à faire nôtre le modèle de fonctionnement politique imposé par le système et qui consiste à ne voir le changement que par le truchement des élections, donc des hommes/femmes « providentiels » et des programmes « attrape électeurs/trices » ( ?).

Cette culture politique qui est censée être la nôtre, et qui est celle du système que nous combattons, est tellement ancrée en nous que l’on n’a aucun recul pour en saisir toute sa perversité, et c’est ce qui en fait sa force… et notre faiblesse.

Imaginons un seul instant que ce « mouvement » ait été celui d’une mobilisation sociale, le représentant de groupes, de collectivités en situation de pratiques alternatives, celui de réseaux de production et de distribution alternatifs, comme il en existe déjà, celui de mouvement des salariés en lutte pour la reprises d’entreprises en liquidations,… Alors là oui, ce mouvement aurait eu un sens. Les débats n’auraient pas été purement formels, mais fondés, représentatifs de pratiques. Les organisations politiques auraient été à la traîne de gens déterminés, engagés personnellement et collectivement à qui elles n’auraient pas pu raconter n’importe quoi et à qui elles n’auraient pas pu faire des promesses plus ou moins démagogiques. Le/la représentant-e de ce mouvement, s’il avait été désigné aurait représenté une pratique alternative concrète… Le débat n’aurait pas tourné autour de la présidentielle, ce qui n’a aucun sens, mais autour du changement concret et de ses conditions. L’élection n’aurait pas été un but, mais une tribune que l’on aurait pu détourner.

Au lieu de tout cela, rien, un lamentable fiasco, un gaspillage inouïe d’énergie, de bonne volonté et une frustration sans borne.

Au-delà de ce fiasco il va nous falloir nous ressaisir, c’est-à-dire tirer le bilan, le vrai bilan, celui de la remise en question de la stratégie globale du changement. Ce travail va être difficile et douloureux. Il demande un courage personnel et collectif pour nous arracher à nos vieilles illusions, nos vieilles pratiques, rayer d’un trait de plume ce qui a été le berceau de notre formation politique, syndicale et associative.

Le monde a changé, le système a su s’adapter, pas nous,… il est temps de s’y mettre.

Mots clés : Collectifs Unitaires / Mouvement / Patrick Mignard / Présidentielle 2007 /

Messages

  • Bonjour Mr Mignard,

    Dommage que vous ne fassiez que critiquer sans proposer de solutions alternatives d’une manière positive...
    Je ne reviens pas sur les critiques dans votre texte, elles sont parfois trop dures quelque part, quand je pense à la bonne volonté honnête et sincère de plein de citoyen(ne)s présents ou non dans les collectifs...quand je pense aux causes des changements nécessaires dans les domaines politique, économique et culturel, et quand je pense aux impasses dans lesquelles nous ont mené les partis politiques classiques...et quand je pense à la non-volonté d’aller au-delà de ce qui s’est passé fin 2006, pour l’instant, de la part de ceux qui pourraient apporter du changement : José Bové, Raoul Marc Jennar, Claude Debons, etc. Où en sont-ils ???
    Les élections ne sont pas une fin en soi mais un moyen...Pourquoi ne pas utiliser ce moyen pour replacer la vie politique en complémentarité avec le « mouvement social », avec les organisations de la société civile, avec les aspirations des citoyen(ne)s ?...

    Donc, je voulais juste reprendre les points de votre texte qui montrent du positif possible et envisageable et ajouter quelques remarques :

    1) Quand ça va mal, la situation est propice pour prendre conscience des problèmes et des solutions possibles, dans le mouvement « altermondialiste » ou ailleurs...
    Si des dirigeants et un système n’ont plus la volonté de porter les changements vers un monde plus humain (donc qui ont la volonté de porter les valeurs réactionnaires contraires à ces changements), alors il faudrait chercher à s’émanciper de ces autorités qui finalement agissent contre les aspirations des peuples, au quotidien...Repenser et refonder progressivement les repères et les fondements de la société dans les domaines de l’économie, de la politique et de la vie culturelle. Dans ce sens, il faudrait déjà commencer par constater que les élites économiques et politiques se servent des domaines de la culture (médias, science, quête de sens, etc.), de l’économie et de la politique pour créer et développer un monde de plus en plus inhumain pour servir leurs intérêts égoïstes, etc.
    Sans indépendance dans nos pensées, on ne pourra pas sérieusement remettre en cause ce système « néolibéral mondialisé » et trouver d’autres bases. Donc la question est finalement : quel est ce monde que ces élites sont en train de nous imposer, sur quelle pensées repose-t-il ???...
    Comment trouver une organisation et des pensées moralement plus fondées que les leur ? Comment s’émanciper du Roi tout en lui laissant la possibilité de participer au changement « dans le bon sens » ?...
    Ce qui implique de rechercher l’humain en chacun de nous.

    2) La volonté collective de changement, dans le cas ici de la vie politique, pourrait permettre de développer un mouvement, fort de sa diversité, afin de rechercher une politique citoyenne et de la mettre en oeuvre, notamment par l’application effective de droits citoyens, humains, sociaux et écologiques...Pour cela, dans le système actuel, il aurait fallu participer aux présidentielles pour changer le système politique actuel, la constitution française, mettre en oeuvre de nouveaux droits et abolir les lois inégalitaires et mortifères de ces derniers temps...Une « assemblée constituante » était prévue en cas de « victoire »...
    Un candidat « commun » aux élections (par exemple José Bové, ou quelqu’un d’autre désigné par consensus..) pour porter un contenu politique (les 125 propositions qui pouvaient encore évoluer avec la participation citoyenne...) et pourquoi pas pour le mettre en oeuvre dans le cas d’une « victoire » aux élections de 2007 ???...
    Le large dénominateur commun peut être ce contenu politique en cours d’élaboration (il manque notamment des points importants contre la grande distribution, contre le nucléaire, sur l’agiculture, etc.). Non ?
    Pourquoi abandonner maintenant, alors que les partis classiques (dont le pcf et la lcr...) dépensent toute leur force à casser toute dynamique populaire ?
    Il faut faire front et par notre détermination repousser tout cette logique partisane désuète, un peu comme en 2005 et en 2006...
    La contestation, tout en proposant des solutions alternatives, ancrées dans l’existant et avec une vision d’avenir.

    Dans quelle maison voulons-nous vivre ?
    La charte antilibérale et les 125 propositions sont un début à améliorer tous ensemble...on ne part pas de rien, à moins que ce contenu politique soit aussi à rejeter ?

    C’est le principe d’Egalité qui doit être recherché dans la vie politique, alors que la Liberté pourrait permettre de guider la vie culturelle et la Fraternité (y compris, la sororité, la solidarité et la coopération) de guider la vie économique.

    Egalité politique, dans le sens où c’est l’Etat qui doit promouvoir et garantir les droits de chaque citoyen. On en est loin aujourd’hui, où l’inégalité est la tendance mondiale actuelle. « L’Etat » doit être transformé radicalement. Le concept de « démocratie participative » est toujours à l’ordre du jour...
    Mais nous devons renouveler la vie politique, c’est à dire l’élaboration et le suivi des règles permettant la vie en société. La vie politique concerne les relations de personne à personne.
    Notre dignité d’être humain n’est plus respectée par les élites au pouvoir.
    Chacun a, en droit, part égale au bien-être social pour se nourrir, se vêtir, se loger, s’instruire, se soigner, etc.

    Encore une fois, le consensus sur un candidat « trait d’union » entre les diverses sensibilités (avec ou sans le pcf ou la lcr...), un programme encore plus élaborée et plus claire, et une stratégie favorisant clairement les attentes du peuple et non pas de quelques organisations politiques seulement, aurait pu permettre d’entamer quelque chose collectivement pour aller dans ce sens...
    C’est cela qui aurait pu fonder notre unité, la recherche d’une nouvelle politique citoyenne. Et dans ce sens, il y avait un objectif au sein de « l’alternative unitaire » qui était de porter la campagne collectivement et non pas de s’appuyer sur une personnalité « providentielle »...Une campagne collective pour rompre avec la personnalisation du pouvoir politique...Cela ne serait-il plus possible parce que le pcf et la lcr se sont englouties dans la personnalisation à outrance et les intérêts de boutiques partisanes ???...

    3) S’émanciper de la logique partisane d’appareil, pour développer un mouvement citoyen indépendant, avec une logique citoyenne, et en accord avec les luttes, les pratiques et les aspirations de la société civile (les individus libres, les associations, les collectifs divers, etc. mais pas les multinationales ni les organisations politiques classiques).

    Je rappelle vos propos intéressants :

    « Imaginons un seul instant que ce « mouvement » ait été celui d’une mobilisation sociale, le représentant de groupes, de collectivités en situation de pratiques alternatives, celui de réseaux de production et de distribution alternatifs, comme il en existe déjà, celui de mouvement des salariés en lutte pour la reprises d’entreprises en liquidations,… Alors là oui, ce mouvement aurait eu un sens. Les débats n’auraient pas été purement formels, mais fondés, représentatifs de pratiques. Les organisations politiques auraient été à la traîne de gens déterminés, engagés personnellement et collectivement à qui elles n’auraient pas pu raconter n’importe quoi et à qui elles n’auraient pas pu faire des promesses plus ou moins démagogiques. Le/la représentant-e de ce mouvement, s’il avait été désigné aurait représenté une pratique alternative concrète… Le débat n’aurait pas tourné autour de la présidentielle, ce qui n’a aucun sens, mais autour du changement concret et de ses conditions. L’élection n’aurait pas été un but, mais une tribune que l’on aurait pu détourner. »

    Ce mouvement peut se fonder sur les pratiques existantes mais aussi sur les idées d’avenir à rechercher et à développer. Les deux sont complémentaires. Dans notre société actuelle, on a divisé les « têtes » et les « manuels », alors il faut retrouver la complémentarité entre le penser, le sentir et le faire...Vastes perspectives, devant l’abîme économique, politique et culturel où nous sommes placés actuellement.
    Les élections, si elles sont remportées, pourraient permettre de changer les institutions de la 5ème république pour rechercher une autre organisation du système politique (voir la « 6ème république »). C’est une hypothèse...
    Pour l’instant, tout est « formel », dans les idées et couché sur le papier avec les 125 propositions, qui sont, encore une fois, amendables, je l’espère...
    Brièvement, ce mouvement citoyen et politique, en recherche d’une nouvelle politique citoyenne, aurait pu déboucher sur une candidature, mais une candidature portée par un mouvement collectif et diversifié, c’était l’idée de base non ?
    Pourquoi arrêter ce processus innovant maintenant, dès que les loups des partis classiques ont commencé à mettre leurs sombres stratégies en oeuvre ?

    Une candidature allant dans ce sens, avec d’autres critères et références à déterminer ensemble, pour construire un mouvement citoyen et politique indépendant, diversifié, basé sur l’ensemble des personnes et des organisations présentes et non pas sur une personne ou sur une organisation...etc.
    Avec une volonté collective de changer le contenu et les pratiques de la vie politique d’aujourd’hui, d’ouvrir le chemin même si la « victoire » n’est pas assurée d’avance.

    Enfin, il aurait fallu un véritable partenariat entre les organisations politiques classiques (avec ou sans le pcf et la lcr...organisations qui recherchent l’accès au pouvoir politique) et les organisations de la société civile (organisations de la « sphère culturelle » agissant dans le social, l’humain, l’écologique, l’art, la quête de sens, la contestation, la mise en évidence, etc. ; ces organisations ne devraient pas rechercher à prendre le pouvoir politique ou économique mais devraient par contre chercher à fonder des nouvelles économies et de nouvelles politiques, à influer sur les comportements politiques et économiques, à être une source de nouvelles idées et de nous pratiques, etc.)...La société civile pourrait être ce levier qui permettrait de déterminer les conditions du changement économique et politique, tout en restant indépendante...
    Un partenariat organisations politiques- organisations de la société civile, dans le but de proposer une candidature traduisant une campagne collective (et pourquoi pas de remporter ces élections même si c’est difficile et mal parti..), au moins d’ouvrir un chemin vers une nouvelle politique...La base aurait aussi été ces « 125 propositions » amendables au fil du temps...
    Une campagne collective et portée par « l’unité dans la diversité », avec une contenu politique (dans les domaines des droits citoyens, sociaux, écologiques, etc.)...N’est-il pas possible d’envisager d’aller dans ce sens dès cette année ? On a encore un peu de temps devant nous, non ? Pourquoi cette absence de perspectives de la part de ceux qui tiennent le gouvernail ?...

    Faudrait-il que ce candidat soit issue d’une organisation politique classique ou d’une organisation de la société civile ???...
    Peut-être, au vu des évènements récents, et pour montrer une stratégie claire et indépendante, faudrait-il désigner par consensus un candidat issu de la société civile ?
    Si José Bové est disponible, il paraît être le mieux placé pour aller dans ce sens, Non ? Et comme il n’y a pas ici « d’homme providentiel », il faudra au bout d’une compte un nom sur un bulletin de vote qui traduise une campagne collective et « consensuelle »...Si la méthode continue de ne pas marcher, quelque soit le nom, la stratégie et la visibilité du « mouvement antilibéral » en sortiront perdants...

    Les idées traitant d’une vision de la société comprenant les trois domaines de l’économie, de la politique et de la culture, je les ai modestement puisées dans le concept de la « triarticulation sociale ».

    Voir par exemple le site de « Alliances pour la Triarticulation de l’organisme social » :
    http://atos.ouvaton.org/

    Cordialement

    Citoyen non encarté

    • Tout à fait d’accord sur le constat de la situation. Il faut que ça change, on est bien d’accord. Le problème c’est comment s’y prendre. Jusqu’à présent, on ne peut pas dire que l’on a été très efficace.

      Quand vous dites : « Je ne reviens pas sur les critiques dans votre texte, elles sont parfois trop dures quelque part, quand je pense à la bonne volonté honnête et sincère de plein de citoyen(ne)s présents ou non dans les collectifs... ».

      Mes critiques sont dures mais elles n’ont rien à voir avec la bonne volonté et honnêteté des milliers de citoyenn-e-s, que je respecte, qui se sont investi-e-s en vain dans cette opération. Ce que je souligne et, d’une certaine manière c’est vrai, dénonce, c’est cette myopie politique qui, aujourd’hui, comme d’ailleurs nous fait commettre les mêmes erreurs qui aboutissent aux mêmes échecs. N’en rester qu’à une vision « affective » de la situation n’y changera rien.

      « …dans le système actuel, il aurait fallu participer aux présidentielles pour changer le système politique actuel, la constitution française, mettre en oeuvre de nouveaux droits et abolir les lois inégalitaires et mortifères de ces derniers temps. ».

      La participation ou non aux présidentielles ne changera strictement rien. L’important se situe ailleurs, dans la mise en place de structures alternatives qui mineront le système en place et montreront concrètement qu’un autre monde est possible. Les présidentielles « nous amusent » et nous éloignent des vrais problèmes.

      « La volonté collective de changement, dans le cas ici de la vie politique, pourrait permettre de développer un mouvement, fort de sa diversité, afin de rechercher une politique citoyenne et de la mettre en oeuvre, notamment par l’application effective de droits citoyens, humains, sociaux et écologiques... ».

      Ce que je souligne c’est qu’une « volonté collective », aussi sincère soit-elle ne suffit pas. Pendant tous le 20e siècle il y a eu des « volonté collectives » sur tous les continents… aucune n’a aboutit à renverser le système. Il faudra bien un jour essayer de comprendre « pourquoi ? ». Or, au lieu d’essayer de répondre à cette question, on recommence toujours les mêmes erreurs.

      « Dans quelle maison voulons-nous vivre ? La charte antilibérale et les 125 propositions sont un début à améliorer tous ensemble...on ne part pas de rien, à moins que ce contenu politique soit aussi à rejeter ? ». …

      Il est irréaliste et impossible d’établir un rapport de force entre un système, en l’occurrence le capitalisme qui est très concret et une volonté qui est purement théorique et sans assise concrète. C’est cela que ne comprennent pas les altermondialistes et antilibéraux qui en restent à la croyance que la prise du pouvoir (encore que tout à fait hypothétique) suffira.

      « Encore une fois, le consensus sur un candidat « trait d’union » entre les diverses sensibilités (avec ou sans le pcf ou la lcr...), un programme encore plus élaboré et plus claire, et une stratégie favorisant clairement les attentes du peuple et non pas de quelques organisations politiques seulement, aurait pu permettre d’entamer quelque chose collectivement pour aller dans ce sens... ».

      Un consensus sur un candidat d’union est donc tout à fait dérisoire au regard des enjeux… Même s’il passe, ce qui est pratiquement exclu vu comment le système est habilement verrouillé, que peut-il faire ? Le stratégie ne peut pas être exclusivement électorale... ce qu’elle est aujourd’hui, mais doit se fonder sur une pratqiue concrète.

      « Ce mouvement peut se fonder sur les pratiques existantes mais aussi sur les idées d’avenir à rechercher et à développer. ».

      Oui le problème c’est que ce mouvement ne se fonde absolument pas sur les pratiques existantes… là est le problème essentiel. Il faudra peut-être et même certainement reposer le problème sur ces bases.

      Patrick MIGNARD

    • Voilà un vilain mot : la triarticulation.

      En tuant le père (le PC SURTOUT) vous espérez prendre sa place. Vous êtes à coté de la plaque. Ce parti n’est plus le même, il évolue vers la pensée marxienne d’aujourd’hui et il a fait un grand effort pour que tous les courants antilibéraux se rassemblent et lui même accepte de ne plus être le parti dirigeant .Marx a créer un outil, cet outil n’est pas inscrit pour toujours, il peut évoluer ou se transformer ou se changer ; mais, chers amis cela ne se fera pas par des petites magouilles électorales pour y parvenir.
      J’en reste à mon idée première MGB permet ces évolutions qui en sont qu’à leur début.

      Quand à la triarticulation, c’est un baratin de gens hors circuit du monde actuel et qui n’a pas besoin d’expert en organismes nouveaux pour demain trouver lui même ses formes nouvelles d’organisation.

      Continuer à vous masturber l’intellect Ca ne fait pas de mal au capital.

      Babeuf 42 Cuvée 2007

    • Il y a bien longtemps que le communisme d’opposition n’a pas fait grand mal au capital lui non plus.IL y a d’autres façons de penser le monde en dehors du libéralisme,que le marxisme et n’oubliez pas que ce cher Karl est un des plus grands penseurs du capitalisme comme étape incontournable vers un socialisme véritable(-relisez "Das Kapital"-).La triarticulation est peut-être un mot inesthétique,mais le concept de "Tripartition Sociale,qui est issu d’ un philosophe autrichien du début du XX ème,Rudolf Steiner,est une vision tout à fait originale et moderne de ce que pourrait être une société basée sur la juxtaposition sans interpénétration des 3 domaines à part égale qui fondent la vie en société,à savoir le culturel,l’économique et le juridique.Ce n’est pas de la masturbation intellectuelle,cher Baboeuf 42,simplement de la prospective sociale et nous en avons besoin.Je reste à votre disposition pour en discuter.

      vieil anar

  • Brillante analyse mais ô combien désabusée !Il est certain que dans l’euphorie,en partie fictive,du NON du 29 mai,on ait quelque peu pris des vessies pour des lanternes !Mais peut-on,au
    delà de la pertinence de certains arguments,en déduire que tout celà n’était que feu de paille ?Ca me paraît très excessif.Je ne pense pas qu’il yait eu,et il s’en faut,la tentation de quelque femme ou homme providentiel(dans ce cas on l’aurait déjà trouvé(e)).Par contre,que bon nombre de protagonistes ait été séduit par la perspective de faire de la politique"autrement"(même si le autrement reste encore un peu flou)est un fait incontestable.Reste à s’accomoder de quelques détails assez"encombrants",à savoir la prééminence des partis politiques existants,souvent archaïques,les institutions coërcitives de la 5ème république et un certain fonctionnement électoraliste pseudo-démocratique issu de la révolution française.L’envie et le besoin existent,reste à les incarner positivement.Il semblerait que la maturité politique ne soit pas à la hauteur des enjeux.A suivre

    vieil anar

  • "On sait ce que sont les logiques d’appareils....

    Le manque de pratique sociale...

    En l’absence de références concretes il ne reste plus que la stratégie d’appareil"

    Tout est dit ou presque dans de nombreuses contributions dont la votre ce qui frappe le plus c’est cette affirmation permanente d’avoir raison au détriment des organisations ou parti politique représentatif du monde du travail(même si cela ne se traduit pas d’un point de vue électoral) qui ne seraient que des manipulateurs bassement électoralistes. Cette méconnaissance du monde du travail ,aujourd’hui plus que jamais traversé par une multitude de courants idéologiques ,donc des pratiques différentes tant de l’action sociale et donc politique me conduit à voir les choses différement:Je ne considére pas qu’il s’agit d’un fiasco mais tout au plus d’une nécessaire clarification dans le nécessaire rassemblement pour changer vraiment.

    De quoi s’agit il dans le document "Ce que nous voulons"+les125 propsitions ,une stratégie de rassemblement majoritaire à vocation gouvernementale ouvre la voie à un veritable changement et ouvre des perspectives nouvelles pour les forces qui luttent vraiment.
    La clarification se fait entre ces forces et un verbiage pseudo idéologique qui reprend en fait ces vieilles idées du réformisme ou la lutte des travailleurs est absente .Notre monde change mais le mode de production lui n’a pas changé :le profit se réalise toujours sur le dos des travailleurs.

    Les organisations syndicales et politiques sont nées de la lutte de travailleurs aujourd’hui plus que jamais ils faut au contraire les renforcer et non pas essayer et les détruire ou de les recomposer,l’unité est un combat qui ne se gagne que dans la lutte contre un ennemi puissament organisé "Le capital".La candidature de MG.Buffet peut être le catalyseur nécessaire au dévellopement de L’action pour un changement véritable et c’est bien ce qui gêne le plus nos "nouveaux idéologues"qui se contentent d’amménagements mineurs à leur confort.

    Roger bretagne

  • "Le courant altermondialiste et antilibéral se porte mal, très mal. Après la crise d’ATTAC plus ou moins maladroitement, et pas tout à fait, dépassée"...

    Point de vue subjectif et partiel.

    Antermondialiste, militant à Attac, force est de constater que notre comité local se porte plutôt bien. Debout, et en marche.

    Dans un article suivant l’AG d’Attac de juin 2006, un journaliste de la presse nationale, présent sur les lieux du drame terminait ainsi son article : "Dorénavant, on peut parler d’Attac à l’imparfait".

    Il avait tort si l’on considère le mot "imparfait" signifiant un temps passé.

    Il a toujours raison si l’on considère ce mot comme signifiant que l’association est perfectible.
    C’est le propre de toute création vivante.

    léo

    • Patrick Mignard, connais pas mais, désolé, j’ai l’impression qu’il fait parti de ces personnes qui ne donnent pas un point de vu, mais une leçon.
      Il assène ses vérités. Elles passent par une critique féroce des partis politiques. Certains vont s’en réjouir.
      “les pratiques bureaucratiques et scandaleuses des organisations politiques”. Si je retiens cette phrase, la conclusion devrait être la dissolution des partis politiques. N’y avait -il pas certains régimes qui interdisaient les partis politiques, en tout cas autres que celui qui les soutenait ?

      Mais comme cet homme a l’air très instruit et en capacité de tout analyser, qu’il nous explique sa conception sur le rôle historique des partis, sur leur utilité ou pas, et sur ce qui motive des gens à vouloir faire bouger les choses en s’y regroupant.

      Je relève au passage, un petit coup sur le seul PCF qui, d’après l’auteur voudrait retrouver sa virginité ?

      “Il demande un courage personnel et collectif pour nous arracher à nos vieilles illusions, nos vieilles pratiques, rayer d’un trait de plume ce qui a été le berceau de notre formation politique, syndicale et associative.”
      “Le monde a changé, le système a su s’adapter, pas nous, … il est temps de s’y mettre”

      Bref, beaucoup de paroles pour dire quoi ? C’est quoi s’adapter ? Ca veut dire quoi rayer d’un trait de plume... ? On rase tout et ensuite, pas de réponses, en tous cas pas de réponses écrites.

      Curieux pour un homme qui parle de concret.

      Patrick, sidérurgiste

    • Le sarcasme, pas plus que la fidélité aveugle ne sauraient tenir lieu d’analyse politique. Vous voulez en rester à de « vieilles lunes » qui ont maintes fois prouvé leurs insuffisances… Libre à vous bien sur !

      Vous n’arrivez pas à vous détacher de vos rêves de jeunesse qui ont tous échoué et aux plus jeunes à faire preuve d’audace et de lucidité dans la manière de voir l’Histoire et surtout l’avenir. Vous préférez le cocon douillet des certitudes éphémères qui aboutissent à la mortification… qui est une manière pour tout militant de se sentir exister.

      Tous les vieux schémas sont morts : le rôle émancipateur de la classe ouvrière, l’union de la gauche, la construction du socialisme à la mode bolchevick. Pas une, pas une seule expérience « socialiste » n’a réussi au 20e siècle, quelle soit violente ou pacifique, révolutionnaire ou électorale. Toutes ont échoué. Même les « acquis sociaux » chèrement gagnés par nos prédécesseurs sont détruits et sommes incapables de les défendre (voulez vous des exemples ?). Pourquoi ?

      Personne ne pose la question…. Au contraire vous vous précipitez tous pour recommencer les mêmes erreurs.

      Tant que nous n’aurons pas le courage et la lucidité de repenser le politique autrement nous n’avancerons pas.

      Excusez la brutalité de mon propos, mais aujourd’hui il faut que les choses soient dites clairement.

      Patrick MIGNARD

  • Le masque tombe un peu plus avec ce second billet,puisque ce n’est que du passé ouvrier de ses luttes et de ses acquis qu’il faut faire table rase ? c’est une idéologie qui a conduit certains à instaurer les dictatures notamment le fascisme italien et le national socialisme(nazi) en Allemagne .

    Comme je le disais précemment si certains aspects du monde changent,fondamentalemment le mode de production lui est resté le même:l’exploitation capitaliste est bien réelle,bien sur on peut toujours critiquer les expériences de socialisme en URSS ou ailleurs quoique tout ne soit pas négatif,ce qui se passe à Cuba ,au Venézuela et dans d’autre pays ou le role moteur de l’émacipation des peuples fait reculer le Capital organisé et ainsi contribue à l’affaiblir donc à nous aider.

    La révolution ce n’est pas le grand soir,c’est d’abord une accumulation qantitative qui conduit à un bond qualitatif,le dévellopement des luttes actuelles peut conduire à une dynamique de rassemblement pour un véritable changement.

    Roger bretagne

    • Oui, tu as raison, le masque tombe complètement. Tu n’as effectivement rien compris à ce que j’écris et tu l’interprètes selon ce que tu veux bien y voir. Ta leçon de soit disant « socialisme scientifique » qui a fait les heures tragiques du mouvement ouvrier prend aujourd’hui tout son éclat.

      Tu répètes stupidement ce que l’on t’a appris dans les écoles du parti et qui a conduit le mouvement ouvrier au désastre avec le fascisme et à la capitulation comme on le voit aujourd’hui.

      Je ne sais pas si tu es sérieux quand tu parles de recul du capital et des expériences « positives » du socialisme soviétique, mais si tu l’es vraiment tu n’as effectivement rien à espérer de l’avenir.

      Ton « accumulation quantitative » suivie de « bonds qualitatifs » nous a conduit tout simplement au désastre dans lequel on ne sait pas trop comment s’en sortir… Mais il est sur que ce n’est pas en répétant les mêmes erreurs du passé.

      Tu parles du passé ouvrier des luttes… mais qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Qui défend ces acquis ? Quels moyens on se donne ? Des manifs, des pétitions !. Le capitalisme n’en a rien à foutre. Il rigole bien de gens comme toi qui sont bien incapables de proposer une stratégie pour le changement… sinon à répéter les mêmes rengaines.

      Avant de calomnier et de cracher (les vielles habitudes demeurent !) sur celles et ceux qui essaient de repenser la stratégie et de mettre en place autre chose que des manifs « traine savates » essaye au moins de les comprendre et range dans une armoire les vieux manuels politiques que l’on t’a donné dans ta jeunesse,… avec eux il n’y a aucun espoir.

      Patrick MIGNARD

    • Vieux brouet. Lis Marx et pense au réel. Babeuf 42 Cru2007

    • On a compris:Mr Patrick Mignard méprise les manifs(traine savates),les pétitions et aucune n’a été efficace donc il faut s’en passer pour faire quoi ?ça il n’en sait rien.

      Je suis ouvrier et je suis content d’apprendre que toutes les gréves,les pétitions,les manifs de traine savates que j’ai fait n’ont servis à rien,les coups sur la gueule non plus.

      Mais Mr Patrick Mignard des coups sur la gueule il a pas du en prendre beaucoup puique pour lui c’est inutile d’aller dans les manifs de traine savates,de signer des pétitions.

      Eh les gars et les filles,votre pétition sur les enfants de trois ans ça sert à rien,les manifs contre le CPE,la fermetures des usines,les licenciements non plus.

      Bien content de l’apprendre.

      Jean Claude des Landes

    • Allez Patrick te prends pas le tete ...Pour envisager autre chose , une autre societé , d’autres rapports humains il faut avoir de l’IMAGINATION et force est de constater que c’ est quelque chose en voie de disparition ...Faudrait que tous ces bonnes gens lisent le discours sur la servitude volontaire de La Boetie et regardent l’an 01 de Gébé .
      La vie ne devrait etre qu’une longue remise en cause ...En tout cas vu la cata sociale et environnementale ça URGE

      Ni DIEU NI MAITRE

    • Tu ne crois pas aussi bien dire Jean Claude et ta qualité d’ouvrier ne te met certainement pas à l’abri des analyses erronées, l’Histoire a largement démontré que la classe ouvrière, du moins celle qui existait autrefois et qui devait libérer l’Humanité, s’est complètement fourvoyée.

      Oui, toutes les manifs et pétitions ne servent plus à rien car le système n’a plus rien à nous accorder… Il se permet même de reprendre nos acquis. Et tu as la naïveté de croire que les patrons vont arrêter les fermetures d’usine et les licenciement parce que l’on manifeste ? Tu as tord d’être "content de l’apprendre"… ça devrait te faire réfléchir !

      Patrick MIGNARD

    • Celui qui fait table rase de l’histoire des luttes des peuples et en particulier de la classe ouvrière, "sert si bien et si volontiers (le maître, le capital) qu’on dirait qu’il n’a pas perdu sa liberté mais bien plutôt gagner sa servitude."(De la Boétie)

      Le capitalisme se moque du mécontentement ou même de l’opposition de millions de dominés, du moment que ces dominés ne sont pas organisés. Il atteint son objectif quand une partie des dominés passe son temps à détruire,(sans pour autant apporter sa pierre à l’édifice), ce que d’autres dominés ont construit et essayent d’améliorer.
      C’est pourquoi cracher sur les organisations est une posture d’enfant gâté de la démocratie.

      Mimoun Sultan

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