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Actions de soutiens au 400 couverts de Grenoble

Publie le samedi 26 février 2005 par Open-Publishing

Expulsions a coup de matraques en plein hiver , chasse au jeunes et aux pauvres des centres villes les politiques antis sociales des maires ps n’ont rien a envier a celles toutes aussi haineuses des maires u.m.p ou u.d.f

Aussi pour rappeller a ces " élus " " préfets " et autres expulseurs en uniformes ce qu’est de vivre dans les rues en plein hiver nous leur suggérons de se munir de sac a dos et de duvets , et sans leur cartes de crédits ni leurs salaires , de vivre ne serait que trois jours et trois nuits dans les rues on verrait alors comment ils réagiraient

Si ces " politiques" la n’ont aucune humanité et des " décrets " et des " lois sécuritaire " a la place du coeur c’est leur probléme pas le notre , pour des milliers ci ce n’est de millions de jeunes précaire le Squatt est tout simplement un moyen de ne pas crever de froid dans la rue , ou de vivre avec un toit sur la tête dont ils ne pourraient pas payer les loyers vu les hausses prohibitives imposées a paris comme en province par les spéculateurs immobiliers

Avoir un toit sur la tête n’est pas un délit c’est un Droit

Un résumé des actions de soutien aux 400 couvertsvendredi 25 février : diverses actions de soutien à la traverse des 400 couverts visant les mairies socialistes ou les locaux du PS ont eut lieu un peu partout aujourd’hui. Ce squat est menacé d’expulsion par la mairie PS de Grenoble. Les manifestations visaient au maintien des 400 couverts tout autant qu’à dénoncer la politique des mairies socialistes : tonnes d’expulsions de squats (comme hiers, jeudi 24 fév à l’Ekluzerie de Rennes), d’expulsions de sans papierEs, politique sécuritaire, urbanistique et bien d’autres saloperies encore.

+ LES 400 COUVERTS, C’EST QUOI, C’EST QUI ? C’est une petite rue du centre-ville de Grenoble, squattée depuis plus de trois ans, C’est le domicile d’une vingtaine de personnes, une vie collective quotidienne, un lieu public où se déroulent une multitude d’activités à prix libre (débats, concerts, projections, réunions de différents collectifs...), une bibliothèque alternative, un square et un four à pain autoconstruit pour des repas de quartier conviviaux, ainsi que moult expérimentations pratiques plus ou moins réussies (toit végétal, potager, compost, pharmacie des plantes, informatique libre, etc.). Tous ces espaces, ces activités, ces réflexions ont été réalisés avec les moyens du bord, sans subvention et pratiquement sans argent, hors des circuits marchands et institutionnels. La municipalité de Grenoble, propriétaire, veut expulser et raser la traverse des 400 couverts pour y reconstruire une vaste opération immobilière. L’argument principal pour justifier la disparition de ce lieu est la création de 12 logements sociaux. Expulser des gens qui prennent en main leur habitat pour en reloger à peine plus dans des immeubles standardisés, c’est cette logique bureaucratique qui favorise le contrôle social des habitant-e-s, et planifie l’anéantissement systématique des lieux d’invention et de contestation. Dans une ville qui consacre des millions à la construction d’un stade de foot ou d’une maison de la culture élitiste, ce ne sont pas les squateureuses qui empêchent la mairie d’appliquer son programme social. Nous nous battons pour que cet espace de création, de tentatives, de réflexions, de rencontres et de solidarités continue d’exister .

+ GRENOBLE Hier soir,le 24/02/2005 un collectif d’individus armé de colle néoprène , de cure dents et de bombes de peinture a saboté la porte du local du parti socialiste...Normalement le seul moyen de réparer sera d’ouvrir cette entrée au pied de biche...Ca ne vous rappelle rien ? Le PS expulse,expulsons le PS. Un tag leur a été offert généreusement...Le local du PS se trouve 46 rue Mallifaud au premier étage de l’immeuble.Amusez-vous !

Vendredi 25 fev, vers 14h30 des gravats ont été déposés devant la mairie par une cinquantaine de personnes. Deux pancartes ont été plantées en haut du monticule : « ce que la mairie fait de nos maisons » et « ce qu’il faudrait faire des lieux de pouvoir ». Deux banderoles ont également été fixées sur un pont traversant le boulevard, à quelques mètres de la mairie, avec les slogans suivants : « On en a marre, on s’organise. Autonomie ! Squats ! Gratuité ! » et « Qui décide quoi pour qui ? Quoi décide qui pour quoi ? » Alors que les manifestant-es s’apprêtaient à quitter les lieux, ils et elles ont été violemment dispersé-es par une charge de la police effectuée sans sommation. Une dizaine de personnes ont été saisies arbitrairement par les forces de l’ordre, et pour au moins une d’entre elles avec des violences physiques. Elles ont été relâchées après des contrôles d’identité, qui traduisent bien la volonté de fichage systématique des autorités. 30.000 tracts ont été diffusés dans toute la ville, rappelant la situation critique des squats Les 400 couverts, de La Mordue, du Resistor et de La Mèche et de nombreux autres squats grenoblois. Plus d’infos : http://grenoble.indymedia.org

+ PARIS Communiqué : Aujourd’hui, vendredi 25 Février le hall de la mairie PS du 12e arrondissement a été recouvert de gravats en signe de protestation face à la politique d’expulsion des squats menée par la gauche à Paris et dans de nombreuses autres villes.

Vendredi 18 Février, la mairie du 12e après avoir fait violemment expulsé des étudiants et étudiantes qui occupaient depuis une semaine un bâtiment vide au 1, cité Debergue, s’est appliqué à détruire l’escalier et l’intérieur du bâtiment pour empêcher toute éventuelle réoccupation. De quelle politique sociale la gauche parle-t-elle, quand on expulse sans discussion et en plein hiver, en toute illégalité des étudiants sans-logis ? la politique « quartiers verts » dont se flatte la Mairie de Paris, est-ce le rasage de bâtiments vides pour planter des arbres et l’expulsion des sans-logis ? plus d’info : http://paris.indymedia.org

+ BESANCON Des personnes sont entrées dans la mairie (PS) et ont tenté d’interpeller le maire à propos des 400 de Grrrenoble, de la politique sécuritaire appliquée sur cette ville, de la destruction des tentatives de création d’espaces autonomes (expulsions de squats systématiques). Elles ont été arrêtées avant de parvenir au bureaux du maire et après de vives discussions sont redescendues distribuer des tracts avec banderoles et panneaux.

+ QUELQUE PART EN PROVENCE blocage par mail des bureaux de la mairie de Grrrrenoble.

+ SAINT ETIENNE Extrait d’un communiqué : ce vendredi 25 fevrier 2005 nous avons fait subir au parti socialiste de (saint-)etienne un échantillon de ce qu’il inflige à de nombreuses personnes, dans le cadre de l’exercice de son pouvoir au niveau tant local que national. En effet les membres de la permanence stéphanoise du P.S. ont trouvé ce matin leurs locaux (symboliquement) murés, ainsi qu’un permis de démolir sur leur façade. Cet après-midi ils recevaient un avis d’expulsion et quelques coups de téléphone explicatifs du Comité pour l’ Expulsion, la Destruction et le Réenchantement des Espaces Occupés par les Parasites Sociaux et Autres Nuisibles. Plus d’infos : http://lenumerozero.lautre.net

+ DIJON Extrait du communiqué : pour marquer le coup, une banderole géante a été déployée le long d’une façade en chantier, sur un grand échafaudage de la mairie PS de Dijon, : "À Grenoble comme ailleurs, le PS expulse. Soutenons l’espace autogéré des 400 Couverts", le but était aussi de visibiliser le fait que la répression, n’est pas le privilège de la droite. Une quinzaine de personnes était en soutien au pied de l’échafaudage, et dans la cour de la mairie, pour calmer les élu-e-s (le maire et sa cour, le 1° adjoint, très énervés d’être mis face à leurs contradictions...). Après 2h d’exposition sur cette place de la Libération très passante, et la distribution d’un millier de tracts (joint ci-dessous), les occupant-e-s de l’échafaudage sont descendu-e-s avec la banderole, puis les soutiens ont formé une chaîne humaine pour éviter que les flics ne les contrôlent et/ou les embarquent. Les chefs de Dijon s’étaient engagés à contacter la mairie de Grenoble dès notre descente, ce qui fut fait sous nos yeux, et notre communiqué de presse reprenant le tract fut également envoyé à Grenoble depuis la mairie. On nous a aussi promis un rendez-vous téléphonique avec Destot, maire de Grrre, pratiquant à loisir la démocratie "participative" et la répression (On verra ce qu’on en fera). Des individu-e-s en colère, nananère.

hop, une adresse pour quelques photos : http://www.dioxyde.org/statique/400couverts/

Communiqué dans sa totalité : http://grenoble.indymedia.org

+ NANTES Des individues ont déposé du compost et autres poubelles dans l’entrée du local du PS. La mairie étant socialiste, les expulsions se font "pour le bien des squateureuses", sous couvert de salubrité, et bien sûr sans procès, sans délais.

+ THONON LES BAINS Quelques personnes se sont reunies à Thonon-les-bains, Haute-Savoie, pour protester contre les menaces d’expulsion des squats des 400 couverts à Grenoble et faire connaitre leur situation. Un tract a été diffusé, devant une table de presse informative. Illes ont rappelé comment la mairie de grenoble vaut ses collègues de droite en ce qui concerne l’urbanisme (nombreux batiments vides, "beaux" projets urbanistiques s’adressants à l’élite aisée, et développement culturel en faveur de cette même élite, et bien sûr expulsion de squats...)

+ MONTPELLIER Une trentaine de personnes ont investi la Maison de la démocratie. Face à la simple demande d’envoyer un fax à la mairie de Grenoble, il a été répondu : "C’est pas possible. Si tout le monde se met à envoyer des fax et des machins, c’est l’anarchie", "C’est du matériel privé. Ici, ce n’est pas public, c’est un service de la mairie". L’occupation a donc duré jusqu’à ce que les fonctionnaires et élus de ce jouet médiatique qu’est la Maison de la Démocratie acceptent finalement d’envoyer le fax. Pendant ce temps, des employés étaient prêts à utiliser la violence pour empêcher l’entrée dans les bureaux (une porte refermée sur une main). A Montpellier comme à Grenoble, villes socialistes, on n’a pas le droit d’utiliser le matériel public (parce que sinon, c’est l’anarchie). Vive l’anarchie A noter que dans le même temps, trois appartements laissés vides par les bailleurs sociaux étaient ouverts dans la cité du Petit Bard. Contre les listes d’attente pour avoir des HLM, le choix de l’auto-attribution est fait..

+ REIMS Des affiches et des tracts dénonçant les menaces d’expulsion contre les 400 Couverts et d’autres squats ont été collées et distribués dans le quartier de feu La Grosse Caillasse, squat populaire expulsé en 2002.

+ LYON : Après une visite au local du Parti Socialiste à Lyon, un groupe de personnes déguisées en cuisiniers-ères s’est installé place des Terreaux autour d’une grande marmite de « soupe de roses ». Des tracts ont été distribués, fustigeant les politiques socialistes en matière de cogestion de la misère, et revenant sur le cas des 400 couverts et d’autres squats en danger dans l’agglomération lyonnaise. Illes rapellent que dans cette ville, sur 60 squats expulsés en quelques années, 80% sont encore murés, à l’abandon. Le rassemblement a été dispersé par la police, non sans quelques contrôles d’identité.

+ NEUILLY Communiqué : Quelques individus de Neuilly sur Marne, se sont résolus au cours d’un banquet à soutenir le squat des 400 couverts (Grenoble) menacé par la gôche soc. Vite, un verre de plus et les assiettes de la bouffe sont bientôt des supports pour quelques messages bien sentis : "NON", "c’est vous les méchants" et autres "vive les squats". Titubant sous l’effet de quelques verres, ils se dirigent vers l’antenne P.S de Neuilly sur Marne. Bien que fermée, ils décident malgré tout de redécorer la porte et de glisser un tract sous la porte. En traversant la rue, ils atteignent bien vite la mairie et la visitent, agrémentant au passage la porte du conseil municipal d’une affichette. Enfin, la place de la mairie accueille les restes : assiettes, fourchettes, cuillères, couteaux, verres... Le 9-3 soutient les 400

+ MARSEILLE Des individuEs se sont installéEs sur une place du centre ville pour y diffuser des tracts et des brochures

+ RENNES, L’EKLUZERIE ce matin jeudi 24 février, la police, bottée, casquée a mis fin à l’occupation des anciens locaux de la dde (sus renommés l’ékluserie). Dans la foulée, les bulldozers ont commencé leur repas. Les occupants du 81 rue alphonse guérin ont été sorti du lit sans ménagement par les forces de l’ordre établi. Juste le temps de récupérer quelques affaires et la destruction commence. Le temps d’une embrouille avec M6 local et la vingtaine de personnes présentes partent alors bloquer le boulevard sur les quais. Très rapidement, les crs sortent de leur quinze fourgons et les poulets rameutent des paniers à salade. La tension monte et plusieurs personnes se font embarquer. Trois des quatres personnes interpellées ont été relachées dans l’après midi, sans charges retenues contre elles. La dernière, en possession d’un couteau a été placée en garde à vue. Un rassemblement place de la mairie a eu lieu et un grand feu au milieu de cette place si aseptisée d’habitude. La mairie a été investie quelques minutes en signe de protestation. Les affreux en ont profité pour gazer quelques personnes au passage.

...et d’autres choses non encore répertoriées... —Longue vie aux 400 couverts courte vie au ps

Si vous voulez protester contre les expulsions sur Grenoble : Hôtel de Ville 11, boulevard Jean Pain BP 1066 38021 Grenoble Cedex 1 Tél. 04 76 76 36 36 Fax 04 76 76 39 40 email : contact@ville-grenoble.fr

plus d’infos sur des squats en France et à Grenoble :

http://squat.net./fr/index.html

http://grenoble.squat.net/

www.inventati.org/nebuleuse/

infos sur (feu) L’Ekluserie à Rennes :

http://squat.net/fr/news/rennes090602.html

http://squat.net/fr/gallery/Ekluserie/index.html

affaire des Sans-papiers-ères et du PS 93

http://endehors.org/news/7020.shtml