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Agression au couteau d’une militante de l’UNEF Paris 1 : les responsables devront rendre des comptes !

vendredi 18 octobre 2013, par UNEF Paris 1

Jeudi soir, une responsable de la section de l’UNEF Paris 1 a reçu deux coups de couteau au visage et à la gorge devant chez elle. L’UNEF Paris 1 demande des réponses politiques et judiciaires immédiates.

Lundi, une altercation a eu lieu à Tolbiac autour d’un affichage entre la Fédé Paris 1 et l’UNEF Paris 1. Lors de cette altercation, des militants de l’UNEF Paris 1 ont été frappés et victimes d’insultes racistes, sexistes et homophobes. Des plaintes ont été déposées à ce sujet. Lors de cette altercation, des barres de fer ont été trouvées par des militants de l’UNEF, qui les ont remises à la sécurité du centre universitaire.

Cet évènement a été instrumentalisé par des membres de la Fédé Paris 1 et de l’UNI-Met Paris 1 qui en ont diffusé une vidéo diffamatoire. Une nouvelle plainte a été déposée. Cette diffusion, exclusivement relayée par des sites d’extrême droite, a été l’occasion d’appels au viol, à la violence et au meurtre des militants de l’UNEF. Pendant les jours qui ont suivi, les menaces se sont faites de plus en plus fortes, avec la communication de coordonnées de militants de l’UNEF Paris 1 et des appels anonymes de menaces.

C’est dans ce contexte qu’une responsable de l’UNEF Paris 1 a été agressée au couteau devant chez elle. L’individu a clairement fait référence à son engagement syndical avant de porter les coups de couteau à son visage et à sa gorge. Elle a été hospitalisé, ses jours ne sont pas en danger.

L’UNEF ne tolèrera pas que cet acte reste impuni.

Cette agression est un acte politique qui vise à faire taire des militants syndicaux pour le simple motif de leur engagement. Nous refusons de nous laisser intimider et demandons que cette affaire trouve une issue. L’UNEF Paris 1 demande :

- Que l’université s’exprime pour condamner les violences à l’encontre des militants syndicaux

- Qu’une enquête disciplinaire confonde les auteurs de menaces et permette d’identifier les responsables « associatifs et apolitiques » à l’origine de diffusion de la vidéo diffamatoire ayant entraîné ce climat et cette agression

- Si une organisation devait être reconnue comme responsable et donc complice, nous demanderons sa dissolution ainsi que l’exclusion des étudiants concernés

L’UNEF ne laissera pas un climat de peur s’instaurer dans les universités. En aucun cas la violence et la peur, que des militants cherchent à diffuser dans les universités, ne doivent remettre en cause les libertés syndicales des étudiants. L’UNEF exige nationalement :

- Que la Ministre de l’Enseignement Supérieur condamne fermement cette agression et prenne les dispositions pour que la sécurité des militants syndicalistes soit assurée dans tous les établissements d’enseignements supérieurs.

- Un renforcement de la surveillance des réseaux d’extrême droite et la fermeture de sites internet relayant des appels à la violence.