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Alexis Tsipras Lettre ouverte au peuple Allemand

lundi 2 février 2015 , par LeChatNoir - Contacter l'auteur - 25 coms

http://www.24hgold.com/francais/act...

Alexis Tsipras, a envoyé ce courrier au journal Allemand Handelsblatt a destination du peuple allemand

« Chers lecteurs de Handelsblatt,

Je sais d’avance que la plupart d’entre vous ont probablement une opinion déjà formée sur le contenu de cette lettre. Je vous invite, cependant, à la lire sans préjugés. Les préjugés n’ont jamais été un bon conseiller, et encore moins à un moment où la crise économique les renforce, en entretenant l’intolérance, le nationalisme, l’obscurantisme, et même la violence.

Avec cette lettre ouverte, je souhaite vous exposer un récit différent de celui qui vous a été fait au sujet de la Grèce depuis 2010. Et je tiens aussi et surtout à exposer avec franchise les projets et les objectifs de SYRIZA, si le 26 Janvier par le choix des électeurs devient le nouveau gouvernement grec.

En 2010, l’État grec a cessé d’être en mesure de servir sa dette. Malheureusement, les dirigeants européens ont décidé de faire croire que ce problème pourrait être surmonté par l’octroi du plus grand prêt jamais consenti à un état, sous condition que certaines mesures budgétaires seraient appliquées, alors que celles ci, manifestement, ne pouvaient que diminuer le revenu national destiné au remboursement des nouveaux et anciens prêts. Un problème de faillite a été donc traité comme s’ il s’ agissait d’un problème de liquidité. En d’autres termes, l’attitude adoptée, était celle du mauvais banquier qui, au lieu d’admettre que le prêt accordé à la société en faillite a « sauté », il lui accorde des prêts supplémentaires, prétextant que les anciennes dettes restent servies et prolonge ainsi la faillite à perpétuité.

Il s’agissait pourtant d’ une question de bon sens de voir que l’application de la doctrine « extend and pretend » [étendre les maturités de la dette et prétendre que payer les intérêts ne pose aucun problème] dans le cas de mon pays aboutirait à une tragédie. Qu’au lieu de stabiliser la Grèce, l’application de ce dogme installerait une crise auto-alimentée qui sape les fondations de l’UE.

Notre parti, et moi-même, nous nous sommes opposés à l’accord de prêt de mai 2010, non pas parce que l’Allemagne et nos autres partenaires ne nous ont pas donné assez d’argent, mais parce que vous nous avez donné beaucoup plus d’argent que ce qu’il fallait et que nous pouvions accepter. De l’argent qui par ailleurs ne pouvait ni aider le peuple grec puisqu’il disparaissait aussitôt dans le trou noir du service de la dette ni arrêter l’alourdissement continu de celle-ci, obligeant de la sorte nos partenaires prolonger ce fardeau à perpétuité aux frais des citoyens.

Et cette vérité était bien connue par les gouvernants allemands, mais ils n’ont jamais voulu vous la dévoiler.

Et en effet, et avant même que la première année ne se soit écoulée et depuis 2011, nos prévisions ont été vérifiées. L’enchaînement des nouveaux prêts aux réductions drastiques des dépenses a non seulement échoué à dompter la dette, mais il a par surcroît puni les citoyens les plus faibles, en transformant les citoyens ordinaires qui avaient un emploi et un toit à des chômeurs sans-abri qui ont tout perdu, de plus, leur dignité.

L’effondrement des revenus a conduit à la faillite de milliers d’entreprises, augmentant ainsi le pouvoir oligopolistique des entreprises qui ont survécu. De ce fait, les prix diminuaient moins que les revenus tandis que les dettes, publiques et privées, ne cessaient de s’alourdir. Dans ce contexte, où le déficit d’espoir a dépassé tous les autres déficits « l’œuf du serpent » n’a pas mis longtemps pour éclore – et les néo-nazis ont commencé à patrouiller les quartiers en semant la haine.

Malgré son échec manifeste, la logique de « extend and pretend » continue à s’appliquer systématiquement encore aujourd’hui. Le deuxième accord de prêt de 2012, a ajouté une charge supplémentaire sur les épaules affaiblies de l’état grec, en réduisant les fonds de pension, en donnant un nouvel élan à la récession, en finançant aussi une nouvelle kleptocratie avec l’argent de nos partenaires.

Des commentateurs sérieux ont parlé récemment de stabilité et même de croissance à propos de mon pays pour « prouver » que les politiques appliquées ont été efficaces. Aucune analyse sérieuse ne soutient cette « réalité » virtuelle. L’ augmentation récente de 0,7% du revenu national réel ne marque pas la fin de la récession mais sa poursuite, puisqu’elle a été réalisée dans une période d’inflation de 1,8%, ce qui signifie que (en euros) le revenu national a continué de baisser. Simplement, il diminue moins que la moyenne des prix – tandis que les dettes augmentent.

Cet effort de mobilisation des « statistiques grecques », pour démontrer que l’application de la politique de la troïka est efficace en Grèce, est outrageant pour tous les européens qui ont enfin le droit de connaître la vérité.

Et la vérité est que la dette publique grecque ne peut pas être honorée tant que l’économie sociale grecque se trouve en situation de simulation de noyade budgétaire (fiscal waterboarding) .

En outre, persévérer dans ces politiques misanthropes et sans issue, dans le refus de reconnaître une simple question d’arithmétique, coûte au contribuable allemand et condamne en même temps un peuple fier à l’indignité. Et le pire : de cet fait, les Grecs se retournent contre les Allemands, les Allemands contre les Grecs, et l’idée d’une Europe Unie Démocratique est offensée cruellement.

L’Allemagne, et plus particulièrement le contribuable allemand qui travaille dur n’a rien à craindre d’un gouvernement SYRIZA. Au contraire. Notre objectif n’est pas d’entrer en conflit avec nos partenaires. Notre objectif n’est pas d’obtenir des prêts supplémentaires ou un blanc-seing pour de nouveaux déficits. Notre objectif est la stabilité économique, des budgets primaires équilibrés et, bien sûr, la cessation des saignées fiscales opérées sur les contribuables depuis quatre ans par un accord de prêt inadéquat aussi bien pour la Grèce que pour l’Allemagne. Nous exigerons la fin de l’application du dogme « extend and pretend » non pas contre le peuple allemand, mais pour le bénéfice de nous tous.

Je sais, chers lecteurs, que derrière les demandes d’une « stricte application des accords » se cache la peur que « si nous laissons les Grecs de faire ce qu’ils veulent, ils vont refaire le même coup ». Je comprends cette inquiétude. Mais ce n’était pas SYRIZA qui a érigé en institutions dans mon pays la collusion des intérêts privés et la kleptocratie qui feignent de se soucier de l’observation « des accords » et des réformes puisque celles ci ne les affectent pas, comme le démontrent les quatre dernières années des réformes engagées par le gouvernement Samaras sous la direction de la troïka. Nous, nous sommes prêts à entrer en conflit avec ce système afin de promouvoir des réformes radicales au niveau du fonctionnement de l’état, en établissant la transparence de l’administration publique, la méritocratie, la justice fiscale, la lutte contre le blanchissement d’argent. Ce sont ces réformes que nous soumettons à l’appréciation des nos citoyens aux prochaines élections.

Notre objectif est la mise en place d’ un New Deal pour l’ensemble de la zone euro qui permettra aux grecs comme à l’ensemble des peuples européens de respirer, de créer, de vivre avec dignité. Avec une dette publique socialement viable. Avec une croissance qui est stimulée par des investissements publics financés – seul moyen de sortir de la crise – et non pas par la recette échouée de l’austérité qui ne fait que recycler la récession. En renforçant la cohésion sociale, la Solidarité et la Démocratie.

Le 25 Janvier en Grèce, une nouvelle opportunité surgit pour l’Europe. Ne ratons pas cette chance »

(Traduction:Vassiliki Papadaki)

Mots clés : Europe / Gouvernements /

Messages

  • C’est clairement un choix de ne pas s’adresser particulièrement "aux travailleurs", aux exploités, aux victimes du capitalisme et de sa crise. ce mot "peuple" est bien commode pour masquer les antagonismes de classe et ne pas en appeler à la mobilisation du monde du travail contre les banquiers et les capitalistes qui ruinent la société et pillent les richesses produites..
    Le "peuple" allemand n’existe pas plus que le "peuple" grec et le peuple français : exploiteurs irresponsables d’un côté, exploités et victimes de l’autre, c’est là que doit passer la vraie frontière. Mais ce n’est pas ce que pense et dit Syriza.

    • on peut regretter aussi le refus du paiement de la dette,même pas pour une partie.
      Le refus aussi de parler des expropriations de banques et assurances véritables maffias racketteuses des travailleurs via la "dette" organisée .
      Syriza refuse de parler classe et luttes de classes,c ’est une erreur ,cela aurait été le point de vue des prolétaires grecs parlant aux prolétaires allemands.
      Syriza pense peut être faire preuve de pédagogie mais en refusant le discours lutte de classe,c’est rester dans une fiction:améliorer le sort des travailleurs sans toucher aux profits.

    • avant de s’insurger, laissons lui au moins quelques semaines , ensuite , et seulement ensuite nous pourrons alors critiquer ou pas !!!!

    • je ne m’insurge pas je pense que zyriza n’ a pas de leçon à recevoir,cela n’empeche pas une reflexion...

    • je pense que zyriza n’ a pas de leçon à recevoir

      Et surtout pas celles que vous donnez ?

    • Si les grecs avaient voulus de ce que tu dit ils auraient voté le KKE

      Le probleme c est que tu fantasme sur des choses dont ils n a jamais parlé ni promis

      le jour ou les grecs voudront faire la lutte des classe il voteront KKE et il la feront, le reste laisse le faire ce qu il a promis c est ce que les grecs veulent, le reste c est du blabla

    • en ce qui me concerne je ne donne pas de leçon , je constate des faits :

      ce soir au grand journal de CANAL plus ; était invité le banquier PIGASSE de la banque LAZARD qui est devenu le conseiller de TSIPRAS pour négocier le paiement de la dette , ce même PIGASSE avait déja conseillé le gouvernement précédent et avait au passage fait empocher à sa banque 700 MILLIONS D EUROS pour avoir réussi à faire baisser partiellement la dette privée ...

      on m’excusera donc de m interroger sur l’ entourage de TSIPRAS ET DE SYRIZA : après une alliance de gouvernement avec un parti d ’extrême droite , la nomination de ministres ex ministres de PAPANDREOU et de SAMARAS , voila qu’arrivent les banquiers , et tout ce beau monde est censé mener un combat sans merci contre l’austérité ...

      S’ils réussissent je prends ma carte au FDG , qui lui ne fréquente que le PS ...

      QUOI ? le PS fréquente aussi des banquiers et des politiciens de droite ...à qui se fier ? IL NE ME RESTE PLUS QU RESTER COMMUNISTE ...

    • Ah bon l extreme droite ? ils sont alliés avec aube dorée ? j avais cru que c etait des souverainiste (j aurais pas du jettr la tv) le meme genre que de gaulle tu sais celui qui avec le CNR ont faits passés quelques lois dans le temps, enfin laisse faire c etait surement pas important, surement des vendus

      Sinon Melanchon ca se passe bien dans sa loge ? ca prepare la revolution ?

    • Pour l’instant Syriza et le gouvernement grecque Font ce qu’ils ont dit .....

      Ils ne se paient pas de mots eux
      ils agissent et font ce pkoi ils ont été élus il y a 10 jours .....

      Arrêt des privatisations
      Augmentation du SMIC de 200 euros
      Mise en place de la sécurité énergétique et alimentaire pour les plus pauvres
      Dit merde a la Troïka

      En 10 jours c’est pas mal ....

      A suivre donc ....
      Avant de cracher sur ceux qui respectent les électeurs qui les ont portés au pouvoir 2 doigt d’objectivité et de bon sens serait nécessaire .

      Ni aveuglement ni suivisme béa juste regarder les faits les actes le programme de syriza et ce qu’ils font ...

      Je constate que les plus "révolutionnaire" que moi tu meurs emboîtent le pas ,la phraséologie et récitent la même chanson, que les plumitifs du MEDEF a propos de la grèce ...
      Haro sur Syrisa c’est le crédo de tous ces gens .......
      surtout que rien ne change c’est le fond de leur stratégie a cette troika de la pensée medefienne

      Au fait le CNR ses avancées ses acquis sociaux n’etait il pas une construction pluriel allant du PCF a la droite(avec d’ex royaliste)

      Donc pas de leçon la n’ont plus a Syriza tant qu’ils oeuvrent a créer le rapport de force dans l’intérêt des salariés du peuple et de la nation grecque

    • IL NE ME RESTE PLUS QU RESTER COMMUNISTE ...

      On a pas d’autres choix, mon amigo.

    • LE CHAT NOIR , j ai écrit d’extrême droite ; PAS fasciste comme AUBE DOREE , en effet ce parti est d ’extrême droite : il est contre le divorce , l’avortement est proche des milieux les plus conservateurs de l ’église ortodoxe et refuse que celle ci- plus grand propriétaire terrien et exploiteur des ouvriers agricoles paient des impots ...

      Tu évoques avec juste raison le CNR mais n ’est ce pas justement les composantes de droite et d ’extrême droite ( GEORGES BIDAULT futur OAS ) qui ont empêcher le CNR d aller plus loin dans les réformes puis provoqué le départ des communistes du gouvernement ?

      Il faut certes soutenir SYRIZA mais celà doit il nous conduire à fermer les yeux et la bouche ? tu m’excuseras mais je suis extrèmement méfiant sur la présence de banquier qui conseillaient l’ ancien gouvernement auprès de TSIPRAS , peux tu me donner des motifs de me rassurer ?

    • Juger les actes de syriza pas des peut être ou des il parait que

      Pour l’instant c’est un sans faute

      Donc je répète ni illusion ni béatification juger syriza sur le réel de ses actes pas sur des impressions

    • oui reste communiste mais en dehors du PCF si tu veux rester coherent

    • salut richard merci pour tes precisions si tu pouvais me laisser tes sources concernant l avortement je suis preneur j ai du mal a trouver , sauf un de leur deputé a qui il a ete offert 3 millions d euro pour se rallié aux europeistes etc.. donc je te remercie si tu des éléments car les miens indiquent que c est plutot du genre debout la republique que la vrai doctrine d extreme droite

      bref

      Pour le reste ce qui m enerve si tu veux, c est que beaucoup ici explique qu il ne mettra pas fin au capitalisme, qu il ne fera pas la revolution etc etc ALORS QU IL N A JAMAIS ETE QUESTION DE CELA

      Donc oui pour le moment il fait ce pourquoi il a été élu c est tout ce que les grecs lui demande

      Le jour ou le KKE prendra le pouvoir là il devrait faire ce que beaucoup reves, alors oui SYRIZA ne pronne pas la revolution proletarienne,la lutte des classes et la fin du capitalisme si c est ca que vous voulez entendre mais encore une fois il n en n’a jamais ete question

    • Et puis les communistes chez nous ont bien soutenues la candidature d hollande meme la CGT

      On peut bien attendre (un peu )avant de dire que tsipras ne tiendra pas ses promesses ? nan ?

    • CHAT NOIR , pour ma part je suis cohérent après 18 ans d’appartenance au PCF je l ai quitté dans les années 1985 ...

      D’ accord avec toi pour dire que ZYRIZA n a pas promis la révolution ni l’ appropriation collective des moyens de production , je ne lui demande donc pas de faire ce qu’il n a pas promis , mais je doute fort que son programme qui justement s inscrit dans le respect des institutions européennes puisse mettre fin à l’ austérité , cela me rappelle trop les arguments de ceux qui nous critiquaient lorsque nous appellions à l abstention lors de la présidentielle en FRANCE , non seulement HOLLANDE ne proposait pas la révolution mais par la suite il n a même pas tenu ses promesses à l’eau de rose .

      je ne dis pas que TSIPRAS ET SYRIZA feront la même chose que HOLLANDE et le PS mais étant communiste je crois que face à la crise systémique du capitalisme , la réponse de TSIPRAS essentiellement sociale démocrate écarte la seule possibilté de s ’en sortir : celle du changement de système ...et de mon point de vue , ceux qui nous disent , il faut lui laisser le temps , il vient juste d ’être élu , s ’inscrivent également dans cette stratègie qui consiste à faire croire que des réformes structurelles peuvent changer durablement le donne , que le capitalisme peut céder une partie de son pouvoir économique ,qu’il ya encore du grain à redistribuer .... la chute risque d ’être très brutale à moins que face aux réalités et à l’intransigence du capitalisme , SYRIZA se tourne vers le peuple , je devrais dire les peuples pour avec l aide des masses imposer une véritable rupture avec le système qui écrase tous les européens .

    • CHAT NOIR j ai oublié de répondre à ta question sur l’ avortement ; ce parti d ’extrême droite est le bras politique de l’ église orthodoxe et soutient toutes ses positions , or l’église orthodoxe est farouchement hostile à l’ avortement et a organisé des manifestations avec l’aide et la participation de ce parti , sa présence dans un gouvernement progressiste est donc plus que discutable même si cela répond à une "obligation tactique" .

    • a réponse de TSIPRAS essentiellement sociale démocrate écarte la seule possibilté de s ’en sortir : celle du changement de système ...et de mon point de vue , ceux qui nous disent , il faut lui laisser le temps , il vient juste d ’être élu , s ’inscrivent également dans cette stratègie qui consiste à faire croire que des réformes structurelles peuvent changer durablement le donne

      lui laissez du temps pour faire des choses qu ils n’a jamais promis ?
      Certain prennent leurs reves pour une realité

      Des le depart il a ete clair IL EST DANS LE SYSTEME et negociera le poid des chaines, donc rien a attendre de ce coté là

      Ce que les gens ont demandé et ce qu il a promis c est augmenter les bas salaire gelé les loi d expulsion pour ceux qui ne peuvent pas payer, arreter les nationnalisation imposé par la troika et RENEGOCIER la dette tout autre interpretation releve du fantasme

      Les grecs ont eu la possibilité de voter pour un partie qui veux sortir de l euro et faire ce qu on a cité plu haut, mais ce n est pas la voie qu ils ont choisits, ils ont decidé de negocier leur sort pas de se revolter

      Respectons cela

      Conclusion qu il fasse ce pourquoi il a ete elu point (ca changerait de d habitude)

    • je voulais un genre de programme ou de declartion, tu vois ce que je veux dire ? un truc sur quoi m appuyer pour soutenir ce que tu dit.

      Je trouvais juste que c etait carricatural de les traiter d extreme droite, dire droite souvaireniste me parait en dire assez long

      Pour ce qui est de la decision politique c est clair que ca nous choc vu d ici, mais pour avoir un ami correspondant grec depuis longtemps je sais que pour une partie du peuple de gauche grec, tsipras apparaissait comme le meilleur compromis et peu importe ce qu il se passe en coulisse ils vuelent juste qqun qui tient leur promesse

      d aillers tu as vu qu il n y a pas eu de manif du peuple de gauche qui se serait senti trahi par cette alliance, je pense que quand ta faim, froid et pas d avenir tu devient pragmatique

      mais ca reste ue mon avis, c est pas la peine de s enerver on peut exprimer son point de vue tranquillement

    • Le probleme c est que tu fantasme sur des choses dont ils n a jamais parlé ni promis

      Oui.

      le jour ou les grecs voudront faire la lutte des classe il voteront KKE

      Ou pour l’extrême-gauche anticapitaliste (Antarsya, je crois), version non stalinienne du communisme (parce que le KKE, c’est pas de la tarte).

      Une bonne partie des Grecs voulait la fin de l’austérité catastrophique, de l’aliénation/humiliation par l’UE, ils ont voté Syriza. Mais il n’y a pas 36% des Grecs qui veulent la révolution.
      Et de toute façon une révolution ne se fait pas dans les urnes.

      Si Syriza fait une politique réformiste en rupture avec le libéralisme dominant, ce sera déjà un pas positif.
      Pour le reste, c’est aux travailleurs grecs de faire leur "boulot" dans la LDC.

    • Je suis plutôt d’accord avec le fond de ton message.

      Mais cet argument me semble irrecevable :

      et récitent la même chanson, que les plumitifs du MEDEF a propos de la grèce ...
      Haro sur Syrisa c’est le crédo de tous ces gens

      Les libéraux, le Medef, la droite tapent sur Hollande, donc si on critique Hollande on est dans le camp du Medef ? Donc il ne faut pas taper sur Hollande ?

      Argument insupportable.

    • La question est donc , est ce possible d’ augmenter les salaires , les retraites etc ... à l ’intérieur du sytème ; d’ une UE qui applique les décisons du FMI de la BCE aux ordres d’un capitalisme en crise systémique qui ne peut plus redistribuer sauf à programmer sa mort ?

      POUR MOI LA REPONSE EST NON , TSIPRAS n’ a pas d’autre choix que de se soumettre ou d enclencher la lutte contre le système , pour cela il aura besoin de l appui du peuple grec et des autres peuples d ’europe , mais le veut-il et est ce possible ? personne n a la réponse mais les batailles ne sont perdues que si on ne les engagent pas , et le moment me semble favorable pour le faire avec ce qui se passe également en ESPAGNE , au PORTUGAL en ITALIE et même en FRANCE ou il l absenteisme électoral démontre un ras le bol généralisé et un grand sentiment de révolte qui ne demande qu’à se concrétiser .

      SYRIZA va subir des pressions énormes pour rentrer dans le rang , à lui de tenir bon avec l aide que l on pourra lui apporter et d’ avoir le courage de rompre avec le système sinon ses promesses toutes modérées qu’elles soient seront repoussées aux calendes ...GRECQUES .

    • Enfin un discours posé, sans animosité, qui ne traite pas de collabo celui qui n est pas d’accord avec lui

      Ca change merci

    • oui reste communiste mais en dehors du PCF si tu veux rester cohérent}

      Pour mois quant je dis, je suis communiste ça sous entend "pas au PCF.

      Après dix ans au PC je l’ai quitté fin 1981 quand Mitterant ,après l’attentat du DRAKARS au Liban a envoye l’aviation bombarder BALBEK EN RETORTION ,SANS QUE LES MINISTRES PCF n’y trouvent rien a redire.

    • ""Le probleme c est que tu fantasme sur des choses dont ils n a jamais parlé ni promis""
      je ne fantasme pas,je rappelle les "manques "dans le programme de Syriza.

      ou bien les mesures sociales seront financées par la renegociation de la dette,ou bien cela ne suffira pas.
      alors syriza devra envisager une radicalisation et une attaque contre le kapital,en s’appuyant sur les masses et en cherchant leur soutient.
      ,et je pense que la seule rénégociation (si l’ue le veut !!) ne suffira pas.
      est ce que syriza ira plus loin dans l’attaque contre le kapital avec des mesures d’expropriation ? c ’est cela l’attente sur une radicalité supérieure par rapport à son programme actuel.

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