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Aprés la dilution, la disparition.

samedi 12 avril 2008 - Contacter l'auteur - 12 coms

de Bernard LAMIRAND

Le processus de la disparition du parti communiste italien (PCI), le plus puissant en Europe occidentale après la libération, arrive à son terme.
Expérience concrète de ce qui nous arrivera si les liquidateurs du PCF l’emportent au congrès de la fin d’année.

L’Italie est un cas d’école très intéressant.

Le parti communiste italien a éclaté au moment où il y avait une brèche ouverte par la fin de la période sociale démocrate et de la démocratie chrétienne complètement pourrie par la corruption.

Des communistes italiens, déjà très engagés dans l’acceptation de l’Europe libérale, y trouvaient leurs pitances en créant un nouveau parti social démocrate et se proposèrent de gouverner avec la droite italienne centriste.

Des communistes attachés à leur valeur créèrent le parti de la refondation communiste.

Le PCI disparaissait.

Et bien c’est fini : la refondation communiste est entrain de se transformer en une nouvelle organisation appelé « Arc en Ciel » et leur leader, Fausto Bertinotti, poussant à cette nouvelle fusion organique avec une tripotée d’organisations associatives et verts et avec des citoyens non adhérents à des partis politiques, a décidé de faire disparaître à tout jamais l’idée d’un parti communiste dans ce pays.

Pourquoi cette nouvelle organisation ?

Tout simplement pour peser et avoir encore une petite place chez l’ancien « Coco » Veltroni (1) si celui-ci dans sa quête de pouvoir avec les centristes bat Berlusconi.

Bertinotti a déjà fait le coup avec Prodi et son gouvernement de gauche et centriste dont les italiens se demande encore aujourd’hui quelle différence, à part quelques nuances, il y avait avec toutes les politiques de droite précédentes dans ce pays.

La casse des retraites italiennes est là pour le prouver.

Bertinotti vient donc d’avaler son bulletin de naissance pour un futur plat de lentilles (pas sûr d’ailleurs) et ne vient-il pas de dire à la question posée de l’avenir du communisme dans son pays, je le cite : « le communisme restera comme tendance culturelle, de la même manière que le féminisme et l’écologisme ».

Voilà où peut nous amener les digressions actuelles de certains membres de notre direction nationale préconisant la disparition du PCF pour le remplacer par une force communiste.

Cette expérience italienne est à coupler avec celle de Die linke en Allemagne, et un des anciens communistes de l’Allemagne de l’Est, Grégor Gysi, vient à dire que la nouvelle organisation n’a plus rien à voir avec le communisme.

Encore un, ayant sali l’idée du communisme dans son pays, qui rejoint le peloton des repentis pour la gamelle et les fastes du pouvoir.
Et dire que nous avons des adeptes chez nous de ces nouveaux modèles pour une gauche dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas du tout l’envie de transformer la société.

Un bon conseil, si vous entendez parler pour qualifier cette nouvelle organisation de noms empruntés à la flore (Olivier, marguerite), où encore « arc en ciel »l méfiez vous, demain vous pourriez vous trouver embringuer dans des politiques de droite sous couvert de ces appellations ou encore du mot gauche qui ne voudra plus dire grand-chose alors.
Il n’est pas trop tard pour éviter que le processus italien nous dilue à notre tour.

Bernard LAMIRAND Communiste PCF http://ber60.over-blog.com/

(1) La carrière politique de Walter Veltroni a commencé dès l’adolescence. Membre de la fédération de la jeunesse du parti communiste italien (FGCI), il est repéré très tôt pour ses qualités d’orateur. En 1975, il devient secrétaire provincial du FGCI, puis responsable de la propagande de la commission et de l’information dans la fédération romaine du parti communiste (PCI). A l’âge de 32 ans, il rejoint le secrétariat national du parti. Il soutient Achille Occhetto dans la fondation du nouveau PDS, le parti démocrate de la gauche, pour lequel il devient responsable de la communication. En 1996, aux côtés de Romano Prodi, il fonde l’Ulivo - le pôle de l’Olivier - la coalition centre-gauche qui arrive au pouvoir la même année.

Mots clés : Dazibao / Italie / Partis politiques / PRC - Parti de la Refondation Communiste /

Messages

  • Le processus qui a conduit le PCI, puis une partie des courants qui s’en sont détachés, au soutien au libéralisme économique et l’acceptation du cadre du capitalisme ne se résume pas à la contamination par alliance avec des partis de droite, comme les descendants de la DC ou du PSI.

    Le PCI fut une organisation sur-puissante, administrant des régions (avec de bons résultats économiques dans le cadre du système), le gout du calice et son contenu construisit ses habitudes de gestion capitaliste, d’appareil, à un point que ne connut jamais le PCF en France.

    Une immense hiérarchie fut construire, avec des pieds ancrés dans la classe ouvrière et une tête, en tête à tête avec la bourgeoisie italienne.

    Il organisait la classe ouvrière, il était partie prenante du deal entre capital et travail, se servant des rapports de force du mouvement social pour améliorer ses positions dans le système, mais menant bataille rude et rusée pour éviter que les batailles de la classe ouvrière ne dérivent vers une bataille pour le pouvoir.

    Le changement de période (le capital veut tout reprendre) rend difficile la survie d’un tel parti, qu’importe son nom. Il le met sur une trajectoire tendue vers un parti de droite classique, et non plus un parti organisant la classe ouvrière . La bourgeoisie a vidé le bocal, enlevé le grain à moudre permettant à un appareil pléthorique de survivre. En demandant sur une longue période au PCI et ses successeurs de faire le sale boulot contre les travailleurs et les déshérités, pour l’Europe du capital, pour les guerres impériales, la bourgeoisie a liquider la nature du PCI.

    Ce n’est pas l’alliance qui a fait dériver le PCI mais ce qu’il était. Et sa mort comme parti social-démocrate (ce qu’était de fait le PCI à sa plus belle période) vint de sa nature et de sa ligne.

    L’histoire se renouvelle sans cesse avec de mêmes résultats.

    Reste à reconstruire (en sachant que le nom et le drapeau n’ont finalement été de peu d’utilité pour ne pas dériver vers la droite).

    • Très intéressante est l’analyse de Copas !

      Il nous faut savoir critiquer notre propre pensée en faisant sortir le vrai des apparences et des "noms glorieux et trompeurs" !

    • Elections en Italie, les 13 et 14 avril. La « gauche arc-en-ciel », privée de la couleur rouge, peu à même de contrer le bipartisme

      - http://vivelepcf.over-blog.fr/artic...

      Voir aussi Italie : effacement de toute référence communiste aux élections ! Les communistes réagissent !
      - http://vivelepcf.over-blog.fr/artic...

      Veltrusconi. Le néologisme, fusion des noms des leaders des deux partis principaux Walter Veltroni et Sylvio Berlusconi, est entré dans la langue courante de la campagne électorale italienne. Les similitudes dans les programmes sont tellement flagrantes. Veltroni est à la tête du nouveau Parti démocrate (PD) qui associe des communistes repentis comme lui-même (depuis longtemps), les ex « démocrates de gauche » et des politiciens issus de la Démocratie chrétienne. Il prétend incarner la rupture avec le gouvernement Prodi dont il était pourtant l’un des soutiens principaux. Son parti de « centre-gauche » présentent des cadres du patronat comme candidats, propose des baisses d’impôts pour les entreprises et les classes aisées, s’inscrit totalement dans les orientations « libérales » du nouveau traité de l’UE. Effectivement, tout cela fait peu de différences avec le programme de Berlusconi qui a gommé, dans la coalition qu’il dirige « peuple de la liberté » une partie des positions identitaires de ses alliés fascistes (soi-disant repentis).

      Face à cette alternative bipolaire sans alternative politique, dans un pays imprégné par l’héritage, même contradictoire, de feu le PCI, on pourrait attendre l’expression d’un point de vue communiste fort à l’occasion de ces élections. Ce n’est pas le choix fait par le principal parti dont le nom fait encore référence au communisme « Refondation communiste » (PRC) et par ses dirigeants dont Fausto Bertinotti. Les élections anticipées sont l’occasion pour eux de précipiter la recomposition politique, à gauche du PD, à laquelle ils travaillent depuis plusieurs années. Les candidats, membres du PRC, se présentent dans le cadre de la « gauche arc-en-ciel ». La gauche « arc-en-ciel » réunit des candidats issus de quatre formations politiques : le PRC, le Parti des communistes italien (PdCI), les Verts et le courant des Démocrates de gauche qui a refusé de participer à la création du PD. L’Arc-en-ciel n’est pas conçu comme une coalition électorale de circonstance mais comme une formation politique destinée à se structurer dans la durée.

      Cette démarche se situe entre rupture et continuité.

      Rupture de plus en plus affirmée avec l’héritage, l’identité et les positions communistes. Pour la 1ère fois depuis 1945, il n’y aura pas de bulletin de vote portant la faucille et le marteau (sauf du côté des gauchistes qui ont vu l’opportunité). Les communistes du PRC, proches de la motion et de la revue « L’Ernesto », y compris les élus sortants, qui s’opposent à l’abandon de l’identité communiste et ont critiqué ces dernières années la participation au gouvernement Prodi, ont été écartés des listes. C’est un arc-en-ciel sans la couleur rouge !

      La continuité, du moins l’absence de rupture, s’observe par rapport à la mandature précédente marquée par le soutien et la participation des quatre composantes au gouvernement de « centre-gauche », conduit par l’ancien président de la Commission européenne, issu de la droite, Romano Prodi. Bertinotti est devenu lui-même président de la chambre au bénéfice de cette alliance. Ce soutien actif a amener à cautionner des régressions sociales historiques comme la remise en cause du système de retraite à l’été dernier ou encore l’alignement sur les USA en Afghanistan ou sur la question de l’extension de la base militaire de Vicenze. Les dirigeants du PRC assument ce soutien « loyal » jusqu’au bout. La coalition a en effet été renversée par des parlementaires du centre, sans doute soucieux de passer à nouvelle étape de l’alternance.

      Bertinotti estime publiquement que Veltroni va perdre les élections, ce qui permet d’évacuer la question d’une nouvelle participation à un gouvernement dominé par le PD (avec lequel le PRC est lié dans de multiple localités) qui continuerait de gérer loyalement et même avec zèle les intérêts de Cofindustria, le Medef italien. La crédibilité des positionnements de la « gauche arc-en-ciel » sur les problématiques sociales est pourtant conditionnée à cette stratégie et à des choix théoriques fondamentaux.

      La « gauche arc-en-ciel » se situe dans un schéma proche de la Linke allemande et des ambitions de certains dirigeants du PCF, un schéma coordonné par le Parti de la gauche européenne PGE, dont Bertinotti a été le 1er président. Dans chaque contexte national, l’objectif à demi affiché est de capter l’héritage des partis communistes de classe et de masse et le diriger vers de nouvelles formations, tournant le dos à l’identité communiste, alliant une partie des socio-démocrates, ouvertement réformistes, favorables à l’intégration dans l’UE du capital. Ces partis de « gauche » auraient pour vocation de prendre une partie de la place laissée par les formations social-démocrates converties au social-libéralisme, tout en leur servant de supplétifs.

      Bertinotti s’était lui-même prononcé au Parlement pour l’élévation du seuil électoral à 8% (par région) pour avoir des sièges au Sénat pour forcer la constitution de la coalition.

      Les dirigeants de la « gauche arc-en-ciel » ne sont pas assurés de franchir ce seuil nationalement. Leur positionnement stratégique dans le gouvernement Prodi a nourri la logique du « vote utile », renforcée par la prime au parti arrivé en tête. En 2006, les partis qu’elle réunit avaient obtenu 10,2% des voix, sans compter la fraction ralliée des démocrates de gauche dont l’influence n’était pas mesurable.

      Dans les deux partis communistes, PRC et PdCI, la ligne de Bertinotti est loin de faire l’unanimité. Après l’épisode électoral et le coup de force de « l’arc-en-ciel », les directions ne pourront pas empêcher le débat, sans doute des congrès extraordinaires. La persistance du mouvement communiste en Italie devrait, devra s’y concrétiser.

      - http://vivelepcf.over-blog.fr/

  • "une gauche dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas du tout l’envie de transformer la société."
    "demain vous pourriez vous trouver embringuer dans des politiques de droite "

    Demain ???!!!
    Aujourd’hui nous avons notre première chance de nous apercevoir qu’il y a la guerre. De nous en apercevoir à l’échelle mondiale. La guerre qui fait rage a été identifiée clairement : "la finance contre l’humanité". Merci Annie Lacroix-Riz, Hervé Kempf, Frédéric Lordon, Denis Robert, Serge Halimi, Noam Chomsky, Hugo Chavez et tant d’autres.

    Depuis trop longtemps le peuple, dont je suis, attend impatiemment que la gauche SE transforme, car le peuple n’espère qu’une chose : pouvoir voter pour une vraie gauche. Une vraie gauche est celle qui aura eu le courage de se séparer de cette masse d’imposteurs, barrière de saleté infranchissable entre les vrais gens politiques de gauche et le peuple.

    Mais la "gauche" n’entend pas le peuple. Elle passe son temps à répéter que son concurrent de gauche n’est pas la gauche. Elle continue à tourner autour du nombril de son idéologie en parlant de "reconquête" du peuple dans les mêmes termes de marché que les tenants du cartel financier qui réduisent la planète à l’esclavage à toute vitesse. Cette "gauche" là fait fuir le peuple depuis des lustres. Elle est responsable des dernières présidentielles.

    Le désespoir du peuple devant la vacuité de cette gauche va si loin, que mon fils de 24 ans a pour la première fois refusé de voter aux dernières élections, me disant que ce serait aller mettre sa voix dans une poubelle puisque tous ses votes précédents n’avaient pu être rien d’autre que des NON CHOIX (votes contre la droite). Il ne votera plus tant qu’il n’existera pas un vrai homme politique, c’est à dire un CHOIX. Je suis très en colère et je ne suis pas la seule.

    La finance contre l’humanité, c’est clair que ça ne veut pas dire la droite contre la gauche. Toute notre société est en danger de mort. Et le reste de la planète aussi. On est très loin de la lutte des classe aujourd’hui. Ca c’était ce que le monde croyait avant que des gens se battent pour nous dire la vérité. Et que beaucoup en meurent. Ca c’est encore ce que le battage médiatique bassine au peuple pour qu’il ne s’aperçoive pas de ce qui lui arrive, mais surtout pour diviser assez la gauche pour que la dictature de la finance devienne irréversible.

    Quand il y a la guerre contre le peuple entier, il n’est plus temps de savoir si tel parti gardera telle portion visible de son étiquette politique. Il est juste temps d’être tous solidaires et de nous battre. Les Résistants ont-ils demandé à vérifier la carte de ceux qui les ont soutenus, avant d’accepter ou non d’agir avec eux ? Le peuple s’est-il laissé berner par la propagande grossière qui est la même qu’aujourd’hui ? Pourquoi la gauche est-elle la première à tomber dans le panneau de la division, au plus grand bénéfice de ses ennemis qui en tirent les ficelles, et au désespoir du peuple ?

    Le fait-elle exprès ??

    Merci au sénateur Legrand de s’être levé. Merci aux hommes d’honneur, communistes ou pas, qui se respectent eux-mêmes et respectent le peuple. Merci à TOUS ceux qui se souviennent que c’est la volonté du peuple qu’ils représentent, pas la "discipline" de leur appareil corrompu par la pensée unique obligatoire. L’honneur est la seule valeur dont nous avons besoin. Il y a urgence.

    Pourquoi pensez-vous que le peuple ait obligé les partis "droite" et "gauche" à la cohabitation dans notre pays, sinon pour faire entendre sa volonté ? Sinon pour faire entendre aux partis de gauche qu’il était grand temps qu’ils se transforment eux-mêmes, au lieu de vouloir "transformer la société". La société est en train de devenir exsangue à espérer leur réveil et à se battre seule sans eux.

    On a vu comment les partis ont solidairement trouvé la parade à cette "anomalie" de la cohabitation, qui ne pouvait être imputable qu’à... une inconstance du peuple. Quel respect !

    La DISPARITION qui est le vrai sujet aujourd’hui est celle de notre humanité, pas celle d’un parti.

    • La fin des idées communistes en France amènerait à ce qui se passe en Italie ; la domination totale du capital.

      La dilution des forces de progrès et particulièrement des partis communistes fait partie de la stratégie du capital.

      Le renoncement aux idées communistes à travers des organisations polymorphes est la tâche que s’est assignée la bourgeoisie dans ce pays où les idées marxistes ont encore souche.

      Le PCI est mort, il reste à accomplir le coup de grâce en supprimant le PCF.
      La bourgeoisie a besoin de comparses à l’intérieur pour le faire.

      Les communistes français sauront résister et regagner le peuple parce que le peuple a besoin de communisme face à ce monde capitaliste dont on sent le besoin de le dépasser.

      Babeuf 42

    • bonjour,

      merci de votre lucidité ;

      Ce que le G7 nous prepare :

      Petite comparaison entre l’affaire du Crédit Lyonnais et la crise des subprime

      Par : Philippe Bechade

      www.la-chronique-agora.com

      - http://www.24hgold.com/viewarticle....

    • Féminisme, homophobie, écologisme, Droits de l’Homme, antiracisme... Ce sont des combats que nous qualifions dans les années 70 du terme "sociétal", parce qu’ils traversaient toutes les couches de la société, parce qu’ils concernaient patrons cadres, ouvriers et employés, capitalistes et exploités. Aujourd’hui ce "terrain" investi avec retard par le PCF, occupe la plus grande place de son expression, occultant volontairement ou non la lutte anticapitaliste, celle qui s’en prend à la misère matérielle et morale, qui elle même favorise toutes les divisions, toutes les discriminations.
      Volontairement ou non, en surfant sur l’écume des vagues, on renonce à s’attaquer à la principale cause de la misère du monde, on "gère" en attendant des jours meilleurs électoraux, par un discours "clean", consensuel, tel que celui que nous sert Marie George Buffet et ses porte parole sur le Tibet et les soi-disant valeurs de l’Olympisme. On va faire une "université d’été" à la mer sans doute, comme les autres, ni pires, ni meilleurs : la banalisation du PCF prochain objectif pour être enfin acceptés... Par qui ? JdesP

    • Les combats "societaux" ont été poussés par les classes moyennes pour une raison simple : c’était une manière de sortir la politique de la confrontation de classes, en fabriquant des oppositions qui soi-disant étaient "aussi importantes" (sinon plus) que celle qui oppose celui qui n’a que sa force de travail à celui qui détient le capital. Faire du "sociétal" de faire des classes moyennes des "acteurs de l’histoire" au même titre que le prolétariat.

      L’ennui est que les constructions théoriques basées sur cette vision sont peu convainquantes. Les "rapports sociaux de genre", que les dernier carré des phalophobes du CN veulent nous imposer n’existent en fait que dans leurs imaginations enfiévrées. Dans la réalité, il y a toujours beaucoup plus d’opposition entre les intérêts d’une femme bourgeoise et ceux d’une femme prolétaire, qu’entre ceux de deux prolétaires de sexes opposés. Et cela est parce que ce sont les "rapports sociaux de production" qui structurent une société, alors que la distribution du travail domestique ou la vision que la société a des homosexuels, pour ne donner que deux exemples, est contingente et purement super-structurelle.

    • Le communisme et la bataille pour le communisme sont des logiques normalement libératrices. Il y a peu de mouvements révolutionnaires dans une société qui n’aient, au moins dans un premier temps, embrassé bien plus que la question de jeter une classe oppressive à terre.

      Toutes les grandes poussées sociales produisent cet élan de libération, de la poussée révolutionnaire de sortie de la grande guerre, en 1936, à la libération (avec une série de droits comme la protection accrue de l’enfance qu’on veut remettre en cause maintenant et la conquête du droit de vote pour les femmes, pour les aspects les plus marquants), 1968, le plus grand mouvement de grève de l’histoire n’a pas fait exception.

      Il n’y a pas lieu de craindre ce type de mouvements qui sont enfantés par la poussée populaire, qui produisent des ruptures dans la bourgeoisie (dont les individus sont tiraillés par les oppressions induites utilisées par leur classe pour aider à mieux exploiter une autre classe).

      Les oppressions particulières des femmes, tout comme les oppressions racistes, coloniales, homophobes, etc, sont diviseuses dans le combat social et politique, la bataille écologique est foncièrement également une bataille sociale car ceux qui subissent le plus les désagréments de dérèglements écologiques sont bien les couches populaires, ... etc...

      Il y a peu de batailles dites "sociétales" qui ne soient pas bénéfiques à la bataille sociale et la lutte contre le capitalisme.

      Toutefois, et c’est vrai, le centre qui hiérarchise cette société d’oppressions est bien le capitalisme, l’affrontement entre les deux classes principales. A l’oublier un peu, le diluer on mélange là un peut tout. Et on perds l’essentiel.

      En fait une petite partie du PCF a théorisé le contournement de la bataille ouvrière en s’étant fait sortir et tataner dans les défaites sociales. C’est à dire, qu’une fois n’est pas coutume, une ligne politique nait pour justifier une pratiques et , ainsi, partis pour changer le monde, c’est le capitalisme qui nous transforme....

      Mais je répète la bataille pour le communisme est une bataille de libération d’une classe mais également des individus qui la compose, une classe n’est pas abstraite, elle libère des oppressions parasites, elle est universelle en cela.

      Bien plus le mouvement social puissant trouble et divise la classe dominante, il casse et draine des morceaux de classe intermédiaires, il fait douter au sein du monde bourgeois des gens qui hésitent entre leur destin humain et leur destin de bourgeois. 1968 fut également cela.

  • Rien en changera si nous ne commençons pas par nous changer nous même ; la première des choses à faire c’est faire preuve d’analyse et ensuite de courage pour appliquer les conclusions de nos analyses. C’est aussi de cesser "d’attendre" , de procrastiner. De nombreuses associations organisations existent en France qui regroupent des communistes ou sympathisants communistes apatrides.
    Il faut les UNIR dans l’action avant tout !
    Nous n’en sommes même pas encore capables. Alors travaillons ,relevons nos manches.

    L’union des communistes, voilà l’objectif, le seul.

    Pas "l’union de la gauche". Pas "l’union avec "tout le monde". Non. L’UNION DES COMMUNISTES. Ici, ailleurs, temporairement, ponctuellement , pour longtemps, peu importe.

    Est-ce qu’on a besoin d’un Congrès pour savoir encore ce que c’était quele rêve communiste ? NON !!

    Toute personne qui ne partage pas ce rêve d’une société sans classe, sans exploitation, où chacun a selon ses besoins, de quoi se loger confortablement, de quoi se transporter, de quoi se cultiver, de quoi manger sainement et de quoi se soigner correctement et gratuitement, où le droit au bonheur et à l’épanouissement de l’individu comme conséquence de l’épanouissement collectif, est reconnu, et non moqué, bref, toute personne qui ne croit pas que l’on puisse arriver à cela dans une société capitaliste, celle là, est communiste.

    Révolutionnaire et anticapitaliste, pour un monde sans classe ayant droit au bonheur !

    Les voies, les chemins, les idées, les programmes pour y arriver, ensuite, cela , oui, cela demande énormément de travail, de réflexion , de confrontation de points de vue. On doit le faire entre communistes.On doit le faire avec respect, mais avec acharnement,t. Etudier, réfléchir, combattre...

    Personne n’est compatible avec le communisme s’il n’est pas, ou ne se sent pas, ou ne se définit pas, comme communiste ou "sympathisant". Croire l’inverse ce n’est pas une utopie, c’est une ERREUR .

    Il faudrait donc DEJA arriver à le faire une fois, ranger les anathèmes, insultes plus ou moins fines, arrêter les "coups de piolet" ;) - ou de faucilles ;))- dans le dos, et s’UNIR. Unir toutes ces organisations et associations, PCF compris s’il le souhaite, pour le mouvement ,dans le mouvement. Autour de ces quelques "points d’ancrage locaux et concrets à tenir" (cf . BAdiou).

    Et je ne parle évidemment pas de "parti unitaire" !!!! Non. Mais déjà d’union dans le mouvement.

    Ca serait déjà beau - ensuite on verra.
    Réfléchissons y . Ce moment là est peut être bientôt.

    LL

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