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Besancenot "La politique de Sarkozy ne fait qu’alimenter un peu plus la crise économique"

mercredi 29 octobre 2008 - Contacter l'auteur - 30 coms

de Sylvia Zappi

Ours : Comment analysez-vous la crise financière actuelle ? Est-ce qu’elle conforte votre grille de lecture marxiste ?

Olivier Besancenot : Oui, elle conforte notre grille de lecture marxiste. On n’est d’ailleurs pas les seuls, puisque des libéraux eux-mêmes redécouvrent Marx pour comprendre le système qu’ils ont eux-mêmes mis en orbite.
La crise actuelle n’est pas que la crise du capitalisme financier, c’est la crise du capitalisme tout court. On ne peut pas dissocier le capitalisme financier du capitalisme industriel. Le capitalisme financier est né du capitalisme industriel, il vit en son sein. Depuis l’après-seconde guerre mondiale, le capitalisme industriel a bon an mal an réussi à générer toujours plus de capital.

Il en a tellement généré qu’il s’est retrouvé avec un surplus de capital que Marx appelait le capital fictif. Ce capital, plutôt que de le laisser dormir, les capitalistes industriels ont décidé de le faire fructifier par des placements financiers internationaux. C’est le début de la financiarisation de l’économie.

Boubounty : Par curiosité, avez-vous perdu de l’argent avec la crise ?

A part par le blocage des salaires qui concerne la majorité de la population, non. Je n’ai pas d’actions en Bourse, si c’est ça la question.

Isabelle : Quelle appréciation portez-vous sur l’action de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines face à la crise, à la fois au plan international et au plan national ?

La politique de Sarkozy comme des gouvernements européens ou comme celui des Etats-Unis ne fait qu’alimenter un peu plus la crise
économique elle-même. C’est la politique de l’arroseur arrosé qui propose d’arroser dans la même direction.

En effet, de deux choses l’une : soit les organismes publics mis en place par les gouvernements rachètent en effet les titres pourris des banques, et dans ce cas-là, c’est la récession. A titre d’exemple, le seul plan pour la France représente 17 % du PIB.

Soit les organismes publics n’en viennent pas à débourser l’argent public, et l’effet d’annonce suffit à rétablir la confiance dans les banques (ce qui relève déjà du miracle), et dans ce cas-là, la crise financière est toujours présente puisque les titres pourris restent en possession des banques, et le ver est toujours dans le fruit.

Donc objectivement, on peut dire que les mesures prises par tous ces gouvernements vont avoir comme conséquence le fait que le plus gros des difficultés économiques restent devant eux, et non derrière.

Tophus : Pensez-vous que la crise actuelle est une chance pour mettre en place un nouveau modèle économique ?

Une chance, pas automatiquement, car la crise du capitalisme est en général rarement payée par les capitalistes eux-mêmes, mais par la majorité du peuple, sauf si ce dernier décidait de changer de société.

La seule chose qu’on peut espérer de cette crise, c’est qu’elle serve de révélateur au même titre que la crise écologique a pu le faire depuis quelque temps, pour que des millions de personnes ouvrent les yeux et comprennent la nécessité de changer de société. Face à la crise, nous proposons que la société arrête de subir l’économie de marché, qu’elle change de façon radicale le mode de développement économique et social actuel, et qu’elle s’attelle enfin à la construction d’une autre société que la société capitaliste.

Cela implique d’ôter à une minorité de privilégiés le pouvoir exorbitant et incontrôlé qu’elle exerce sur la société tout entière.
Cela commence par obtenir le droit de savoir pour la population. Nous proposons par exemple de lever les secrets bancaires, commerciaux et industriels pour savoir enfin où vont les circuits financiers que seuls quelques capitalistes suivent aujourd’hui à la trace.

Kereven : Depuis le début de la crise, la gauche est silencieuse. Seul DSK a fait parler de lui. On ne retient que les milliards offerts par Sarkozy aux responsables de cette crise. La gauche est-elle au courant qu’il y a une crise ?

Il faudrait poser la question à la gauche à laquelle vous pensez. Pour notre part, nous n’avons de cesse de militer aux côtés des victimes de la crise économique actuelle, aux côtés des salariés licenciés, ceux qui sont victimes de la précarité, ou aux côtés des usagers et salariés des services publics en cours de privatisation, à La Poste ou dans la santé par exemple.

Nous militons pour rendre audible notre proposition qui consiste à changer de logiciel par rapport à celui de l’économie de marché. L’économie de marché produit d’abord et se pose les problèmes ensuite, quitte à susciter beaucoup de gaspillage, à créer du chaos climatique et à créer la catastrophe sociale. Changer de logiciel, cela veut dire adopter une démarche qui part de la satisfaction des besoins sociaux et environnementaux pour, en amont, planifier démocratiquement une production à la hauteur du strict nécessaire.

Le débat n’est donc pas plus ou moins de croissance, mais d’établir une croissance qui soit socialement et environnementalement juste.

Roseline : Scénario de fiction : vous êtes au pouvoir lorsqu’une crise comme celle que nous connaissons survient. Que faites-vous ?

Tout de suite, dans un premier temps, plutôt que de ne nationaliser que les entreprises privées qui chutent du fait de l’économie de marché, nous proposons de réunifier toutes les banques, qu’elles soient publiques ou privées, dans un seul et même pôle public bancaire. Nous proposons d’exproprier les entreprises privées du système bancaire pour fonder un nouveau service public bancaire placé sous le contrôle des salariés, des usagers et des consommateurs.

Dans la même logique, nous proposerions d’établir un service public bancaire européen. Il faut savoir qu’une entreprise bancaire comme Clearstream, qui est la banque des banques européennes, possède en dépôt plus de 10 000 milliards d’euros.

Aujourd’hui, cette banque fait la pluie et le beau temps. De même que la Banque centrale européenne. Et tout cela hors de tout contrôle. Voilà une des mesures qui permettraient de faire passer le droit à l’existence pour tous, prioritaire sur la rentabilité de certains, et de prendre la route de la construction d’une autre Europe, sociale et démocratique qui rompe avec les traités de l’Europe actuelle.

MaxPlanck : On nous assène depuis dès années que les caisses sont vides. Qu’en pensez-vous ?

Pas pour tout le monde. Le gouvernement est capable de trouver en quelques heures des milliards d’euros pour les responsables de la crise économique. Or le même gouvernement explique sur tous les tons depuis plusieurs mois que les caisses sont vides quand il s’agit de venir en aide aux victimes de la crise économique.

Sarkozy trouve 3 milliards d’euros pour aider l’entreprise bancaire privée Dexia. Le même gouvernement dit ne pas pouvoir payer sa facture et sa dette auprès de La Poste, service toujours public, au nom du fait qu’il n’aurait pas les moyens pour ça. Et de justifier alors la privatisation de cette dernière. En vérité, la politique libérale sait s’accommoder de l’intervention de l’Etat, avec l’idée que l’Etat aide à socialiser les pertes entre tous et à privatiser les profits pour quelques-uns.

1921 : Quel chemin proposez vous pour passer d’un capistalisme où nous sommes tous rouages vers un autre « idéal » où notre passivité ne sera plus ?

Une démarche progressive et soutenable qui se voudrait compatible avec la logique du tout-marché est vouée à l’échec. Nous assumons le fait que nos propositions sont contradictoires avec l’économie de marché.

Certains diront même que ce sont des mesures d’autorité. Pourtant, quand il y a une catastrophe naturelle, on n’hésite pas à décréter l’état d’urgence en prenant des mesures d’autorité. Face à la catastrophe sociale, nous proposons de décréter l’état d’urgence sociale en imposant des mesures d’urgence qui permettraient à des millions de personnes de sortir enfin la tête de l’eau : l’interdiction des licenciements, l’augmentation des salaires, la création massive d’emplois publics, etc.

Nous pensons par exemple que, plutôt que de servir de tente à oxygène pour continuer par tous les moyens à faire vivre une économie de marché en train de s’écrouler, les pouvoirs publics feraient mieux d’imposer une augmentation de salaires et d’indexer les salaires sur les prix. Il ne s’agit pas que d’une mesure de justice sociale, mais d’une mesure de rationalité économique qui est la seule, à terme, qui nous permettra de sortir de la crise.

Le Grec : Pour ma part, je pense qu’une révolution ou un changement brutal de société n’est pas possible. Pensez-vous toujours qu’une révolution peut arriver ? Qu’est-ce qui vous fait penser que cela est vraiment possible ?

Oui, toujours. J’en suis plus que jamais convaincu. Nous sommes dans un pays qui a connu plusieurs révolutions : 1789, 1830, 1848 ou 1871. Notre société a également connu de grands mouvements populaires en 1936, à la Libération ou en 1968. Pour moi, une révolution, c’est la majorité du peuple qui fait irruption là où on ne l’attend pas, c’est-à-dire sur la scène politique.

On sait qu’à chaque fois que le peuple a fait irruption là où se trame son propre destin, les choses changent et elles changent vite. Tant que le peuple reste extérieur à la scène politique, les choses ne changent pas ou régressent, et la scène politique reste un théâtre d’ombres où les politiciens professionnels, parfois malgré eux, ne font qu’appliquer ce que leur dicte le vrai pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir économique.

Charlie : Olivier, ta démarche est sympathique, le projet NPA sans doute un beau projet. Mais enfin, pour faire avancer ses idées, il est quand même intéressant de se "compromettre" au gouvernement, de participer au gouvernement, quitte à signer un programme politique avec les autres composantes de la gauche, PS, MRG, PCF. Le NPA ira-t-il un jour au gouvernement ?

Pas avec ce Parti socialiste pour appliquer des mesures qui sont compatibles avec l’économie de marché (c’est la déclaration des principes du Parti socialiste auquel se sont ralliés ces différents candidats). Participer à un gouvernement anticapitaliste qui augmenterait les salaires, qui interdirait les licenciements, qui développerait de nouveaux services publics dans la petite enfance ou le 4e âge, qui imposerait un moratoire sur les OGM, ce serait sans problème. Mais pour cela, il faudra une mobilisation massive qui soit capable d’imposer le rapport de force nécessaire à l’oligarchie économique actuelle pour imposer et le partage des richesses, et le partage du pouvoir.

Parce qu’un gouvernement anticapitaliste, c’est d’abord un autre type de démocratie, qui fonctionne du bas vers le haut, et non pas du haut vers le bas comme aujourd’hui.

Romain69 : Le NPA pense-t-il faire des alliances électorales à l’avenir (avec LO, PCF, PRS...) ou pense-t-il devenir majoritaire seul ?

Nous sommes favorables à l’unité de toute la gauche sociale et toute la gauche politique quand il s’agit de résister face à la droite. Cette unité est aujourd’hui trop rare, et nous le regrettons. Pour la première fois, une large mobilisation unitaire regroupe toute la gauche pour exiger un débat national et un référendum contre la privatisation de La Poste. Il serait temps de généraliser cet exemple.

Quand il s’agit de proposer politiquement à gauche, nous revendiquons en effet notre indépendance totale vis-à-vis de la direction du PS et de son programme, parce que nos solutions ne s’inscrivent pas dans le cadre de la continuité du système capitaliste.

Certains à la gauche du PS vont continuer à vouloir peser de l’intérieur dans des alliances avec le PS, on leur souhaite bon courage. Nous pensons que notre indépendance est la méthode la plus efficace pour créer des majorités d’idées dans un certain nombre de secteurs de la société : les entreprises, les quartiers populaires ou la jeunesse. Car notre indépendance, c’est notre liberté de parole et de proposition, et on espère que cette méthode inspirera enfin les directions des autres organisations de la gauche radicale.

Romain la dvenu : Comment allez-vous vous servir de la crise lors des prochaines échéances électorales ?

Nous allons intervenir politiquement sur la crise économique à travers toutes les échéances, qu’elles soient sociales ou électorales.

L’économie de marché est tiraillée par un dilemme et une contradiction : en effet, il ne suffit pas de produire, encore faut-il vendre et écouler les capitaux qui sont produits. Or, en mettant les travailleurs et les peuples en concurrence entre eux, en accentuant la division internationale du travail, et en célébrant une économie de marché "libre et non faussée", le capitalisme en Europe ne fait qu’accentuer le problème en ôtant à la majorité de la population les moyens de pouvoir consommer et de satisfaire ses besoins sociaux.

Cette idée politique, nous la défendons avec d’autres militants d’autres partis européens, en Italie, dans l’Etat espagnol, au Portugal ou en Pologne. Face à la crise, nous avons le projet de monter une force anticapitaliste européenne.

Oqurs : Que répondez-vous vous à une grosse partie non négligeable de la population qui a peur de votre mouvementet l’assimile à la dictature prolétariat ?

Qu’il ne faut pas avoir peur. Je crois qu’une majorité de la population n’est en effet toujours pas convaincue des idées révolutionnaires à cause du discrédit des sociétés bureaucratiques qui ont pu exister à l’Est. En même temps, une part sans cesse croissante du monde du travail et de la jeunesse trouve les révolutionnaires de plus en plus utiles et efficaces pour résister, mais aussi pour proposer dans les échéances sociales, politiques ou électorales.

L’objet de notre nouveau Parti anticapitaliste est de participer à la refondation d’un nouveau projet de société anticapitaliste où l’on fasse la démonstration que socialisme et démocratie sont indissociables. Nous avons eu jusqu’à présent deux types de société : le capitalisme et le socialisme bureaucratique à l’Est. Dans les deux cas, c’est une minorité qui décide pour la majorité.

Dans un cas, une minorité de riches décide pour nous tous ; dans l’autre, c’est une minorité d’apparatchiks qui décidait pour tous. Le troisième modèle que nous voulons inventer est celui d’une société où ce serait la majorité qui décide pour elle-même, qui puisse contrôler, posséder et répartir les richesses qu’elle est la seule à fabriquer.

Gyom : Quitter le capitalisme est-il applicable dans un pays comme le nôtre complètement ancré dans ce système ?

La réponse est oui. Maintenant, je ne lis pas dans le marc de café et je ne sais ni où ni quand une révolution et un changement de société pourraient débuter. La seule chose dont je suis convaincu, c’est que cette transformation révolutionnaire est nécessaire, qu’elle est possible et qu’elle ne pourra pas se produire dans un seul pays.

Dans une échelle moindre, et toutes proportions gardées, différents gouvernements en Amérique latine résistent au pouvoir du capital et à l’ordre impérialiste des Etats-Unis en établissant une nouvelle zone d’échange qui s’appelle l’ALBA (alternative bolivarienne) face au projet d’ALCA (projet de libre-échange dicté par les Etats-Unis).

http://www.lemonde.fr/politique/art...

Mots clés : Economie-budget / Gouvernements / Olivier Besancenot / Partis politiques / Sylvia Zappi /

Messages

  • CRISE FINANCIERE : EXIGEONS D’AUTRES SOLUTIONS !

    Pour une alternative au plan Sarkozy qui ne fait qu’entretenir le système capitaliste et ses logiques :

    Appel à tous les citoyens qui refusent de rester « spectateurs »

    Grand Rassemblement ’Nos voix contre leur crise’
    Vendredi 31 octobre à partir de 18h30
    Rdv Ministère des Finances à Bercy
    (métro Bercy ou quai de la Rapée)

  • Il faudrait poser la question à la gauche à laquelle vous pensez. Pour notre part, nous n’avons de cesse de militer aux côtés des victimes de la crise économique actuelle, aux côtés des salariés licenciés, ceux qui sont victimes de la précarité, ou aux côtés des usagers et salariés des services publics en cours de privatisation, à La Poste ou dans la santé par exemple.

    Camarade Olivier, c’est gonflé de dire ce genre de choses (à plusieurs reprises dans ton Chat genre "c’est pas nous c’est les autres") quand on est porte parole d’une orga’ qui a été officiellement conviée à participer à une première manif unitaire , notamment de la gauche communiste et anticapitaliste, le 31 .10 .2008 et qui n’a toujours pas répondu ni manifesté son soutien ni annoncé sa participation non ????

    Alors oui vous êtes présents sur certains sites, oui vous prenez part à certaines manif mais au fond pas plus que le PCF en tout cas, que ses militant-e-s de terrain !

    MAIS LA MAINTENANT vous faites quoi pour lancer le mouvement ?

    Les leçons de morale, vous croyez pas que ça va 5 minutes ? On sent le gaz ou quoi ? C’est pas assez comme ci trop comme ça il faudrait que yaka fokon ???

    Alors , oui, mais bon voilà :

    QUE FAIT LA LCR (ou le NPA je ne sais pas) LE 31 OCTOBRE 2008 à partir de 18/18.30 VENDREDI 31 OCTOBRE 2008 ?????

    VIENDRA OU VIENDRA PAS DEVANT LE MINISTÈRE DES FINANCES A BERCY ?????????

    LA LOUVE

    • La Louve, je comprends ta réaction, compte-tenu de ton « haut niveau de mobilisation » et de ton tempérament. Mais il y a des pratiques qui à mon avis ne passeront jamais.

      Je parle en mon nom personnel de militant de base de la LCR au fond de sa campagne, je précise... ça n’engage donc que moi.

      Quand on veut construire une mobilisation unitaire, lancer une action unitaire, on contacte d’autres organisations en proposant de définir ensemble les contours de cette mobilisation, du cadre politique aux mots d’ordre, en passant par le lieu et la date. On ne lance pas une initiative unilatérale pour ensuite dire aux autres : on est unitaire, on veut bien de vous, ralliez-vous à nous. Ce qui pourrait laisser penser que l’aspect « opération politicienne » passe avant le souci d’efficacité.

      Localement, c’est du vécu, et depuis des dizaines d’années : lorsque ma section LCR proposait de se réunir sur tel ou tel thème (collectif contre la guerre, contre le TCE, actions contre les franchises médicales etc. etc. etc.), le PCF ne répondait même pas à nos courriers. En revanche, lorsque lui avait lancé sa propre initiative, il avait la bonté de nous proposer de le rejoindre (ce que nous faisions souvent, malgré tout, car « nécessité fait loi »).

      Je ne sais pas si c’est là l’explication, mais c’est en tout cas la première réaction qui m’est venue en lisant sur ce site l’appel des JC : ils refont comme, très récemment, le PCF et sa manif « unitaire »...

      Cette situation est sans doute dommageable, compte-tenu du contexte, mais à mon avis la solution ne viendra que d’une unité réelle, construite, et sans arrière-pensées.

      Chico

    • Perso, je suis a la JC, et je peux t’expliquer comment est venu l’envie d’organiser cette action

      Au dernier CN de la JC, plusieurs interventions qui font l’écho de ce que nombres de militants ressentent sur le terrain : une grande envie de passer a l’action, je dirais même a l’offensive sur la question de la crise du capitalisme et du plan sarkoz !!

      De là en découle, une adresse aux autres organisations qui propose a la fois de pouvoir se voir pour construire une mobilisation unitaire réellement co-construite ET dans le même temps (parce que le plan Sarkozy c’est TOUT DE SUITE qu’il est annoncé) UNE PROPOSITION DE DATE 31 Octobre pour une manifestation sur quelques premiers mots d’ordre qui permettent de se rassembler.

      Cette proposition me semble honnête, elle est ouverte, toutes les organisations peuvent y être représentées, pas besoin de chercher des faux fuyants, beaucoup de militants de toutes les organisations attendent de nous que nous travaillions en commun dans la période.

      Nous essayons donc d’amorcer, cette dynamique dont nous pensons que nous avons tous besoin pour marquer des points dans la bataille idéologique !!

      Bref pas de temps a perdre plus longtemps sur le Net,
      je vais a une gare RER diffuser pour debattre avec d’autres travailleurs de solutions alternatives au capitalisme.

      A vendredi

    • Ecoute Chico

      Tout ça franchement ça devient limite des questions do’rgueil mal placé et donc actuellement un peu indécent. C’est quoi ce comportement de princesse ?

      Si la LCR avait lancé u n truc j’y sera i allée ( avec mo n drapeau PCF mais j’y sera i allée).

      Seulement voilà....

      La JC a envoyé une PROPOSITION de manif unitaire, c à d pour essayer de faire un embryon de mouvement unitaire.

      Nous à bellachiottes avec nos petits moyens, on a décidé de la saisir, cette occaze même si même si même si....

      I lest évident que si vous ne venez pas, vous et les autres et bien tant pis la manif ne sera pas unitaire ! Ca n’empêchera pas le monde de tourner mais ça ralentira les choses.

      Mais désolée depuis le début de tout ce merdier, si j’ai bcp vu le camarade olivier (que j’apprécie c’est pas la question) à la TV à la radio etc (ce qui est bien) je n’ai pas vu une seule initiative politique UNITAIRE proposée par le LCR sur la crise.

      Faudrait donc voir à arrêter de couper les cheveux en quatre.

      Vous voulez pas venir ni participer, c’est votre droit le plus strict mais ne dites pas n’importe quoi.

      Par ailleurs, et juste pour parler d’un sujet que je connais très très bien qui montrera que cette rhétorique c’est un peu pipo.

      Pour l’initiative "tous à Versailles le 4 février 2008", co réalisée avec Attac, nous et qques autres pékins au départ, le moins qu’on puisse dire c’est que la LCR n’a pas participé au début et qu’elle a rallié plutôt vers le milieu de la préparation.

      Et pourtant elle n’a rien imposé, elle n’a rien méprisé, elle n’a pas non plus souhaité organiser, mais elle a communiqué, elle été là sur une date imposée (forcément !! est ce à dire que vous supportez mieux les dates "imposées" par le capital que par des camarades ??? ;-)) donc quoi, deux poids deux mesures ???

      La LCR a t elle déjà tant changé que ça entre le 4 février 2008 et maintenant ?

      Alors nous en prenons acte. POUR UNE FOIS qu’il y a une propal d’initiative unitaire qui est faite, la LCr ne daigne pas envoyer ne serait ce qu’une délég, ni communiquer ni soutenir ?

      OK SUPER !!! BRAVO.

      Je suis déçue ( c’est la journée aujourd’hui). Voilà.

      A plus camarade

      La Louve

    • je n’ai pas vu une seule initiative politique UNITAIRE proposée par le LCR sur la crise.

      sur la crise peut-être mais la lcr a bien proposé une riposte commune par courrier au moment de la fête de l’Huma...

      Maintenant peut-être que ça remonte à la nuit des temps mais .... 1 mois 1/2......

      Arlette Laguiller et Besancenot, pour eux du moins, étaient aux côtés des ouvriers de Peugeot Mulhouse et de Général Motors de Strasbourg dans leur manif d’hier à Strasbourg. Il n’y avait malheureusement pas assez de monde aux côtés des syndicats en lutte , dont la CGT au premier rang.

      Il ne sert à rien d’essayer de dire des choses exagérées et favorisant le sectarisme inutile.

      L’appel du MJCF est à soutenir et, également l’appel à une démonstration unitaire (ce qui n’est pas encore ça de la part du MJCF dont je salue l’envie d’en découdre) qui manque toujours, l’appel du MJCF n’étant qu’un appel à les rejoindre. Ce qui trouble toujours bien des énergies.

      D’abord la manif des JC et puis tout de suite préparer une riposte unie. Pour les révolutionnaires du moins.

      Maintenant ça ne change pas les questions de fond sur les questions de difficulté de mobilisation dans des cadres qui sont pourtant plus larges que ceux des partis : les syndicats....

    • Pourquoi Copas,les communisres du PCF n’y sont pas ?il faut absolument que les dirigeants nationaux soient présents pour que "ça compte" ?

      Merci pour les miltants de base qui comptent pour des prunes si la figure emblématique n’est pas là !

    • Slt Copas,

      Là je ne suis pas d’accord avec toi, ni sur le fond ni sur le procédé, et sous entendre que moi je serai sectaire alors que tous les jours dès que c’est possible je bosse avec le NPA et la LCR, que je "défends" besancenot quand il est victime de basses attaques au risque de me fâcher avec "mes" camarades de parti (en tout cas certains), que je suis passée avec d’autres mb de bellaciao saluer krivine à la fête, j’en passe et des meilleures, c’est un peu raide

      Et puis depuis quand la LCR se la joue "je ne bosse plus avec les militants mais seulement avec les appareils et les dirigeants" dis moi ? NOUS LES MILITANTS DE BASE NOUS SOMMES NOMBREUX A ETRE AVIDES D’UNITE DANS L’ACTION ! En tant que travailleurs je t’en parle même pas alors !!!!

      Mais quoi alors, on sent le mazout donc ?

      Bcp de contorsions ici et là pour essayer de justifier ce silence et cette absence de réaction.

      Désolée Cop, pour moi, là, franchement, y’a pas de bonnes raisons . Ne monte pas une phrase en épingle par pitié et pas de défense de clochers, y’a pas d’attaque "antitrots" de ma part.

      Pour le silence du PCF (n’en parlons pas enfin, plutôt, j’en parle ailleurs- je fais ce que je peux pour remuer les choses mais je m’appelle pas Shiva, je n’ai aucun "pouvoir " et Fabien est une forteresse close...) et de LO c’est PAREIL

      Ca coûte quoi un mot de trois lignes au moins sur leurs p..ains de sites web et une délégation de camarades pour commencer si vraiment ça les débecte et qu’ils ne peuvent pas faire plus ??? Explique moi ???

      Perso, d’où qu’elles viennent j’en a i ras le bol de ces querelles de chapelles, j’aimerais qu’enfin depuis le temps ça avance.

      Bien à toi néanmoins

      E.

    • Salut ma soeur,tout est dans le paragraphe que tu cites.

      OB et la LCR sont "AUX COTES"des victimes du capitalisme,alors que nous,nous sommes AVEC.

      LE REBOURSIER

    • S’il vient, ce sera en bicyclette, poursuivi par les RG armés de tazers.
      Plus surveillé que le mollah Omar tu meurs !

      Je sais pas pourquoi, mais moi je le sens pas le facteur de Neuilly, et même pas parce-qu’il a forcément déjà déposé du courrier à Sarkosy au cours de sa carrière de post-trotteur.

      On dirait un pétard mouillé destiné à détourné notre attention du stock de TNT prêt à exploser.

      Il passe bien à la télé, respecté par les "journalistes" (c’est déjà louche comparé à d’autres qui n’ont pas droit à tant de déférence), et surtout il sème un trouble tout bénef pour la droite au sein d’une gauche qui ressemble au marché aux puces de Saint-Ouen le dimanche matin.

      Comme on disait avant, ça a de la gueule mais ça pisse pas loin...

    • Dans un soucis de transparence, il faut que soit porté a la connaissance de tous que par retour de mail le NPA a informé le MJCF de la participation au rassemblement de Bercy d’une délégation, mais de sa difficulté a une vraie participation sur un appel et des mots d’ordre communs vu le peu de temps.

      Par ailleurs le comité d’animation du NPA propose la date du lundi 3 novembre 2008 à 19H pour une rencontre de toute la gauche politique et sociale a leur siège parisien.

      MJCF

  • Ca y est, OB a lu Marx, et il l’a fait depuis peu puisque chez Druker il se ventait de connaitre ni Marx, ni Trotsky. Une preuve de plus qui montre que le barbu redevient à la mode. Reste à savoir dans quelle mesure ça va déteindre sur le NPA. Mais, encore un effort et OB nommera, comme Marx, la bourgeoisie et le prolétariat ! Pour le moment on en est là :

    Cela implique d’ôter à une minorité de privilégiés le pouvoir exorbitant et incontrôlé qu’elle exerce sur la société tout entière.

    CN46400

    • Une petite lâcheté de plus

      Comme d’habitude, CN, tu as la gueule pleine de fiel.
      C’est vrai que tu pétoches par anticipation. En effet, à partir de janvier 2009, chacun pourra prendre connaissance des programmes respectifs du PCF et du NPA...
      Eh bien tu vois, CN, j’attends ce moment de vérité sans appréhension. Et toi ?
      Je te conseille dans le monde diplo du mois l’article de Ruffin évoquant entre autres les bilans socio-économiques des gouvernements auxquels "tes" camarades ont participé de bon coeur.
      Ils avaient lu le "barbu" eux ?
      A bientôt pour une bonne petite lecture comparée.(et pour les manifs et grèves, bien entendu).

    • Et comme le premier Marchais venu , il assimile la "dictature du prolétariat" aux "régimes bureaucratiques" de l’Est !

    • Ouai Quentin....

      bon... Alors à Vendredi, 18h30 devant Bercy ?

      Avec Olivier ?

      Vous voyez , pour une fois, y’a une orga proche du PCf qui n’a pas attendu le PS...

      Vous nous encouragez, non ?

    • Foin du fiel, OB devient marxiste, c’est un progrés notable, donc je le note !

      CN46400

    • La LCR a abandonné la dictature du prolétériat et toute référence au mot communisme !...

      Ben oui c’est comme ça...

    • Foin du fiel, OB devient marxiste, c’est un progrés notable, donc je le note !

      CN46400 est marxiste tendance groucho, c’est déjà pas mal.... mais quand même....
      Son petit sectarisme fait des fois rire, des fois énerve, son objectif permanent étant d’obuser ce qu’il y a à gauche pour aller génuflexer à droite....

      Quand on aime l’ultra-libéralisme on ne compte pas. Essayes de parler de politique, ça te changera. Pour l’instant ....

      Pour les choses sérieuses.... :

      Je soutiens evidemment la proposition du MJCF, il faut y aller.

      Mais effectivement il faudra bien trouver moyen de mobiliser tout le monde cesser les uns et les autres de jouer aux vierges effarouchées, quand c’est la LCR qui propose on se défile et quand c’est le MJCF qui propose on se défile.

      Tous et toutes LE 31 OCTOBRE 2008 à partir de 18/18.30 devant bercy !

      En rêvant un peu, plutôt, qu’on mette au programme des réjouissances la question de l’occupation des centres de pouvoir, entreprises et banques.

      la seule riposte pour Peugeot et Renault c’est bien l’occupation totale des sites, l’arrivée de travailleurs pour diriger ces entreprises, prendre les banques, les organismes d’assurances, etc.

      Par ailleurs, si vous attendez à une table ronde d’il y a plusieurs jours à batons rompus un appel à manifester en bon et dû uniforme.....c’est peut-être un spéss....

      Il faut bien poser la question à la LCR et pas boucler par un appel à suivre le panache blanc du MJCF.
      Mais de créer des conditions d’unité entre les partis de révolutionnaires afin que des démonstrations politiques soient faites.

      Ces démonstrations , les plus unitaires et massives possibles, comme en Italie , ont objectifs de pousser à l’organisation unitaire des travailleurs comme postulante au pouvoir (et non un ou des partis comme le défendent les réformistes qui ne rêvent que de trips électoraux).

      Tous et toutes LE 31 OCTOBRE 2008 à partir de 18/18.30 devant bercy !

    • Qu’il ne faut pas avoir peur. Je crois qu’une majorité de la population n’est en effet toujours pas convaincue des idées révolutionnaires à cause du discrédit des sociétés bureaucratiques qui ont pu exister à l’Est.

      ce qui est juste, sauf pour ceux qui confondent dictature du prolétariat et dictature contre le prolétariat.

      Les régimes nomenclaturistes ont été des nids d’anti-communisme, ont utilisé une grande espérance pour ne faire son inverse au concret, avant de passer en rangs serrés à la bourgeoisie (les mêmes et toujours aussi anti-ouvriers).

      Dans les autres états capitalistes, l’espérance a cédé le pas, peu à peu, à la compréhension du caractère capitaliste et contre les libertés ouvrières de ces régimes.

      Rétablir les choses, la compréhension que le socialisme est possible ne sera pas facile, car il faut indiquer clairement qu’un régime de flics anti-social n’est pas l’idéal de société des communistes.

      Les régimes de flics et de capitalistes d’état corrompus des ex-pays de l’Est n’avaient qu’un rapport immensément lointain avec le socialisme et le pouvoir des travailleurs qu’ils combattaient férocement .

      L’utilisation des termes de dictature du prolétariat par ces fripouilles passées de capitalistes d’états à capitalistes privés, après pillages coupes rases des capacités de productions, impose à tout révolutionnaire censé de réfléchir sur les mots employés.

      Rien de plus, rien de moins....

      Surtout quand on discute avec des gens réels , des jeunes réels, des travailleurs réels....

      Penser que la frange la plus avancée des travailleurs ait oublié la saloperie de ceux qui ont tué le socialisme à l’est en détournant systématiquement le sens des mots, le sens du marxisme, impose de réfléchir pour aller au fond et être compréhensible dans les projets.

      L’absence d’analyse suffisamment sérieuse du phénomène des castes sociales qui génèrent les imbéciles en superbes uniformes ou en chapeaux mous qui ne rêvent que de devenir capitalistes freine l’espérance communiste.

    • Force est de constater que OB utilise en 2008 le même raisonnement que Marchais en 1976 !

      CN46400

    • Confonds pas bureaucrates clownesques et révolutionnaires.

      Marchais a été un des fossoyeurs du PCF couvrant de honte les communistes....

      Sacré Groucho, toujours prêt à essayer de faire dégénérer une discussion.

      Sans répondre au fond evidemment, sur aucun des points....

      Tu leur parles de dictature du prolétariat aux travailleurs ? dis moi .... Qu’on rigole un peu, ou alors utilises-tu d’autres mots qui ne peuvent prêter à confusion avec les régimes de flics ?

      Moi oui.

    • Tout dépend de quoi on parle, si on parle de la dictature de la bourgeoisie, alors le pb de la dictature du prolétariat vient naturellement sur le tapis, tout comme la journaliste du Monde, dans la foulée de Marx, en a parlé avec OB. C’est pas un sujet tabou, si, contrairement à Marchais hier, et OB aujourd’hui, on précise que le sens du mot "dictature" a beaucoup évolué depuis 1848, surtout à partir de 1933.

      CN46400

    • En rêvant un peu, plutôt, qu’on mette au programme des réjouissances la question de l’occupation des centres de pouvoir, entreprises et banques.

      oui oui oui et oui !!!

      Il faut mettre la barre très très haut Cop’ tu as raison.

      Pas pour le plaisir de faire desb ulels en pétant dans l’eau mais parce que c’est LE COEUR du prob (du système) !

       :-)

      Je te retrouve .... A plus
      Elodie

    • CN,j’ai pas mes lunettes.Tu as écrit que OB devient marxiste ?

      LE REBOURSIER

    • C’est marrant, le pb que OB a résolu en glissant ses jolis escarpins dans les gros sabots de Marchais est aussi posé à MGB. Laquelle arpente les couloirs de Fabien en cherchant les mots pour traiter de la crise avec Marx, sans nommer ni "l’immense majorité" qui va payer, ni "l’infime minorité" qui va en profiter, avec les mots de Marx : Prolétariat et bourgeoisie. Parce que, voyez-vous, la solution révolutionnaire à la crise c’est encore, comme toujours, de faire passer les intérêts du prolétariat avant ceux de la bourgeoisie. Et nous revoilà devant le pb :dictature du prolétariat !
      L’enjeu de mon vote, aujourd’hui ,est, aussi là.

      CN46400

  • Oqurs : Que répondez-vous vous à une grosse partie non négligeable de la population qui a peur de votre mouvementet l’assimile à la dictature prolétariat ?

    Qu’il ne faut pas avoir peur. Je crois qu’une majorité de la population n’est en effet toujours pas convaincue des idées révolutionnaires à cause du discrédit des sociétés bureaucratiques qui ont pu exister à l’Est.

  • Suite à des actes de malveillance, les contributions "sous proxy" (anonymisers, TOR...) ne seront désormais plus validées, et ce quel que soit le contenu du message.

    Rappel : quand un commentaire est effacé, les messages qui y répondent le sont aussi !

    Evitez de publier des infos personnelles : adresse, téléphone...

    En référence au pseudo "membre du NPA" "Nadia alias RR, jR, Berta...." que passe par un proxy Dominican (Dominican Republic Compaa Dominicana De Telfonos C. Por A. - Codetel) pour crache sur notre site en essayent d’empêcher le débat... donc commentaires efface...

    Bellaciao

  • Lorsqu’on écoute Olivier Besancenot, interrogé ici par des camarades, on a l’impression d’avoir affaire à un postulant à "Questions pour un Champion"...

    Ce n’est pas avec le facteur de Neuilly ni avec la JC, qu’on instaura la dictature du prolétariat sur tous ceux qui nous exploitent.

    Ils sont trop beau parleur. Avant d’agir, ils noient notre volonté dans mille et une discussions et mini-conflits d’intérêts.

    Alors qu’il s’agit, aujourd’hui, de fourbir les armes, ensemble, et de penser sérieusement à prendre le pouvoir.

    Le parlementarisme est une plaie, ennemi de la révolution.

    Himalove

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