Archives : IT | EN | ES

Les articles depuis 2022

Brûler le drapeau

samedi 19 mars 2011 - Contacter l'auteur - 5 coms

Aux États-Unis, le Premier Amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression, interdit aux pouvoirs publics d’empêcher la profanation (desecration) du drapeau (bannière étoilée ou autres). Même chose au Canada.

En droit anglais, gallois ou écossais, le concept de « profanation du drapeau » n’existe pas. En République d’Irlande, les pouvoirs publics découragent une profanation du drapeau qui ne peut être légalement interdite.

Le droit belge ne prévoit pas non plus de sanction pour ceux qui profanent le drapeau. On a vu récemment des nationalistes flamands brûler des étendards d’outre-Quiévrain.

En Turquie, la profanation du drapeau est passible de trois ans de prison. La peine prévue est de deux ans au Portugal ou une amende équivalente à 240 jours des revenus du contrevenant. Les Portugais punissent également de la même manière une insulte à l’hymne national et à tous les symboles qui représentent le pays.

En Sarkozie, la peine prévue est de six mois d’emprisonnement si la profanation a lieu en groupe, et d’une amende de 7500 euros.
Les lois sont ce que nous sommes. On punit plus sévèrement en France la mise à feu d’un emblème tricolore que certains abus de biens sociaux.

Que nous apprend une dépêche de l’Agence France Presse d’aujourd’hui ?

Trois adolescentes (16 et 17 ans) ont été placées en garde-à-vue après avoir brûlé deux drapeaux français devant le monument aux morts de Chevilly-Larue. Le maire communiste a porté plainte pour « destruction d’un symbole républicain ». Il s’agit de trois pauvres filles qui résident dans un centre d’observation et de rééducation jouxtant l’ancien monastère Saint-Michel, une maison de retraite et une communauté religieuse. Le maire a dénoncé leur « totale irresponsabilité ».

En décembre dernier, un individu avait été condamné à une amende avec sursis pour avoir brisé la hampe d’un drapeau dans le hall de la préfecture des Alpes-Maritimes, exaspéré par les lourdeurs et lenteurs de l’administration.

Mots clés : Bernard Gensane / Justice-Droit /

Messages

Derniers articles sur Bellaciao :